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EAN : 9782919174072
368 pages
Éditeur : Au-delà du raisonnable (08/05/2012)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Depuis les carrières souterraines et glacées de la petite ville de Lezennes, près de Lille, un homme-ombre surveille. C’est son domaine, son royaume. Il fuit ceux d’en-haut mais connaît tous leurs secrets, entrevus depuis leurs caves. Et de secrets, la ville du Nord n’est pas avare : les sales dossiers que la vieille sénatrice Maes cache dans son coffre-fort, les ambitions présidentielles de son neveu, les rêves de villégiature de sa femme de ménage…
Jusqu’au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
UnKaPart
  13 mai 2017
Un roman corsé, normal vu que l'auteur est originaire de l'Île de Beauté.
Penchons-nous sur ces Carrières noires, pas trop sous peine de tomber dedans. Direction Lezennes.
Carrières noires marque ma première fois avec Piacentini et Leoni – va pas t'imaginer des trucs cochons – et pas la dernière. Je compte bien lire les autres aventures du commissaire corse.
Prenant le train en marche, je ferai l'impasse sur la place de ce roman dans la série, l'évolution du héros d'un tome l'autre et blablabli blablabla.
En tout cas, j'ai pris plaisir à les découvrir, ces personnages. Leoni, les récurrents et les récurants… Ils sont légion, comme les ennemis de nos ancêtres les Gaulois (les fameux…). Très typés aussi. le flic franc-tireur, l'ermite dans sa grotte, le parvenu assoiffé de pouvoir, la femme de l'ombre qui tire les ficelles en coulisses, l'âme damnée…
Caractères labruyériens mais pas que. Piacentini ne se limite pas à ressortir des archétypes mille fois vus et revus. Amis rôlistes, inspirez-vous de la méthode Carrières noires pour vos PNJ ! En plus de son trait principal, chaque protagoniste possède son historique et une flopée de détails qui le rendent unique. Même les personnages secondaires sont travaillés avec soin, ils ne se contentent pas de passer, silhouettes insipides et interchangeables.
Aucun ne se présente comme monolithique, à part peut-être Norbert le politique, salaud manipulateur et dévoré d'ambition dans toute sa splendeur. Mais rien à critiquer, il ne s'agit pas d'une caricature rebattue de grand méchant, son background justifie sa psychologie et son comportement. Même René Laforge, le triste sire, le nervi diligent, mister basses besognes, se définit par une loyauté sans faille à sa Führerin Maes (et aux dernières nouvelles, la loyauté est une qualité). Quant à Leoni, son “sens de la justice pas toujours compatible avec les lois” le place entre Montesquieu et Judge Dredd, animé par l'esprit des lois plutôt que leur lettre, à la fois flic, juge et jury (ce qui est flippant quelque part). Je ne vais pas passer tout le monde en revue, la richesse de la galerie m'obligerait à y consacrer 600 pages. Je m'en voudrais quand même de ne pas parler des “petits”. Chantal, Josy et Marie-Claude, la France d'en bas comme dirait l'autre qui la regarde de haut. Les figures les plus attachantes du roman, qui ne sont pas là juste parce que l'intrigue se déroule dans le Nord et qu'il faut mettre des pauvres. Trois nénettes qui ne s'en laissent pas conter et que j'ai adorées.
Des gens, beaucoup de gens… et autant de points de vue. le roman ne se déroule pas qu'à travers les yeux de Leoni. On suit aussi la sénatrice Maes (pas longtemps vu qu'elle claque), René son âme damnée, Norbert son neveu, la femme du neveu, tel ou tel policier, l'homme-ombre mentionné en quatrième, un gang de femmes de ménage (tu comprends mieux “personnages récurants” ?).
Faut reconnaître que la multiplicité des points de vue, parti-pris foisonnant et touffu, pourra rebuter certains lecteurs. Ce serait sans compter la mise en scène bien menée et justifiée. Rien qui sente le remplissage avec du rien ou le bazar qui perd le lecteur. Chaque scène apporte de la profondeur au personnage dans lequel on se trouve et marque une étape dans la progression de l'histoire…
… ou des histoires. Parce que là aussi, il y a de quoi. Une sénatrice assassinée, un cambriolage, des enfants disparus, du chantage, de la séquestration… On ne manque pas de fils narratifs. Complexité n'exclut pas clarté quand on sait écrire. Piacentini sait assurément.
