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ISBN : 236575435X
Éditeur : Marivole Editions (16/08/2018)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s’imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l’illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Poljack
  16 août 2018
Mon avis :
Ce service presse, confié en avant-première par les éditions Marivole, m'a été chaudement recommandé et décrit comme un « très grand roman. »
J'ai depuis longtemps constaté que l'appréciation d'un livre est souvent influencée par les lectures qui ont précédé… Lorsque j'ai entamé le crépuscule des ronces, je sortais d'un Premio Nadal ! Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit du plus prestigieux prix littéraire espagnol. Autant vous dire que la barre était placée haute, et c'est sans doute pour ça que je n'ai pas été aussi emballé que mon interlocuteur.
Ce qui ne fait pas de ce roman un mauvais livre, loin de là ! L'auteur manie la plume avec, on le devine, une certaine délectation. En fin gourmet de la langue, il va chercher des saveurs rares, des mots ciselés au maillet du poète, des tournures de phrases habillées d'une élégance un peu désuète, où flotte un léger parfum de nostalgie. L'écriture est celle d'un coureur de fond : le rythme est lent, mais le pas est ample, la respiration profonde. On se laisse happer par le tempo, et l'on règle son souffle sur celui de l'auteur.
Il nous parle de l'amour qui s'étiole sous l'ennui du quotidien, de la vieillesse qui réclame son dû, de l'amitié comme dernier rempart, de la camarde qui nous attend patiemment, nous appelle, inexorablement. Rien de nouveau sous le stylo ? Non, pour ce qui est des thèmes évoqués. Ils ont été explorés, exploités, triturés sous toutes les coutures, et depuis la nuit des temps. Ils le seront encore, peut-être jusqu'à l'extinction de l'humanité. Alors puisque nombre d'auteurs ont abordé le sujet, l'important réside dans la façon dont il est traité.
« Ce qui importe dans le roman en cours, qui s'écrit sous mes yeux, c'est de creuser les mots au-delà du visible. » C'est ce vers quoi tend Michel Philippo à travers le crépuscule des ronces. Quand on touche à l'invisible, on entre dans le domaine du subjectif, et chaque lecteur sera touché selon sa propre sensibilité. Car c'est bien par petites touches, par subtiles suggestions que l'auteur nous dépeint les sentiments et les états d'âme du narrateur. Et tout cela est très beau.
Alors, me direz-vous, pourquoi cet avertissement, en ouverture d'article ?
Comme je l'ai dit, il y a là une part de subjectivité induite par ma lecture précédente. Ou du moins, par le degré de satisfaction qu'on espère au moins égaler. Et si je n'ai pas eu le sentiment d'atteindre ce niveau de plaisir, c'est d'abord parce que malgré toutes ses qualités, ce roman n'a pas su me surprendre vraiment.
D'un autre côté, et de façon beaucoup plus concrète, s'il y a bien, comme l'indique la quatrième de couverture, deux histoires parallèles − celle qui se déroule au fil du récit, et celle que le narrateur écrit, reflet, semble-t-il, de sa propre vie −, la seconde passe assez vite au second, pour ne pas dire à l'arrière-plan, avant de se reconnecter dans les toutes dernières lignes. Les premiers chapitres laissaient espérer plus d'imbrication entre les deux, je suis resté un peu sur ma faim.
C'est là le plus gros reproche que je pourrais faire à ce livre qui reste cependant, pour sa qualité d'écriture et la sincérité de son auteur, une proposition de premier ordre pour tous ceux qui aiment la belle littérature.
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Amandine49
  12 septembre 2018
C'est le genre de livre que je n'aurais probablement pas acheté car il ne fait pas partie de ce que j'ai plus l'habitude de lire : polar/thriller. Mais quand j'ai vu une partie de l'avis de mon amie Lolo Brodeuse du blog Pause Polars, ma curiosité s'est réveillée ! Elle m'avait mis en garde sur l'écriture qui au début est un peu déroutante. Ce livre sentait bon la jolie découverte de la rentrée littéraire !
