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EAN : 9782221203675
304 pages
Robert Laffont (21/09/2017)
  Existe en édition audio
2.77/5   149 notes
Résumé :
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l'écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu'ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l'herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à ce que ses muscl... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
2,77

sur 149 notes

Antyryia
  16 octobre 2017

- Dis maman, il fait dodo l'éléphant ?
- Non Lincoln, il est mort. Des gens méchants ont tiré dessus avec un fusil. Et nous il faut vite qu'on trouve un abri.
- Et la dame allongé et pleine de sang là-bas, elle ne va pas se réveiller non plus ?
- Il y a peu de chance mon chéri. Allez viens, suis moi en marchant tout doucement.
- Et toutes les personnes entassées près de l'entrée, elles sont mortes tu crois ?
- Chut ! Ou parle tout bas, ils ne faut surtout pas qu'ils nous entendent.
- Tu veux bien me porter ? J'ai mal aux pieds !
- Bien sûr, viens dans mes bras mais plus un mot maintenant !
- Mais pourquoi des gens super méchants tuent les visiteurs du zoo et les animaux ?
- S'il te plaît Lincoln, si tu ne la mets pas en veilleuse et qu'on attire l'attention de ces terroristes, on est fichus !
- C'est quoi un terroriste ?
- Tu as faim, tu veux manger une barre de céréale ? Je crois qu'il m'en reste une dans la poche de ma veste.
- C'est vrai que pour faire un bébé papa a planté une petit graine à l'intérieur de toi et que c'est comme ça que je suis né ?
- Alors un terroriste, c'est quelqu'un qui sème la terreur. Souvent c'est pour tenter d'imposer une idéologie religieuse par exemple en roulant au hasard pour écraser la foule au volant d'un véhicule fou, ou en mettant des bombes dans des trains. Mais ici d'après les informations que j'ai pu lire sur mon téléphone portable, on a juste affaire à un ou deux petits cons qui font un safari grandeur nature. Un peu comme ces étudiants qui arrivent un jour armés dans leur lycée et tirent sur un maximum d'étudiants et de professeurs avant de se faire sauter la cervelle. Mais eux font leur partie de chasse en plein air.
- Maman, tu as dit un gros mot.
- Excuse-moi mon coeur. Je voulais juste dire qu'ils étaient dingues.
- Est-ce que tu crois que Spiderman ou Thor vont venir à notre secours ?
- J'espère bien ! Mais je crois davantage à la police ou aux équipes du SWAT. Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont toujours pas là alors que ça fait plus d'une heure que la tuerie a commencé. Allez, baisse la tête je t'emmène dans l'enclos des porcs-épics. Reste bien immobile. Pourquoi tu gigotes comme ça ?
- J'ai envie de faire pipi !
- Oh oh. Il va falloir essayer de te retenir un peu encore.
Surtout ne t'en fais pas mon petit bonhomme mais je crois qu'on a été repérés.
* * *
Le zoo est censé être un roman coup de poing. Malgré ses trois cent pages, il se lit comme une longue et intense nouvelle puisque trois heures seulement séparent les premiers coups de feu de l'épilogue.
Faisant appel à nos peurs primaires, il nous confronte à cette mère ( Joan ) et à son fils ( Lincoln ) qui se retrouvent piégés à la tombée de la nuit dans ce vaste espace clos qu'est le zoo, à la merci de tueurs qui en ont fait un gigantesque terrain de chasse.
Le sujet m'a paru d'autant plus d'actualité que le 01er octobre dernier, à Las Vegas, un homme s'est entraîné au tir de la fenêtre de son hôtel, visant au hasard la foule venue assister à un festival de music country et battant le triste record de la fusillade la plus meurtrière des Etats-Unis, avec presque soixante morts et plus de cinq cents blessés
L'idée était donc bonne, presque prémonitoire, le monde semblant plus rempli que jamais de fous furieux pour qui le meurtre de masse est comme un aboutissement personnel.
Face à cette barbarie humaine cette mère et son petit garçon pourront-ils en réchapper ? Vont ils pouvoir se cacher, fuir, être sauvés à temps ?
Gin Phillips tenait un thème en or avec ce sujet grave qui n'a hélas rien de surréaliste, avec une identification aux personnages aisée, même sans être maman d'un petit garçon. Qui ne s'est jamais imaginé comment il réagirait dans une foule ou dans un lieu pris au piège, accompagné ou non ?