Bien sûr, tout est lié par la logique du scénario et quelques coïncidences bienvenues. Leoni tombe “comme par hasard” sur le corps de la sénatrice. Oh !… Mais on reste dans le cadre de la convention littéraire acceptable et de la suspension consentie d'incrédulité. Faut bien à un moment que certaines choses “collent”, sinon tintin l'histoire et le roman est plié en deux lignes.
La sénatrice Maes meurt, personne ne se doute que c'est un meurtre, surtout pas Leoni qui est ailleurs (sans doute avec la vérité de X Files), the end.
Piacentini s'y prend bien, tu ne sens pas la facilité, le deus ex machina ou le too much d'un auteur qui n'a pas su trier ses idées. Tout se tient et se lie par un savant jeu de construction logique et cohérent. Un ensemble intelligible grâce à une grande maîtrise de la structure et de la narration.
Bref, un roman dense, fruit d'un travail de fourmi (give me five, La Fontaine).
Carrières noires, comme son nom l'indique, est un roman noir. Pas un personnage qui ne soit marqué par la noirceur de son vécu ou de ses actes. Drames, crimes, mauvais endroit au mauvais moment, conséquences imprévues qui partent en sucette, vive la vie…
Le titre ne renvoie pas qu'aux galeries qui gruyérisent le sous-sol de Lezennes. Les carrières noires font écho aux métiers des uns et des autres. Maes et son neveu ont embrassé un cursus politique pas très honorum où ils se sont bien sali les mains. René le factotum balaie sous le tapis les cochoncetés de la sénatrice. Leoni et les autres policiers passent leur vie confrontés au pire de la nature humaine. Les triplettes de Lezennes ont morflé et trimé toute leur existence sans vraiment en profiter, tout ça pour voir la perspective d'une retraite tranquille leur filer sous le nez.
Un récit placé sous le signe de la saleté des grands et du nettoyage par les petits.
Marqué aussi par la famille et les figures tutélaires. Norbert et sa toute-puissante tante Justine, René à la fois sur les traces de son père et inféodé à la même Justine, Leoni et ses potes terrifiés à l'idée que mémé Angèle leur tire les oreilles, l'homme-ombre et sa MAMAN aux majuscules intimidantes…
Noir, c'est noir, comme dit la chanson. Mais trop de noir égale asphyxie du lecteur. Piacentini n'hésite pas à relâcher la pression avec de subtiles notes d'humour et même quelques passages à se tordre de rire. Je pense au chapitre 38 qui donne une autre dimension à l'expression “scène de ménage”. le roman mérite d'être lu rien que pour ce moment d'anthologie.
Piacentini joue à merveille des changements de partition. Personnages, points de vue, ton, langage, chaque scène s'adapte au contexte tout en préservant une homogénéité d'ensemble. le tout servi par ton juste, toujours attaché à l'humain, et un style propre, agréable et fluide, travaillé sans paraître ampoulé ni artificiel.
Un très bon policier qui m'a donné envie d'attaquer la série depuis le début. La recette Piacentini comporte beaucoup d'ingrédients, mais fonctionne sans causer d'indigestion.
Lien : https://unkapart.fr/carriere..
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UnKaPart
  13 mai 2017
Un roman corsé, normal vu que l'auteur est originaire de l'Île de Beauté.
Penchons-nous sur ces Carrières noires, pas trop sous peine de tomber dedans. Direction Lezennes.
Carrières noires marque ma première fois avec Piacentini et Leoni – va pas t'imaginer des trucs cochons – et pas la dernière. Je compte bien lire les autres aventures du commissaire corse.
Prenant le train en marche, je ferai l'impasse sur la place de ce roman dans la série, l'évolution du héros d'un tome l'autre et blablabli blablabla.
