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Critiques sur Pardonne-lui (43)
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Analire
  09 septembre 2013
Wahou, wahou, wahouuuu, ce livre est une perle rare, un objet précieux à découvrir absolument, et à conserver précieusement. C'est un énorme coup de coeur, un roman PAR-FAIT, comme il n'en existe que trop peu.

Tout d'abord, je suis directement tombée sous le charme du visuel de la couverture de Pardonne-lui. Dans des tons assez clairs, elle semble représenter le bonheur, la douceur... mais que nenni ! Il ne faut pas se fier aux apparences, qui sont, dans le cas de ce roman-ci, très fausses.

L'histoire est sombre, très sombre. Elle ne fait pas partie des romans noirs, mais presque. le récit dépeint est atroce, il est parfaitement horrible, mais décrit de manière très réaliste. Jodi Picoult nous raconte une histoire fictive, avec un fond de vérité. Les événements racontés se sont réellement déroulés, mais pas de la même manière.

Au début du roman, nous faisons la connaissance de Sage Singer, qui mène une triste vie solitaire, enfermé toutes les nuits dans la boulangerie dans laquelle elle travaille. Elle se rend quotidiennement dans un groupe de soutien, pour pouvoir surmonter le décès de sa mère, il y a quelques mois de ça. Un beau jour, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui se dit s'appeler Josef Weber, qui lui demande de l'aider à mourir, tant les crimes qu'il a commis dans le passé, dit-il, sont affreux. Très prochainement, Sage va découvrir que Josef a été un ancien SS, qui a supervisé les directions dans un camp de concentration de juifs, durant la Seconde Guerre mondiale, Auschwitz. Sage, elle-même juive du côté maternel, va aller questionner sa grand-mère pour en apprendre davantage sur les horreurs perpétrés par les SS durant cette horrible guerre. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que Minka, sa mamie, cache, depuis très longtemps un atroce secret : elle a elle-même été détenue à Auschwitz.

Entre faits réels et avérés et fiction, Jodi Picoult arrive à nous plonger totalement dans son récit. Cette Seconde Guerre mondiale a été la plus violente, la plus affreuse et sans doute l'une des plus meurtrière guerre qui s'est déroulée dans le monde. Tout le monde connaît un tant soit peu l'histoire d'Hitler et des juifs qu'il maltraite dans les camps de concentrations et d'exterminations. On ne peut que ressentir du dégoût et de la haine à cette évocation et à la seule pensée de toutes les choses que ce pauvre peuple a du vivre.

Dans Pardonne-lui, Jodi Picoult nous raconte, vu de l'intérieur, l'horreur de cette guerre. Dans un première temps, on se place dans le personnage de Josef, le SS chargé de surveiller et/ou de tuer les juifs. On peut alors découvrir toutes les émotions qu'il ressentait durant ce laps de temps, les pensées qui lui venaient en premier lieu, avant de tuer plusieurs dizaine de milliers d'innocents.
Et dans un second temps, notre auteure nous place en temps que victime, dans la peau d'une jeune fille juive, Minka, retenue dans un camp de concentration. Beaucoup de sentiments se mélangent, tous plus horribles les uns que les autres. On ressent de la pitié pour ces pauvres jeunes filles, de la colère vu l'état dans lequel elles sont retenues, de la peur pour leur triste existence, et du mépris à l'encontre de leur bourreaux.
De cette façon, nous pouvons voir deux points de vu différents concernant cette partie de l'Histoire. Mais ce n'est pas tout. Jodi Picoult nous montre également l'après de cette guerre, des années plus tard, et nous fait pénétrer dans l'existence et la conscience de ces deux personnes, rescapés ou non, de cette rafle. On peut voir que ces quelques années ont bouleversées leur vie à jamais, marqués par l'horreur et l'atrocité des choses qu'ils ont vus ou vécus. Pas un jour ne se lève sans qu'ils ne pensent à cette partie-là de leur vie. Entre remords, regrets, peines, colères... l'auteure nous montre que personne ne peut ressortir indifférent de cette guerre.

En écrivant ce roman, je pense qu'elle a voulut nous rappeler une nouvelle fois, l'inhumanité dont est capable l'être humain.

