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EAN : 9782914679169
390 pages
Éditeur : Textes Gais (25/04/2005)
3.65/5   91 notes
Résumé :
A 14 ans, Georges de Sarre est mis en pension chez les Jésuites pour parfaire son éducation comme il se doit à un fils de bonne famille de l'entre-guerres. Georges tombe tout de suite amoureux de Lucien Rouvère, son voisin de lit au dortoir des grands. Hélas, celui-ci est déjà "en amitié" avec André Ferron, condisciple du même cours. Georges s'ingénie alors à faire renvoyer André. Hélas, malgré le renvoi et l'éloignement, Lucien garde tout son amour exclusivement po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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HORUSFONCK
  07 mai 2021
J' ai lu ce livre, dans les années 1970. A l'époque, le film adapté du roman avait été diffusé à la télévision dans le cadre de l'émission Les Dossiers de l' écran.
L' histoire est bien écrite, et assez évocatrice de ces tourments ressentis par le jeune pensionnaire d'un collège privé catholique.
Le milieu strict et étouffant de cet établissement scolaire semble tout à fait propice au drame décrit.
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Chrystaalle
  08 septembre 2011
Ce livre pourrait raconter une histoire assez simple et tragique ,celle de deux enfants, deux garçons, sensiblement du même âge, Georges 14ans, bientôt 15 et Alexandre, 12ans.
Ces deux enfants s'aiment d'un amour sensuel, et la bétise des adultes vient les séparer, au point d'entrainer la mort de l'un d'eux. L'histoire est bien racontée, même si il y a quelques longueurs, dont de longs pamphlets anti cléricaux, le style est agréable, mais ... il y a quelque chose qui me gêne, quand Georges parle d'Alexandre en l'appelant "l'enfant "il semble avoir soudain avoir bien plus de 14 ans et demi.
Et là j'ai du mal à ne pas faire de lien avec l'auteur, qui a eut une longue liaison avec un jeune homme qu'il a rencontré quand celui ci avait 12.5ans ...
Donc comment noter ce livre ? Est ce possible de le faire en faisant abtraction de la vie de son auteur ??
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M_a_r_c
  15 mars 2021
Largement autobiographique, Les Amitiés Particulières, roman le plus connu de Roger Peyrefitte, raconte la première année du jeune Georges de Sarre à Saint-Claude.
Derrière les hauts murs du collège, la stricte discipline chrétienne des pères entend préparer les jeunes gens à leur vie d'adulte et les prémunir contre les innombrables tentations qui pourraient faire trébucher leur vertu.
Cet univers clos n'autorise comme distraction aux enfants que leurs pairs. Loin d'atténuer leurs passions naissantes, cette austérité les exacerbe, jusqu'à devenir le terrain d'élection de ce que l'auteur appelle des amitiés particulières. Les relations entre les élèves de Saint-Claude dépassent, pour certains, la simple camaraderie et se teintent d'une proximité, d'une sensualité que réprouvent leurs directeurs spirituels.
Georges se lie ainsi d'amitié avec son voisin de chambrée, Lucien. Mais devant l'indifférence de celui-ci à autre chose qu'une simple camaraderie, Georges en fait le confident de ses affinités nouvelles avec un élève d'une classe inférieure, le petit Alexandre Motier, dont la beauté le subjugue et enflamme son imagination et son coeur encore inexpérimentés.
Roger Peyrefitte articule tout son roman autour des liens qui unissent les deux garçons et de la vigueur qu'ils mettent à tromper ceux qui les surveillent pour se rencontrer et fertiliser le terreau dans lequel leur amitié a pris naissance. Une amitié particulière donc, qui ne demande, à cet âge où l'innocence s'étiole mais ne disparait pas complètement, qu'à s'enflammer à la moindre étincelle.
Si beaucoup de leurs supérieurs sont faciles à berner, tous ne sont non plus aveugles aux émois qui troublent les jeunes gens. Il en est même qui laissant comprendre aux enfants, sans les condamner explicitement, qu'ils connaissent leurs jeux et ne sont pas dupe de leur apparente innocence.
Récompensé par le prix Renaudot en 1944, le roman de Roger Peyrefitte peut se lire à plusieurs niveaux. Comme un récit autobiographique d'abord, Georges de Sarre étant le double littéraire de l'auteur, qui a connu pareille expérience lorsqu'il fréquenta le collège lazariste de Saint-Benoît-d'Ardouane.
Les Amitiés Particulières évoque ensuite ces premiers émois s'emparant des jeunes gens à l'entrée de l'adolescence et qui se traduiront par des élections affectives diverses. le sujet, qui pourrait être celui de l'homosexualité naissante, est traité avec tellement de retenue et de discrétion que rien ne permet d'en faire la trame du récit, que l'on pourrait, ne serait-ce les inclinations personnelles de l'auteur, réduire à de simples émois encore mal définis.
Les enfants, que les religieux s'efforcent de préserver de toute forme de perversion par la rigueur de leur instruction, sont également dépeints par Roger Peyrefitte comme des êtres sinon tournés vers le mal, du moins plus ambigües que les créatures innocentes et naïves sous les traits desquelles on les présente souvent. Georges et Alexandre, comme Lucien et André avant eux, n'hésitent pas à berner leurs surveillants, à avouer de véniels péchés à leur confesseur pour éviter d'en révéler d'autres qu'ils devinent plus graves, voire à intriguer pour écarter ceux qui pourraient se mettre en travers du chemin de leurs désirs. L'innocence de l'enfance est au coeur du roman de Roger Peyrefitte, qui n'hésite pas, même si c'est avec retenue, à la mettre à mal.
