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ISBN : 2352047323
Éditeur : Les Arènes (09/05/2018)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.
Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel je... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  10 février 2019
Certes il y a le bandeau accrocheur, un tantinet racoleur sur la page de garde : « Centenaire, féministe... et serial killeuse. » Mais c'est dans le cadre de la sélection du prix Cezam 2019 que j'ai découvert ce roman un peu déjanté, Mamie Luger. J'avais déjà fait connaissance avec son auteur, Benoît Philippon, lors de son premier roman que j'ai lu il y a quelques mois, Cabossé, et que j'avais bien aimé. J'espère trouver le temps d'en écrire prochainement un billet.
Ce premier roman était une sorte de road movie où deux amants abîmés par la vie, Roy et Guillemette, prenait la tangente dans une épopée à la fois drôle et touchante. Sur leur route, ils étaient amenés à rencontrer plusieurs personnages dont une vieille dame qui leur offrit une hospitalité consolatoire.
Ce second roman fait de cette vieille dame l'héroïne principale et démarre au fin fond du Cantal à l'endroit précis où la cavale des deux amoureux tourne mal, ceux-ci prennent la fuite vers un ailleurs inconnu. Cette rencontre est d'ailleurs l'élément déclencheur de l'enquête. C'est ainsi que l'inspecteur Ventura, André de son prénom je tiens à le préciser d'emblée, est dépêché sur les lieux du drame...
Le comité d'accueil est peu amène : la fameuse grand-mère de choc fait de la résistance avec son calibre 22... Les forces de l'ordre réussissent tant bien que mal à donner l'assaut.
Les présentations sont brèves. Qu'importe ! Les deux protagonistes principaux de ce roman auront tout le loisir de faire plus ample connaissance lors de la garde à vue de la vieille dame.
Et c'est ce qui se passe...
Elle s'appelle Berthe Gavignol, elle a cent deux ans. Elle a un caractère bien trempé, appelant notre flic de service tantôt Lino tantôt inspecteur Columbo, ce qui a le don de l'irriter fortement. Bon, je reconnais que ce n'est pas là le trait le plus fin de ce roman, qui commence cependant sur un rythme trépidant et un ton espiègle.
Et puis voilà, tandis que la garde à vue démarre au commissariat, d'autres policiers restés sur place tiennent au courant l'inspecteur Ventura des premières découvertes qui ont lieu dans la maison de Berthe et plus précisément dans le sol en terre battue de sa cave...
Alors, la vieille dame va peu à peu se mettre à table, elle n'a guère le choix. Mais au fond, est-ce qu'elle passe vraiment aux aveux, ou n'est-ce pas plutôt une longue confession ? Les souvenirs peu à peu se ramassent à la pelle, les cadavres aussi...
Tiens, parlons de pelle justement ! On s'entend tous à peu près ici sur la définition de cet objet, mais une fois qu'on a répondu que cela sert à creuser ou reboucher un trou, la deuxième question qui nous vient à l'esprit est : "un trou, mais pour y mettre quoi ?" Ici chez Mamie Luger, ce n'est certainement pas pour y planter des carottes ou des renoncules...
La langue de Berthe a le verbe fleuri, fait mouche à chaque réplique comme les balles d'un calibre 22, on la croirait tout droit sortie du film Les Tontons flingueurs...
Berthe Gavignol a quasiment traversé le XXème siècle. C'est l'histoire d'une vieille dame qui nous rappelle qu'elle fut tour à tour une petite fille, une adolescente, une jeune femme, belle, libre, séduisante, épouse et veuve à répétition, femme torride dans les bras de son amant magnifique, et puis tour à tour grand-mère gâteau, tueuse en série et peut-être simplement femme blessée par la lâcheté et la méchanceté des hommes, femme aimante, femme libre et sensuelle.
C'est une femme libre en effet, prodigieusement libre, à l'existence parsemée de joies gourmandes et espiègles, féministe, lisant Simone de Beauvoir et ne lâchant rien. Il est vrai que Berthe n'a jamais été du genre à se laisser marcher sur les pieds par un homme au cours de sa très longue existence.
C'est une longue confidence. Elle dit tout haut à l'inspecteur Ventura ce que celui-ci n'ose s'avouer tout bas. Ce sont les aveux d'un vieille dame pleine de malice et d'émotion qui a aimé, qui a été piétiné, qui a protégé... C'est sa confrontation avec un homme désabusé, désoeuvré au seuil de sa vie conjugale qui prend de l'eau...
Certes ce livre ne sera pas le polar de l'année ni du siècle. Mais j'ai aimé ce récit jubilatoire, semé de dialogues truculents où la tendresse et l'émotion s'invitent peu à peu dans l'itinéraire sensible de cette vieille dame portée par un amour solaire, l'amour de toute une vie, et qui finit par nous brûler les doigts.