Ce roman, très complet concernant toutes les rafles, ainsi que les conditions de concentration des juifs, et leur sort, ne peut qu'émouvoir le lecteur. Avec un profond réalisme, Jodi Picoult arrive à nous toucher, encore une fois, avec brio. J'étais au bord des larmes à plusieurs reprises consécutives. Impossible de lâcher ce livre, il est tellement fort et vrai qu'on a l'impression d'être ancré dans l'histoire, et de vivre réellement ces événements-ci.

A l'image du roman Elle s'appelait Sarah écrit par Tatiana de Rosnay, Jodi Picoult fait un coup de maître, en abordant de différentes façons cette abominable guerre. Je ne peux que tirer mon chapeau à cette auteure, qui a parfaitement réussi son coup. Bravo, je le conseille à toutes et tous ! Une chose est sûre ; je ne l'oublierais pas de sitôt... tant certaines choses m'ont choquées.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Eroblin
  06 juin 2019
J'aime beaucoup Jodi Picoult et je me suis lancée dans la lecture de tous ses romans. « Pardonne-lui » aborde en plus une période historique qui m'intéresse à savoir la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman choral, on entend la voix de quatre personnes : d'abord Sage Singer puis Josef Weber, Léo Stein et enfin la grand-mère de Sage Minka.
Sage est une jeune femme solitaire qui travaille dans une boulangerie la nuit, évite de fréquenter les gens et cache son visage défiguré lors d'un accident de voiture. Elle fait tout de même la connaissance d'un très vieil homme Josef avec qui elle sympathise jusqu'à ce qu'il lui révèle qu'il est un ancien nazi, qu'il a eu un poste à Auschwitz, qu'il a tué des gens. Pire il voudrait que Sage l'aide à mourir et lui pardonne toutes les horreurs qu'il a pu commettre…
Sage contacte alors un certain Leo Stein qui travaille au service des Droits de l'Homme et des Poursuite spéciales pour que Josef soit arrêté. Mais ce n'est pas si simple, d'abord il faut être sûr que ce vieillard ne raconte pas n'importe quoi et si possible trouver un témoin qui pourrait le reconnaître. C'est ainsi que la grand-mère de Sage entre en scène car celle-ci a vécu en Pologne dans le ghetto de Lodz et a connu la déportation et l'enfer à Auschwitz. Et parmi ses bourreaux Josef Weber ou plutôt Reiner Hartmann…
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, on met du temps à arriver à l'objectif de l'auteure à savoir nous livrer un témoignage/fiction sur l'horreur de la Shoah. Une fois que Minka révèle à sa petite-fille tout ce qu'elle a vécu dans sa jeunesse en Pologne, on plonge dans l'évocation du ghetto de Lodz, la promiscuité, la faim, la violence, la mort puis la déportation à Auschwitz, les baraquements, la faim encore et toujours, le poste de secrétaire auprès de celui qui dirige le Canada (c'est-à-dire le service de récupération des affaires et des objets ayant appartenu aux juifs), poste privilégié qui lui permet d'échapper à la mort. Et puis la violence brutale, gratuite des gardes qui s'abat à tout moment. le récit est tellement intense que j'ai eu du mal ensuite à revenir au dilemme de Sage : doit-elle accéder à la demande de Josef ? Ne serait-ce pas oublier ce qui s'est passé, renier sa grand-mère et ses origines en permettant à Josef de mourir comme il l'a demandé ? Et peut-on pardonner un homme au soir de sa vie parce qu'il le demande, malgré ses actes terribles ? Un sujet sensible qui ne m'a pas entièrement convaincue.

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PrettyYoungCat
  13 février 2019
Sage est une jeune boulangère repliée sur elle-même et qui porte en elle une blessure, une honte : celle de se sentir responsable de la mort de sa mère. Comme le reflet de son âme rongée, elle affiche sur son visage une terrible cicatrice comme l'empreinte indélébile de son passé.

Un vieux monsieur, client de la boulangerie, effacé et doux, toujours accompagné de son teckel qu'il gâte de viennoiseries est lui aussi prisonnier de son passé. Josef Weber apprivoisera Sage et deviendra son ami.

Un jour, Josef lui demande une faveur hors du commun : il prie Sage de le tuer. Il ne supporte plus la culpabilité et les regrets qui l'accablent et ne voit qu'une manière de s'en libérer. Il confiera alors à Sauge les secrets de son passé...

