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EAN : 9782749920283
475 pages
Éditeur : Michel Lafon (12/09/2013)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Sage Singer est une solitaire. Elle dort le jour et travaille la nuit dans une boulangerie, où elle oublie les blessures de la vie en pétrissant le meilleur pain de la ville.

Quand elle rencontre Josef Weber, un vieil homme insomniaque, Sage a enfin le sentiment d’avoir trouvé quelqu’un à qui se confier.

Malgré leurs différences, chacun devine les cicatrices intimes de l’autre, et une amitié inattendue voit le jour.

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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  18 juin 2020

Ayant beaucoup aimé " Mille petits riens", j'ai abordé ce roman avec enthousiasme. Une chose est sûre, comme un de ses personnages, l'auteure sait raconter des histoires qui captivent le lecteur.
Ici aussi, le récit est polyphone. le présent est représenté par Sage, jeune femme solitaire , obsédée par une cicatrice physique et morale, due à un accident. Boulangère talentueuse, elle va croiser par hasard, croit-elle, la route de Josef, vieil allemand sympathique, avec qui elle lie amitié, une autre voix qui s'élève.Et c'est tout un passé familial douloureux et secret qui va resurgir , à travers lui. Un bouleversement dans la vie de Sage, qui la fait s'interroger sur son origine juive et ce que tait sa grand-mère, Minka , qui a connu les camps de concentration. Un tiers du livre est la confession de celle-ci. Enfin, il y a Leo, qui traque les anciens nazis...
L'ensemble est prenant, bien construit, et l'allégorie en italiques qui alterne avec les voix apporte un plus. Cependant, j'ai deviné dès le début ce qui devait constituer un dénouement surprenant, cela m'a un peu déçue. Et j'ai eu une impression de déjà lu concernant l'horreur nazie , même si l'indignation , la colère et la peine étreignent toujours le coeur.
J'ai trouvé ce roman moins puissant que le précédent, mais je l'ai lu avec intérêt, le personnage de Sage est beau, généreux. L'entrecroisement du passé et du présent est réussi. Je le recommande!
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Analire
  09 septembre 2013
Wahou, wahou, wahouuuu, ce livre est une perle rare, un objet précieux à découvrir absolument, et à conserver précieusement. C'est un énorme coup de coeur, un roman PAR-FAIT, comme il n'en existe que trop peu.
Tout d'abord, je suis directement tombée sous le charme du visuel de la couverture de Pardonne-lui. Dans des tons assez clairs, elle semble représenter le bonheur, la douceur... mais que nenni ! Il ne faut pas se fier aux apparences, qui sont, dans le cas de ce roman-ci, très fausses.
L'histoire est sombre, très sombre. Elle ne fait pas partie des romans noirs, mais presque. le récit dépeint est atroce, il est parfaitement horrible, mais décrit de manière très réaliste. Jodi Picoult nous raconte une histoire fictive, avec un fond de vérité. Les événements racontés se sont réellement déroulés, mais pas de la même manière.
Au début du roman, nous faisons la connaissance de Sage Singer, qui mène une triste vie solitaire, enfermé toutes les nuits dans la boulangerie dans laquelle elle travaille. Elle se rend quotidiennement dans un groupe de soutien, pour pouvoir surmonter le décès de sa mère, il y a quelques mois de ça. Un beau jour, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui se dit s'appeler Josef Weber, qui lui demande de l'aider à mourir, tant les crimes qu'il a commis dans le passé, dit-il, sont affreux. Très prochainement, Sage va découvrir que Josef a été un ancien SS, qui a supervisé les directions dans un camp de concentration de juifs, durant la Seconde Guerre mondiale, Auschwitz. Sage, elle-même juive du côté maternel, va aller questionner sa grand-mère pour en apprendre davantage sur les horreurs perpétrés par les SS durant cette horrible guerre. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que Minka, sa mamie, cache, depuis très longtemps un atroce secret : elle a elle-même été détenue à Auschwitz.
