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ISBN : 2352047323
Éditeur : Les Arènes (09/05/2018)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 161 notes)
Résumé :
Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.
Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel je... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  02 mai 2019
Durant sa longue vie, Mamie Luger a flingué à tout va. De préférence les hommes qu'elle a épousé et qui ont eu la mauvaise idée de lui manquer de respect, mais pas seulement. C'est ce qu'elle va confesser longuement au lieutenant de police, André Ventura, avant de tirer sa révérence à sa manière.
Visiblement très inspiré par San Antonio et Audiard (et ses Tontons flingueurs), Benoit Philippon nous convie à une comédie désopilante. Mais tout le sel de ce roman noir ne se réduit pas à tueuse en série de cent deux ans, hilarante, irrespectueuse et mal embouchée. La vielle dame indigne est aussi une femme sensible et une féministe convaincue qui entend lutter contre la domination masculine et la violence inhérente faite aux femmes. Même si ses moyens radicaux ne sont pas des exemples à suivre, on ne peut qu'être d'accord avec cet engagement...
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marina53
  28 mars 2019
Blam ! Blam ! C'est à coups de Luger que Berthe accueille la flicaille qui cerne sa maison. du haut de ses 102 printemps, malgré l'arthrose et ses lunettes en cul de bouteille, elle en a encore dans le coffre ! Mais faut croire que les flics en ont encore plus puisque c'est avec un barouf de tous les diables qu'ils enfoncent la porte. À leur tête, l'inspecteur André Ventura qui dirigera l'interrogatoire. Car, non seulement la vieille dame, désormais en garde à vue, a tiré sur les flics mais aussi sur son voisin. À deux reprises et dans le cul ! Va falloir qu'elle s'explique, Berthe, pourquoi elle a fait ça pendant que Roy et Guillemette, deux fugitifs, se tiraient avec l'Audi dudit voisin. Et va falloir que Ventura soit patient. La garde à vue risque bien d'être longue au vu des secrets bien enterrés que cache Berthe !
Elle a du pep's, la Berthe ! du répondant, de la verve et de l'humour, noir parfois. Parce qu'à 102 ans (on peut dire qu'elle arrive au crépuscule de sa vie), elle en a vécu des choses. Des belles et des beaucoup moins belles aussi ! Ainsi, assise face à l'inspecteur Ventura, qu'elle surnomme affectueusement Lino, elle a de quoi en raconter pendant des heures. Et nous, lecteurs, suivons avec grand intérêt son histoire, loin d'être ennuyeuse d'ailleurs. de sa naissance en 14 à sa rencontre avec Roy et Guillemette, en passant par son adolescence auprès de Nana, sa grand-mère, ses mariages foireux ou ses épreuves, Berthe se dévoile sur un ton haut en couleur et envolé. Cette garde à vue, même si elle ne manque jamais de piquant tant par ces dialogues jouissifs et une joute verbale colorée, laisse entrevoir tout de même quelques lueurs d'émotions. Benoît Philippon, de par sa plume jubilatoire et ciselée, nous plonge dans un huis-clos inoubliable.
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Ladybirdy
  02 juin 2019
Mais quel bout de femme cette mamie Luger ! Malgré ses 102 ans, elle garde une forme olympique. Mieux vaut l'éviter si vous la croisez par chez vous car avec son vieux calibre 22 repêché de la guerre, elle risque de vous mettre en pièces.
Mamie Luger alias Berthe est tout d'abord interpelée en garde à vue pour avoir sabotté le derrière de son voisin à coup de luger. C'est qu'elle a confondu son voisin pour un gitan et sa 4 CV pour l'audi TT volée par ce même gitan de ce même voisin. C'est à y perdre son latin. À cent deux ans, elle ne voit peut-être plus très bien mais qu'est ce qu'elle en jette la mamie ! Elle n'a pas sa langue dans sa poche et a une sacrée répartie la mémé. L'inspecteur Ventura présage déjà que la garde à vue avec cette vieille bique enragée va être longue.