Mais qu'a-t-il à se faire pardonner ?
Et peut-on tout pardonner ?
A qui le pardon profite-t-il ?

Jodi Picoult nous offre des ébauches de réponses mais nous laisse toutefois trancher avec notre conscience et notre réflexion.

Malgré quelques imperfections, j'ai réellement apprécié ce livre dont les 650 pages se lisent comme on boirait du petit lait : ça glisse en douceur et on y revient.

La forme est agréable, les personnages ont un relief qui nous les rend vivants, la partie historique sonne juste et est parfaitement documentée.

Encore un très bon moment en compagnie de cette auteure (même si l'histoire en elle-même est assez sombre... mais je préfère ne pas trop vous en dire, mais sachez que les ténèbres sont aussi éclairés de lumière) dont j'avais adoré "La tristesse des éléphants" et dont je me réjouis de lire le très prometteur "Mille petits riens".

Sans conteste, un livre qui réunit réflexion et émotions et qui trouvera bonne place dans votre bibliothèque.



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Bonheur_Lecture
  03 novembre 2013
Et un de plus à ma collection… Et quelle merveille en plus !

Lorsque j'ai vu sur Babelio ce nouveau roman sur la Seconde Guerre Mondiale, je n'ai pu m'empêcher de l'ajouter dans mon pense-bête, cette fameuse liste dont j'essaye de me servir à chaque petite promenade hebdomadaire à ma librairie. Puis, je suis tombée dessus lors de mon « travail de fouine » dans les rayons, pour dénicher la perle rare.

Premièrement, avant même de lire la quatrième de couverture, c'est la couverture elle-même qui m'a attiré, moi qui n'est pas l'habitude d'acheter des livres grand format. Ce rose, qui n'est pourtant pas ma couleur préférée, ces vieux ouvrages ainsi que cette écriture enfantine pour nous présenter le titre du roman m'ont complètement charmé.

Vint le tour de la quatrième de couverture. Elle non plus ne m'a pas laissé indifférente, et j'ai décidé de me laisser tenter. Autant vous dire que je ne regrette absolument pas.

Dans la première partie du roman, nous rencontrons Sage Singer, boulangère américaine. C'est une jeune femme au passé triste, dont elle a du mal à se défaire. En effet, elle est orpheline, ayant perdu son père il y a quelques années et sa mère il y a quelques mois. Sa vie se résume à son travail de nuit à la boulangerie, où elle fait du pain d'exception, mais aussi à sa vie cachée avec Adam, un homme marié, avec qui elle entretient une relation extra-conjugale. Sage fréquente aussi un groupe de soutien, comme il en existe beaucoup aux Etats-Unis, pour l'aider à surmonter le décès de sa mère. Un jour de pluie, une personne va venir se mettre au chaud dans la boulangerie de Mary, la patronne et amie de Sage. Il s'agit d'un homme qui assiste aux réunions du groupe de soutien. Il prétend s'appeler Joseph Werber et au fil de ses discussions avec Sage, il va lui demander quelque chose d'impensable : l'aider à mourir. Sage, qui alors ne comprend pas sa demande, va « enquêter » sur ce mystérieux homme qu'est Joseph Werber et va faire une macabre découverte, Joseph Werber est un ancien nazi qui a été directeur du camp de concentration d'Auschwitz ! Avec l'aide de Léo Stein, un agent qui se charge de traquer les Nazis en Amérique, peu importe leur âge, elle va se battre pour faire reconnaître Joseph Werber, ce vieil homme de plus de quatre-vingt-dix ans que tout le monde apprécie à sa juste valeur : un monstre.
Après avoir mené sa propre enquête, Sage Singer décide d'interroger sa grand-mère, Minka qui a connu cette Seconde Guerre Mondiale et là encore, elle va découvrir que sa grand-mère est en fait une rescapée d'Auschwitz.

