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Marc Amfreville (Traducteur)
EAN : 9782267020472
423 pages
Christian Bourgois Editeur (27/08/2009)
3.85/5   54 notes
Résumé :
Situé dans les années 1950, en Virginie-Occidentale et en Corée, Lark et Termite est une histoire du pouvoir de la perte et de l'amour, des mondes parallèles, des répercussions de la guerre, des secrets de famille, des rêves, des fantômes, des liens invisibles, presque magiques, qui nous unissent et nous renforcent.
Quatre voix alternent pour dévoiler, au gré de leurs émotions, les secrets de cette histoire familiale. Au centre du récit: Lark, une adolescente... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Tricia12
  26 septembre 2014
Jayne Anne Philips a commencé par écrire des poèmes avant ses romans et cela n'a rien d'étonnant lorsqu'on découvre la sensibilité, la poésie et toute la sensualité qui affleurent tout au long des pages de «Lark et Termite».
C'est un livre parsemé de correspondances et d'échos.
Il y d'abord l'univers de la guerre de Corée, pendant 4 jours de fin juillet 1950 où le jeune Caporal Leavitt va agoniser dans un tunnel, tué par sa propre armée, tentant d'évacuer des civils de leur village. Son histoire est racontée à la troisième personne: sa rencontre et son amour pour la future mère de son fils qui va naître durant cette agonie et qu'il ne connaitra donc jamais.
Le lecteur est ensuite emporté en Virginie Occidentale, neuf ans plus tard et ce sont les voix de Lark- une adolescente à l'amour inconditionnel pour son demi-frère Termite (le fils de Leavitt)-, Nonie - leur tante maternelle qui les élève- qui alternent pour nous raconter les mêmes 4 jours de juillet, mais de 1959. La narration par Termite est également présente mais l'enfant étant autiste, elle se fait à la troisième personne.
Ce dernier vit dans un monde constitué de sensations (visuelles et sonores, surtout) superbement décrites par l'auteure et qui font souvent écho aux derniers instants vécus par son père.
Un des grand talent de Jayne Anne Philips est de transmettre au lecteur son amour pour ses personnages dont elle pénètre les consciences admirablement et qui, malgré des destins souvent tragiques, sont d'une rare humanité: l'amour désintéressée de Nonie pour son neveu et sa nièce qu'elle élève seule, la relation fusionnelle entre Lark et Termite sont dépeints avec beaucoup de générosité, pudiquement et sans mièvrerie.
Au passage, bravo au traducteur, Marc Amfreville, pour son travail remarquable.

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AntineaMCS
  11 février 2021
Je ne résumerai pas l'intrigue de ce livre à 4 voix, qui se déroule sur 4 jours, entre deux lieux (Etats-Unis / Corée) et à des périodes différentes (1950 en pleine guerre de Corée et 1959, mais aussi avant 1950 quand les personnages nous entraînent dans leurs souvenirs) ; d'autres Babelionautes s'y sont employés avec bonheur. Je soulignerai seulement combien ce livre est émouvant et comme l'écrit Isanne, combien ces personnages continueront, pendant longtemps encore, une fois le livre refermé, à vous habiter.
La force des liens entre Lark et Termite, son jeune frère handicapé, émeut plus que tout. A la lecture de ce livre, il n'est plus jamais possible d'envisager le handicap avec détachement ou, pire, avec dégoût ou crainte. Termite, à la sensibilité à part, y apparaît dans sa belle humanité.
Mais l'amour analysé dans ce roman n'est pas seulement celui d'une soeur pour son frère, mais aussi celui entre le soldat Leavitt et Lola, la mère des deux enfants, celui de la tante Nonie pour ses neveux. le tout sans facilité ni mièvrerie, mais avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse.
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Zephirine
  17 novembre 2019
Singulière construction pour ce roman qui se déroule sur quatre jours, 26, 27, 28 et 31 juillet, avec les voix entrecroisées des quatre personnages.
Le roman s'ouvre sur le récit du caporal Robert Leavitt, blessé alors qu'il tente de protéger l'évacuation de civils coréens. Réfugiés dans un tunnel, les tirs se poursuivent avec une rare violence. Tandis qu'une jeune coréenne chargée d'un enfant handicapé, veille sur lui et tente de le soulager, les souvenirs heureux affleurent à sa mémoire. Lola, sa jeune épouse qu'il a laissée, le ventre rond de promesse.
