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EAN : 9782714481177
368 pages
Éditeur : Belfond (17/01/2019)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Oserez-vous tourner les premières pages du LECTIO LETALIS ?
Paris. Un assistant d'édition tout juste embauché se tranche les veines à la lecture du premier manuscrit qui lui est confié. C'est la troisième fois, en quelques semaines, que le même scénario-suicide se produit dans cette maison d'édition.

Bordeaux. Le lieutenant Gabriel Barrias, ancien indic devenu flic, enquête sur l'assassinat atypique d'un psychiatre massacré par un rapace, dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
frgi
  29 juillet 2019
Bonjour à tous,
En cette période de canicule en Belgique - une fois n'est pas coutume - je me suis plongé dans la lecture de ce thriller dont je ne connaissais ni l'auteur ni le résumé. Je me suis simplement laissé tenter par la superbe couverture ainsi que par le titre.
Au final, était-ce une bonne pioche, me demanderez-vous ! Hé bien je dois dire qu'elle ne fut pas trop mauvaise. Une fois passée l'écueil des 50 premières pages qui m'ont été assez pénibles à lire, je suis complètement entré dans l'intrigue et n'ai plus pu lâcher le livre.
Certes, ce livre a bien quelques petits défauts comme par exemple la facilité déconcertante avec laquelle le personnage principal parvient à démêler l'intrigue sans pour ainsi dire de difficulté. Mais bon, outre cela, le récit est très plaisant et une fois happé par l'histoire, il est difficile d'en sortir.
Je dois toutefois vous mettre en garde ! Cette lecture ne vous laissera pas vivant. Je vous conseille donc de ne lire ce livre que quand il sera le dernier de votre PAL et surtout de demander à une connaissance de poster votre critique, que vous aurez rédigée avant d'avoir lu la dernière page du livre.
Je vous aurai prévenus ! A bon entendeur ... !
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belette2911
  29 janvier 2019
Un livre qui tue ? Comme le grimoire interdit dans "Le nom de la rose" où en fait, c'était… Ah ben non, je ne vais pas vous divulguer comment le livre tuait de ce roman d'Umberto Eco !
Dans quel autre cas un livre pourrait-il nous pousser au suicide ? J'ai bien des pistes, mais pour cela, il faudrait que je balance des noms d'auteurs ou des titres de livres, et là, je serai muette comme une carpe.
La seule chose que je peux divulguer, c'est que je remercie NetGalley pour l'envoi de ce livre que la curiosité m'avait fait cocher dans leur catalogue.
Niveau marketing, l'auteur et les éditions Belfond ont bien fait leur job car ils nous proposent un titre des plus aguicheur tant il paraît bourré de mystère ou tiré d'une formule magique de Harry Potter et la couverture est plus que réussie. On le veut !
Verdict ? Mitigée. Je ne ferai pas de la critique complaisante, ce n'est pas le genre de la maison, donc, autant le dire de suite, j'ai eu l'impression de tourner en rond dans les premières parties, celles qui mettent tout en place, celles qui devraient distiller le mystère et le suspense.
Disons-le clairement, un certain côté fantastique a failli me faire tourner les talons tant il semblait peu crédible et mal abordé. Pourtant, j'aime le fantastique.
Là où je me suis embourbée aussi, c'est dans le style d'écriture de l'auteur qui était un peu trop imagé à mon goût, qui paraissait fort simpliste et j'ai eu cette sensation que je n'avançais pas dans l'histoire tant tout paraissait obscur et mal mis en scène, avec bien trop de répétitions sur les souffrances de certains personnages principaux, leurs haines, leurs obsessions.
Dommage que tout cela ait été amené de manière si malhabile. Là où le bât blesse de nouveau, c'est que, une fois de plus, le lecteur se trouve face à des flics torturés, au passé très lourd ou au caractère très entier qui donnent plus l'impression d'être des caricatures d'eux-mêmes que des personnages réalistes.
Pourtant, l'auteur est policier, il doit savoir de quoi il parle… Si ce genre de flics existent en vrai, je ne voudrais pas vivre dans leur tête. Et si un ancien SDF peut devenir policier, tant mieux pour sa réhabilitation, mais j'ai un peu coincé là-dessus.
Les parties suivantes sont plus intéressantes (après le chapitre 15), ça bouge, l'adrénaline monte, on entre mieux dans le vif du sujet et l'écriture me paraissait moins fade.
Même si on retrouve encore un peu trop de mots bateau tels que « démon(s) » pour qualifier le méchant de l'histoire, qui lui, est foiré tout à fait car il a encore moins de relief que les autres personnages, il débarque tel un cheveu dans la soupe et son portrait est tellement peu réaliste qu'il en deviendrait risible.
Anybref, même si mon esprit cartésien a bloqué pour quelques trucs fantastiques mal abordés, j'ai tout de même ressenti le suspense dans le final, l'adrénaline a monté dans les derniers chapitres, mais je n'ai pas ressenti ce que je cherche dans un thriller : cette poussée qui vous donne envie de rester éveillée toute la nuit ou cette force qui vous empêche de poser le livre sur la table, cette puissance qui vous sort totalement de votre vie réelle pour vous emporter ailleurs.
Une lecture en demi-teinte, je m'attendais à mieux, la faute sans doute à une écriture un peu trop imagée, des répétitions sur les démons intérieurs ou extérieurs des personnages à ne plus en finir, des obsessions sur une ancienne affaire dont on ne saura pas plus, un Méchant mal travaillé, mal servi et des personnages pour lesquels je n'ai pas eu de grande empathie car pas assez explicités, sans reliefs, aux portraits trop lisses, trop habituels.
Pourtant, il y avait matière à faire un super thriller avec un pitch plus rare qu'est celui du livre tueur. L'idée était originale car différente de celle du roman de Umberto Eco et j'aime assez ce contexte du livre qui vous tue.
Les passages sur les sectes sont bien traités, même si je ne comprendrai jamais rien à cet endoctrinement et alors que nous avons des passages très simplistes, nous en avons d'autres avec de beaux moments d'écriture, avec des réflexions vraies, puissantes, le tout cohabitant comme si deux personnes avaient co-écrit le texte ou comme si l'écriture manquait encore de maturité car l'auteur se cherche et n'a pas encore défini son style à lui.
"Peut mieux faire car a du potentiel mais ne le développe pas correctement", comme pourrait écrire un prof sous un travail rendu par un élève prometteur mais qui doit s'améliorer.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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JML38
  06 mars 2020
Le titre et la couverture de ce roman nous annoncent un peu la couleur : il va être question dans le récit d'un livre à la lecture létale et de rapaces très agressifs. Ce que confirme, au moins pour le thème du livre tueur, le premier chapitre dans lequel un collaborateur d'une maison d'édition se suicide après avoir lu une partie d'un manuscrit, portant à trois le nombre de morts dus à cette lecture.