La deuxième partie du roman se concentre donc sur le récit de Minka, grand-mère de Sage. Elle raconte pour la première fois son histoire, qu'elle a tenté d'oublier toute sa vie. Tout prend donc un sens pour Sage, elle comprend pourquoi sa grand-mère portait des pulls, été comme hiver, avec un seul but : cacher son tatouage sur son avant-bras. Et Minka raconte, sans jamais s'arrêter, l'enfer de sa déportation. D'abord sa vie dans le ghetto, puis l'arrestation de son beau-frère, la déportation de sa mère. Puis, la mort de son neveu, celle de sa soeur, et enfin, la déportation de son père et la sienne, qui ont eu lieu en même temps.
Vint la vie au camp de concentration d'Auschwitz, le travail, la survie, les conditions difficiles, la solidarité entres juives, puisque la seule raison de leur présence ici était d'être d'origine juive.

Lors de la première partie de ce roman, je dois avouer que je n'étais pas littéralement envoutée. Pourquoi ? Parce que tout simplement, tout était trop romancer à mes yeux. Après tout, me diriez-vous, c'est un roman, pas un témoignage. Je vous répondrai que vous avez entièrement raison et c'est pourquoi j'ai continué ce livre, et que je n'en suis pas déçue.
Au contraire, la deuxième partie m'a totalement déstabilisée. Comment, dans un roman, pouvait-on faire ressentir autant d'émotion ? Comment, dans du fictif, pouvions-nous ressentir autant de réalité ? Parce que pour moi, dans cette deuxième partie du roman de Jodi Picoult, j'ai pu entrer totalement dans l'histoire de Minka, j'étais avec elle durant cette période, je l'ai accompagné du mieux que j'ai pu. Je n'ai pas pu m'empêcher de tourner les pages, sans m'arrêter, et même si ce roman ne m'a pas rien appris de nouveau, il m'a une fois de plus marqué.

C'est dans un roman comme Pardonne-lui que l'on voit le lien très fin entre fiction et réalité. C'est dans un roman comme celui-là qu'on voit qu'écrire sur des sujets comme celui-là n'est pas donné à tout le monde. Parce que derrière ce roman se trouve de nombreuses heures de travail pour comprendre, pour écrire une histoire fictive sur un sujet qui est encore dur à accepter. Et pour ça, je remercie l'auteur.

Le titre et l'histoire nous emmène dans une réflexion toute autre sur le pardon et voici ma réflexion personnelle pour terminer cette critique : « Faut pardonner, non ? Rendre le bien pour le mal… C'est dans les Saintes Ecritures. – Pardonner ? Pour ensuite recommencer ? » Jean Pellerin. Au risque de choquer, c'est exactement mon ressenti, vu la conjoncture actuelle.
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argali
  26 septembre 2013
Romancière américaine, Jodi Picoult a une vingtaine de romans à son actif. Douée pour raconter des histoires aux ramifications multiples, elle nous emmène avec ses personnages dans l'Amérique d'aujourd'hui et l'Europe des années de guerre. A travers ce roman choral qu'elle a divisé en trois parties distingues, elle alterne les points de vue d'un tortionnaire, d'une victime et de la petite fille de celle-ci.

Alors que certains survivants éprouvent le désir de raconter ce qui s'est passé comme si cela donnait un sens à ce qu'ils ont subi, Minka, la grand'mère de Sage n'a jamais voulu. Jadis écrivain, elle s'est refusé à s'y résoudre, estimant que les mots, tant galvaudés, n'avaient plus le relief nécessaire pour traduire les émotions intenses ressenties durant ces terribles années. le roman qu'elle écrivait quand tout a commencé et qu'elle a poursuivi, servira de fil rouge à l'histoire. Il évoluera en fonction de ses lecteurs et des faits tragiques qu'elle vivra, devenant peu à peu la métaphore de sa vie.
Sage, la petite-fille de Minka, l'amènera pourtant à se confier alors qu'elle-même est en questionnement et en plein doutes sur sa propre vie, depuis les révélations bouleversantes de son ami Josef.

