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EAN : 9782365754354
Éditeur : Marivole Editions (16/08/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s’imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l’illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Julitlesmots
  01 juillet 2019
Même si j'ai eu du mal à entrer dans cette lecture, je dois dire que j'en suis ressortie avec un sentiment de profond plaisir. Des phrases courtes, qui donnent une impression de froideur, une manière pour Michel Philippo de prendre du recul et de se détacher de l'intrigue qu'il propose. Ici, point de thriller, de polar ou d'horreur, ma zone de confort mise à rude épreuve… Pourtant, j'aime les beaux textes et je dois dire que j'ai été servie.
Une lecture exigeante, qui se mérite. Avec une plume poétique, parfois cynique, avec une pointe de sarcasme, l'auteur porte un regard sur la vie, l'amitié, la maladie et d'autres sujets que l'on ne peut raconter qu'à un ami. Une amitié puissante, indéfectible que chaque être aspire à connaître.
L'âme humaine est sondée, pour le grand plaisir du lecteur, grâce à une plume rare, travaillée, l'auteur dépeint les sentiments, les désillusions, mais surtout ces liens indéfectibles, qui sont censés être pour le meilleur et le pire . Il nous parle du temps qui passe, mais surtout de ce qui nous empêche d'avancer. Les ronces représentent les freins qui nous étouffent. C'est la somme de ces petites choses qui, de manière sournoise, s'insinuent en nous, et font que nous ne pouvons être heureux.
« le rêve est plus supportable que la réalité du moment. Je pense à toi, très intensément. Pardonne-moi, mon frère, si de nos vies bousculées naît le poème. Si de nos angoisses partagées naît la littérature. Ce sont nos vies que nous jouons. Toi, la tienne, avec davantage encore de cruauté. Mettre des mots sur tout cela, c'est rester maîtres de nos destins. Je ne veux pas être triste. »
https://julitlesmots.com/2019/07/01/le-crepuscule-des-ronces-de-michel-philippo/
Le crépuscule des ronces paru chez Marivole Editions :)
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Poljack
  16 août 2018
Mon avis :
Ce service presse, confié en avant-première par les éditions Marivole, m'a été chaudement recommandé et décrit comme un « très grand roman. »
J'ai depuis longtemps constaté que l'appréciation d'un livre est souvent influencée par les lectures qui ont précédé… Lorsque j'ai entamé le crépuscule des ronces, je sortais d'un Premio Nadal ! Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit du plus prestigieux prix littéraire espagnol. Autant vous dire que la barre était placée haute, et c'est sans doute pour ça que je n'ai pas été aussi emballé que mon interlocuteur.
Ce qui ne fait pas de ce roman un mauvais livre, loin de là ! L'auteur manie la plume avec, on le devine, une certaine délectation. En fin gourmet de la langue, il va chercher des saveurs rares, des mots ciselés au maillet du poète, des tournures de phrases habillées d'une élégance un peu désuète, où flotte un léger parfum de nostalgie. L'écriture est celle d'un coureur de fond : le rythme est lent, mais le pas est ample, la respiration profonde. On se laisse happer par le tempo, et l'on règle son souffle sur celui de l'auteur.
Il nous parle de l'amour qui s'étiole sous l'ennui du quotidien, de la vieillesse qui réclame son dû, de l'amitié comme dernier rempart, de la camarde qui nous attend patiemment, nous appelle, inexorablement. Rien de nouveau sous le stylo ? Non, pour ce qui est des thèmes évoqués. Ils ont été explorés, exploités, triturés sous toutes les coutures, et depuis la nuit des temps. Ils le seront encore, peut-être jusqu'à l'extinction de l'humanité. Alors puisque nombre d'auteurs ont abordé le sujet, l'important réside dans la façon dont il est traité.
« Ce qui importe dans le roman en cours, qui s'écrit sous mes yeux, c'est de creuser les mots au-delà du visible. » C'est ce vers quoi tend Michel Philippo à travers le crépuscule des ronces. Quand on touche à l'invisible, on entre dans le domaine du subjectif, et chaque lecteur sera touché selon sa propre sensibilité. Car c'est bien par petites touches, par subtiles suggestions que l'auteur nous dépeint les sentiments et les états d'âme du narrateur. Et tout cela est très beau.
Alors, me direz-vous, pourquoi cet avertissement, en ouverture d'article ?
Comme je l'ai dit, il y a là une part de subjectivité induite par ma lecture précédente. Ou du moins, par le degré de satisfaction qu'on espère au moins égaler. Et si je n'ai pas eu le sentiment d'atteindre ce niveau de plaisir, c'est d'abord parce que malgré toutes ses qualités, ce roman n'a pas su me surprendre vraiment.