Lark, une jeune fille étonnamment dégourdie et sensible, installe le fauteuil de Termite, son petit frère handicapé moteur et cérébral, sous l'arbre du jardin. du matin au soir, elle s'occupe de cet enfant qui est son petit frère, seul lien avec cette mère qui a préféré se donner la mort un an après la naissance de l'enfant. On apprend que Termite, surnommé ainsi parce, selon sa soeur, « il est enfermé à l'intérieur de lui-même comme un termite dans un mur », est l'enfant de Lola et du caporal Leavitt, mort en Corée au moment de sa naissance.
Termite, c'est un enfant de neuf ans qui ne marche pas, ne parle pas, voit très mal mais a de multiples sensations grâce au toucher, à l'odorat à l'ouïe et à ce qui lui reste de vision. Les rubans bleus qui flottent autour de son poignet, u minuscule flacon de parfum, le bruit des trains et l'odeur de la rivière sont autant de territoires à découvrir et qui lui offrent ces sensations insignes qui remplissent ses journées et sa vie. Lark, si attentive, si aimante, rythme ses journées et sait communiquer avec lui avec un naturel plein de tendresse.
Nonie, c'est la tante adoptive, celle qui a accepté tout naturellement de se charger des deux enfants de sa soeur Lola. Nonie a un coeur gros comme ça, un amoureux qui ne peut pas l'épouser à cause d'une belle-mère possessive et acariâtre. Malgré la dureté de la vie, Nonie est courageuse et ne baisse jamais les bras. Elle se bat pour garder ces enfants qui sont devenus sa seule famille, sa raison de vivre. Elle seule connait toute l'histoire de ces enfants orphelins, mais il y a des blessures qui ne se racontent pas.
Le long de ces quelques jours et au cours de l'inondation qui survient, le destin de ces personnages bascule, les secrets émergent des eaux troubles du passé.
Tel un puzzle, les récits croisés des personnages apportent peu à peu des pierres à l'histoire. Tandis que le soldat Leavitt agonise sous un tunnel, quelque part en Corée en juillet 1950, la vie trépidante et tragique de Lola est évoquée.
Toujours en juillet mais neuf ans plus tard, son récit fait écho à ceux de Lark, Termite et Nonie. Lark, en fouillant dans les cartons renfermant les affaires de sa mère, tente de recomposer des pans du passé. Nonie, aimante et généreuse jusqu'au sacrifice, est magnifique de vérité.
Lors de la crue, les évènements vont se précipiter et le passé refait surface.
L'auteur a su, avec une écriture empreinte de sensibilité et d'émotion, nous faire partager un instant crucial de la vie de ses personnages. Nonie, Leavitt, Lark et Termite sont magnifiques d'humanité, de générosité et de vérité. Elle a su nous ouvrir avec subtilité le monde étrange de Termite, et cet univers fait de sensations est d'une beauté évidente, d'une présence incroyable. Même l'agonie du caporal Leavitt évite les pièges du spectaculaire pour n'en retenir que la fragilité et la tendresse.
L'auteur nous livre avec talent l'histoire de ce personnage sur fond d'Histoire avec un grand H. C'est très bien documenté, puisqu'elle le situe lors du massacre de No Gun Ri de coréens et de soldats américains qui les évacuaient. Piégés dans un tunnel, ils seront la cible des tirs américains.
De très belles pages nous sont données à lire sur l'inondation.
Un roman emplit de sensibilité et de poésie avec des personnages attachants.
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ivredelivres
  12 septembre 2010
Deux périodes, cinq personnages, une guerre et des inondations mais aussi des secrets enfouis dont vous serez seuls dépositaires, voilà ce que propose ce roman.
En 1950 en Corée le soldat caporal Leavitt est blessé et réfugié dans un tunnel, il a été touché par ses compatriotes, à côté de lui une jeune coréenne essaie de le garder en vie. Il délire, il rêve au passé. Il entend la musique du club de jazz où chantait Lola, sa femme si belle " Ses cheveux roux foncés ont comme une teinte cuivrée" Elle attend un enfant, un enfant qui doit naître en ce moment pendant que lui agonise au fond du tunnel.