Le commandant Niels Tiéno, qui ne fait pas dans la dentelle quand il s'agit d'interroger un suspect, est chargé de cette étrange affaire, qui va se télescoper avec une autre impliquant des membres de la BAC. Apparaît alors le lieutenant Gabriel Barrias, flic des plus atypiques, ancien SDF incorporé dans la police de façon quelque peu obscure pour le lecteur, ce qui explique une personnalité et des obsessions que seule sa patronne, la commissaire Sophie Galant, arrive à canaliser.

Les deux flics se retrouvent à traquer une jeune femme, à l'origine du télescopage précédemment évoqué, suspectée du meurtre d'un psychiatre sauvagement agressé à son domicile, et qui serait également l'expéditrice du sus-cité manuscrit. Je vais m'arrêter là pour les détails car je sens que vous commencez à décrocher et que si je rajoute qu'il est éventuellement question d'illuminés membres d'une secte millénaire, et que le nom d' Adam, celui qui s'est fait virer du jardin d'Éden, pourrait être prononcé apportant forcément au récit une touche d'ésotérisme, je vais définitivement en perdre quelques-uns au passage.

Ce qui est sûr c'est que côté intrigue complexe le lecteur est servi, à condition de ne pas trop se pencher sur l'aspect réaliste de l'histoire. Il ne faut pas s'attendre à un style brillant par son originalité, l'auteur privilégiant l'efficacité et le rythme, avec un démarrage somme toute un peu laborieux, le temps évidemment de mettre en place tous les éléments.

Laurent Philipparie étant lui-même officier de police, une certaine patte d'écrivain/policier se retrouve dans le texte, mais il faut lui reconnaître le mérite de ne pas hésiter à égratigner au passage l'institution qui le nourrit avec quelques petites phrases du genre : « Les carriéristes avaient remplacé les patrons, la frilosité bureaucratique le goût de l'efficacité » ou en parlant de la commissaire « Elle avait appris à survivre, à se protéger d'une institution en pleine déconfiture».

Certains chroniqueurs regrettent un manque de précision sur quelques aspects de l'intrigue, allant même jusqu'à émettre l'idée que 200 pages de plus n'auraient pas été de trop. Je suis loin de partager cet avis, pensant au contraire que cela aurait nui à ce qui fait le principal atout de ce roman, son dynamisme.