D'un autre côté, et de façon beaucoup plus concrète, s'il y a bien, comme l'indique la quatrième de couverture, deux histoires parallèles − celle qui se déroule au fil du récit, et celle que le narrateur écrit, reflet, semble-t-il, de sa propre vie −, la seconde passe assez vite au second, pour ne pas dire à l'arrière-plan, avant de se reconnecter dans les toutes dernières lignes. Les premiers chapitres laissaient espérer plus d'imbrication entre les deux, je suis resté un peu sur ma faim.
C'est là le plus gros reproche que je pourrais faire à ce livre qui reste cependant, pour sa qualité d'écriture et la sincérité de son auteur, une proposition de premier ordre pour tous ceux qui aiment la belle littérature.
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Amandine49
  12 septembre 2018
C'est le genre de livre que je n'aurais probablement pas acheté car il ne fait pas partie de ce que j'ai plus l'habitude de lire : polar/thriller. Mais quand j'ai vu une partie de l'avis de mon amie Lolo Brodeuse du blog Pause Polars, ma curiosité s'est réveillée ! Elle m'avait mis en garde sur l'écriture qui au début est un peu déroutante. Ce livre sentait bon la jolie découverte de la rentrée littéraire !
Nous avons ici deux histoires en une. D'un côté il y a celle de l'auteur et de l'autre celle qu'il écrit. Comme on peut s'en douter, ces deux histoires se complètent. L'une apporte la solution à l'autre. Ce qu'écrit l'auteur vient vraiment en arrière plan et ne retient pas vraiment notre attention au début. Il faut la comprendre dans son ensemble dans l'intégralité du livre.
Celle de l'auteur, Michel, comporte plusieurs choses et je la découperais en deux parties : avant la rencontre avec son ami de toujours et pendant leur voyage. Entre les deux il y a comme un sas de prise de conscience.
Il m'a fallu quelques pages pour rentrer dedans mais une fois ce cap passé, je l'ai trouvé très intéressante. On ressent bien que cet homme a besoin d'un changement radical mais il hésite et se mets des freins. La rencontre avec son ami de toujours va littéralement le bouleverser. le pèlerinage qu'ils vont entreprendre va les ramener à l'essentiel : vivre ! Et le message de ce livre est ici : faire tomber les barrières que l'on se mets et vivre pour atteindre une forme de bonheur. Ce voyage est aussi beau qu'émouvant.
Le plus merveilleux dans ce livre, c'est l'écriture, le style de l'auteur. Au début il est déroutant. Il m'a fait un peu penser au théâtre : peu de mots et juste quelques phrases pour décrire les lieux, l'ambiance et les sentiments. Mais très vite j'ai été complément charmé par son style. Je n'ai pas tout compris car il y a aussi une certaine exigence. Mais ce n'est pas grave car c'est fait pour tirer le lecteur vers le haut et le rendre curieux.
Il n'y a pas une seule longueur. On va à l'essentiel et c'est parfait. Tout est dosé à la perfection pour faire passer beaucoup choses.
Assez vite j'ai trouvé son écriture poétique. Un sentiment très fort d'extase et de bien être m'a envahi au fur et à mesure des pages. C'est quelque chose qui m'est arrivé très peu de fois dans ma vie de lectrice. Je mets ce livre au même niveau que "La petite cloche au son grêle" de Paul Vacca qui m'a emmené très très loin avec une écriture similaire dans le ressenti.
L'auteur fait aussi très fort pour décrire les paysages de Bretagne. Cette nature est décrite dans toute sa force et sa violence avec toujours cette économie de mots.

Ce fut une lecture qui m'a laissé sans voix au début mais un beau coup de coeur ! Voilà une très belle surprise de cette rentrée littéraire.
Lien : https://leslecturesdamandine..
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christinebeausson
  28 novembre 2018
Un talent à découvrir ... dit le bandeau...
Des critiques élogieuses .... sur Babelio....
Une recommandation d'amis .... voilà, comment on découvre un auteur inconnu.
Une lecture studieuse, attentive qui demande quelques recours au dictionnaire car le vocabulaire est riche, parfois désuet et fait appel à des marqueurs de la culture bretonnante.
Une lecture agréable, bercée par l'élégance des mots et des phrases. Tout est travaillé, sculpté comme il le faut.
Une lecture qui renvoie chacun à sa propre histoire quand le crabe prend possession d'êtres chers et qu'il ne reste plus qu'à accompagner le plus dignement, le plus utilement possible celui qui est pris dans ce filet.
Lecture témoignage, lecture plaisante, troublante et qui laisse un goût de nostalgie sur notre vie, ce qu'elle a été et ce qu'elle sera demain.