La tension ressentie à la lecture avait toutes les raisons d'atteindre par moments son paroxysme. L'angoisse ressentie aurait du être palpable et culminer à son apogée aux instants les plus critiques.
Sauf que non. Rien. Pas une once de frayeur, pas de surprises même si l'auteur tente par moments de relancer quelque peu sa maigre intrigue. Le suspense ne fonctionne pas si on excepte quelques rares passages. C'est complétement passif que j'a lu ce thriller après l'avoir reposé plusieurs fois tant j'avais envie de connaître la suite des évènements.
Il y a quelques mois, j'ai lu "Au nom de quoi" de l'excellente Amélie Antoine, qui revenait sur la tragédie du Bataclan de novembre 2015. En quelques pages seulement, elle était parvenue à nous faire aimer une dizaine de personnages, à craindre pour leur vie, à nous faire revivre la tragédie et j'ai ressenti de la peur, de l'espoir et toute l'horreur de la situation.
En comparaison, le zoo ne fait que de la figuration. Le roman fait traîner inutilement en longueur l'histoire de cette mère et de son garçon qui, si je veux bien comprendre qu'ils ont été traumatisés par cet enfer, ne sont jamais parvenus à me toucher. Les personnages secondaires et les lieux auraient pu être davantage exploités tant il y avait matière, mais là encore je suis resté sur ma faim. Toujours demeurer en surface donne un aspect superficiel et fade à ce livre qui ne parvient jamais vraiment à décoller.
Il n'en demeure pas moins quelques intéressantes réflexions sur la maternité, sur ce lien unique qui existe entre Joan et Lincoln mais de façon plus générale entre les mères et leurs enfants. A quelques rares moments, comme au travers de ces pleurs de bébé entendus au loin, le rythme retrouvé permet de se réinvestir un peu dans la suite de l'histoire.
Mais je ne cache pas avoir été extrêmement déçu par cette lecture qui m'a laissé de marbre et dont j'attendais tellement plus, persuadé que la collection "La bête noire" avait déniché une petite pépite pour cette rentrée littéraire.
Cela dit, le roman a convaincu bien d'autres lecteurs, et il est donc tout à fait possible que vous fassiez à l'inverse partie des élus qui ressortiront dix fois plus enthousiastes que moi à l'issu de cette lecture.

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Coeur2livres
  01 juin 2020
Un polar immersif et haletant qui se déroule en quelques heures seulement mais dont on ne perd pas une minute ou presque !
La magie de l'écriture tient en cela : l'auteur « place » le lecteur dans l'esprit de Joan, mère d'un garçon de 4 ans, qui pour se réconforter analyse patiemment et le plus rationnellement possible la situation. Quand la panique devient trop forte, des pensées horribles l'obsèdent jusqu'à ce que des souvenirs de sa vie de mère repoussent les pensées néfastes et lui donnent un regain d'énergie pour survivre et protéger son fils. le récit alterne donc entre toutes ces pensées qui s'entrechoquent dans l'esprit de Joan. Quelques chapitres changent de point de vue : d'autres personnes prises au piège dans le zoo, et deux tireurs.
Les actions sont moindres car il y a une grande part d'attente, néanmoins il faut canaliser le jeune garçon afin qu'il reste silencieux, et ce n'est pas une mince affaire. On ressent tout l'amour maternel et la patience bienveillante de cette maman qui connait bien le fonctionnement de son fils et peut anticiper ses émotions et ses réactions. Il est évident que cette maman passe beaucoup de temps auprès de lui et qu'elle lit en lui comme dans un livre ouvert ! J'ai trouvé cela fort bien observé et rendu par l'auteur, dans un style spontané et presque cinématographique.
La tension va crescendo au fur et à mesure que le temps passe et j'ai trouvé la scène finale de toute beauté.
Un très bon roman et une auteure que j'ai envie de suivre, souhaitant que ses autres romans soient rapidement traduits !
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Deslivresalire
  11 octobre 2017
A l'heure où le zoo va fermer, Joan et son fils, Lincoln, 4 ans, refont le chemin vers la sortie.
