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ISBN : 2221203674
Éditeur : Robert Laffont (21/09/2017)

Note moyenne : 3/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes.
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  16 octobre 2017

- Dis maman, il fait dodo l'éléphant ?
- Non Lincoln, il est mort. Des gens méchants ont tiré dessus avec un fusil. Et nous il faut vite qu'on trouve un abri.
- Et la dame allongé et pleine de sang là-bas, elle ne va pas se réveiller non plus ?
- Il y a peu de chance mon chéri. Allez viens, suis moi en marchant tout doucement.
- Et toutes les personnes entassées près de l'entrée, elles sont mortes tu crois ?
- Chut ! Ou parle tout bas, ils ne faut surtout pas qu'ils nous entendent.
- Tu veux bien me porter ? J'ai mal aux pieds !
- Bien sûr, viens dans mes bras mais plus un mot maintenant !
- Mais pourquoi des gens super méchants tuent les visiteurs du zoo et les animaux ?
- S'il te plaît Lincoln, si tu ne la mets pas en veilleuse et qu'on attire l'attention de ces terroristes, on est fichus !
- C'est quoi un terroriste ?
- Tu as faim, tu veux manger une barre de céréale ? Je crois qu'il m'en reste une dans la poche de ma veste.
- C'est vrai que pour faire un bébé papa a planté une petit graine à l'intérieur de toi et que c'est comme ça que je suis né ?
- Alors un terroriste, c'est quelqu'un qui sème la terreur. Souvent c'est pour tenter d'imposer une idéologie religieuse par exemple en roulant au hasard pour écraser la foule au volant d'un véhicule fou, ou en mettant des bombes dans des trains. Mais ici d'après les informations que j'ai pu lire sur mon téléphone portable, on a juste affaire à un ou deux petits cons qui font un safari grandeur nature. Un peu comme ces étudiants qui arrivent un jour armés dans leur lycée et tirent sur un maximum d'étudiants et de professeurs avant de se faire sauter la cervelle. Mais eux font leur partie de chasse en plein air.
- Maman, tu as dit un gros mot.
- Excuse-moi mon coeur. Je voulais juste dire qu'ils étaient dingues.
- Est-ce que tu crois que Spiderman ou Thor vont venir à notre secours ?
- J'espère bien ! Mais je crois davantage à la police ou aux équipes du SWAT. Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont toujours pas là alors que ça fait plus d'une heure que la tuerie a commencé. Allez, baisse la tête je t'emmène dans l'enclos des porcs-épics. Reste bien immobile. Pourquoi tu gigotes comme ça ?
- J'ai envie de faire pipi !
- Oh oh. Il va falloir essayer de te retenir un peu encore.
Surtout ne t'en fais pas mon petit bonhomme mais je crois qu'on a été repérés.
* * *
Le zoo est censé être un roman coup de poing. Malgré ses trois cent pages, il se lit comme une longue et intense nouvelle puisque trois heures seulement séparent les premiers coups de feu de l'épilogue.
Faisant appel à nos peurs primaires, il nous confronte à cette mère ( Joan ) et à son fils ( Lincoln ) qui se retrouvent piégés à la tombée de la nuit dans ce vaste espace clos qu'est le zoo, à la merci de tueurs qui en ont fait un gigantesque terrain de chasse.
Le sujet m'a paru d'autant plus d'actualité que le 01er octobre dernier, à Las Vegas, un homme s'est entraîné au tir de la fenêtre de son hôtel, visant au hasard la foule venue assister à un festival de music country et battant le triste record de la fusillade la plus meurtrière des Etats-Unis, avec presque soixante morts et plus de cinq cents blessés
L'idée était donc bonne, presque prémonitoire, le monde semblant plus rempli que jamais de fous furieux pour qui le meurtre de masse est comme un aboutissement personnel.
Face à cette barbarie humaine cette mère et son petit garçon pourront-ils en réchapper ? Vont ils pouvoir se cacher, fuir, être sauvés à temps ?
Gin Phillips tenait un thème en or avec ce sujet grave qui n'a hélas rien de surréaliste, avec une identification aux personnages aisée, même sans être maman d'un petit garçon. Qui ne s'est jamais imaginé comment il réagirait dans une foule ou dans un lieu pris au piège, accompagné ou non ?