Nous avons ici deux histoires en une. D'un côté il y a celle de l'auteur et de l'autre celle qu'il écrit. Comme on peut s'en douter, ces deux histoires se complètent. L'une apporte la solution à l'autre. Ce qu'écrit l'auteur vient vraiment en arrière plan et ne retient pas vraiment notre attention au début. Il faut la comprendre dans son ensemble dans l'intégralité du livre.
Celle de l'auteur, Michel, comporte plusieurs choses et je la découperais en deux parties : avant la rencontre avec son ami de toujours et pendant leur voyage. Entre les deux il y a comme un sas de prise de conscience.
Il m'a fallu quelques pages pour rentrer dedans mais une fois ce cap passé, je l'ai trouvé très intéressante. On ressent bien que cet homme a besoin d'un changement radical mais il hésite et se mets des freins. La rencontre avec son ami de toujours va littéralement le bouleverser. le pèlerinage qu'ils vont entreprendre va les ramener à l'essentiel : vivre ! Et le message de ce livre est ici : faire tomber les barrières que l'on se mets et vivre pour atteindre une forme de bonheur. Ce voyage est aussi beau qu'émouvant.
Le plus merveilleux dans ce livre, c'est l'écriture, le style de l'auteur. Au début il est déroutant. Il m'a fait un peu penser au théâtre : peu de mots et juste quelques phrases pour décrire les lieux, l'ambiance et les sentiments. Mais très vite j'ai été complément charmé par son style. Je n'ai pas tout compris car il y a aussi une certaine exigence. Mais ce n'est pas grave car c'est fait pour tirer le lecteur vers le haut et le rendre curieux.
Il n'y a pas une seule longueur. On va à l'essentiel et c'est parfait. Tout est dosé à la perfection pour faire passer beaucoup choses.
Assez vite j'ai trouvé son écriture poétique. Un sentiment très fort d'extase et de bien être m'a envahi au fur et à mesure des pages. C'est quelque chose qui m'est arrivé très peu de fois dans ma vie de lectrice. Je mets ce livre au même niveau que "La petite cloche au son grêle" de Paul Vacca qui m'a emmené très très loin avec une écriture similaire dans le ressenti.
L'auteur fait aussi très fort pour décrire les paysages de Bretagne. Cette nature est décrite dans toute sa force et sa violence avec toujours cette économie de mots.

Ce fut une lecture qui m'a laissé sans voix au début mais un beau coup de coeur ! Voilà une très belle surprise de cette rentrée littéraire.
Lien : https://leslecturesdamandine..
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DesPlumesEtDesLivres
  16 août 2018
Le Crépuscule des ronces n'est pas le genre de roman que l'on peut catégoriser aisément. En effet, dans ce livre, Michel Philippo décrit la relation entre Michel et Fañch, deux grands amis, que dis-je, des frères de coeur, qui vont vivre leurs derniers instants ensemble. En parallèle, les deux compères étant écrivains, Mike (Michel) va écrire son nouveau roman dont nous avons quelques extraits.
Le Crépuscule des ronces relève de la littérature générale. C'est un roman qui traite de très nombreux sujets, comme la vie. Car c'est avant tout un roman de vie, sur les relations humaines que ce soit de couple, d'amitié, du temps qui passe, de la maladie… Bref, c'est l'auteur signe ici un roman très riche.
J'ai été très touchée par les personnages de Michel et Fañch. Leur relation est intense, et perdure depuis des décennies. On rêve tous d'une amitié de cette ampleur où après toute une vie, un simple regard suffit à faire comprendre les intentions de l'autre.
Le fait d'inclure dans la première partie du livre, un roman dans le roman, est très intéressante. D'autant plus que quand Mike écrit l'histoire de Willy et sa femme, on a finalement une explication sur sa propre relation d'avec son épouse, et pourquoi il se retrouve seul. Je déplore juste que cette introspection littéraire ne se fasse que sur une partie du roman et non la totalité car j'avais l'impression de lire deux histoires dont une secondaire qui expliquait la principale.