L'auteur nous régale d'entrée de jeu avec une sacrée dose d'humour à vous retourner la mâchoire. Ensuite, on se plonge dans la folle vie de Berthe alias mamie Luger et on finit par flipper grave. C'est que Berthe, sa vie, c'est digne des Grands Guignols, elle ne fait qu'une bouchée de ses maris qui la déçoivent les uns après les autres.
Je m'attendais à un roman léger à l'humour omniprésent, mais l'histoire de Berthe est plus sombre qu'il n'y parait. Ça frise pour moi un peu trop la poisse et les effusions noires. Il y a aussi beaucoup (trop) de passages où on frôle la nymphomanie grossière.
Ça n'en reste pas moins un roman à l'humour piquant, agréable n'est pas le mot exact, mais j'ai suivi les aventures de mamie Luger avec intérêt. Cette bonne femme a une façon bien à elle de régler ses comptes et ses désaccords, elle n'y va pas par quatre chemins, elle est cash et la vie, elle n'en fait qu'une bouchée la mamie Luger.
Merci Marina pour cette sympathique découverte.
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berni_29
  10 février 2019
Certes il y a le bandeau accrocheur, un tantinet racoleur sur la page de garde : « Centenaire, féministe... et serial killeuse. » Mais c'est dans le cadre de la sélection du prix Cezam 2019 que j'ai découvert ce roman un peu déjanté, Mamie Luger. J'avais déjà fait connaissance avec son auteur, Benoît Philippon, lors de son premier roman que j'ai lu il y a quelques mois, Cabossé, et que j'avais bien aimé. J'espère trouver le temps d'en écrire prochainement un billet.
Ce premier roman était une sorte de road movie où deux amants abîmés par la vie, Roy et Guillemette, prenait la tangente dans une épopée à la fois drôle et touchante. Sur leur route, ils étaient amenés à rencontrer plusieurs personnages dont une vieille dame qui leur offrit une hospitalité consolatoire.
Ce second roman fait de cette vieille dame l'héroïne principale et démarre au fin fond du Cantal à l'endroit précis où la cavale des deux amoureux tourne mal, ceux-ci prennent la fuite vers un ailleurs inconnu. Cette rencontre est d'ailleurs l'élément déclencheur de l'enquête. C'est ainsi que l'inspecteur Ventura, André de son prénom je tiens à le préciser d'emblée, est dépêché sur les lieux du drame...
Le comité d'accueil est peu amène : la fameuse grand-mère de choc fait de la résistance avec son calibre 22... Les forces de l'ordre réussissent tant bien que mal à donner l'assaut.
Les présentations sont brèves. Qu'importe ! Les deux protagonistes principaux de ce roman auront tout le loisir de faire plus ample connaissance lors de la garde à vue de la vieille dame.
Et c'est ce qui se passe...
Elle s'appelle Berthe Gavignol, elle a cent deux ans. Elle a un caractère bien trempé, appelant notre flic de service tantôt Lino tantôt inspecteur Columbo, ce qui a le don de l'irriter fortement. Bon, je reconnais que ce n'est pas là le trait le plus fin de ce roman, qui commence cependant sur un rythme trépidant et un ton espiègle.
Et puis voilà, tandis que la garde à vue démarre au commissariat, d'autres policiers restés sur place tiennent au courant l'inspecteur Ventura des premières découvertes qui ont lieu dans la maison de Berthe et plus précisément dans le sol en terre battue de sa cave...
Alors, la vieille dame va peu à peu se mettre à table, elle n'a guère le choix. Mais au fond, est-ce qu'elle passe vraiment aux aveux, ou n'est-ce pas plutôt une longue confession ? Les souvenirs peu à peu se ramassent à la pelle, les cadavres aussi...
Tiens, parlons de pelle justement ! On s'entend tous à peu près ici sur la définition de cet objet, mais une fois qu'on a répondu que cela sert à creuser ou reboucher un trou, la deuxième question qui nous vient à l'esprit est : "un trou, mais pour y mettre quoi ?" Ici chez Mamie Luger, ce n'est certainement pas pour y planter des carottes ou des renoncules...