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nadiouchka
  12 juillet 2018

Ayant rencontré tout récemment Benoît Philippon, celui-ci m'a fait faire la connaissance d'une Mamie pas comme les autres, « Mamie Luger » et sur le bandeau bien accrocheur du livre, il est écrit : « Centenaire, féministe et serial killeuse ».
Cela promet bien des surprises, ce qui fut le cas au cours de ma lecture que je me suis empressée« d'attaquer » après « cabossé » où déjà on avait un peu rencontré cette Mamie qui, a en fait, cent deux ans. Deux ans de plus ou de moins on ne compte plus.
Ayant eu des crises de fou rire avec « cabossé, autant… eh oui, là c'est pareil mais avec une certaine différence. Heureusement d'ailleurs car autrement ce serait monotone et ce n'est pas le genre de Benoît.
On le présente plus. Il a publié ce livre-ci dans « Éditions Equinox Les Arènes » où il a suivi Aurélien Masson dans sa nouvelle aventure pour une question de feeling et bien lui en a pris.
Dans « Mamie Luger » on retrouve, évoqués, Roy et Guillemette en fuite, les personnages du livre déjanté et bien hilarant « cabossé ».
Le livre débute fort :
« Blam ! Blam !
Berthe recharge. Ses membres tremblent. Beaucoup d'émotions pour une vieille de cent deux ans. Elle pense à sa camomille qui prend la poussière sur l'étagère de sa cuisine et se dit qu'elle s'en ferait bien une tasse. Les sirènes qui résonnent au loin ne sonnent peut-être pas encore le glas, mais reculent inéluctablement la perspective du réconfort d'un bon pisse-mémère. »
« Les sirènes se rapprochent. Bonne nouvelle. Puisque Roy et Guillemette, eux, s'éloignent. le stratagème de Berthe fonctionne. Elle sent qu'elle va être longue cette journée. Et c'est tant mieux. Plus Berthe tirera, plus Roy creusera la route entre eux et les flics. Et afin de l'étirer, Berthe compte donner aux képis encore plus de fil à retordre. » (p.7/8)
C'est donc l'entrée en matière qui met bien en place et présente la fameuse Mamie. Cette vieille dame apporte de la légèreté, de la pétillance dans ce monde noir et il fallait que ce soit un parallèle avec Guillemette.
L'auteur nous a dit qu'il a écrit ce livre assez rapidement mais en demandant, tout de même, quelques avis féminins. Si les maris ont été trucidés et enterrés (dans la cave) c'est parce qu'ils ne respectaient pas le côté féministe. Il est difficile de raconter la vie d'une femme sur un siècle et ce génocide marital. Chacun des maris représente une forme de domination sur la femme et Berthe a passé son temps à « dézinguer ses mecs. »
A propos du Luger, c'est le flingue d'un nazi qui a essayé de violer notre héroïne.
Donc, au début du livre, après une pétarade bien bruyante, Berthe se retrouve en garde à vue et la question qui se pose pour le flic Ventura (mais non, pas Lino ! André!), c'est pourquoi la Mamie a tué. Mais elle ne l'a fait que pour ceux qui ont voulu la détruire, donc, légitime défense dans son esprit…
Pour l'auteur, il était important d'écrire sur des femmes, d'autant plus avec cette affaire Weinstein qui fait boule de neige et le #MeToo. de plus, étant un homme, il a voulu donner son point de vue.
On trouve une chronologie dans l'histoire. La mécanique était d'introduire des chapitres sur la vie de Berthe où on trouve un élément qui fait rebondir l'histoire. On entre dans la moralité. Après chaque meurtre, Berthe reprend son nom de jeune fille : Gavignol.
On peut dire que c'est un « carnage très psychologique » avec cette serial killeuse à la gâchette facile.❤❤
Au cours de l'enquête, Ventura en vient à la trouver assez sympathique, il comprend, il compatit. Bref, malgré son grand âge et son physique (elle est pliée en huit et doit s'aider d'une canne), Berthe arrive encore à se jouer malicieusement des autres. On pourrait même dire que ce n'est pas une serial killeuse mais qu'elle se marie en série.
Si elle gardait cette arme de guerre chez elle, c'est parce qu'elle vit seule et craint les prédateurs. Il faut donc qu'elle puisse se défendre, logique.
L'idée de ce roman noir ❤ est de se poser des questions puisque chaque meurtre semble justifié. Il y a un côté tarantinesque ou frères Cohen.
Cette femme rock'n roll a une facilité désarmante de se débarrasser des cadavres. Les enquêteurs en feront l'incroyable découverte et doivent creuser, à tous les sens du terme (dans la cave).
Les dialogues sont nombreux et spontanés et c'est le talent de l'écrivain, aussi scénariste, qui a plus de facilités pour construire les personnages. le langage de Berthe évolue. Elle finit même par tutoyer l'inspecteur qui, lui, la respecte et la considère comme une sauvageonne.
