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Marie Chabin (Traducteur)
EAN : 9782330178963
400 pages
Actes Sud (03/05/2023)
3.65/5   262 notes
Résumé :
La vie de Diana est sur des rails : elle a le petit ami idéal et le job de ses rêves chez Sotheby’s. À bientôt trente ans, il ne lui manque plus que la bague au doigt, et elle est presque sûre que Finn va faire sa demande pendant leur escapade aux Galápagos. Mais, réquisitionné à l’hôpital en ce début 2020, il doit rester à New York et insiste pour qu’elle profite de ce paradis sans lui.
C’est donc à contrecœur qu’elle part – et rien ne se passe comme prévu :... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
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Avec sa couverture sous des airs de carte postale, "J'aimerais tant que tu sois là" nous embarque sur les Îles Galápagos, sur celle d'Isabela pour être plus précis. Imaginez-vous les vacances de rêve : vous êtes avec votre moitié, vous nagez avec les otaries et les manchots (moi qui croyais qu'ils ne vivaient que sur la banquise...), vous dégustez votre glace à côté des iguanes, vous consacrez votre temps aux baignades, plongées sous-marines, randonnées au pied d'un volcan, vous observez les flamands roses, tortues, crabes Sally Lightfoot, raies et même requins (attention, des gentils requins). C'est pas le pied ?

Sauf que nous sommes en mars 2020... que votre moitié, interne en chirurgie, est réquisitionné comme tous ses collègues pour faire face à la pandémie qui se prépare et qu'il vous plante la veille du départ. Qu'à cela ne tienne, vous ne vous découragez pas, vous partez quand même, seule. En sortant de l'avion, vous apprenez que vos bagages se sont plantés de vol et sont perdus je ne sais où. Vous réussissez tout de même à choper un ferry en partance pour Isabela. Arrivée sur place, vous apprenez que l'île ferme ses portes pour quinze jours (confinement oblige), votre hôtel compris. Cerise sur le gâteau, vous venez de descendre du dernier ferry, il n'y a pas de réseau, vous ne parlez pas un mot d'espagnol, vous manquez de vous empoisonner avec le fruit d'un mancénillier et vous vous faites houspiller pour ne pas avoir respecté le couvre-feu !

Autant dire que ces vacances de rêve démarrent très mal pour Diana qui avait pourtant tout minutieusement si bien planifié. Mais heureusement pour elle, elle sera recueillie par une vieille dame, dont le petit-fils et l'arrière-petite-fille lui montreront l'île sous un oeil nouveau, celui de l'habitant et non pas comme elle est perçue par les touristes. Pour Diana, coupée de sa vie new-yorkaise, c'est l'occasion de se retrouver, de prendre son temps, de découvrir un autre mode vie, de se poser (peut-être) les bonnes questions...

Non non non, nous ne sommes ni dans un feelgood, ni dans une romance comme je l'ai cru durant toute la première moitié de ma lecture. L'histoire prend un tel tournant dans la seconde partie que j'en suis restée baba un sacré bout de temps. J'avoue d'ailleurs avoir été quelque peu en colère sur le moment : je voyais là une très belle histoire d'amour se profiler à l'horizon et j'ai pris une sacrée claque, que dis-je un monumental coup de poing en pleine face... Évidemment, je ne peux rien révéler sans divulgâcher, je vous invite à aller voir de vous-même.

Donc voilà, ce roman, c'est beaucoup plus que des vacances pas si ratées que ça. C'est aussi l'histoire d'une île, de sa faune et sa flore, de ses us et coutumes, le tout merveilleusement bien dépeint.

Parallèlement, c'est aussi l'histoire de la covid-19, de sa progression et des mesures mises en place pour y faire face (confinement, couvre-feu, distanciation, port de masques, lavage des mains, etc), mais aussi médicalement parlant (hôpitaux surchargés, personnels débordés, manque de matériel, traitements, symptômes, temps de convalescence, etc). Inutile d'en dire plus je pense, c'est encore tout frais dans nos mémoires. J'y ai vu pour ma part un bel hommage aux personnes qui étaient en première ligne, tout personnel médical et paramédical confondu.