En tout cas, j'ai pris plaisir à les découvrir, ces personnages. Leoni, les récurrents et les récurants… Ils sont légion, comme les ennemis de nos ancêtres les Gaulois (les fameux…). Très typés aussi. le flic franc-tireur, l'ermite dans sa grotte, le parvenu assoiffé de pouvoir, la femme de l'ombre qui tire les ficelles en coulisses, l'âme damnée…
Caractères labruyériens mais pas que. Piacentini ne se limite pas à ressortir des archétypes mille fois vus et revus. Amis rôlistes, inspirez-vous de la méthode Carrières noires pour vos PNJ ! En plus de son trait principal, chaque protagoniste possède son historique et une flopée de détails qui le rendent unique. Même les personnages secondaires sont travaillés avec soin, ils ne se contentent pas de passer, silhouettes insipides et interchangeables.
Aucun ne se présente comme monolithique, à part peut-être Norbert le politique, salaud manipulateur et dévoré d'ambition dans toute sa splendeur. Mais rien à critiquer, il ne s'agit pas d'une caricature rebattue de grand méchant, son background justifie sa psychologie et son comportement. Même René Laforge, le triste sire, le nervi diligent, mister basses besognes, se définit par une loyauté sans faille à sa Führerin Maes (et aux dernières nouvelles, la loyauté est une qualité). Quant à Leoni, son “sens de la justice pas toujours compatible avec les lois” le place entre Montesquieu et Judge Dredd, animé par l'esprit des lois plutôt que leur lettre, à la fois flic, juge et jury (ce qui est flippant quelque part). Je ne vais pas passer tout le monde en revue, la richesse de la galerie m'obligerait à y consacrer 600 pages. Je m'en voudrais quand même de ne pas parler des “petits”. Chantal, Josy et Marie-Claude, la France d'en bas comme dirait l'autre qui la regarde de haut. Les figures les plus attachantes du roman, qui ne sont pas là juste parce que l'intrigue se déroule dans le Nord et qu'il faut mettre des pauvres. Trois nénettes qui ne s'en laissent pas conter et que j'ai adorées.
Des gens, beaucoup de gens… et autant de points de vue. le roman ne se déroule pas qu'à travers les yeux de Leoni. On suit aussi la sénatrice Maes (pas longtemps vu qu'elle claque), René son âme damnée, Norbert son neveu, la femme du neveu, tel ou tel policier, l'homme-ombre mentionné en quatrième, un gang de femmes de ménage (tu comprends mieux “personnages récurants” ?).
Faut reconnaître que la multiplicité des points de vue, parti-pris foisonnant et touffu, pourra rebuter certains lecteurs. Ce serait sans compter la mise en scène bien menée et justifiée. Rien qui sente le remplissage avec du rien ou le bazar qui perd le lecteur. Chaque scène apporte de la profondeur au personnage dans lequel on se trouve et marque une étape dans la progression de l'histoire…
… ou des histoires. Parce que là aussi, il y a de quoi. Une sénatrice assassinée, un cambriolage, des enfants disparus, du chantage, de la séquestration… On ne manque pas de fils narratifs. Complexité n'exclut pas clarté quand on sait écrire. Piacentini sait assurément.
Bien sûr, tout est lié par la logique du scénario et quelques coïncidences bienvenues. Leoni tombe “comme par hasard” sur le corps de la sénatrice. Oh !… Mais on reste dans le cadre de la convention littéraire acceptable et de la suspension consentie d'incrédulité. Faut bien à un moment que certaines choses “collent”, sinon tintin l'histoire et le roman est plié en deux lignes.
La sénatrice Maes meurt, personne ne se doute que c'est un meurtre, surtout pas Leoni qui est ailleurs (sans doute avec la vérité de X Files), the end.
Piacentini s'y prend bien, tu ne sens pas la facilité, le deus ex machina ou le too much d'un auteur qui n'a pas su trier ses idées. Tout se tient et se lie par un savant jeu de construction logique et cohérent. Un ensemble intelligible grâce à une grande maîtrise de la structure et de la narration.
Bref, un roman dense, fruit d'un travail de fourmi (give me five, La Fontaine).
Carrières noires, comme son nom l'indique, est un roman noir. Pas un personnage qui ne soit marqué par la noirceur de son vécu ou de ses actes. Drames, crimes, mauvais endroit au mauvais moment, conséquences imprévues qui partent en sucette, vive la vie…
Le titre ne renvoie pas qu'aux galeries qui gruyérisent le sous-sol de Lezennes. Les carrières noires font écho aux métiers des uns et des autres. Maes et son neveu ont embrassé un cursus politique pas très honorum où ils se sont bien sali les mains. René le factotum balaie sous le tapis les cochoncetés de la sénatrice. Leoni et les autres policiers passent leur vie confrontés au pire de la nature humaine. Les triplettes de Lezennes ont morflé et trimé toute leur existence sans vraiment en profiter, tout ça pour voir la perspective d'une retraite tranquille leur filer sous le nez.