Au final un livre divertissant dans lequel l'auteur fait preuve d'une grande imagination, sans véritablement se démarquer par son style et son écriture de l'immense production annuelle de polars, mais l'histoire est suffisamment addictive pour permettre de passer un bon moment.
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gruz
  28 février 2019
Quand on commence la lecture du roman d'un écrivain membre des forces de l'ordre, on part souvent avec des préjugés. On imagine que l'intrigue sera hyper réaliste et basée sur le vécu de l'auteur, très crédible en matière de procédure policière et judiciaire, très centré sur une enquête ancrée dans notre société actuelle.
Laurent Philipparie est officier de police depuis dix-huit ans. Lectio Letalis coche quelques unes de ces cases, mais s'éloigne complètement de la plupart. Une belle preuve que c'est bien un écrivain à part entière.
Oui, enquête il y a, et ses détails sont fiables à n'en point douter. Mais ce qui frappe dès les premières pages, c'est la part belle laissée à l'imagination. Qu'on est loin d'une investigation classique !
Imaginez-donc : il est question d'un livre tueur qui pousse ses lecteurs au suicide et d'un meurtre perpétré à l'aide d'un rapace.
Philipparie laisse libre court à sa fantaisie, tout en cadrant son propos. On se retrouve donc face à une histoire à la fois folle et pourtant menée avec la rigueur nécessaire pour la rendre crédible.
C'est bien toute la force de ce livre prenant, qu'on lit sans vouloir le poser. L'idée de départ est fantasque, mais, croyez-moi, l'auteur retombe sur ses pieds.
Voilà typiquement le genre de polar qui assume pleinement son but : distraire. La plume est fluide, les personnages bien campés, l'histoire surprenante, le rythme tenu, et la violence maîtrisée à bon escient.
Un vrai bon bouquin ludique qui a de quoi contenter un large public (ne vous dites-pas que cette histoire semble trop dingue pour vous, elle est menée pour tenir la route, sans prise de tête).
Lectio Letalis est donc un polar qui sort des sentiers battus mais qui a de quoi apporter de belles heures de divertissement tout public. Laurent Philipparie a pris des risques avec une telle histoire, mais son amusement manifeste à la mener est clairement communicatif. Ludique et captivant.
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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titiseb77
  31 mars 2020
Tout d'abord, un grand bravo pour cette couverture magnifique, quand on voit ce livre, on se sent obligé de le prendre dans ses mains et de le retourner pour voir de quoi il parle.
Nous sommes à Paris, un jeune homme, heureux et épanoui, autant dans son travail que dans sa vie affective, se voit confier un livre par son patron éditeur, et se tranche les veines après en avoir lu quelques pages, étrange mort, surtout que c'est le troisième suicide dans cette petite maison d'édition parisienne. Pendant ce temps, Gabriel Barrias, flic à Bordeaux, enquête sur la mort étrange d'un psychiatre, tué par un rapace.
Un nom ressort, Anna Jeanson, mais qu'est ce qui relie ses deux affaires à cette jeune fille, qui semble, ne pas avoir existée depuis une dizaine d'années, personne n'ayant eu à faire à elle pendant tout ce temps.
J'ai beaucoup aimé la plume de Laurent Philipparie, ses personnages sont plaisants et crédibles, l'histoire se tient, l'intrigue et les chapitres courts donnent envie de tourner les pages, bref, un très bon moment de lecture et je sais déjà que je récidiverai avec cet auteur.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nathalou93nathalou93   02 mars 2019
Cet endroit symbolisait le miracle de la présence divine. Avant d’être un monument d’inspiration byzantine, un lieu de pèlerinage creusé par les bénédictins, cette combe avait abrité l’ermite Ermillon, le moine bienfaiteur. Les femmes stériles venaient encore s’asseoir ici, sur le siège dit « de la fertilité ».On continuait de croire que la source jaillissant de ce roc était miraculeuse. Ces lieux bénéfiques ne pouvaient devenir le théâtre d’une exécution sommaire. Son exécution !

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belette2911belette2911   29 janvier 2019
— Il parle de morts et d’un démon dans la salle des machines. Ils le logeraient depuis deux jours.
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blondesNlitterairesblondesNlitteraires   25 février 2019
Cela lui avait permis de s'en débarrasser en interne, et sans éclabousser toute l'institution. L'Administration était une vieille dame. Elle n'aimait pas qu'on lui soulève les jupes en public.
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FLaureVerneuilFLaureVerneuil   19 juin 2019
Lorsqu'on n'a pas la queue d'un indice, il n'existe que deux méthodes : donner un coup de pied dans la fourmilière ou secouer le cocotier.
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belette2911belette2911   29 janvier 2019
D’habitude, trop obnubilé par ses démons, Gabriel ne s’associait jamais à la liesse collective ; il se contentait d’y puiser l’énergie de poursuivre son propre combat.
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Vidéo de Laurent Philipparie
Laurent Philipparie est criminologue, capitaine de police, romancier et conseiller littéraire. Son goût de l'écriture, il le fait partager à des lycéens, dans le cadre de missions interministérielles. Après quinze ans à la BAC, il publie son premier roman, "Ne regarde pas l'ombre" paru chez Noir en 2016 puis "Lectio Letalis" paru chez Belfond.
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