Si le récit ne réserve pas de grosses surprises et ne nous révèle rien de neuf sur la Seconde Guerre mondiale et la vie dans les camps, il ébranle par la question qui sous-tend le roman : « Peut-on pardonner l'impardonnable ? »
Si ceux qui ont perpétré ces meurtres ne l'ont jamais regretté, pourquoi devrait-on leur pardonner ? Est-ce à nous d'accorder notre pardon ou à leurs propres victimes ? le pardon collectif ne vaut-il rien sans pardon individuel ? Et la vengeance est-elle justice ? …

Jodi Picoult n'apporte pas de réponses. A chacun de se forger ses propres convictions, de construire ses réponses face à ce dilemme moral. Et c'est là toute la force de ce roman qui nous renvoie face à nous-mêmes. L'auteure nous invite à nous positionner en n'imposant pas sa propre lecture des faits. Ainsi, le bourreau évoque-t-il les événements qui l'ont entrainé dans cet engrenage infernal. On ne peut qu'être touché par ce témoignage qui met sa vie en perspective et ébranle nos certitudes. Mais cela suffit-il à l'excuser ?

Un roman à la lecture aisée et fluide qui joue son rôle à merveille dans le devoir de mémoire.

« En chacun de nous sommeille un monstre ; en chacun de nous vit un saint. La véritable question est de savoir lequel nous nourrissons le plus, lequel dominera l'autre. »
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VivianeB
  22 février 2014
Un ouvrage bouleversant et prenant qui pose de nombreuses questions : peut-on pardonner les actes plus odieux ? faut-il dire ou cacher l'impensable ? Comment survivre après la perte de tous les siens...
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Peluche0706
  21 juin 2014
Nouveau coup de coeur de l'année. J'ai a-do-ré.

Comme j'ai toujours de bonnes idées, je l'ai amené pour les vacances sur la plage. C'est à éviter en fait... Il y a des passages racontant l'horreur à Auschwitz mais pas que.

Ce livre est archi complet dans le sens où on passe de l'horreur à du plus léger, du suspense à de la romance, et aussi un brin d'humour.

Je le conseille vivement à tous ceux qui sont interessés par cette période de l'histoire. L'auteur s'est basé sur des faits réels et s'est bien documenté.

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LittleA03
  01 février 2018
Sage Singer, jeune femme solidaire, travaille la nuit en tant que boulangère et dort la journée. Son unique amie est sa patronne, une ancienne bonne-soeur. Malgré cette solitude, Sage participe toutes les semaines à un groupe de soutien où elle rencontre Josef, un vieil homme de plus de quatre-vingt-dix ans. Tous les deux deviennent peu à peu amis jusqu'au jour où Josef fait une demande particulière. Après avoir révélé son secret à la jeune femme, il lui demande de le tuer.
Bouleversée par cette révélation, Sage refuse de croire que son ami était un ancien nazi. Mais il apporte des preuves et commence à raconter son histoire tandis qu'elle, de son côté, contacte le service du FBI chargé de retrouver les anciens partisans au régime d'Hitler.


Dans la crainte, que ce résumé ne vous donne pas envie de lire ce livre, sachez plusieurs petits éléments.

Tout d'abord, sachez que cette histoire vous surprendra. Quand vous pensez avoir deviné un détail, vous avez tout faux. Quand vous pensez qu'il va se passer quelque chose, vous vous trompez. Jodi Picoult n'emprunte pas les sentiers connus.

Sachez aussi que ce récit ne vous ennuiera point mais vous bouleversera.
Nous suivons plusieurs histoires. Mais tandis que dans certains livres, nous lisons des passages en diagonale pour arriver à la partie racontée par notre personnage préféré, cela ne fut pas le cas pour moi dans cette lecture. J'ai lu sans précipitation chacune des parties. La plus intense est la plus bouleversante est racontée par la grand-mère de Sage, une juive polonaise qui nous emmène dans le ghetto de Lodz jusqu'au camp d'Auschwitz...

Sachez aussi que Pardonne-lui évite les clichés et les banalités. le seul petit défaut de ce livre, c'est une histoire d'amour dont nous aurions pu nous passer. Mais cette dernière est secondaire et la romance contrairement à ce que pourrait laisser présager la couverture, n'est pas le sujet de ce roman.

Sachez aussi que les mots de l'auteurs ne sont ni culpabilisants, ni moralisateurs. C'est à nous lecteurs de nous forger notre propre opinion sur le pardon et sur la culpabilité des Hommes. Nous prenons une fois de plus conscience que notre monde n'est pas blanc ou noir, mais plutôt un mélange des deux. Cette réflexion est une des forces du récit. le roman ne nous nous indique pas une conduite à adopter, il nous laisse le choix tout en nous livrant avec justesse et talent une triste page de l'humanité. La notion de bourreau est abordée avec maîtrise !