Un récit placé sous le signe de la saleté des grands et du nettoyage par les petits.
Marqué aussi par la famille et les figures tutélaires. Norbert et sa toute-puissante tante Justine, René à la fois sur les traces de son père et inféodé à la même Justine, Leoni et ses potes terrifiés à l'idée que mémé Angèle leur tire les oreilles, l'homme-ombre et sa MAMAN aux majuscules intimidantes…
Noir, c'est noir, comme dit la chanson. Mais trop de noir égale asphyxie du lecteur. Piacentini n'hésite pas à relâcher la pression avec de subtiles notes d'humour et même quelques passages à se tordre de rire. Je pense au chapitre 38 qui donne une autre dimension à l'expression “scène de ménage”. le roman mérite d'être lu rien que pour ce moment d'anthologie.
Piacentini joue à merveille des changements de partition. Personnages, points de vue, ton, langage, chaque scène s'adapte au contexte tout en préservant une homogénéité d'ensemble. le tout servi par ton juste, toujours attaché à l'humain, et un style propre, agréable et fluide, travaillé sans paraître ampoulé ni artificiel.
Un très bon policier qui m'a donné envie d'attaquer la série depuis le début. La recette Piacentini comporte beaucoup d'ingrédients, mais fonctionne sans causer d'indigestion.
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SylvieBelgrandReims
  26 octobre 2018
Le bouquin du jour : Carrières noires, Elena Piacentini.
Quel plaisir de retrouver Pierre-Arsène Léoni, le héros ensoleillé (mais qui ne manque pas non plus de part d'ombre) de Elena Piacentini.
J'ai dévoré cet opus en deux jours, c'est vous dire si j'ai aimé !
Plusieurs remarques me viennent à l'esprit : D'abord, je trouve le personnage de l'homme-ombre extraordinaire. Certaines pages le concernant sont particulièrement intenses. Sa relation à l'obscurité lui donne une personnalité à part. A mon avis, il pourrait être le héros d'une nouvelle série, dans une veine plus "dark" de polar.
Ensuite, les carrières, qui sont un "personnage" du roman à part entière méritent aussi d'être encore exploitées. Pour un auteur, c'est du pain béni, d'avoir un tel univers à explorer, non ? J'ai très envie d'aller les visiter "en vrai". Pour le frisson, pour voir si ça ressemble à ce que j'ai imaginé...
Enfin, ma première lecture d'un roman d'Elena Piacentini remonte déjà à quelques années (je dirais Interpol'Art 2015, de mémoire). Cela me permet de mesurer l'évolution de l'écriture, du style : C'est de mieux en mieux ! Beaucoup plus de profondeur, de maturité, tout en gardant l'élégance initiale.
Elena est un auteur à part dans mon panthéon personnel. Elle sait pourquoi, j'ai eu l'occasion de le lui dire. Mais c'est vraiment son talent la première raison de mon attachement. Nul doute que je vais prolonger mon plaisir avec les titres que je n'ai pas encore lus.
Avec toute mon amitié, Elena, merci pour tout, et à bientôt, j'espère.
Le quatrième de couverture :
Depuis les carrières souterraines et glacées de la petite ville de Lezennes, près de Lille, un homme-ombre surveille. C'est son domaine, son royaume. Il fuit ceux d'en-haut mais connaît tous leurs secrets, entrevus depuis leurs caves. Et de secrets, la ville du Nord n'est pas avare : les sales dossiers que la vieille sénatrice Maes cache dans son coffre-fort, les ambitions présidentielles de son neveu, les rêves de villégiature de sa femme de ménage...
Jusqu'au jour où le commandant Pierre-Arsène Leoni, prêt à quitter définitivement Lille pour rejoindre sa Corse natale, tombe sur le corps sans vie de l'ancienne sénatrice et où la ville secrète se transforme en ville assassine...