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blogunpeudelecture
  10 septembre 2018
Je tiens tout d'abord à remercier Christophe Matho des Éditions « Marivole » pour m'avoir fait découvrir ce livre et pour sa confiance. Ce n'est pas le genre de livre que je lis habituellement, mais quelle agréable surprise quand j'ai commencé à lire ce roman qui nous plonge dans l'incroyable histoire de Michel et Fañch. Comme quoi, parfois il est bon de se fier à son instinct et laisser de côté ses aprioris. Ce roman est avant tout un livre qui parle de la vie, de l'amitié, de la maladie et d'autres sujets que je vous laisse le soin de découvrir. Michel et Fañch ont ce genre de relation amicale : puissante, indéfectible, que tout le monde recherche sans jamais vraiment la trouver. Vous savez, ce genre de connexion que vous avez en vous comprenant d'un seul regard ou en finissant les phrases de l'autre. J'ai aussi beaucoup aimé la première partie du roman dans laquelle on peut découvrir, grâce à la plume de Mike, l'histoire de Willy et de sa femme qui finalement nous apprend beaucoup de choses. Je ne vous en dirais pas plus, car en définitive, ce livre ne se raconte pas, il se vit. La plume de Michel est fluide, sensible, touchante. « le Crépuscule des ronces » est une magnifique histoire d'amitié et un très joli coup de coeur que je vous recommande vivement. N'hésitez pas ! À lire !
#Virginie
Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions « Marivole » pour m’avoir fait découvrir ce livre et pour leur confiance. Cette lecture n’est pas simple à chroniquer. Notre lecture est mystérieuse, pleine de tension, parfois sombre, qui nous laisse face à plein d’interrogations page après pages. Notre héroïne est une femme fragile depuis la mort de son mari. Ses proches sont inquiets à la suite de son rapprochement, avec un ami d’enfance amoureux d’elle, via Internet. Ce livre nous dévoile des personnages complexes que l’on a bien du mal à comprendre. Les apparences et ce que l'on croit sur eux n’est peut-être pas la vérité qu'ils dissimulent. Leur histoire va-t-elle braver les doutes, les épreuves et faire changer d’avis les plus récalcitrants où la vérité, les découvertes feront prendre un tournant à l’histoire qui pourrait tout remettre en cause. Nos personnages sont bien différents l’un de l’autre, mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? J’ai eu un peu de mal, car cette histoire n’est pas pleine de lumière, mais plutôt sombre avec une atmosphère lourde. L’auteur a joué à la perfection avec les secrets, la perplexité, des passés pas si simples, la psychologie, les sentiments pour rendre ce récit fascinant. À lire !
#Ilena (https://unpeudelecture.blogspot.com/2018/11/le-crepuscule-des-ronces-de-michel.html)
Lien : https://unpeudelecture.blogs..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   26 novembre 2018
Avec horreur, je songe aux deux jeunes corps broyés.
À l'instant précis où ils se sont jetés. À l'ultime seconde, l'un n'a t il pas tenté de retenir l'autre ? D'un regard ? D'une pression de la main ? D'un cri muet ?
Long chemin de désespérance vers ce quai ultime. Désespoir absolu où l'amour perd sa boussole. Où l'amour ne leur suffit plus à demeurer présents au monde ! À en affronter la cruelle bêtise. À rester libres et debout.
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littera_priscillalittera_priscilla   21 octobre 2018
Demain au plus tôt, tout aura basculé. De quelle manière ? Je l’ignore : la pièce n’est pas écrite. Pas encore. Pas absolument. Il reste le souffle humide des vents d’ouest. Il reste l’atroce liberté et l’encombrante charogne de l’espoir, qui me sépare du glacial épilogue. C’est pour cela que je me tiens là, dans cette foule ; c’est pour savoir que j’ai parcouru ce chemin. Il me reste à écrire le dénouement. Alors, je saurai.
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christinebeaussonchristinebeausson   25 novembre 2018
Au temps des sèves vives, lorsqu'ils trouvaient un peu de liberté, quelques moments à eux volés au quotidien et que les mômes reposaient enfin, ils faisaient l'amour. Aujourd'hui, sans se toucher, au mieux, ils faisaient un Scrabble...
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littera_priscillalittera_priscilla   21 octobre 2018
Le rêve est plus supportable que la réalité du moment. Je pense à toi, très intensément. Pardonne-moi, mon frère, si de nos vies bousculées naît le poème. Si de nos angoisses partagées naît la littérature. Ce sont nos vies que nous jouons. Toi, la tienne, avec davantage encore de cruauté. Mettre des mots sur tout cela, c’est rester maîtres de nos destins. Je ne veux pas être triste.
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christinebeaussonchristinebeausson   26 novembre 2018
Découvrir au crépuscule des vieux qu'aimer reste possible. Aimer au plus profond de l'être. Sans duperie. Sans imposture.
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