La langue de Berthe a le verbe fleuri, fait mouche à chaque réplique comme les balles d'un calibre 22, on la croirait tout droit sortie du film Les Tontons flingueurs...
Berthe Gavignol a quasiment traversé le XXème siècle. C'est l'histoire d'une vieille dame qui nous rappelle qu'elle fut tour à tour une petite fille, une adolescente, une jeune femme, belle, libre, séduisante, épouse et veuve à répétition, femme torride dans les bras de son amant magnifique, et puis tour à tour grand-mère gâteau, tueuse en série et peut-être simplement femme blessée par la lâcheté et la méchanceté des hommes, femme aimante, femme libre et sensuelle.
C'est une femme libre en effet, prodigieusement libre, à l'existence parsemée de joies gourmandes et espiègles, féministe, lisant Simone de Beauvoir et ne lâchant rien. Il est vrai que Berthe n'a jamais été du genre à se laisser marcher sur les pieds par un homme au cours de sa très longue existence.
C'est une longue confidence. Elle dit tout haut à l'inspecteur Ventura ce que celui-ci n'ose s'avouer tout bas. Ce sont les aveux d'un vieille dame pleine de malice et d'émotion qui a aimé, qui a été piétiné, qui a protégé... C'est sa confrontation avec un homme désabusé, désoeuvré au seuil de sa vie conjugale qui prend de l'eau...
Certes ce livre ne sera pas le polar de l'année ni du siècle. Mais j'ai aimé ce récit jubilatoire, semé de dialogues truculents où la tendresse et l'émotion s'invitent peu à peu dans l'itinéraire sensible de cette vieille dame portée par un amour solaire, l'amour de toute une vie, et qui finit par nous brûler les doigts.
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nadiouchka
  12 juillet 2018

Ayant rencontré tout récemment Benoît Philippon, celui-ci m'a fait faire la connaissance d'une Mamie pas comme les autres, « Mamie Luger » et sur le bandeau bien accrocheur du livre, il est écrit : « Centenaire, féministe et serial killeuse ».
Cela promet bien des surprises, ce qui fut le cas au cours de ma lecture que je me suis empressée« d'attaquer » après « cabossé » où déjà on avait un peu rencontré cette Mamie qui, a en fait, cent deux ans. Deux ans de plus ou de moins on ne compte plus.
Ayant eu des crises de fou rire avec « cabossé, autant… eh oui, là c'est pareil mais avec une certaine différence. Heureusement d'ailleurs car autrement ce serait monotone et ce n'est pas le genre de Benoît.
On le présente plus. Il a publié ce livre-ci dans « Éditions Equinox Les Arènes » où il a suivi Aurélien Masson dans sa nouvelle aventure pour une question de feeling et bien lui en a pris.
Dans « Mamie Luger » on retrouve, évoqués, Roy et Guillemette en fuite, les personnages du livre déjanté et bien hilarant « cabossé ».
Le livre débute fort :
« Blam ! Blam !
Berthe recharge. Ses membres tremblent. Beaucoup d'émotions pour une vieille de cent deux ans. Elle pense à sa camomille qui prend la poussière sur l'étagère de sa cuisine et se dit qu'elle s'en ferait bien une tasse. Les sirènes qui résonnent au loin ne sonnent peut-être pas encore le glas, mais reculent inéluctablement la perspective du réconfort d'un bon pisse-mémère. »
« Les sirènes se rapprochent. Bonne nouvelle. Puisque Roy et Guillemette, eux, s'éloignent. le stratagème de Berthe fonctionne. Elle sent qu'elle va être longue cette journée. Et c'est tant mieux. Plus Berthe tirera, plus Roy creusera la route entre eux et les flics. Et afin de l'étirer, Berthe compte donner aux képis encore plus de fil à retordre. » (p.7/8)
C'est donc l'entrée en matière qui met bien en place et présente la fameuse Mamie. Cette vieille dame apporte de la légèreté, de la pétillance dans ce monde noir et il fallait que ce soit un parallèle avec Guillemette.