Neuf ans plus tard en Virginie dans la touffeur de l'été nous faisons connaissance avec Lark, une séduisante adolescente. Elle n'a jamais connu son père, sa mère Lola a disparu. Dans la vie de Lark son frère handicapé tient la meilleure part, elle le choie, le protège lui voue un amour total et refuse que les services sociaux le place "pour son bien" en établissement spécialisé. Elle invente le monde pour lui, lui donne de la chaleur, cuisine pour lui des gâteaux colorés.
Termite son frère est un enfant de neuf ans, blond et bouclé, à moitié aveugle et hydrocéphale. Il ne marche pas, ne parle pas " on dirait qu'il psalmodie" Lark communique mystérieusement avec lui, elle entre dans le monde de bruits et de sensations où "Il est enfermé à l'intérieur de lui-même comme un termite dans un mur". Il entre en contact par les objets, des bandes de plastique qu'il regarde voler, un petit flacon de porcelaine.
C'est Nonie, leur tante, qui a élevé Lark et Termite. Nonie c'est la sécurité, la solidité,la générosité. Elle se dévoue corps et âme pour eux, elle travaille dur dans le restaurant de Charlie l'homme qui veille sur eux tous.
Enfin le dernier personnage de cette histoire, Lola, la mère fantôme, disparue en emportant ses secrets, elle a confié Lark et Termite à Nonie qui est devenue leur mère car comme elle le dit "ces enfants n'ont rien à voir avec Lola, sauf qu'ils sont passés par elle pour venir à moi"
A la faveur d'une inondations les secrets bien cachés vont remonter à la surface.
La voix de chaque personnage est différente, chacun sa partition: la voix exaltée de Lark, la voix grave de Nonie.
L'auteur réussi le tour de force de nous faire pénétrer dans le monde de l'enfant, sans pathos aucun elle nous fait entrer dans son monde de perception et de sensations, nous ressentons ce qu'il ressent "Lark dit le nom des fleurs, il redit les sons, mais les sons ne sont pas les fleurs. La fleur c'est la silhouette toute proche, elle ne bouge pas, il la voit bleue comme ça, longue et fine (...) Ensuite la silhouette bouge et la fleur est trop près ou la fleur est trop loin. Et la silhouette se fait couleur "
C'est un roman tout à fait extraordinaire qui dégage une émotion intense, un roman profond et grave, un magnifique livre sur l'enfance et la puissance de la vie. Tous les personnages sont marqués par l'absence, les secrets, tous vivent grâce à la force de l'amour.
Jayne A Phillips a magistralement construit son récit, elle nous tient en haleine avec virtuosité et sensibilité. Son récit est subtile, pudique et fort à la fois. Il traduit un optimisme et une générosité qui donne confiance dans le genre humain et procure un grand plaisir de lecture.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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mamansand72
  12 mars 2014
Roman à 4 voix qui alternent pour raconter une histoire de famille, entre 1950 et 1959, entre Corée et Etats-Unis, pleine de secrets que le lecteur perce peu à peu au fil du récit.
On se retrouve en juillet 1950, en Corée, avec le soldat Leavitt qui nous raconte ses dernières heures au coeur de la guerre…obsédé par le souvenir de Lola, sa jeune femme, énigmatique et fantasque, fragile et douce à la fois, enceinte de son fils. le récit de cette lente agonie du soldat est entrecoupé par les chapitres relatés par les autres personnages en juillet 1959 :
Nonie, la soeur de Lola, élève les deux enfants de cette dernière.
Lark, jeune fille très intelligente, sage, mature, attachante découvre peu à peu l'histoire de sa naissance et les secrets de sa mère. Elle est au coeur de ce roman très dense.
Termite, jeune garçon de 9 ans, handicapé moteur et mental, certainement autiste : il est le fils de Lola et du soldat Leavitt. Il est né au moment de la mort de son père et n'a vécu qu'un an avec sa mère avant qu'elle ne se suicide en le confiant à Nonie. Il retrouve alors la première fille de Lola, Lark : elle est la seule à sembler capable de percer sa carapace pour le comprendre et l'aimer tel qu'il est.