La tension ressentie à la lecture avait toutes les raisons d'atteindre par moments son paroxysme. L'angoisse ressentie aurait du être palpable et culminer à son apogée aux instants les plus critiques.
Sauf que non. Rien. Pas une once de frayeur, pas de surprises même si l'auteur tente par moments de relancer quelque peu sa maigre intrigue. Le suspense ne fonctionne pas si on excepte quelques rares passages. C'est complétement passif que j'a lu ce thriller après l'avoir reposé plusieurs fois tant j'avais envie de connaître la suite des évènements.
Il y a quelques mois, j'ai lu "Au nom de quoi" de l'excellente Amélie Antoine, qui revenait sur la tragédie du Bataclan de novembre 2015. En quelques pages seulement, elle était parvenue à nous faire aimer une dizaine de personnages, à craindre pour leur vie, à nous faire revivre la tragédie et j'ai ressenti de la peur, de l'espoir et toute l'horreur de la situation.
En comparaison, le zoo ne fait que de la figuration. Le roman fait traîner inutilement en longueur l'histoire de cette mère et de son garçon qui, si je veux bien comprendre qu'ils ont été traumatisés par cet enfer, ne sont jamais parvenus à me toucher. Les personnages secondaires et les lieux auraient pu être davantage exploités tant il y avait matière, mais là encore je suis resté sur ma faim. Toujours demeurer en surface donne un aspect superficiel et fade à ce livre qui ne parvient jamais vraiment à décoller.
Il n'en demeure pas moins quelques intéressantes réflexions sur la maternité, sur ce lien unique qui existe entre Joan et Lincoln mais de façon plus générale entre les mères et leurs enfants. A quelques rares moments, comme au travers de ces pleurs de bébé entendus au loin, le rythme retrouvé permet de se réinvestir un peu dans la suite de l'histoire.
Mais je ne cache pas avoir été extrêmement déçu par cette lecture qui m'a laissé de marbre et dont j'attendais tellement plus, persuadé que la collection "La bête noire" avait déniché une petite pépite pour cette rentrée littéraire.
Cela dit, le roman a convaincu bien d'autres lecteurs, et il est donc tout à fait possible que vous fassiez à l'inverse partie des élus qui ressortiront dix fois plus enthousiastes que moi à l'issu de cette lecture.

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Deslivresalire
  11 octobre 2017
A l'heure où le zoo va fermer, Joan et son fils, Lincoln, 4 ans, refont le chemin vers la sortie.
Mais au détour d'un virage, des corps sont à terre, des coups de feu raisonnent alors qu'un homme tente de pénétrer dans les toilettes des femmes, un fusil à la main.
D'instinct, elle se cache. D'abord seule avec Lincoln, puis avec d'autres visiteurs pris au piège dans le zoo, comme eux.
Il lui faudra gérer le comportement de son fils et son incapacité à s'adapter à la situation, guidée par son instinct de mère et son courage, pour leur éviter la mort à tous les deux.
Un suspens haletant. Les minutes s'écoulent comme des heures, on s'impatiente à devoir attendre la suite du récit lors des descriptions.
Pourtant c'est ce qui fait la tension de cette histoire... devoir attendre encore, comme les prisonniers du zoo.
On est dedans, avec eux et on ne peut pas lâcher ce livre avant de savoir la suite et très vite la conclusion.
Bref, une bonne surprise que ce roman de Gin Phillips, mais contrebalancée par une fin un peu simpliste et un manque de complexité de l'intrigue, qui l'auraient rendu sans doute plus angoissant et surprenant.
On aurait pu par exemple avoir plus de détail sur la psychologie des assassins (d'autant plus que la similitude avec la tuerie de Columbine dans le Colorado aurait pu apporter du biscuit à l'auteur), sur cette mère qui décide de cacher son bébé dans une poubelle, sur ces autres otages avec qui ils se cachent, mais pour un premier thriller de l'auteur, c'est quand même une réussite.
Un livre court relatant 3 heures de suspens dans ce zoo, dont le final laisse le champs libre à l'interprétation du lecteur.
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mathie36
  12 octobre 2017
Une lecture originale qui sans être un coup de coeur fut une belle lecture.