Mais au détour d'un virage, des corps sont à terre, des coups de feu raisonnent alors qu'un homme tente de pénétrer dans les toilettes des femmes, un fusil à la main.
D'instinct, elle se cache. D'abord seule avec Lincoln, puis avec d'autres visiteurs pris au piège dans le zoo, comme eux.
Il lui faudra gérer le comportement de son fils et son incapacité à s'adapter à la situation, guidée par son instinct de mère et son courage, pour leur éviter la mort à tous les deux.
Un suspens haletant. Les minutes s'écoulent comme des heures, on s'impatiente à devoir attendre la suite du récit lors des descriptions.
Pourtant c'est ce qui fait la tension de cette histoire... devoir attendre encore, comme les prisonniers du zoo.
On est dedans, avec eux et on ne peut pas lâcher ce livre avant de savoir la suite et très vite la conclusion.
Bref, une bonne surprise que ce roman de Gin Phillips, mais contrebalancée par une fin un peu simpliste et un manque de complexité de l'intrigue, qui l'auraient rendu sans doute plus angoissant et surprenant.
On aurait pu par exemple avoir plus de détail sur la psychologie des assassins (d'autant plus que la similitude avec la tuerie de Columbine dans le Colorado aurait pu apporter du biscuit à l'auteur), sur cette mère qui décide de cacher son bébé dans une poubelle, sur ces autres otages avec qui ils se cachent, mais pour un premier thriller de l'auteur, c'est quand même une réussite.
Un livre court relatant 3 heures de suspens dans ce zoo, dont le final laisse le champs libre à l'interprétation du lecteur.
D'autres avis sur d'autres lectures sur :
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
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Symphonie
  22 avril 2018
Après la lecture de ce soi-disant " thriller " emprunté à ma fille qui en avait entendu beaucoup de bien, quelle déception ! Beaucoup trop de longueurs qui n'apportent rien à l'histoire. Les répliques de Joan à son fils sont d'une banalité exaspérante. Il est bien plus question des jouets du petit Lincoln, dont Spider-Man, Thor, pour ne citer que quelques-uns. Les rappels de situations des deux principaux protagonistes peut conduire le lecteur à s'attendrir, certes. Cependant, aussi fusionnelle soit cette relation mère-fils, les agissements qui se passent dans le Zoo , manquent cruellement d'action véritable. Je me suis perdue quant au rôle des tueurs, leurs liens et la raison véritable liée à leur présence. Beaucoup trop de confusions qui nous éloignent loin, bien trop loin du fil de l'histoire.
L'idée de départ plutôt originale méritait d'être plus travaillée, plus creusée pour une crédibilité optimale. Dommage !
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sylviedoc
  03 février 2020
Le sujet était bien trouvé, le lieu de l'action original : un zoo, ce n'est pas courant pour un thriller. Les personnages me parlaient : une mère et son fils de 4 ans, en danger, cela ne peut qu'interpeller une autre maman, même si les 4 ans de mes propres enfants ne sont plus que de lointains souvenirs, cet instinct de protection ne disparaît jamais. le résumé était alléchant, promettant un suspense insoutenable, et en plus avec la "caution" de trois auteures que j'apprécie ! Bref je m'en pourléchais déjà les neurones. Mais ô désespoir (enfin presque, n'exagérons pas !), le plat qui semblait si bon n'était en réalité qu'à peine comestible, et ne m'a guère rassasiée. L'intrigue se résume à une partie de cache-cache pendant 3 heures entre 3 tueurs et quelques retardataires pas encore sortis du zoo alors que l'heure de fermeture est proche. le zoo en lui-même n'est pas assez exploité en tant que lieu, les animaux ne sont que très peu évoqués (à part un éléphant, deux colobes et une marmotte), et certains personnages ne font que de la figuration, dont deux des tueurs dont on ne sait quasiment rien. Joan est certainement une mère admirable, mais certaines de ses décisions m'ont laissée dubitative, par exemple jeter au loin son portable. Elle aurait peut-être pu s'en servir de façon plus utile... L'ambiance générale aurait pu être mieux rendue également, on est visiblement en période d'Halloween, mais au lieu d'être angoissante elle paraît juste un peu miteuse. Et ce petit garçon censé avoir 4 ans, Lincoln, utilise parfois un vocabulaire bien élaboré pour son âge, alors qu'à d'autres moments il semble encore très bébé. Bon d'accord je pinaille, mais c'est parce que je suis déçue, j'attendais bien plus de ce roman. Il est tiède, ne m'a pas transportée et je l'ai terminé parce que j'ai trop de mal à abandonner une lecture, je me dis toujours que la suite me réservera peut-être une bonne surprise, que la fin justifiera quelques chapitres un peu ternes, etc...Mais il n'y a pas eu de fin époustouflante ce coup-là, je suis restée sur...ma faim.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   03 octobre 2021
Le sable autour d'eux est jonché de petits héros et de méchants en plastique : Thor, Loki, Captain America, Green Lantern et Iron Man. Tout tourne autour des super-héros, ces derniers temps. Des squelettes factices sont enfouis un peu partout dans le bac – derrière eux, les vertèbres d'un animal disparu dépassent du sable –, et on peut les dégager à l'aide de pinceaux usés placés à cet effet dans un seau. Elle venait ici déterrer des os de dinosaure avec Lincoln, dans son ancienne vie de petit garçon de trois ans. Mais aujourd'hui, il a quatre ans et deux mois, et son ancien moi d'archéologue a déjà laissé place à plusieurs autres vocations successives.