Les sujets abordés sont graves, tristes et parfois glauques mais le ton est toujours juste et sensible sans tomber dans le sordide. J'ai été prise par l'histoire et les personnages de Nonie, Lark et Termite mais j'ai eu plus de mal à m'intéresser au récit de la très lente agonie de Leavitt : récit trop décousu, pour évoquer son délire, longueurs qui alourdissent le roman, cassent le rythme de l'histoire. C'est le bémol que je mettrais à ce roman très particulier, fort et assez surprenant, parfois déroutant tant sur le fond que sur la forme.
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critiques presse (1)
Lexpress   30 juin 2011
La mémoire collective et la fureur des éléments, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent dans une musique parfois violente, et parfois aussi délicate que celle de Carson McCullers.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   09 décembre 2009
[...] Le fait est que, dès qu'ils ont compris qu'il n'est pas le cas d'urgence qu'il peut avoir l'air d'être, ils trouvent toutes les excuses pour l'approcher. Il ne réclame rien et il ne communique pas de façon habituelle, mais à sa manière, dans son silence, il les prend en compte. Cela ressemble beaucoup à l'impression qu'on a en regardant une étendue d'eau assez vaste pour vous apaiser, un étang, un lac ou une rivière. Ou l'océan bien sûr. La première fois que j'ai collé l'oreille à un coquillage, c'était un peu comme si j'avais finalement entendu le son dans lequel vit Termite.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   01 juin 2016
Termite arrive à tenir sa tête maintenant, sauf quand il est fatigué. Depuis toute petite, je pensais que sa tête était lourde à cause de tout ce qu'il y avait dedans qu'il ne pouvait pas dire. Je croyais que les images restaient prisonnières à l'intérieur, qu'il les reconnaisse ou non. Qu'il avait conservé tous les mots que je ne pouvais pas évoquer, les paroles de notre mère et ce qu'on disait d'elle. Des mots qui dataient d'avant notre naissance, des mots d'avant mes 3 ans, des mots que j'avais oubliés. Des mots qui disaient quelle maison, quelle route ou quelle rue, qui était là, à quoi elle ressemblait, comment elle parlait et pourquoi elle s'était débarrassée de nous. C'est dur de s'occuper de Termite, mais elle l'avait gardé pendant un an, elle avait au moins essayé. Pourquoi elle avait essayé et pourquoi elle avait arrêté. Et moi, j'étais une enfant normale qu'elle n'avait pas gardée non plus, sauf que justement je ne suis pas normale, parce que je ne me souviens pas de ma mère.
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QuartierLivreQuartierLivre   09 octobre 2010
Il mémorise les cadences des chansons et des comptines, comme s'il ne reconnaissait que les sons, pas les mots. Les mots lui sont complètement inutiles. Il a besoin de son ruban de bleu et de l'espace sous le pont du chemin de fer près de la rivière. Il a besoin de voir la rivière au moment où les fracas du train se fait entendre là-haut sur les rails. Il a besoin des voies ferrées.
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ivredelivresivredelivres   12 septembre 2010
Lark dit le nom des fleurs, il redit les sons, mais les sons ne sont pas les fleurs. La fleur c’est la silhouette toute proche, elle ne bouge pas, il la voit bleue comme ça, longue et fine (...) Ensuite la silhouette bouge et la fleur est trop près ou la fleur est trop loin. Et la silhouette se fait couleur
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QuartierLivreQuartierLivre   09 octobre 2010
Je lui installe son fauteuil sous l'arbre, et ensuite Nonie amène Termite dans le jardin. L'arbre est plein de graines et les cosses pendent des branches. Bientôt les graines se mettront à voler partout, Nonie aura le rhume des foins et elle demandera qu'on ferme bien les fenêtres pour que ces flocons blancs n'entrent pas dans la maison.
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Videos de Jayne Anne Phillips (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jayne Anne Phillips
Jayne Anne Phillips - Tous les vivants .Jayne Anne Phillips vous présente son ouvrage "Tous les vivants, le crime de Quiet Dell" aux éditions de l'Olivier. Traduit de l'américain par Marc Amfreville. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/phillips-jayne-anne-tous-les-vivants-crime-quiet-dell-9782823603514.html Notes de Musique : Where Childrens Have a Place by huron. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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