+ Lire la suite
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torpedo
  11 août 2017
Ce policier est bien mené et sait mêler adroitement plusieurs histoires. J'ai aimé le style, la narration. Les différents personnages apparaissent au fil des chapitres qui alternent style et point de vue. J'ai bien aimé le langage parlé de Josy et ses amies par exemple qui sonne vrai. Tout nous tient en haleine pour essayer de comprendre ce qui passe dans le monde d'en bas, qui n'a rien à envier au monde d'en haut. Il n'y a pas que les carrières qui sont noires, chaque personnage révélant progressivement sa part d'ombre. Un très bon livre qui donne envie de suivre d'autres enquêtes de ce cher Leoni.


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SODisbelief
  28 mars 2018
Rencontrée par hasard lors du salon Polar Lens il y a quelques années, Elena Piacentini a su attiser ma curiosité pour ce roman "régional", moi qui n'en suis pas habituellement fan. Quelle découverte ! J'ai tout de suite accroché au personnage principal, un flic aussi "corsé" que tout bon amateur de café pour lequel on se demande ce qui a bien pu lui arriver pour se retrouver loin de son île natale, à traquer malfrats et autres psychopathes en tout genre dans cette bonne vieille ville de Lille (pour cela, je compte bien lire le premier tome de la série intitulé "Un Corse à Lille").
L'originalité de l'auteur vient tout d'abord de la parfaite maîtrise des histoires enlacées les une dans les autres qui, au fil des pages, rejoignent la trame principale. On se questionne, on essaie de trouver des pistes et on suit l'enquête en même temps que l'équipe de la PJ. Tout simplement, on ne peut pas lâcher ce livre puisque chaque chapitre nous emmène vers une autre piste qu'on a hâte d'explorer, si bien qu'on arrive très facilement à la fin du roman en se disant "J'ai hâte de lire la prochaine aventure de Leoni et de son équipe".
La psychologie est le maître mot de l'auteur qui tente d'expliquer chaque fait par le biais d'une analyse pointue de ce qu'il se passe dans la tête de chaque personnage. Pour autant, on ne tombe jamais dans le "trash" et les scènes les plus violentes sont décrites de telle façon qu'elles en suggèrent assez pour nous faire comprendre ce qui arrive sans être dans le dégoût le plus total.
Seul bémol : ce roman n'est pas le premier de la série et nous dévoile des choses (parfois tragiques) qui se sont déroulées dans les tomes précédents. Mais cela ne gâche en rien le plaisir de l'enquête !
Je tiens à ajouter que l'auteur s'est montrée très disponible pour répondre à mes questions à propos des fameuses "carrières noires" et de l'importance de visiter ce lieu pour comprendre l'ambiance parfois oppressante qui y règne et que l'on retrouve dans le roman.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   18 juin 2016
- Alors c’est toi, le fils terrible de cette idiote de Jacqueline ?
Un bref instant, il avait été tenté de planter là tante Justine, que la réputation familiale drapait du même soufre que celle du libertin marquis. Son élan, étranger à toute piété filiale, était la conséquence naturelle d’un esprit rebelle, rétif à toute sorte d’obligation ou de devoir d’où qu’ils viennent. Norbert était resté. Son regard insolent faisant barrage à celui, évaluateur de sa terrible tatie. Il n’avait pas été transformé en statue de pierre.
- Je vois que tu as du caractère. C’est un bon début.
- Un bon début à quoi ?
- Un physique avantageux. Mmm, j’imagine que tu as du succès auprès des femmes, je me trompe ?
Un sourire enjôleur :
- Je ne me plains pas. Mais je te rappelle que tu es ma tante.
- Trop présomptueux. Il faudra corriger ça.
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SylvieBelgrandReimsSylvieBelgrandReims   20 octobre 2018
Le bouquin du jour : Carrières noires, Elena Piacentini.

Quel plaisir de retrouver Pierre-Arsène Léoni, le héros ensoleillé (mais qui ne manque pas non plus de part d'ombre) de Elena Piacentini.
J'ai dévoré cet opus en deux jours, c'est vous dire si j'ai aimé !

Plusieurs remarques me viennent à l'esprit : D'abord, je trouve le personnage de l'homme-ombre extraordinaire. Certaines pages le concernant sont particulièrement intenses. Sa relation à l'obscurité lui donne une personnalité à part. A mon avis, il pourrait être le héros d'une nouvelle série, dans une veine plus "dark" de polar.