L'Aire de fouille des dinosaures est à présent l'Île du Silence, la prison où Loki, le frère espiègle et manipulateur de Thor, a été enfermé, et – quand il n'est pas question de nez en plus – l'air retentit des échos d'une bataille épique, tandis que Thor essaie de faire avouer à Loki qu'il a créé un démon de feu.
Lincoln se penche en avant et reprend le fil de son épopée :
— Le méchant vilain ricane, mais c'est alors que Thor a une idée !
Il appelle ça « ses histoires », et elles pourraient durer des heures si elle le laissait faire. Elle préfère celles où il invente ses propres personnages.
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AntyryiaAntyryia   14 octobre 2017
C'est ce qu'on fait quand on a un enfant, non ? On s'ouvre à une souffrance inimaginable, et on essaie de faire comme si de rien n'était.
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collectifpolarcollectifpolar   03 octobre 2021
Elle se rappelle avoir découvert, il y a quelques années, des animatroniques en forme de dinosaures, et une autre fois un parcours hanté où surgissaient des fantômes. On détecte encore des traces d'aménagements plus anciens : de gros blocs de pierre – réels ou pas –, des palissades de rondins fendus et une cabane de trappeur. Rien de tout cela n'a de finalité évidente. Des bassins de ciment vides ont peut-être servi d'abreuvoirs à de gros mammifères. On remarque des traces éparses de parcours nature, une signalisation aléatoire qui donne l'impression d'une promenade plus improvisée que guidée – un arbre porte la plaque SASSAFRAS tandis que la vingtaine d'autres qui l'entourent sont anonymes.
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collectifpolarcollectifpolar   24 décembre 2019
Elle vérifie son portable. Plus que quelques minutes avant la fermeture du zoo, et on pourrait très bien les oublier, là, dans les bois. Elle a imaginé le scénario plus d'une fois : la nuit passée à camper, peut-être même se cacher intentionnellement et aller rendre visite aux animaux à minuit, dans les ténèbres impénétrables – le genre d'histoires qu'on voit dans les livres pour enfants. C'est ridicule, évidemment, il y aurait sûrement des veilleurs de nuit. Encore qu'elle n'ait jamais remarqué un seul vigile dans le coin.

Il faudrait qu'ils se mettent en route.

— Allez, mon cœur, on doit y aller.
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collectifpolarcollectifpolar   03 octobre 2021
— Tu veux un nez, maman ? propose-t-il.
— J'en ai déjà un, répond-elle.
— Tu en veux un en plus ?
— Ça ne se refuse pas !
Il repousse ses cheveux bruns et bouclés de son front ; ils mériteraient un bon coup de ciseaux. La mère et le fils sont à l'abri d'un toit de bois soutenu par des poteaux ronds, mais tout autour d'eux le vent qui souffle dans les arbres provoque une pluie de feuilles et fait jouer les branches, composant une marqueterie d'ombre et de lumière sur le gravier gris.
— Où est-ce que tu trouves ces nez en plus ? demande-t-elle.
— Au magasin de nez.
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