L'auteur nous a dit qu'il a écrit ce livre assez rapidement mais en demandant, tout de même, quelques avis féminins. Si les maris ont été trucidés et enterrés (dans la cave) c'est parce qu'ils ne respectaient pas le côté féministe. Il est difficile de raconter la vie d'une femme sur un siècle et ce génocide marital. Chacun des maris représente une forme de domination sur la femme et Berthe a passé son temps à « dézinguer ses mecs. »
A propos du Luger, c'est le flingue d'un nazi qui a essayé de violer notre héroïne.
Donc, au début du livre, après une pétarade bien bruyante, Berthe se retrouve en garde à vue et la question qui se pose pour le flic Ventura (mais non, pas Lino ! André!), c'est pourquoi la Mamie a tué. Mais elle ne l'a fait que pour ceux qui ont voulu la détruire, donc, légitime défense dans son esprit…
Pour l'auteur, il était important d'écrire sur des femmes, d'autant plus avec cette affaire Weinstein qui fait boule de neige et le #MeToo. de plus, étant un homme, il a voulu donner son point de vue.
On trouve une chronologie dans l'histoire. La mécanique était d'introduire des chapitres sur la vie de Berthe où on trouve un élément qui fait rebondir l'histoire. On entre dans la moralité. Après chaque meurtre, Berthe reprend son nom de jeune fille : Gavignol.
On peut dire que c'est un « carnage très psychologique » avec cette serial killeuse à la gâchette facile.❤❤
Au cours de l'enquête, Ventura en vient à la trouver assez sympathique, il comprend, il compatit. Bref, malgré son grand âge et son physique (elle est pliée en huit et doit s'aider d'une canne), Berthe arrive encore à se jouer malicieusement des autres. On pourrait même dire que ce n'est pas une serial killeuse mais qu'elle se marie en série.
Si elle gardait cette arme de guerre chez elle, c'est parce qu'elle vit seule et craint les prédateurs. Il faut donc qu'elle puisse se défendre, logique.
L'idée de ce roman noir ❤ est de se poser des questions puisque chaque meurtre semble justifié. Il y a un côté tarantinesque ou frères Cohen.
Cette femme rock'n roll a une facilité désarmante de se débarrasser des cadavres. Les enquêteurs en feront l'incroyable découverte et doivent creuser, à tous les sens du terme (dans la cave).
Les dialogues sont nombreux et spontanés et c'est le talent de l'écrivain, aussi scénariste, qui a plus de facilités pour construire les personnages. le langage de Berthe évolue. Elle finit même par tutoyer l'inspecteur qui, lui, la respecte et la considère comme une sauvageonne.
Que dire de ces 447 pages sinon que ce sont de purs moments de rires incessants. Jamais Berthe ne flanche. Ah oui, un peu parfois, mais on la réconforte vite, soit avec une chocolatine (mais c'est qu'elle est gourmande...), soit avec des mots rassurants.
Je ne parlerai pas de la fin, évidemment, et l'âge ? Pfft, bagatelle !
Et si la vie de Berthe n'a pas été "un long fleuve tranquille » elle nous offre des sentiments touchants, marquants, hilarants… Autant dire qu'elle réussit à faire mouche à chaque coup.
Je remercie encore une fois Benoît Philippon pour cette soirée inoubliable, cette découverte de ses deux premiers livres et, bien sûr, à présent, j'attends le troisième.
On dit bien : « Jamais deux sans trois non ? ».
 
Au fait, juste un petit mot sur le logo d'Equinoxe Les Arènes car il attire l'oeil : cela ressemble un peu à deux petits dinosaures, l'un blanc, l'autre noir et qui se mordent la queue.
C'est un joli logo pour la nouvelle Maison d'Éditions d'Aurélien Masson qui a su faire un bon choix avec ses écrivains.
💕💕💕💕💕😍
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   10 avril 2019
– Donc quand vous avez tiré sur de Gore, vous saviez qu’il ne s’agissait pas de Gitans ?
– P’t’être bien que oui.
– Vous pouvez expliquer votre geste ?