Mais au-delà de ces thèmes prépondérants, il y est aussi question d'adolescence, d'automutilation et d'acceptation de soi, d'amour, d'amitié, de résilience, d'art et de peinture, de relations familiales, de vie de couple, de darwinisme, de subconscient.

De Jodi Picoult, je n'ai lu que "La tristesse des éléphants", qui fut un gros coup de coeur. Ce n'est pas le cas ici, mais j'y ai reconnu la jolie plume toute de sensibilité et d'humanité de l'autrice, envoûtante quand elle nous dépeint son environnement. Elle prend le temps de planter ses décors, autant que la psychologie de son personnage principal, grâce à la première partie essentiellement introspective, qui nous plonge dans les souvenirs de Diana, pendant qu'elle visite les différentes parties de l'île et qu'elle se lie à Beatriz, Gabriel et Abuela.

La seconde moitié du livre est beaucoup moins envoûtante, puisqu'elle dépeint une réalité qu'on a tous partagée, quelque peu amère car encore bien présente dans les esprits. Et puis j'avoue que je n'ai pas entièrement digéré le revirement de situation sur lequel elle démarre... Mais Jodi Picoult met un point d'honneur à tout bien dépeindre, comme elle le fait depuis le début. On y retrouve également un petit côté surréaliste, pas déplaisant et qui compense un peu ce côté trop ancré dans notre réalité actuelle.

Reçu et lu dans le cadre d'une masse critique privilégiée, je remercie Pierre de Babelio pour la sélection et les éditions Actes Sud pour l'envoi de cet ouvrage (et le petit mot personnalisé), pour lequel je n'aurais possiblement pas postulé s'il n'avait pas été écrit par Jodi Picoult (le thème "Covid-19" est plutôt freinant). Malgré la seconde partie qui ne m'a pas entièrement embarquée, le roman est très bien écrit, bien documenté et profond. Je n'ai donc aucun regret. À relire dans dix-quinze ans, quand toute cette période sera loin derrière.
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Diana et Finn maîtrisent leur vie et leurs projets quand le covid et le premier confinement font leur apparition. Ils ont planifié leur vie entière : métier, mariage, achat d'une maison, enfants, voyage.

Ils avaient prévu un voyage pour leurs prochaines vacances sur une île des Galapagos. Finn, jeune interne, est d'astreinte pour une durée indéterminée afin de faire face à la pandémie et a très peur de contaminer Diana. Il lui propose de partir seule, elle accepte à contre-coeur mais comprend les arguments de Finn. le père de Diana, dont elle était proche, est décédé, sa mère qu'elle ne connaît pas vraiment, souffrant de démence vit dans une maison de retraite médicalisée.

Diana arrive après un voyage éprouvant sur l'île Isabela. Tous les touristes quittent l'île mais une parole malheureuse de l'un d'eux pousse Diana à rester. La compagnie aérienne a perdu sa valise, elle n'a que sa carte bleue et très peu d'argent en espèces mais rien ne l'a fait réfléchir. Elle découvre une île morte, les hôtels et boutiques sont fermés, les habitants calfeutrés chez eux. Il y a très peu de réseau et elle ne peut appeler Finn.

Diana va marcher pendant des heures afin de trouver une solution. Une vieille dame qui l'avait vue lors du débarquement lui fait signe de la suivre dans sa maison et l'héberge au rez-de-chaussée de sa maison, elle va la nourrir aussi. Diana se lie d'amitié avec une adolescente furieuse d'être coincée sur l'île et son père. Il s'agit du petit-fils et l'arrière petite fille de sa bienfaitrice.

Son séjour va se prolonger bien au-delà des vacances prévues, à cause du confinement. Des moments idylliques, interrompus seulement par de long mails explicatifs de l'enfer vécu par Finn. Lors d'une sortie en mer, Diana se retrouve en difficulté, elle est en train de se noyer.