Ce roman a une résonance bien plus importante à l'heure actuelle, aux vues de l'actualité et pourtant l'on en ressent comme une impression de lire un film Hollywoodien. Une sorte de mélange entre La Jurée avec Demi Moore et Jurassik Parc.
On suit principalement Joan même si on vit l'histoire à travers d'autres personnages par intermittence sans comprendre vraiment la raison .. mais y a t-il réellement une raison à tout ça (je veux dire au fait de rentrer dans un bâtiment pour tuer).
Le style est addictif car on a envie de savoir si elle va trouver la bonne cachette, si les tireurs vont la trouver, comment cela va se finir. En même temps j'ai trouvé qu'il y avait énormément de descriptions et parfois je perdais un peu le cap.
L'histoire reste un peu simple et c'est pour cela que je n'ai pas eu le coup de coeur malgré tout, cela manquait de complexité.
Le roman soulève certaines interrogations : que ferions nous à sa place ? Ses choix sont-ils les bons ? Jusqu'où est-on prêt à aller pour son enfant ? Comment réagit-on devant un personne armée ?
J'ai aimé ce changement de style du roman thriller, pour une fois on ne voit pas l'intrigue du point de vue d'un policier. Ca change, ça fait du bien !
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Patricia2705
  12 octobre 2017
Très déçue ! Je n'ai pas aimé du tout. Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques qui m'ont incitée à acheter ce livre.
Des pages et des pages de description de ce zoo qui n'amènent rien d'autre que de l'ennui. Des flash back incongrus sur la vie des personnages qui tombent comme des cheveux sur la soupe dans le récit et qui n'y apportent rien. C'est infiniment long et sans intérêt. Même la fin est décevante.
Passez votre chemin, il y a tant d'autres merveilles à lire par ailleurs !!
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liloonee
  14 octobre 2017
Ce livre aurait pu un être un vrai coup de coeur malheureusement j'ai trouvée qu'il y avais des passages dans le livre (le passé de certains personnages qui n'ont abouti à rien dans l'histoire et trop de détails sur le zoo en lui-même) qui ont ralenti ma lecture, et que dire de cette fin ouverte ! (je déteste ça !) Sinon c'était une lecture angoissante, saisissante, prenante, on ne peux qu'avoir peur pour eux mais également avoir une certaine tristesse vis à vis de ce qu'il s'est passer ces dernières années en France.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   14 octobre 2017
C'est ce qu'on fait quand on a un enfant, non ? On s'ouvre à une souffrance inimaginable, et on essaie de faire comme si de rien n'était.
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rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2017
Elle aime l'étrangeté, le côté désordonné de ces bois qui font régulièrement l'objet de tentatives hasardeuses pour leur donner un air de parc d'attractions. En ce moment, une tyrolienne est tendue entre les arbres, mais elle ne voit jamais personne l'utiliser. Elle se rappelle avoir découvert, il y a quelques années, des animatroniques en forme de dinosaures, et une autre fois un parcours hanté où surgissaient des fantômes. On détecte encore des traces d'aménagements plus anciens : de gros blocs de pierre – réels ou pas –, des palissades de rondins fendus et une cabane de trappeur. Rien de tout cela n'a de finalité évidente.
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rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2017
Ils n'arriveront à rien en courant. Il faut qu'ils se cachent si bien que personne ne pourra les voir, même en passant tout à côté d'eux. Il leur faut un terrier de lapin. Un bunker. Un passage secret.
Il a cessé de répéter son nom ; elle a dû lui communiquer une partie de sa peur, et elle s'en réjouit, tant que c'est le bon degré de peur – suffisant pour le réduire à la docilité sans le terrifier. Elle ne peut pas en être sûre, mais elle le découvrira quand ils seront en sécurité.
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rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2017
Il appelle ça « ses histoires », et elles pourraient durer des heures si elle le laissait faire. Elle préfère celles où il invente ses propres personnages. Il a imaginé un méchant appelé l'Homme-Cheval, qui change les gens en chevaux. Son ennemi juré est Dark Cheval, qui rechange les chevaux en personnes. Un cercle vicieux.
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rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2017
« Est-ce que les canards ont des dents ? Comment on sait qu'ils ne vont pas me mordre ? Est-ce que les canards ont des pieds ? Pourquoi je ne marchais pas quand j'étais petit ? Est-ce que j'avais des pieds ? Est-ce que j'avais des jambes ? »
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