Entre faits réels et avérés et fiction, Jodi Picoult arrive à nous plonger totalement dans son récit. Cette Seconde Guerre mondiale a été la plus violente, la plus affreuse et sans doute l'une des plus meurtrière guerre qui s'est déroulée dans le monde. Tout le monde connaît un tant soit peu l'histoire d'Hitler et des juifs qu'il maltraite dans les camps de concentrations et d'exterminations. On ne peut que ressentir du dégoût et de la haine à cette évocation et à la seule pensée de toutes les choses que ce pauvre peuple a du vivre.
Dans Pardonne-lui, Jodi Picoult nous raconte, vu de l'intérieur, l'horreur de cette guerre. Dans un première temps, on se place dans le personnage de Josef, le SS chargé de surveiller et/ou de tuer les juifs. On peut alors découvrir toutes les émotions qu'il ressentait durant ce laps de temps, les pensées qui lui venaient en premier lieu, avant de tuer plusieurs dizaine de milliers d'innocents.
Et dans un second temps, notre auteure nous place en temps que victime, dans la peau d'une jeune fille juive, Minka, retenue dans un camp de concentration. Beaucoup de sentiments se mélangent, tous plus horribles les uns que les autres. On ressent de la pitié pour ces pauvres jeunes filles, de la colère vu l'état dans lequel elles sont retenues, de la peur pour leur triste existence, et du mépris à l'encontre de leur bourreaux.
De cette façon, nous pouvons voir deux points de vu différents concernant cette partie de l'Histoire. Mais ce n'est pas tout. Jodi Picoult nous montre également l'après de cette guerre, des années plus tard, et nous fait pénétrer dans l'existence et la conscience de ces deux personnes, rescapés ou non, de cette rafle. On peut voir que ces quelques années ont bouleversées leur vie à jamais, marqués par l'horreur et l'atrocité des choses qu'ils ont vus ou vécus. Pas un jour ne se lève sans qu'ils ne pensent à cette partie-là de leur vie. Entre remords, regrets, peines, colères... l'auteure nous montre que personne ne peut ressortir indifférent de cette guerre.
En écrivant ce roman, je pense qu'elle a voulut nous rappeler une nouvelle fois, l'inhumanité dont est capable l'être humain.
Ce roman, très complet concernant toutes les rafles, ainsi que les conditions de concentration des juifs, et leur sort, ne peut qu'émouvoir le lecteur. Avec un profond réalisme, Jodi Picoult arrive à nous toucher, encore une fois, avec brio. J'étais au bord des larmes à plusieurs reprises consécutives. Impossible de lâcher ce livre, il est tellement fort et vrai qu'on a l'impression d'être ancré dans l'histoire, et de vivre réellement ces événements-ci.
A l'image du roman Elle s'appelait Sarah écrit par Tatiana de Rosnay, Jodi Picoult fait un coup de maître, en abordant de différentes façons cette abominable guerre. Je ne peux que tirer mon chapeau à cette auteure, qui a parfaitement réussi son coup. Bravo, je le conseille à toutes et tous ! Une chose est sûre ; je ne l'oublierais pas de sitôt... tant certaines choses m'ont choquées.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Bonheur_Lecture
  03 novembre 2013
Et un de plus à ma collection… Et quelle merveille en plus !
Lorsque j'ai vu sur Babelio ce nouveau roman sur la Seconde Guerre Mondiale, je n'ai pu m'empêcher de l'ajouter dans mon pense-bête, cette fameuse liste dont j'essaye de me servir à chaque petite promenade hebdomadaire à ma librairie. Puis, je suis tombée dessus lors de mon « travail de fouine » dans les rayons, pour dénicher la perle rare.
Premièrement, avant même de lire la quatrième de couverture, c'est la couverture elle-même qui m'a attiré, moi qui n'est pas l'habitude d'acheter des livres grand format. Ce rose, qui n'est pourtant pas ma couleur préférée, ces vieux ouvrages ainsi que cette écriture enfantine pour nous présenter le titre du roman m'ont complètement charmé.