L'écriture de Michel Philippo est très agréable à lire. Sa plume est fluide, captivante, poétique. le Crépuscule des ronces contient nombre de citations à retenir sur la vie, l'existence, qui sont très pertinentes. J'ai eu un coup de coeur pour le style d'écriture et la manière dont le roman est écrit. C'est un roman doux à la lecture, qui l'est pourtant moins de par son contenu. Une ode à l'amitié, une analyse de la société actuelle, le Crépuscule des ronces saura se faire une place dans votre bibliothèque.
Lien : https://desplumesetdeslivres..
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SophieSonge
  04 septembre 2018
Un romancier tourmenté par ses personnages, sa vie personnelle, va à la rencontre d'un ami, de sa maladie pour aller à la quête de vérité, de l'essentiel...
Tout le talent de ce roman repose dans les mots, la finesse et la puissance de ce qu'ils expriment. On est pris dans ce tumulte de vie qui dit le déclin, la rupture, le chagrin.
Dans un contexte qui transpire le délitement, l'amitié est une valeur sûre, celle à laquelle on se raccroche. La réalité se superpose à la fiction, s'enlaçant, s'embrassant, se répondant dans l'indicible évidence du temps qui passe.
L'écriture fait le reste, habile, maîtrisée, fluide. Elle nous surprend par son élégance, sa poésie subtile. Fanch et Mike ont dépassé le stade des secrets, de la pudeur. Ensemble, ils vont réaliser le voyage ultime, la conquête d'un bonheur idéal, tactile, indispensable. Impossible de ne pas se suspendre à cette réalité, de la ressentir profondément et d'être ému par elle. Entre eux, rien ne s'oppose, tout s'impose à eux même. Leur dialogue est évident, pur, magnifié par le verbe, la plume vibrante, inspirante, inoubliable.
Ce qui reste : les affinités, les liens, l'énergie, la capture des mots...
Lien : http://www.sophiesonge.com/a..
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littera_priscilla
  21 octobre 2018
L'amour, l'amitié, la mort, la littérature… Tout m'a parlé dans ce roman, et surtout son style.
Ce roman nous donne à voir la fin – terrestre – d'une relation pourtant vouée à être éternelle. L'auteur parvient à nous faire sentir l'intimité de Mike et de Fañch, à nous faire comprendre l'extrême volubilité de leurs silences, de leurs regards. Nous vivons intensément cette échappée belle à l'issue inexorable, mais que nous voulons, nous aussi, absolument oublier.
Aucun espoir inutile, aucun pathétique vain : le crabe est là, la « Vieille » aussi, il faut composer avec eux. Et ce qu'en font ces deux amis est magnifique.
Les paysages bretons, dans leur sauvagerie, leur violence et leur ineffable beauté, sont le théâtre parfait de cette tragédie en mineure. Ces deux histoires parallèles se fondent vite en une, avec une seule victoire au bout du compte, celle de la Poésie qui défie le Temps et qui célèbre la Vie.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
littera_priscillalittera_priscilla   21 octobre 2018
Demain au plus tôt, tout aura basculé. De quelle manière ? Je l’ignore : la pièce n’est pas écrite. Pas encore. Pas absolument. Il reste le souffle humide des vents d’ouest. Il reste l’atroce liberté et l’encombrante charogne de l’espoir, qui me sépare du glacial épilogue. C’est pour cela que je me tiens là, dans cette foule ; c’est pour savoir que j’ai parcouru ce chemin. Il me reste à écrire le dénouement. Alors, je saurai.
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littera_priscillalittera_priscilla   21 octobre 2018
Le rêve est plus supportable que la réalité du moment. Je pense à toi, très intensément. Pardonne-moi, mon frère, si de nos vies bousculées naît le poème. Si de nos angoisses partagées naît la littérature. Ce sont nos vies que nous jouons. Toi, la tienne, avec davantage encore de cruauté. Mettre des mots sur tout cela, c’est rester maîtres de nos destins. Je ne veux pas être triste.
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ascienaasciena   16 août 2018
Une lave intense, humaine, qui s’écoule du quai et s’engloutir dans les béances de gueules ouvertes, au mitan des plate-formes grises, monstrueuses, assoiffées de chair et de sang.
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ascienaasciena   16 août 2018
Je bénis l’anglais qui ne m’associe pas à la troupe braillarde et râleuse des touristes Français.
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