Que dire de ces 447 pages sinon que ce sont de purs moments de rires incessants. Jamais Berthe ne flanche. Ah oui, un peu parfois, mais on la réconforte vite, soit avec une chocolatine (mais c'est qu'elle est gourmande...), soit avec des mots rassurants.
Je ne parlerai pas de la fin, évidemment, et l'âge ? Pfft, bagatelle !
Et si la vie de Berthe n'a pas été "un long fleuve tranquille » elle nous offre des sentiments touchants, marquants, hilarants… Autant dire qu'elle réussit à faire mouche à chaque coup.
Je remercie encore une fois Benoît Philippon pour cette soirée inoubliable, cette découverte de ses deux premiers livres et, bien sûr, à présent, j'attends le troisième.
On dit bien : « Jamais deux sans trois non ? ».
 
Au fait, juste un petit mot sur le logo d'Equinoxe Les Arènes car il attire l'oeil : cela ressemble un peu à deux petits dinosaures, l'un blanc, l'autre noir et qui se mordent la queue.
C'est un joli logo pour la nouvelle Maison d'Éditions d'Aurélien Masson qui a su faire un bon choix avec ses écrivains.
💕💕💕💕💕😍
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Josephine2
  08 juillet 2018
Ah elle est gentille Berthe, mais elle est entière. Elle se donne sans compter, elle a le coeur sur la main, mais il ne faut pas trop lui en conter.
Elle a plus de cent ans Berthe, mais alors elle déménage. Elle va être sur la sellette Berthe, et c'est l'inspecteur Ventura, (pas Lino, mais André) qui va la passer au peigne fin.
Il aura du mal l'inspecteur Ventura, que Berthe appelle Lino ou Colombo, c'est selon. Il devra prendre des précautions avec Berthe. Il ne manquerai plus qu'elle lui claque entre les mains !
Si vous voulez détendre vos zygomatiques, prendre du bon temps, alors écoutez Berthe vous racontez sa vie. Mais attention, ne la titillez pas trop ! Vous risqueriez de passer un très mauvais quart d'heure. Ca décoiffe. Vous rirez aux éclats, mais également essuierez des larmes au récit de cette vie pleine de rebondissements.
Allez, vous reprendrez bien une petite chocolatine avec votre thé ?
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Boulibooks
  22 mai 2018
J'ai ADORE ! C'est déjanté, drôle, émouvant, plein de bon sens et plein de bons mots aussi.
« Cabossé » avait été mon coup de coeur 2017, « Mamie Luger » sera certainement mon coup de coeur 2018.
Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée pour avoir tué son voisin et couvert la fuite de Roy et Guillemette, un couple de jeunes amoureux et accessoirement les personnages principaux de « Cabossé ».
C'est l'inspecteur Ventura qui accueille Berthe dans les locaux du commissariat et la place en garde à vue. Les confidences surréalistes et le langage fleuri de la mamie la plus rock & roll du Cantal feront de cette garde à vue un moment unique.
Berthe, tel le fil d'une pelote de laine, remonte à son enfance et déroule le fil de sa vie devant les yeux ébahis de l'inspecteur. Celui-ci, tour à tour agacé et attendri, découvre son métier sous un autre jour.
La plume de Benoît PHILIPPON est reconnaissable entre toutes, imagée, truculente, délicate parfois, ravageuse souvent.
Impossible de résister à la poésie de l'auteur et au charme sauvageon de Berthe, je suis conquise. Foncez, vous ne le regretterez pas !
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gruz
  04 juin 2018
Quatre mots d'accroche sur le bandeau du livre : « Centenaire, féministe, sérial killeuse ». Il faut parfois se méfier des messages publicitaires, mais pas de celui-ci qui résume parfaitement ce personnage hors norme qu'on va côtoyer de près durant 450 pages. Mamie Luger a 102 ans, a tenté sa vie durant de vivre libre (et tout au long du XXème siècle ça avait tout d'une gageure), et est effectivement une tueuse multirécidiviste (par obligation le plus souvent…).
Ceux qui ont lu l'excellent premier roman de Benoît Philippon, cabossé, sorte de road movie aussi fou que touchant, connaissent déjà cette mamie qui y avait fait une apparition en guest star. Un personnage annexe qui devient le centre de ce nouveau roman, tant on y sentait un sacré potentiel. Quelle bonne idée !
Berthe Gavignol, de son nom de jeune fille (elle va beaucoup en changer durant un siècle), est un sacré personnage. Pas de bol, elle naît en 1914, autant dire qu'elle a devant elle son lot d'horreurs. Élevée dans un univers de femmes, elle va très vite montrer son indépendance et sa force de caractère. Pour le meilleur (parfois) et le pire (souvent).
