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EAN : 9782266295666
Éditeur : Pocket (22/04/2021)
4.07/5   225 notes
Résumé :
Pourquoi une épouse amoureuse, une mère aimante, décide-t-elle de disparaître ?

À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection.
Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
4,07

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diablotin0
  28 septembre 2020
Je mets sans hésiter 5 étoiles à ce dernier roman "les jours brûlants" de Laurence PEYRIN. Je suis conquise, un véritable coup de coeur. J'avais beaucoup aimé "L'aile des vierges" qui n'est pourtant pas le genre de lecture que je lis particulièrement et me voilà à nouveau enthousiaste devant ce dernier né.
Laurence PEYRIN a le don de créer des personnages auxquels il est très facile de s'attacher.
Joanne, femme de 37 ans, vit dans un cadre luxueux auprès de son mari médecin et de ses deux enfants et sans dire au revoir, sans prévenir et sans se retourner elle part et quitte tout. On sait que cette fuite est la conséquence d'une agression qu'elle a subi et l'a complètement déstabilisée mais elle ne donne aucune explications et profite d'être seule pour s'enfuir.
Hé oui, je me suis attachée à cette femme qui a pourtant commis l'acte que je redoute le plus, à savoir partir et ne plus revenir du jour au lendemain. Harvey, Thelma, Silas Jones, sans oublier Shirley sont des personnages que j'ai eu plaisir à rencontrer. Beaucoup d'émotion rien qu'en les évoquant. Je suis encore toute émue en essayant de poser quelques mots sur mon ressenti.
Laurence PEYRIN, vous avez réussi à créer le cocktail parfait pour me permettre de m'évader. Merci, je n'ai lu, jusqu'à présent, que deux de vos livres mais je vais vite me rattraper.
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Eve-Yeshe
  08 juin 2020
Joanne Linaker, jeune femme mariée à un chirurgien qu'elle a connu jeune, avec deux enfants vit dans une maison à Modesto en Californie. Sa vie se déroule sans heurts pour cette experte en cocktails, malgré une adolescente qui la traite avec mépris : nous sommes au royaume des « desperate housewives ». Un jour, tout bascule : en revenant de la bibliothèque, en bicyclette elle se fait agresser par un junkie qui la traite au passage de « connasse » « salope » car elle refuse de lui donner son sac.
Des points de suture, qui vont balafrer le front, des contusions multiples vont entraîner un état de sidération puis une plongée dans les eaux profondes de la dépression, de l'alcoolisme… Elle n'arrive pas à s'identifier à autre chose qu'à « salope, connasse » qu'elle se répète en boucle.
L'alcool au volant, comme il se doit, elle se retrouve dans le fossé, la voiture en fourrière, et la phrase assassine de son mari : : « tu me fais peur, tu fais peur aux enfants ». Elle pense qu'elle est devenue toxique, et qu'il ne lui reste qu'une solution la fuite. « Elle fuit pour leur bien à tous. » et c'est le début d'une autre aventure, finie la femme au foyer, elle ne se sent plus légitime et surtout elle a découvert que son monde protégé était un peu trop « idéal » . Alors direction Las Vegas, au volant de sa Punto!
C'est une histoire sympathique, un voyage initiatique car elle se confronte à la souffrance des autres femmes qu'elle va rencontrer, la survie dans un monde dont elle ne connaît rien, avec les douleurs qui s'installent quand on serre trop les dents pour avancer coûte que coûte et surtout ne montrer aucun signe de faiblesse.
Laurence Peyrin décrit assez bien les raisons pour lesquelles on décide de fuir, et à travers la question : « qu'est-ce qui fait que ? », montre que le problème se pose différemment selon qu'on est un homme ou une femme, l'homme peut choisir de disparaître alors qu'il a une famille, sans que cela choque vraiment, tandis que la femme qui abandonne son foyer ou ses enfants cela choque forcément.