Vint le tour de la quatrième de couverture. Elle non plus ne m'a pas laissé indifférente, et j'ai décidé de me laisser tenter. Autant vous dire que je ne regrette absolument pas.
Dans la première partie du roman, nous rencontrons Sage Singer, boulangère américaine. C'est une jeune femme au passé triste, dont elle a du mal à se défaire. En effet, elle est orpheline, ayant perdu son père il y a quelques années et sa mère il y a quelques mois. Sa vie se résume à son travail de nuit à la boulangerie, où elle fait du pain d'exception, mais aussi à sa vie cachée avec Adam, un homme marié, avec qui elle entretient une relation extra-conjugale. Sage fréquente aussi un groupe de soutien, comme il en existe beaucoup aux Etats-Unis, pour l'aider à surmonter le décès de sa mère. Un jour de pluie, une personne va venir se mettre au chaud dans la boulangerie de Mary, la patronne et amie de Sage. Il s'agit d'un homme qui assiste aux réunions du groupe de soutien. Il prétend s'appeler Joseph Werber et au fil de ses discussions avec Sage, il va lui demander quelque chose d'impensable : l'aider à mourir. Sage, qui alors ne comprend pas sa demande, va « enquêter » sur ce mystérieux homme qu'est Joseph Werber et va faire une macabre découverte, Joseph Werber est un ancien nazi qui a été directeur du camp de concentration d'Auschwitz ! Avec l'aide de Léo Stein, un agent qui se charge de traquer les Nazis en Amérique, peu importe leur âge, elle va se battre pour faire reconnaître Joseph Werber, ce vieil homme de plus de quatre-vingt-dix ans que tout le monde apprécie à sa juste valeur : un monstre.
Après avoir mené sa propre enquête, Sage Singer décide d'interroger sa grand-mère, Minka qui a connu cette Seconde Guerre Mondiale et là encore, elle va découvrir que sa grand-mère est en fait une rescapée d'Auschwitz.
La deuxième partie du roman se concentre donc sur le récit de Minka, grand-mère de Sage. Elle raconte pour la première fois son histoire, qu'elle a tenté d'oublier toute sa vie. Tout prend donc un sens pour Sage, elle comprend pourquoi sa grand-mère portait des pulls, été comme hiver, avec un seul but : cacher son tatouage sur son avant-bras. Et Minka raconte, sans jamais s'arrêter, l'enfer de sa déportation. D'abord sa vie dans le ghetto, puis l'arrestation de son beau-frère, la déportation de sa mère. Puis, la mort de son neveu, celle de sa soeur, et enfin, la déportation de son père et la sienne, qui ont eu lieu en même temps.
Vint la vie au camp de concentration d'Auschwitz, le travail, la survie, les conditions difficiles, la solidarité entres juives, puisque la seule raison de leur présence ici était d'être d'origine juive.
Lors de la première partie de ce roman, je dois avouer que je n'étais pas littéralement envoutée. Pourquoi ? Parce que tout simplement, tout était trop romancer à mes yeux. Après tout, me diriez-vous, c'est un roman, pas un témoignage. Je vous répondrai que vous avez entièrement raison et c'est pourquoi j'ai continué ce livre, et que je n'en suis pas déçue.
Au contraire, la deuxième partie m'a totalement déstabilisée. Comment, dans un roman, pouvait-on faire ressentir autant d'émotion ? Comment, dans du fictif, pouvions-nous ressentir autant de réalité ? Parce que pour moi, dans cette deuxième partie du roman de Jodi Picoult, j'ai pu entrer totalement dans l'histoire de Minka, j'étais avec elle durant cette période, je l'ai accompagné du mieux que j'ai pu. Je n'ai pas pu m'empêcher de tourner les pages, sans m'arrêter, et même si ce roman ne m'a pas rien appris de nouveau, il m'a une fois de plus marqué.