La duplicité des religieux n'est pas en reste, qui s'exerce sur un autre plan, celui des apparences. Soucieux de maintenir la réputation d'excellence de leur établissement, d'éviter tout scandale qui pourrait la ternir, ils n'hésitent pas à travestir la réalité pour évincer les éléments perturbateurs sans devoir avouer qu'ils ont été abusés ou négligents. Si les enfants ne sont pas l'innocence qu'ils devraient incarner selon l'imaginaire collectif, les religieux sont pour la plupart des hypocrites qui se soucient plus de sembler miséricordieux que de l'être réellement.
Le roman pose enfin une question éternelle. Faut-il vouloir faire le bonheur des autres contre leur gré ? En voulant préserver Georges et Alexandre de ce qu'il voit commune une perversion abominable, leur directeur de conscience ne réussira qu'à provoquer un drame bien plus grave qu'une simple amitié particulière.
Malgré André Gide qui, à la publication du roman, prétendait qu'on lirait encore Les Amitiés Particulières cent ans plus tard, Roger Peyrefitte et ses oeuvres semblent tombés dans l'oubli. Les Amitiés Particulières est une oeuvre datée certes, typique d'un milieu et d'une époque particuliers, mais dont la lecture demeure intéressante à plus d'un titre. Pour son style, classique et tout en retenue. Et pour les thèmes qui y sont abordés.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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salingerJD
  15 octobre 2015
Un texte, couronné par le prix Renaudot en 1944, magnifique. Parfois il est nécessaire d'avoir quelques connaissances en mythologie grecque et latine, sur le christianisme pour mieux s’imprégner. Un niveau donc de lecture assez élevé est nécessaire. Ce genre de livre ne plaira pas aux fans d'actions de ou de policiers.Une situation parfois simple est en effet développée sur plusieurs pages. Sentiments et réflexions sont prépondérants sur l'action.
Quant à ceux qui définissent ce livre comme un "roman homo", ils n'ont je pense rien compris et mélangent amitié forte des années 20, avec la sexualité dont il n'est ici absolument jamais question bien au contraire.
Quant au film que j'ai vu après lecture...quelle honte.. l’œuvre est complètement vidée de son sens, les personnages n'ont plus rien à voir..
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allard95
  20 août 2017
On comprend que R.Peyrefitte n'ait pas gardé que des bons souvenirs de l'institution religieuse où il a vécu ses années de collège: prières et messes incessantes, confession obligatoire et réglementée, rappels à l'ordre scrupuleux et liberticides. Ce livre sert, entre autres, à dénoncer cet ordre castrateur. Mais le thème principal est celui des relations affectueuses de type homosexuel au sein de ce collège. Et là, l'auteur (qui confond cela avec l'amitié) feint de ne pas comprendre ni accepter les raisons pour lesquelles ses maîtres mettent des obstacles à ces pratiques: rendez-vous secrets, échanges d'écrits portant des mots doux, contacts physiques,..... R.Peyrefitte charge la barque au maximum, jusqu'à quitter son récit pourtant très fortement autobiographique pour inventer, in fine, un suicide. R.Peyrefitte était un militant, pour le meilleur et pour le pire. On sait que le problème des militants est que, quand bien même ils sont dotés d'une brillante intelligence, ils se privent d'une part de celle-ci pour défendre leurs thèses, aveuglément et envers et contre tout. C'est une auto-mutilation qui affaiblit considérablement le message, si bien qu'ici, si l'on veut considérer ce livre autrement que le récit d'une historiette, on ne peut vraiment pas suivre l'auteur dans le développement de ses thèses.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ChrystaalleChrystaalle   07 septembre 2011
Et pourquoi céderions nous sans cesse ? Parceque nous sommes des enfants aurions nous toujours tort ? Les enfants ne sont ils pas des êtres vivants ? Seraient ils les seuls à n'avoir pas ledroit d'aimer ?
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StockardStockard   29 juin 2017
Il avait été aussi naïf parce qu'il était nouveau. Et maintenant il jugeait les professeurs de Saint-Claude plus naïfs encore d'attendre quelque sincérité de leurs pénitents. Ils lui rappelaient ce bon curé de campagne qui, ayant décidé d'établir un roulement pour les confessions de la semaine sainte, déclara en chaire qu'il entendrait : le lundi, les menteurs ; le mardi, les voleurs ; le mercredi, les impudiques..., et s'étonna de ne voir personne.
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zazimuthzazimuth   31 juillet 2011
Et l'enfant dut comprendre qu'on pouvait s'excuser en demeurant le plus fort, céder sans être vaincu. (p.178)
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HaleahHaleah   27 novembre 2015
Priez, c'est la prière qui sauve. Veillez, car l'ennemi vous guette. Veillez sur vos amitiés, qui peuvent être l'ennemi. Qu'elles ne soient jamais de ses amitiés particulières, qui cultivent uniquement la sensibilité ; car, ainsi que l'a dit Bourladoue, la sensibilité se change aisément en sensualité.
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zazimuthzazimuth   31 juillet 2011
Parmi ces garçons, il y en avait qui seraient ses amis. Il reprochait au lycée de ne lui avoir donné que des camarades. (p.13)
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Vidéo de Roger Peyrefitte
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