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ISBN : 2330072651
Éditeur : Actes Sud (04/01/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 48 notes)
Résumé :
La mère de Jenna, Alice, a disparu lorsque celle-ci n'avait que trois ans. Aujourd'hui, elle en a treize et est bien décidée à retrouver sa trace. Elle n'a qu'une certitude : jamais sa mère ne l'aurait abandonnée. Jenna se met à relire le journal de bord d'Alice, une scientifique qui étudiait le deuil chez les éléphants. Pour progresser dans sa quête, elle s'adjoint les services de Serenity Jones, une voyante qui prétend être en lien avec l'au-delà, et de Virgil Sta... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
16 juin 2017
Attention, avis de gros coup de coeur !
Parmi toutes les nouveautés achetées par ma bibliothécaire, j'ai choisi ce livre au hasard. Ne connaissant ni le titre, ni l'auteure et la première de couverture n'étant pas très expressive, je me suis fiée au court résumé assez atypique qui parlait d'éléphants. Quelle claque ! J'adore découvrir des pépites en dehors de mes habitudes de lecture que sont les thrillers et les polars, et celle-ci vaut son pesant d'or.
Jenna, 13 ans, n'a qu'un souhait dans l'existence : mettre enfin des explications sur la mystérieuse disparition de sa mère Alice 10 ans plus tôt. Décès ou fuite volontaire, la jeune fille veut savoir et pour cela, elle va s'adjoindre, un peu contre leur gré au départ, les services de Virgil, un détective privé alcoolique ainsi que ceux de Serenity, une voyante-médium dont le don n'est plus ce qu'il était. Ce trio improbable de personnages hauts en couleur va nous entraîner dans une déferlante d'émotions où l'humour fait quelques apparitions pour éviter que l'on ne sorte les mouchoirs.
Alice étant une chercheuse spécialisée dans le comportement des éléphants, des paragraphes magnifiques leur sont consacrés, pour décrire leur relation dans le groupe et surtout leur comportement face au décès d'un des membres. Un parallèle est fait avec les relations humaines : Jenna ayant grandi au milieu des pachydermes, elle sait qu'une éléphante n'abandonne jamais son petit, elle ne conçoit donc pas que sa propre mère ait pu délibérément la laisser alors qu'elle n'avait que trois ans.
La construction de ce livre lui donne énormément de profondeur. Il est écrit sous la forme d'un roman choral et chacun à leur tour Jenna, Alice, Virgil et Serenity s'exprime, dévoilant au lecteur des secrets sur leur passé que les autres ignorent.
Jodi Picoult ne se contente pas de nous offrir un roman bouleversant sur l'amour filial, voilà qu'à la page 320, en basculant dans la quatrième dimension, l'histoire s'intensifie dramatiquement. J'adore lorsqu'un écrivain me surprend au point de m'obliger à relire le texte pour m'assurer de n'avoir pas rêvé. Je n'en dirai pas davantage pour ne pas spoiler mais la fin est bluffante.
Avec "La tristesse des éléphants", Jodi Picoult veut attirer avant tout notre attention sur la situation critique des éléphants en Afrique, toujours victimes du trafic d'ivoire mais avec l'histoire de Jenna et d'Alice, elle nous invite également à profiter chaque jour de ceux qu'on aime. Un bonheur de lecture qui mérite amplement un 20/20. J'ai hâte de découvrir d'autre livres de cette auteure.
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isabelleisapure
09 avril 2017
J'ai cru, pendant une grande partie de ma lecture que j'avais entre les mains un roman 5 étoiles, voire même un coup de coeur !
J'ai éprouvé d'emblée une certaine tendresse pour la jeune héroïne partie à la recherche de sa mère disparue mystérieusement suite à un incident survenu dix ans auparavant dans la réserve d'éléphants qu'elle dirigeait avec son mari.
Jenna a une certitude, sa maman de l'a pas abandonnée. Si elle n'est plus auprès d'elle pour la protéger, il y a une raison et elle la trouvera !
Son enfance au milieu des éléphants lui a notamment appris qu'une maman n'abandonne jamais son petit.
Dans ce roman passionnant, Jodi Picoult donne tour à tour la parole à l'enfant, mais aussi à sa maman et de façon plus improbable à une voyante qui ne voit plus grand chose et à un détective privé légèrement alcolo que Jenna a réussi à convaincre de l'aider dans ses recherches.
Evidemment, toutes ces histoires vont s'entrecroiser et le puzzle finira par s'assembler. On ne perd pas le fil, on bascule d'une histoire vers une autre, on est entrainés et finalement sidérés, lorsqu'arrive la dernière page de s'être fait balader par l'auteur qui nous a amené vers une fin pour le moins inattendue.
Et c'est là que pour moi, ça n'a pas fonctionné, je suis trop cartésienne pour adhérer totalement, ce qui a rabaissé ma note.
Cela reste néanmoins un excellent roman, agréable à lire, même si le style ne fait pas preuve d'une grande originalité.
De plus, Jodi Picoult a parfaitement étudié les éléphants et nous explique leur comportement de façon détaillée, passionnante et instructive.
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KATE92
03 février 2017
Eh bien, personnellement... suis contrainte d'abandonner ce livre qui pourtant avait de belles critiques mais impossible pour moi "d'accrocher".
Tant pis, il reste tant de beaux livres à découvrir qu'il est inutile de perdre mon temps.
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bilodoh
13 mai 2017
La tristesse : un sentiment humain? Ou bien une émotion que ressentent aussi les animaux grégaires comme les éléphants? C'est l'aspect intéressant de ce roman, la description des comportements de tristesse et du processus de deuil chez ces imposants mammifères tels qu'observés par des chercheurs dans les savanes africaines.