J'ai bien aimé les achats compulsifs de céréales du petit-déjeuner qu'elle stocke par kilos n'importe où, les échanges de chariots dans les magasins…
C'est le premier roman de Laurence Peyrin que je lis, et j'ai passé un bon moment, alors que ce n'est pas trop le genre de romans que je lis d'habitude.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Calmann-Levy qui m'ont permis de découvrir ce roman et son auteure.
#Lesjoursbrûlants #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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jeunejane
  02 juin 2021
Joanne et son mari Thomas se sont connus très jeunes.
Ils sont mariés : lui est chirurgien, elle est mère au foyer.
Elle élève ses deux enfants devenus adolescents.
L'action se situe dans les années 70.
Joanne ne s'ennuie nullement. Elle est très dynamique, son mari très attentionné, facile à vivre.
Ils invitent souvent des amis et elle excelle dans l''art de préparer des cocktails de toutes sortes. Un fait important dans le livre ces cocktails...
Chaque chapitre commence par la recette de l'un d'eux et dans la deuxième moitié du roman, les compositions se marient avec l'ambiance du chapitre.
Un jour, alors qu'elle revient de la bibliothèque sur son vélo, elle tombe, se fait insulter par un junkie qui vole son sac.
Et à partir de ce moment, Joanne disjoncte.
Elle a honte d'elle-même, elle qui n'a jamais connu aucune violence depuis sa naissance, aucune difficulté.
de sottise en sottise, elle ressent un tel malaise qu'elle ne voit que deux solutions : le suicide ou la fuite.
Elle décide de fuir presque sans bagage, sans argent, vers Las Vegas.
Une autre aventure commence où plane l'ombre de tous les dangers , de toutes les rencontres.
On a l'impression qu'elle vit enfin son adolescence mais je ne peux pas en dire plus car je vais raconter toute l'histoire.
Une très beau roman où Laurence Peyrin ne juge aucun de ses personnages et c'est la force du récit.
Au début, ma réflexion était de me dire que c'était du chiqué cette histoire . Et bien non, tout se tient, le personnage de Joanne est pour moi, très plausible.
L'histoire d'une personne choquée par un évènement traumatisant, déstabilisant.
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montmartin
  10 juin 2020
Entre Joanne Miller la fille de l'épicier et Thomas Linaker le fils du médecin, le dérapage s'était produit un soir sur un parking, dans l'exiguïté du siège d'une Pontiac, une petite Brianna toute joufflue était née neuf mois plus tard. Voilà comment Joanne était devenue une bourgeoise de Modesto, elle était la joie de vivre incarnée. Elle éprouvait une vraie passion amoureuse pour son mari. Joanne n'avait jamais connu la violence ; un coup rapide donné dans la roue arrière de son vélo, une chute, un choc si violent et un marginal drogué qui lui tire le sac qu'elle portait en bandoulière.
Son quotidien si harmonieux est cassé, elle passe ses nuits à se remémorer cette attaque et voilà Joanne qui bascule, qui dégringole. Elle se retrouve en cellule de dégrisement au poste de police. Et son mari qui prononce cette phrase terrible : « tu me fais peur chérie, et tu fais peur aux enfants. » Alors Joanne décide de s'en aller de leur vie pour qu'ils puissent regagner l'équilibre qu'elle leur a fait perdre.
Qu'est-ce qui fait qu'un jour, quelqu'un décide de disparaître ? Qu'est-ce qui fait que ce suicide social soit la seule voie possible ? Comment une mère peut-elle quitter son foyer, laisser ses enfants derrière elle, sans se retourner ?
« La maternité, sacrée entre tous les liens humains, faisait de la fuite le plus incompréhensible des abandons, le plus impardonnable. On aurait davantage compris un suicide physique. La mort absout de bien des choses. »
Las Vegas est la ville idéale pour se perdre, et la ville va absorber Joanne immédiatement, au fil des mois elle va se couler dans la cité du péché et devenir la reine du cocktail.