Ensuite, les carrières, qui sont un "personnage" du roman à part entière méritent aussi d'être encore exploitées. Pour un auteur, c'est du pain béni, d'avoir un tel univers à explorer, non ? J'ai très envie d'aller les visiter "en vrai". Pour le frisson, pour voir si ça ressemble à ce que j'ai imaginé...

Enfin, ma première lecture d'un roman d'Elena Piacentini remonte déjà à quelques années (je dirais Interpol'Art 2015, de mémoire). Cela me permet de mesurer l'évolution de l'écriture, du style : C'est de mieux en mieux ! Beaucoup plus de profondeur, de maturité, tout en gardant l'élégance initiale.

Elena est un auteur à part dans mon panthéon personnel. Elle sait pourquoi, j'ai eu l'occasion de le lui dire. Mais c'est vraiment son talent la première raison de mon attachement. Nul doute que je vais prolonger mon plaisir avec les titres que je n'ai pas encore lus.

Avec toute mon amitié, Elena, merci pour tout, et à bientôt, j'espère.

Le quatrième de couverture :
Depuis les carrières souterraines et glacées de la petite ville de Lezennes, près de Lille, un homme-ombre surveille. C'est son domaine, son royaume. Il fuit ceux d'en-haut mais connaît tous leurs secrets, entrevus depuis leurs caves. Et de secrets, la ville du Nord n'est pas avare : les sales dossiers que la vieille sénatrice Maes cache dans son coffre-fort, les ambitions présidentielles de son neveu, les rêves de villégiature de sa femme de ménage...
Jusqu'au jour où le commandant Pierre-Arsène Leoni, prêt à quitter définitivement Lille pour rejoindre sa Corse natale, tombe sur le corps sans vie de l'ancienne sénatrice et où la ville secrète se transforme en ville assassine...
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Lilou08Lilou08   18 juin 2016
Le jour où Eliane Ducatel, pétillante et fantasque médecin légiste, était descendue de Lille pour forcer la retraite de Léoni et le prier de reprendre du service, même à soixante-dix ans révolus, mémé Angèle avait reconnu les vibrations chargées d’électricité qui couraient lorsque ces deux-là se trouvaient réunis. Quelques semaines plus tard, Pierre-Arsène avait reçu le courrier des assurances destiné à régulariser la situation de sa maison lilloise de la rue Princesse. Mémé Angèle s’était élancée avec la force d’un coup de Libecciu (vent de Méditerranée).
- Andemu tutti (on y va tous)!
- Mémé, je peux régler ça à distance, tu sais.
- Mais non, u mio figliolu (mon fils), ça nous fera des vacances.
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collectifpolarcollectifpolar   29 novembre 2019
L’homme considéra l’amas de pierres et de craie, submergé par un immense sentiment de gâchis. La galerie souterraine s’était effondrée sans qu’il ait pu agir pour prévenir le désastre. Quelques heures d’absence, un défaut de vigilance et la terre prenait sa revanche, écrasait la trace des hommes et avec elle tous les stigmates de leurs orgueilleux et vains travaux. De cette démonstration de force, il était le seul témoin respectueux et meurtri. L’affaissement de la voûte à encorbellement avait momentanément condamné l’accès à l’une des salles dont la découverte remontait à son enfance. C’était dans cette bulle, à présent fermée, qu’il avait établi son tout premier camp. Rudimentaire certes. Sans commune mesure avec l’hétéroclite collection de dépendances souterraines dont il était aujourd’hui le maître. Mais quel architecte ne songerait pas avec tendresse et nostalgie à sa première cabane dans les branches ?
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collectifpolarcollectifpolar   31 octobre 2019
De grosses larmes perlèrent au coin des yeux de la fillette. Sa frêle poitrine
enfla par paliers successifs et saccadés avant de se vider brutalement, expulsant d’un coup toute la détresse du monde.
Ça va aller, Sophie. je suis là, Sophie. je suis là, répéta Théo.
... Le petit bonhomme, pas plus épais et guère plus solide qu’une cigarette russe, se sentait la force et le courage d’un colosse.
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