Mais, comme dit la comptine, « les éléphants ça trompe énormément », et c'est peut-être un peu l'impression ressentie au cours de cette lecture, de m'être trompée d'histoire.

Sur la couverture, une fillette en rose souffle une bulle et au dos du livre on parle d'une petite fille à la recherche de sa mère. Mais en fait, c'est une ado de 13 ans, qui se promène à bicyclette avec son cellulaire, pas tout à fait l'image de la jaquette… Bon, elle a grandi, mais c'est quand même un personnage attachant, une solitaire qui lit les articles scientifiques sur les éléphants et cherche à comprendre pourquoi sa mère l'a abandonnée à trois ans…

Dans ce choral à plusieurs voix, il y a aussi un détective, ex-policier qui l'aidera dans sa quête. C'est un homme brisé qui a sombré dans l'alcool après la disparition. Mais alors, peut-être que cette histoire deviendra un polar?

Mais attention, il y a aussi une voyante qui a été célèbre pour avoir retrouvé des personnes disparues. On plonge dans le paranormal! Mais alors, ce n'est pas un polar, serait-ce du fantastique?

Au final, comme les éléphants endeuillés, c'est moi qui ai ressenti la tristesse! Celle d'une lecture qui va dans tous les sens, mais surtout qui n'a pas réussi à devenir suffisamment crédible pour m'émouvoir et m'emporter dans son monde imaginaire.

Meilleure chance la prochaine fois!
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Labelettedusud
29 avril 2017
J'ai trouvé !!
Mais quoi donc ?
Mon premier gros gros coup de coeur de l'année 2017 !
Pour que je craque totalement pour un livre, il faut déjà que le candidat au titre cumule beaucoup de qualités : style littéraire intéressant, intrigue complexe, cadre inhabituel, chute inattendue, intensité de l'émotion, … D'habitude, je trouve toujours une ou plusieurs raisons de ne pas attribuer cinq empreintes de belette à un livre.