« Elle avait fait ce en quoi elle était passée experte : édifié les barrages, fermé les écoutilles, mis en vacance l'hémisphère droit de son cerveau, celui des émotions. Elle avait basculé toute sa mécanique sur l'hémisphère gauche, celui de la raison, le côté binaire où une question n'avait qu'une réponse, point. »
Laurence Peyrin nous dresse le portrait d'une femme attachante qui voit sa vie dérailler suite à une agression, qui perd complètement pied. L'auteur sait parfaitement décrire toutes ses émotions, sa culpabilité, son envie d'oublier, de se reconstruire, de renaître. Elle va se retrouver barmaid dans club de strip-tease, un havre de paix pour les âmes perdues, celles qui ont connu une mauvaise fortune de vie, où Harvey et Thelma les patrons essayent de restaurer le vivre-ensemble. L'occasion pour Laurence Peyrin de nous faire partager le quotidien des danseuses, Beverley, Rita, Mandarine, Sally-Kim, Rosario, toutes ballottées ont échouées dans ce club, brisées par leurs rêves perdus. Comme Joanne, le lecteur va peu à peu découvrir le destin tragique de chacune, et puis il y a Silas Jones le jeune guitariste plein de délicatesse.
Le parcours de cette femme qui part à la rencontre d'elle-même est un vrai régal, l'écriture, l'histoire, les personnages secondaires, tout se sirote voluptueusement comme les cocktails que l'on trouve en tête de chaque chapitre.
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sylviedoc
  29 décembre 2020
Laurence Peyrin est décidément une auteure que j'apprécie énormément, et qui à mon avis se bonifie encore à chaque nouvelle parution. Il est vraiment dommage que de nombreux lecteurs potentiels soient rebutés par ses titres un peu "niaiseux" et les couvertures pas toujours judicieusement choisies. du coup on pense "pfff, encore un feelgood !" Alors que les personnages et les histoires de Mme Peyrin sont vraiment bien loin d'être de simples romances à l'eau de rose, sinon je n'aurai certainement persévéré au-delà du premier que j'ai lu !
Nous sommes en 1976, à Modesto en Californie, la ville célébrée dans le film "American Graffiti". Joanne a 37 ans, et elle vit au pays des Bisounours. Tout est simple dans sa vie, elle a épousé son amour de jeunesse dont elle a eu un premier enfant très jeune (conçu sur le parking du Las Vegas, le coffee-shop du coin), puis un second quelques années plus tard. Elle aime son mari, sa fille Brianna et son fils Christopher, sa vie tranquille et le bénévolat au Goodwill (l'équivalent de notre Croix-Rouge). Mais un jour, une agression va détruire ce bel équilibre. Pourtant ce n'est pas un si grand traumatisme à première vue, un vol à l'arraché, une chute de vélo et quelques insultes au passage, mais pour Joanne c'est comme si son monde explosait, et les conséquences ne se feront pas attendre. Et un beau jour de juin, effrayée par ses propres actes, elle décide de tout quitter pour partir à Las Vegas, le vrai, bien loin de celui du fameux parking...
Elle y sera très vite confrontée à des aspects de la vie dont elle n'avait aucune conscience auparavant, et croisera des personnages très éloignés de son ancien environnement. Par chance, un talent très particulier et une heureuse rencontre vont se conjuguer pour infléchir son destin.
Une chose est sûre : à la fin du roman, vous en aurez appris énormément sur les cocktails, la Roulette Russe ou le Highway to Hell n'auront plus de secrets pour vous. Vous vous attacherez sans doute comme moi à Shirley, Harvey et Thelma, Beverley (Merde, Bev !) et les autres, vous entendrez la musique de Silas à la fin de la nuit, et vous perdrez un peu la notion du temps parce qu'à Las Vegas elle n'existe pas. Mais vous n'irez pas au casino, ce n'est pas dans ce Vegas-là que nous entraîne Laurence Peyrin, plutôt dans un univers beaucoup plus confidentiel. Moi je n'ai certainement pas regretté le voyage, et je repartirai à la première occasion avec elle et ses héroïnes plus humaines les unes que les autres, si imparfaites mais si fortes aussi quand la vie décide de leur jouer un sale tour.