C'est dans un roman comme Pardonne-lui que l'on voit le lien très fin entre fiction et réalité. C'est dans un roman comme celui-là qu'on voit qu'écrire sur des sujets comme celui-là n'est pas donné à tout le monde. Parce que derrière ce roman se trouve de nombreuses heures de travail pour comprendre, pour écrire une histoire fictive sur un sujet qui est encore dur à accepter. Et pour ça, je remercie l'auteur.
Le titre et l'histoire nous emmène dans une réflexion toute autre sur le pardon et voici ma réflexion personnelle pour terminer cette critique : « Faut pardonner, non ? Rendre le bien pour le mal… C'est dans les Saintes Ecritures. – Pardonner ? Pour ensuite recommencer ? » Jean Pellerin. Au risque de choquer, c'est exactement mon ressenti, vu la conjoncture actuelle.
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Eroblin
  06 juin 2019
J'aime beaucoup Jodi Picoult et je me suis lancée dans la lecture de tous ses romans. « Pardonne-lui » aborde en plus une période historique qui m'intéresse à savoir la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman choral, on entend la voix de quatre personnes : d'abord Sage Singer puis Josef Weber, Léo Stein et enfin la grand-mère de Sage Minka.
Sage est une jeune femme solitaire qui travaille dans une boulangerie la nuit, évite de fréquenter les gens et cache son visage défiguré lors d'un accident de voiture. Elle fait tout de même la connaissance d'un très vieil homme Josef avec qui elle sympathise jusqu'à ce qu'il lui révèle qu'il est un ancien nazi, qu'il a eu un poste à Auschwitz, qu'il a tué des gens. Pire il voudrait que Sage l'aide à mourir et lui pardonne toutes les horreurs qu'il a pu commettre…
Sage contacte alors un certain Leo Stein qui travaille au service des Droits de l'Homme et des Poursuite spéciales pour que Josef soit arrêté. Mais ce n'est pas si simple, d'abord il faut être sûr que ce vieillard ne raconte pas n'importe quoi et si possible trouver un témoin qui pourrait le reconnaître. C'est ainsi que la grand-mère de Sage entre en scène car celle-ci a vécu en Pologne dans le ghetto de Lodz et a connu la déportation et l'enfer à Auschwitz. Et parmi ses bourreaux Josef Weber ou plutôt Reiner Hartmann…
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, on met du temps à arriver à l'objectif de l'auteure à savoir nous livrer un témoignage/fiction sur l'horreur de la Shoah. Une fois que Minka révèle à sa petite-fille tout ce qu'elle a vécu dans sa jeunesse en Pologne, on plonge dans l'évocation du ghetto de Lodz, la promiscuité, la faim, la violence, la mort puis la déportation à Auschwitz, les baraquements, la faim encore et toujours, le poste de secrétaire auprès de celui qui dirige le Canada (c'est-à-dire le service de récupération des affaires et des objets ayant appartenu aux juifs), poste privilégié qui lui permet d'échapper à la mort. Et puis la violence brutale, gratuite des gardes qui s'abat à tout moment. le récit est tellement intense que j'ai eu du mal ensuite à revenir au dilemme de Sage : doit-elle accéder à la demande de Josef ? Ne serait-ce pas oublier ce qui s'est passé, renier sa grand-mère et ses origines en permettant à Josef de mourir comme il l'a demandé ? Et peut-on pardonner un homme au soir de sa vie parce qu'il le demande, malgré ses actes terribles ? Un sujet sensible qui ne m'a pas entièrement convaincue.
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PrettyYoungCat
  13 février 2019
Sage est une jeune boulangère repliée sur elle-même et qui porte en elle une blessure, une honte : celle de se sentir responsable de la mort de sa mère. Comme le reflet de son âme rongée, elle affiche sur son visage une terrible cicatrice comme l'empreinte indélébile de son passé.