Le pistolet Luger est une arme semi-automatique tirant en coup par coup. La mamie Berthe aussi. Capable de flinguer au sens propre comme au figuré, par balle ou à coup de bons mots (quelques projectiles et beaucoup de mots d'esprits au style à la fois drôle et vachard).
Touchant. Jubilatoire. Marquant. Dur. Quatre mots pour décrire (dans le désordre) ce formidable roman, noir et lumineux. La vie de Berthe n'a pas été un long fleuve tranquille. La brutalité des hommes l'a transformée en Mamie Luger.
Un tel personnage, vous n'en rencontrez que très rarement durant vos lectures, croyez-moi. du genre qu'on n'est pas prêt d'oublier, qui nous touche et nous étonne constamment, paragraphe après paragraphe.
Benoît Philippon avait la matière brute. Lui restait à la modeler. Il l'a fait avec un sacré talent, avec humour et sensibilité, justesse et déchirement.
L'idée d'alterner deux types de narration est excellente et habilement maîtrisée, entre la gouaille de la mamie durant sa garde à vue aujourd'hui et les chapitres sur son passé écrits à la troisième personne. La plume alerte, drôle, vivante, rend le tout réjouissant tout autant que poignant. Parce qu'il n'est pas de tout repos d'être une femme dans ce monde de violence…
Mamie Luger vous convie à un voyage à travers le siècle dernier, et la difficile place de la femme dans notre société de violence ordinaire. Attendez-vous à ressentir de fortes et contradictoires émotions durant ce périple. de quoi passer du rire aux larmes, avec l'insolence d'une guide de caractère qui a tout vécu. Benoît Philippon est un impertinent conteur doublé d'un admirable passeur d'émotions.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   12 juillet 2018
Ventura, Pujol et Bernier, débarqué au milieu de l’histoire de la tueuse de nazis, sont bouche bée. Ventura a du métier, il en a vu des affaires, des fous, des tueurs, des menteurs, des présumés innocents, des avérés coupables, mais cette centenaire qui finit de lui décrire une scène de meurtre d’une rare violence sans sourciller vient de le sécher.
- Vous avez un nazi enterré dans votre cave ?
- C’est bien, tu m’as écoutée.
- Que vous avez assassiné donc, s’assure Ventura, au cas où ce serait la sénilité qui a fait délirer la vieille.
- Ah, non, en fait t’as pas bien écouté. T’as raté la partie viol.
- Oui, en effet, il y a eu tentative de viol, rectifie l’inspecteur.
- Tentative ? J’ai pas été assez claire sur les descriptions ? s’indigne Berthe.
P.75
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nadiouchkanadiouchka   11 juillet 2018
L’inspecteur relève ses yeux de bouledogue blasé vers la grand-mère, pas intéressée pour un sou par la lecture de son rapport/
- Et vous avez accueilli les forces de l’ordre de police en disant : « Vous pourriez vous essuyer les pieds avant d’entrer ! ».
- Ben quoi ? Déjà qu’arrêter une petite vieille aux aurores, c’est pas bien courtois, mais rentrer chez elle avec leurs godillots crottés, ils manquent sérieusement d’bonnes manières, vos troufions.
P.13
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nadiouchkanadiouchka   23 juillet 2018
- Dis donc, tu commences à m’casser les pieds, avec ta loi ! Explose la grand-mère. On n’est donc plus libre de rien, dans c’pays ? J’croyais qu’y avait écrit « Liberté, Fraternité » sous not drapeau. J’vois pas d’libertés, là, j’vois des menottes, l’égalité, vous m’faites bien rigoler, en tant qu’femme depuis un siècle, j’ai bien vu qu’on nous roulait dans la farine, et la fraternité, viens pas m’chatouiller avec ça. J’ai pas gardé un Luger dans ma commode par hasard !
P.47
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nadiouchkanadiouchka   13 juillet 2018
- Vous êtes bien irrévérencieuse, s’interpose l’inspecteur.
- J’ai plus de comptes à rendre à personne. On a cherché à m’la faire fermer plus souvent qu’à mon tour. Au début, j’faisais comme ton maton, là, j’regardais mes souliers. Pis j’ai appris à lever le menton.
- D’où la carabine ?
- T’as tout compris, Lino.
- Je m’appelle André.
- C’était pas Lino Ventura ?
P.19
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nadiouchkanadiouchka   14 juillet 2018
- Je crains que votre jeu ne soit terminé.
- Ah c’est malin ! Et pourquoi qu’tu veux savoir tout ça, d’abord ? s’agace la grand-mère.
- C’est le protocole.
- J’en ai rien à foutre, moi, que t’aies mal au trou de d’balle.
- Je vous demandes pardon, s’étrangle Ventura.
- C’est toi qui m’parles de ton proctologue.
- Protocole, Berthe.
P.31
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http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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