J'ai aimé l'écriture, j'ai aimé les personnages et leurs histoires, j'ai même aimé les remerciements (sisi, ils valent d'être lus) et si j'avais un seul reproche (mais ce n'est pas vraiment le mot), j'aurais voulu accompagner un peu plus longtemps certains des protagonistes, j'aurais souhaité avoir de leurs nouvelles !
Laurence Peyrin me fait du bien, je ne peux que vous recommander ses romans...
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critiques presse (1)
LeSoir   03 août 2020
« Les jours brûlants » décrit la descente aux enfers de Joanne après son agression. Et sa remontée au paradis, on est chez Laurence Peyrin.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
armand7000armand7000   07 décembre 2020
Sans présager ces jours mélancoliques où des flics blasés monteraient la garde aux carrefours, une boîte de donuts sur les genoux pour tuer le temps, les garçons profitaient de cet âge d’or et briquaient leurs capots en reluquant les filles – et cela finissait souvent sur la banquette en cuir fraîchement repiquée.

C’était l’époque où le rock’n’roll sexualisait les nymphettes, où Chuck Berry célébrait leur éveil dans Sweet Little Sixteen, où Jerry Lee Lewis faisait scandale en épousant sa cousine de treize ans, et où le déhanché d’Elvis « the Pelvis » envoyait valdinguer les vœux de virginité des jeunes filles, dans la frénésie moite des samedis soir au dancing du coin.
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diablotin0diablotin0   27 septembre 2020
-Est-ce que tu m'as déjà trompée ?
- Non
- Tu me le dirais ?
- Non.
- Mais alors...
- Mais je ne te mentirais pas. Je ne te le dirais pas, parce que je trouve égoïste de se délivrer d'un fardeau sur le dos de quelqu'un, sous prétexte d'honnêteté. Mais si tu me le demandais, je ne te mentirais pas. Tu viens de me le demander, je te réponds non. Je ne te mens pas.
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Lilou08Lilou08   05 août 2020
Au fil des heures qu’elle savait comptées, Joanne développait son sens de l’observation. Quand on n’a rien à faire, c’est possible, et dans son cas c’était vital. Elle avait toute une vie à substituer. Un vide à remplir. Son cerveau était affamé.
Mutique, elle passait dans le couloir, descendait l’escalier, s’asseyait un peu dans l’arrière-cour, jetait un œil dans la grande salle du club, remontait l’escalier, repassait dans le couloir. Comme une ombre, étonnée qu’on la voie de temps en temps et qu’on la salue. Elle, elle voyait tout. Et avait rapidement acquis une conviction – étayée par le récit de Shirley : non, le Bunny Bunny n’était pas un bordel, ni Harvey un maquereau.
+ Lire la suite
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montmartinmontmartin   10 juin 2020
Si on y réfléchissait, le Bunny Bunny était une sorte de Good-will des âmes perdues : on y recyclait toutes les émotions de première nécessité, celles qu'on avait perdues par une mauvaise fortune de vie, ou celles qu'on n'avait jamais eues. l'intérêt, la joie, la confiance, l'acceptation... on y restaurait le vivre-ensemble.
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montmartinmontmartin   08 juin 2020
La maternité, sacrée entre tous les liens humains, faisait de la fuite le plus incompréhensible des abandons, le plus impardonnable. On aurait davantage compris un suicide physique. la mort absout de bien des choses.
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Videos de Laurence Peyrin (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurence Peyrin
Message des autrices et auteurs Calmann-Lévy pour la réouverture des librairies. Avec Plantu, Roxane Dambre, Guillaume Musso, Laurent Gounelle, Niko Tackian, Marlène Charine, Serge Hefez, Emmanuelle de Boysson, Julien Sandrel, Patrick Breuzé, Laurence Peyrin, Cécile Pivot, Olivier Weber, Agathe Portail, Eddy Moine, Jean-Marie Périer, Jean-Francois Chabas, Sylvie Baron, Francois Grandcollot, Helene Legrais, Georges-Patrick Gleize, Iman Bassalah, Elisabeth Segard, Jacques Expert, Philippe Dana, Corinne Javelaud, René Manzor, Marie-Bernadette Dupuy, Jérome Loubry, Yann Queffélec.
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