Un vieux monsieur, client de la boulangerie, effacé et doux, toujours accompagné de son teckel qu'il gâte de viennoiseries est lui aussi prisonnier de son passé. Josef Weber apprivoisera Sage et deviendra son ami.
Un jour, Josef lui demande une faveur hors du commun : il prie Sage de le tuer. Il ne supporte plus la culpabilité et les regrets qui l'accablent et ne voit qu'une manière de s'en libérer. Il confiera alors à Sauge les secrets de son passé...
Mais qu'a-t-il à se faire pardonner ?
Et peut-on tout pardonner ?
A qui le pardon profite-t-il ?
Jodi Picoult nous offre des ébauches de réponses mais nous laisse toutefois trancher avec notre conscience et notre réflexion.
Malgré quelques imperfections, j'ai réellement apprécié ce livre dont les 650 pages se lisent comme on boirait du petit lait : ça glisse en douceur et on y revient.
La forme est agréable, les personnages ont un relief qui nous les rend vivants, la partie historique sonne juste et est parfaitement documentée.
Encore un très bon moment en compagnie de cette auteure (même si l'histoire en elle-même est assez sombre... mais je préfère ne pas trop vous en dire, mais sachez que les ténèbres sont aussi éclairés de lumière) dont j'avais adoré "La tristesse des éléphants" et dont je me réjouis de lire le très prometteur "Mille petits riens".
Sans conteste, un livre qui réunit réflexion et émotions et qui trouvera bonne place dans votre bibliothèque.

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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   15 juin 2020
Quand je serai grand et aurai atteint l'âge de vingt ans ,
Je partirai à la découverte du monde enchanteur.
Je m'installerai dans un oiseau à moteur
Et m'éleverai dans les airs, jusqu'au firmament .
Volant, voguant, planant
Au-dessus du monde lointain et merveilleux ,
Je survolerai rivières et océans
Et m'épanouirai en montant vers les cieux.
Un nuage ma soeur, le vent mon frère.

Avraham Koplowicz, déporté à Auschwitz , où il fut assassiné à l'âge de 14 ans.
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ThalyssaThalyssa   27 septembre 2013
— Pourquoi toutes ces questions, Sage ? me demande-t-elle avec un rire forcé. Tu t'es subitement décidée à écrire un livre ?
En guise de réponse, je lui retourne le bras et soulève avec douceur la manche de son chemisier, dévoilant ainsi une partie de son tatouage bleu flouté, puis je murmure :
— Je ne suis pas la seule de la famille à porter une cicatrice, mamie.
Elle s'écarte et recouvre son poignet.
— Je ne souhaite pas en parler.
— Mamie... Je ne suis plus une petite fille.
— Non, lance-t-elle sèchement.
J'ai envie de lui parler de Josef. J'ai envie de lui demander de me parler des soldats SS qu'elle a connus. Mais je sais que je n'en ferai rien. Non pas parce que ma grand-mère ne veut pas discuter de cela, mais parce que je redoute - et j'en ai honte - que cet homme avec qui je me suis liée d'amitié, pour qui j'ai cuisiné, avec qui j'ai passé du temps et ri, n'ait autrefois été un de ses tortionnaires.
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AnalireAnalire   08 septembre 2013
Il existe tant de façons de trahir quelqu'un. On peut chuchoter dans son dos. Le tromper volontairement. Le livrer à l'ennemi, alors qu'il vous fait confiance. Ne pas tenir une promesse. La question est : se trahit-on soi-même en agissant ainsi ?
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AnalireAnalire   07 septembre 2013
Les mots, parfois, ne sont pas assez profonds pour contenir tous les sentiments qu'on essaie d'y mettre.
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JoyceGJoyceG   20 janvier 2017
J’en étais également arrivée à comprendre que tous mes personnages et moi-même avions les mêmes motivations. Qu’ils soient à la recherche de pouvoir, de revanche ou d’amour, ils éprouvaient tous une forme de faim. Plus on manque de quelque chose, plus on en a désespérément envie.
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