L'histoire paradisiaque s'arrête là. Elle a pris la moitié du roman. Diana sort du coma dans lequel elle était plongée depuis des semaines. Elle a attrapé le Covid les premiers jours du confinement, certainement par l'intermédiaire de Finn. Respirer semble encore difficile, Diana ne peut pas bouger et manger seule, dépendante des soignants pour tous les gestes d'hygiène et de survie. Isolée et à l'écart. Après des semaines de rééducation et persuadée qu'elle a vraiment vécu sur l'île d'Isabela, Diana rentre chez elle mais elle n'est plus la même. Elle a perdu son travail, et ne se retrouve plus dans ses anciennes valeurs de vie. Finn la surprotège et cela l'agace, elle sort quand il est à l'hôpital. Elle règle ses comptes avec le passé et son enfance, sa mère meurt du covid en maison de retraite.

Rien ne sera plus pareil. L'auteure s'interroge, à travers le parcours de Diana, sur ce monde en pause et les certitudes de la vie d'avant, basée sur des objectifs monétaires et cupides. Avoir la possibilité de prendre du recul dans cette vie effrénée pour réfléchir à son sens.

S'entourer des personnes que nous aimons, être en bonne santé, ouvrir les yeux le matin, savourer un bon repas, se contenter de petites victoires, voilà l'essentiel.

Les mots de l'auteure ont pris tous leurs sens car j'ai lu ce roman en ayant le covid, pourtant vaccinée cinq fois, j'ai passé trois semaines d'enfer physique et de brouillard cognitif.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Une carrière professionnelle réussie, deux enfants, une ferme rénovée, Finn et Diana ont les mêmes projets et les mêmes rêves. Nul doute que lors de leur prochain voyage aux Galapagos, Finn va lui offrir une bague et la demander en mariage. le jour où ils ont réservé leur séjour, la conseillère de l'agence leur a dit que ce voyage allait changer leur vie. Elle ne croyait pas si bien dire.

Un roman surprenant à la construction très originale. Alors que l'on pense être plongé dans une banale histoire d'amour, Jodi Picoult par un retournement inattendu entraîne son lecteur à la frontière du réel qui va conduire le personnage principal à une totale remise en question. Des paysages enchanteurs des Galapagos, l'auteur nous immerge soudainement de manière très réaliste en plein coeur de la pandémie de Covid 19, au milieu des soignants qui se battent jour et nuit jusqu'à l'épuisement pour sauver des gens. Une réflexion sur la futilité de notre quotidien, sur le sens que l'on souhaite donner réellement à sa vie. Un livre rempli d'émotions