– J’l’ai jamais aimé, lui.
– Ça ne justifie pas de lui tirer dessus.
– Qui m’empêche ?
– La loi, Berthe. La loi, dit l’inspecteur flegmatique.
– Dis donc, tu commences à m’casser les pieds, avec ta loi ! explose la grand-mère. On n’est donc plus libre de rien, dans c’pays ? J’croyais qu’y avait écrit « Liberté, Égalité, Fraternité » sous not’ drapeau. J’vois pas d’liberté, là, j’vois des menottes, l’égalité, vous m’faites bien rigoler, en tant qu’femme depuis un siècle, j’ai bien vu qu’on nous roulait dans la farine, et la fraternité, viens pas m’chatouiller avec ça. J’ai pas gardé un Luger dans ma commode par hasard !
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nadiouchkanadiouchka   12 juillet 2018
Ventura, Pujol et Bernier, débarqué au milieu de l’histoire de la tueuse de nazis, sont bouche bée. Ventura a du métier, il en a vu des affaires, des fous, des tueurs, des menteurs, des présumés innocents, des avérés coupables, mais cette centenaire qui finit de lui décrire une scène de meurtre d’une rare violence sans sourciller vient de le sécher.
- Vous avez un nazi enterré dans votre cave ?
- C’est bien, tu m’as écoutée.
- Que vous avez assassiné donc, s’assure Ventura, au cas où ce serait la sénilité qui a fait délirer la vieille.
- Ah, non, en fait t’as pas bien écouté. T’as raté la partie viol.
- Oui, en effet, il y a eu tentative de viol, rectifie l’inspecteur.
- Tentative ? J’ai pas été assez claire sur les descriptions ? s’indigne Berthe.
P.75
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marina53marina53   10 avril 2019
– Si tu les trouves trop longues, mes réponses, j’rentre chez moi écouter mon jeu à la radio.
– Je crains que votre jeu ne soit terminé.
– Ah, c’est malin ! Et pourquoi qu’tu veux savoir tout ça, d’abord ? s’agace la grand-mère.
– C’est le protocole.
– J’en ai rien à foutre, moi, que t’aies mal au trou d’balle.
– Je vous demande pardon ? s’étrangle Ventura.
– C’est toi qui m’parles de ton proctologue.
– Protocole, Berthe.
Rire étouffé de Pujol. Ventura lui suggère d’un regard réprobateur de se concentrer plutôt sur son correcteur d’orthographe.
– J’t’avais dit qu’j’étais sourde comme un pot. Et sénile. J’espère que t’as pas prévu d’prendre tes RTT ce soir, parce qu’à c’rythme-là, on va y passer la semaine.
– Il n’y a pas de RTT dans mon métier.
– Viens pas m’jouer du violon, quand j’ai commencé à travailler, on n’avait même pas les congés payés, donc ta complainte de feignant d’syndicaliste, elle m’émeut pas plus que les vœux de Mireille Mathieu.
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nadiouchkanadiouchka   11 juillet 2018
L’inspecteur relève ses yeux de bouledogue blasé vers la grand-mère, pas intéressée pour un sou par la lecture de son rapport/
- Et vous avez accueilli les forces de l’ordre de police en disant : « Vous pourriez vous essuyer les pieds avant d’entrer ! ».
- Ben quoi ? Déjà qu’arrêter une petite vieille aux aurores, c’est pas bien courtois, mais rentrer chez elle avec leurs godillots crottés, ils manquent sérieusement d’bonnes manières, vos troufions.
P.13
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marina53marina53   29 mars 2019
- Mais Nana, c'est des garçons. C’est eux les plus forts.
- Détrompe-toi, ma chérie. C’est ce qu'ils veulent nous faire croire. Mais il faut surtout pas te laisser berner.
- Mais Nana, les garçons, ils sont grands et costauds.
- C’est vrai, ma chérie. Mais ils sont aussi très cons. Donc quand tu seras plus grande, tu comprendras que tu ne dois pas te laisser dominer, et pour ça il te faudra utiliser ta tête.
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6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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