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EAN : 9782265067622
327 pages
Éditeur : Fleuve Editions (01/01/1900)
3.83/5   3 notes
Résumé :
Un antiquaire est retrouvé mort au coin d'une rue de Palerme: il trafiquait des icônes avec sa maîtresse viennoise, et , toute la ville était au courant, sa femme fricotait avec M. Laurent. Tout cela ressemble fort à une banale histoire d'adultère, avec M. Laurent dans le rôle du suspect numéro un. Il est d'ailleurs très vite incarcéré. Mais quand la maîtresse viennoise de la victime est assassinée à son tour, l'enquête se complique sérieusement! Le détective Lorenz... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
isabellelemest
  03 juillet 2015
Santo Piazzese, biologiste et universitaire sicilien, est très connu en Italie pour sa "trilogie de Palerme", trois romans policiers bourrés d'humour, de clins d'oeil et d'allusions cultivées, dont l'intrigue ne met pas vraiment en cause Cosa Nostra — si ce n'est dans le dernier volume "Le souffle de l'avalanche", où la mafia sicilienne se trouve au coeur du récit. Souvent difficilement traduisibles, ses plaisanteries au second degré en sicilien, américain ou français sont un régal pour le lecteur attentif, alors que le suspense criminel passe souvent à l'arrière-plan.
Ce second opus ne déçoit pas. Pour Lorenzo La Marca, le narrateur - biologiste à la faculté de Palerme comme l'auteur - et sa compagne Michelle, il s'agit de dépister le meurtrier d'un antiquaire trouvé mort sur le pavé, un soir d'octobre. L'affaire ne les intéresserait guère, si elle ne venait à mettre en cause M. Laurent, le propre père de Michelle, un français installé en Sicile, lui aussi commerçant en antiquités.
Mais plus que d'une intrigue policière et de son lot de retournements et de suspense, il s'agit pour Lorenzo de faire preuve d'astuce déductive, d'humour satirique s'agissant de ses confrères de l'université, et d'un art de vivre où le goût de la musique, du cinéma, de la lecture et des nourritures terrestres s'accordent avec son amour lucide pour sa ville, "ex-capitale du crime" comme il aime à le dire plaisamment, sans illusions sur l'exécrable image de Palerme aux yeux du monde extérieur.
Comme Lorenzo ne dédaigne pas de s'intéresser aux femmes, fatales ou pas, on voit apparaître deux troublantes protagonistes, la "veuve joyeuse", épouse de l'antiquaire assassiné , et sa maîtresse, la "finno-hongroise" au charme exotique. Mais les personnages féminins les plus irrésistibles sont à coup sûr la doyenne de la faculté, la vieille Virginie, une grenouille de sacristie qui se dévergonde tardivement, et les deux doctorantes, étudiantes de Lorenzo, dévergondées elles dès le départ.
Bref un cocktail d'humour, de charme, et, bien plus qu'un roman policier, un voyage au coeur d'une Palerme inconnue, celle où l'on vit - presque - normalement.
Lu en V.O.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
isabellelemestisabellelemest   03 juillet 2015
Elle m'avait identifié du premier coup. Ça m'arrive systématiquement à l'étranger. Et ce n'est pas toujours mon accent qui me trahit. Il suffit parfois d'un coup d'œil pour me cataloguer. Les gens disent que j'ai l'air si italien, à la façon dont je suis habillé, avec mon air si distingué, tous les accessoires et autres conneries du genre. J'attaque alors avec mon habituelle rengaine sur le fait que je suis sicilien, juste pour voir comment ils le prennent. Et onze fois sur dix, ils ressortent l'histoire de la pieuvre, agrémentée de façon futile et obligatoire de pétoires technologiques. Arrivé là, je me mets les arroser de blagues toujours plus énormes, pour voir qui se lassera le premier.
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isabellelemestisabellelemest   03 juillet 2015
- Vous ne renonceriez pas à un mot d'esprit même sur le lit de mort.
- J'espère bien. Surtout si ce n'est pas le mien.
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isabellelemestisabellelemest   03 juillet 2015
Vous voyez, nous, les Siciliens, nous sommes extremophiles : c'est ainsi que les Anglo-saxons appellent les organismes capables de survivre dans des environnements extrêmes. Parfois nous nous les créons, ces conditions extrêmes. En son temps, nous avons inventé la mafia, juste pour pouvoir dire qu'elle n'existe pas.
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