Je viens de terminer La tristesse des éléphants et j'ai beau chercher, je sèche … je ne trouve pas l'ombre d'un petit quelque chose pour gâcher mon enthousiasme.
Ça y est ? J'ai piqué votre curiosité ? Passons à l'analyse de ce beau moment de lecture ….
D'abord, il y a la couverture et cette magnifique et insolite photo d'enfant de la photographe australienne Vee Speers. Une fois de plus, je remercie Acte Sud d'exister et de produire un si bel objet. Quelle marque de respect pour l'auteur et son texte ! Je n'ai pu résister longtemps à l'appel de la photo : « entre dans la bulle, je te promets un pur moment d'émotion ».
Et de l'émotion, j'en ai eu … Dès le prologue, l'affaire était entendue : Jodi Picoult maîtrise parfaitement l'art de raconter les histoires. Dans un style fluide qui sert bien l'intrigue, elle propose un roman choral : quatre narrateurs (bien identifiés au début de chaque chapitre) donnent le rythme au roman, chacun à sa manière. Résultat : j'ai immédiatement suivi Jenna, 13 ans, dans ses tentatives désespérées pour retrouver sa maman, Alice, qui s'est volatilisée lorsque Jenna avait trois ans.
J'ai maudit Virgil, le détective privé engagé par Jenna, parce qu'il n'arrivait pas à trouver une piste (et moi non plus d'ailleurs !).
J'ai fini par avoir pitié de Serenity, une voyante (qui, comme moi, ne voyait rien !) et que la pauvre Jenna a consultée en désespoir de cause.
Et par-dessus tout, j'ai adoré, mais vraiment adoré, toutes les histoires et observations reprises dans les carnets de notes d'Alice, mère de Jenna et grande spécialiste des éléphants, qui écrivait une thèse sur la manière dont les éléphants vivent le deuil de leurs petits. Jamais plus je ne verrai les éléphants de la même manière.
Mais savez-vous ce qui a fini de me convaincre que je tenais là un très bon livre ? 80 pages avant la fin, je ne voyais toujours pas où Jodi Picoult voulait m'emmener. Et ça, j'adore !
Et puis, et puis …. A la fin…. Non ! Ne comptez pas sur moi pour vous le dire, moins vous en saurez, plus vous apprécierez. Sachez juste que je n'ai rien vu venir ! Mais, alors là, rien dutout ! La fin en dérangera peut-être plus d'un mais moi, j'ai juste accepté d'y croire, de lâcher prise et de suivre mon émotion.
Pour finir de vous convaincre, j'ajouterai que ce livre tout en finesse et en ruse est émouvant, c'est un fait, car les fils conducteurs sont le deuil et l'amour filial (chez l'humain et chez l'éléphant). Seulement, croyez en une amatrice de noir charbon, on est bien loin de la violence et du désespoir des récits de Donna Tartt ou de David Vann. A la tristesse succèdent l'espoir et la vie.
Alors, prêt(e)s à entrer dans la bulle ?

Lien : https://belettedusud.wixsite..
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne13 juin 2017
Il faut que vous sachiez qu'il y a en Afrique quelque chose d'éminemment romanesque. Vous regardez un coucher de soleil et vous pensez que la main de Dieu vous est apparue. Vous voyez le bond souple et majestueux d'une lionne et vous en oubliez de respirer. Vous vous émerveillez devant le trépied géant d'une girafe penchée au-dessus de l'eau. Il y a en Afrique, sur les ailes de certains oiseaux, des bleus iridescents que vous ne verrez jamais ailleurs dans la nature. En Afrique, dans la chaleur de la mi-journée, des bulles se forment dans l'atmosphère. Quand on est en Afrique, on se sent primordial, niché dans le berceau du monde. Avec un tel décor, fait-il s'étonner que les souvenirs se teignent en rose ?
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ladesiderienneladesiderienne13 juin 2017
Quand les dompteurs vous disent qu'ils ne demandent aux éléphants que des choses qu'ils feraient à l'état sauvage, ils mentent. Dans la brousse, les éléphants ne se tiennent pas debout sur leurs pattes arrière, ne marchent pas en tenant la queue de celui qui les précède et ne font pas la ronde. Dans la brousse, les éléphants ne s'éloignent jamais de plus de quelques mètres les uns des autres. Ils ne cessent de se frotter, de se caresser et de s'assurer que chacun est bien là. Il n'y a entre les hommes et les éléphants en captivité que des rapports d'exploitation.
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ladesiderienneladesiderienne12 juin 2017
Quand on vous a quitté une fois, vous vous attendez à ce que ça recommence, vous évitez d'être proche des gens et de les laisser devenir importants pour vous, parce que ainsi, le jour où ils vous laissent tomber, vous ne vous en apercevez même pas. Je sais que ça semble incroyablement déprimant de la part d'une gamine de treize ans, mais c'est une façon de ne pas s'avouer qu'il existe à tout cela un dénominateur commun : vous.
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mconsalvimconsalvi14 juin 2017
Ainsi allait ma vie: les trois quarts du temps je ne faisais que jouer un rôle, comme si j'avais été sur une scène que je pouvais quitter à tout moment pour cesser de faire semblant . Et à la seconde où je n'étais plus sous le feu des projecteurs ,je voulais être avec Gidéon." p353
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mconsalvimconsalvi14 juin 2017
" Je crois que le chagrin est comme un canapé hideux. On ne s'en débarrasse jamais tout à fait. On peut faire de la décoration autour;jeter un plaid par-dessus; le pousser dans un coin de la pièce - mais finalemen, on apprend à vivre avec" p197
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