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Jodi Picoult nous présente un couple, Diana et Finn, deux jeunes qui, s'ils ne sont pas riches, évoluent dans un milieu aisé. Elle travaille chez Sotheby's, lui est interne en chirurgie. Ils projettent un voyage aux Galapagos pendant lequel, logiquement, Finn demandera à Diana de l'épouser. Mais tout se détraque avec l'arrivée du Covid. Finn commence à travailler comme un fou à l'hôpital et il insiste pour que Diana parte seule dans les îles. D'abord réticente, elle accepte finalement, et les catastrophes vont s'enchaîner. La compagnie perd son bagage, le confinement survient alors même qu'elle débarque sur Isabella, l'hôtel où ils avaient réservé est fermé, et pour couronner le tout, le Wifi est au mieux capricieux, plus fréquemment inexistant. J'oubliais : il n'y a pas d'accès à un guichet automatique…
***
De Jodi Picoult, j'ai adoré La Tristesse des éléphants et Mille petits riens. J'ai volontairement laissé passer Une étincelle de vie parce que je venais de lire le formidable J. C. Oates sur le même thème, l'avortement. J'avais quelques réserves sur le Livre des deux chemins à cause de longueurs et de la complexité de certains développements : la physique quantique, même vulgarisée, j'ai du mal, mais c'était un bon roman… Mais là, c'est la déception ! J'ai lu J'aimerais tant que tu sois là comme une histoire d'amour pleine de clichés… Si vous connaissez cette autrice, vous vous dites comme moi que ce n'est pas possible, qu'il va se passer quelque chose, qu'elle est coutumière des retournements de situations, mais ça dure, et ça dure, et rien ne change jusqu'à la moitié du livre. La deuxième partie apporte un regain d'intérêt, mais qui s'évapore rapidement. On retrouve tout de même certaines des qualités de Jodi Picoult, à savoir une documentation à toute épreuve, ainsi qu'une vivacité de ton qui lui est particulière. Il sera ici beaucoup question du Covid, de la pandémie, mais aussi de la maladie en elle-même, de la manière dont on la vit et des séquelles qu'elle peut laisser. Je ne vous dirai pas comment s'articule la deuxième partie : vous aurez ainsi une surprise. Je ne vous dirai rien non plus de la fin qui m'a désolée tant elle est prévisible. J'admire cette autrice, et j'ai eu l'impression de lire un livre qui ne m'était pas destiné !
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Quand la vie déraille et que nos certitudes vacillent,notre conception de la vie s'en trouve considérablement modifiée.
C'est ce qui va arriver à Diana,une jeune américaine à l'avenir tout tracé,qui se retrouve du jour au lendemain "bloquée" au paradis( une petite île de l'archipel des Galápagos)sans bagages et sans repères,tandis que son petit ami médecin,resté à New-York,va devoir affronter l'enfer de la pandémie du covid 19.
Cette expérience va,au fil des jours,ébranler ses convictions, jusqu'à ce que...
La deuxième partie,inattendue, s'ouvre alors et rabat les cartes de sa destinée.
J'ai retrouvé le style tout en nuances de Jodi Picoult,la façon qu'elle a d'habiter ses personnages, de parler de la nature,des relations humaines, et ce petit côté ésotérique qui m'avait déjà plu dans " La tristesse des éléphants. "
Les références à l'art et à des personnes célèbres constituent un plus également.
Je l'ai suivie bien volontiers dans ce voyage tri- dimensionnel,du sable blanc collé à mes pieds, le regard perdu à l'horizon d'un jour nouveau, porteur de ma réalité.
Un grand merci à Pierre de Babelio,aux éditions Actes Sud : sympa le petit mot sur la jolie carte qui accompagnait le livre,pour cet envoi dans le cadre d'une masse critique privilégiée.
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec
14 septembre 2023
[Ce] roman, magnifique, créatif, souligne l’importance du moment présent, célèbre la résilience et l’adaptation, et invite à l’introspection.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeJournaldeQuebec
13 juillet 2023
Une histoire surprenante qui fait voyager.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse
11 juillet 2023
Le rythme du roman est envoûtant et on se laisse facilement transporter par la plume délicate de Jodi Picoult.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
Dans le grand tableau de la vue, mieux vaut perdre de l'argent que de perdre du temps
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Il y a deux façons de voir un mur. Soit on le construit pour tenir à l'écart les gens qui nous font peur, soit on le construit pour enfermer les gens qu'on aime.
Dans les deux cas, on creuse un fossé.
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Nous pleurons tous quelque chose. Pourtant, nous continuons à mettre un pied devant l’autre. Nous nous réveillons tous les jours. Nous avançons péniblement dans l’incertitude, même quand nous ne voyons pas encore la lumière au bout du tunnel. Nous sommes secoués, fracassés, mais nous sommes tous de petits miracles.
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Il y a une différence énorme entre savoir qu'on vit une situation temporaire et ignorer totalement la suite du programme. Tout est une question de contrôle, ou du moins d'une illusion de contrôle.
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 Si l’on compare le mariage à un joug destiné à faire avancer deux personnes dans la même direction, alors mes parents ressemblaient à ces bœufs tiraillant chacun de leur côté. Quant à moi, j’étais coincée au milieu. 
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Videos de Jodi Picoult (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jodi Picoult
11 avr. 2023 #litterature #jodipicoult L'auteure de *Mille petits riens* revient avec un roman qui donne littéralement une bouffée d'oxygène ! 📘 **J'aimerais tant que tu sois là**, en librairie le 3 mai !
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