L'écriture est parfaite. le découpage est ingénieux et attractif. L'histoire racontée par Jodi Picoult nous amène avec adresse dans une histoire bouleversante qui ne laisse personne indemne. Ni les personnages, ni le lecteur.
Lien : http://little-a-read.blogspo..
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myprettybooks
  10 juillet 2015
Encore un roman qui traite de la seconde guerre mondiale et qui m'a lui aussi bouleversée en évoquant les camps mais qui m'a surtout profondément remuée par la réflexion qu'il provoque chez le lecteur sur les limites du pardon et sur l'humanité des hommes. de la justesse, jamais de jugement, l'auteur laisse à chacun le soin d'interroger ses convictions profondes. Un roman dont on ne ressort pas indemne.

Lien : https://myprettybooks.wordpr..
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Candyshy
  04 novembre 2013
En premier lieu, regardez cette sublime couverture : comment ne pas craquer ? Ensuite vient le résumé qui, d'une traite, m'a plu. Puis dernier point, l'auteur, que je désirais découvrir. Je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon et Camille pour cet envoi, c'était une belle découverte !

Un superbe moment de lecture : poignant sur un sujet vu et revu, sujet toujours prenant et dur qu'a été la seconde guerre mondiale. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de livre parlant de cela. J'ai été plus que ravie par ma lecture.

Alors pourquoi pas le coup de coeur : simplement par ma faute car je n'ai pas trouvé assez de temps pour me poser et lire. de ce fait, ma lecture a duré longtemps et s'est faite par intermittence. Elle a été hachée et c'est trop dommage. Voilà pourquoi ce n'est pas un coup de coeur, seulement la faute à la lectrice.

On alterne beaucoup de chose dans cette histoire : le présent (de nos jours) et le passé (la seconde guerre mondiale) sur la vie de nos personnages et également les points de vue de chacun des protagonistes. J'ai trouvé cela entrainant et prenant.

Tout d'abord, il y a Sage, une jeune femme meurtrie par le décès de sa mère et par son visage marqué d'une balafre sur la joue. Elle est introvertie, distante et asociale, ne veut pas se mêler aux autres. Elle n'a que deux personnes dans son entourage en dehors de sa famille, ainsi qu'un amant pas tout à fait disponible.

Elle rencontre Josef, un vieil homme avec qui elle se lie d'amitié, ils passent de longs moments ensemble, comblent mutuellement le vide de leur vie. Il finit par lui révéler un lourd secret qui va tout chambouler et lui demande de l'aider à mettre fin à ses jours. Sage ne sait plus quoi penser et que faire surtout.

Il y a Minka, la grand-mère de Sage, une vieille dame juive qui a vécu la guerre et les camps de concentration mais n'a jamais voulu en parler à sa petite fille.
Et le dernier, Léo, un homme qui mène une enquête et se retrouve catapulter dans la vie de Sage.

Tout ce petit monde nous est dévoilé au fil des pages. Nous avons droit à des instants donnés à leur point de vue. C'est dynamisant, c'est touchant d'avoir les différentes pensées, secrets et témoignages de chacun.

C'est le point fort du récit, on est emporté avec Minka au coeur de cette horrible guerre, de ces horreurs perpétrées sur des êtres humains. Ce témoignage est vraiment froid et réaliste. Minka est une jeune femme dans les années 40, forte, qui a vécu la perte de tous les gens qu'elle a aimés mais qui a combattu pour sa survie. Certains passages sont assez émouvants bien sûr, sujet assez dur et délicat mais ce n'est pas raconter dans l'apitoiement, c'est vraiment très poignant.

Le Josef du présent m'a tout de même touché et j'ai eu du mal à y voir le monstre qu'il a pu être. J'ai deviné bien avant la fin ce qu'il nous cache vraiment. Je n'ai pas été surprise quand Sage le découvre à son tour. L'auteur nous met sur la piste, c'est fait exprès pour que l'on soit encore plus pris dans notre histoire. Tout est parfaitement mené pour nous mener par le bout du nez en fait, c'est gagné !

L'auteur a une belle écriture, c'est fluide, les émotions sont fortes et nous percutent. Un auteur que je voulais connaître depuis un moment, je ne suis pas déçue. J'ai vraiment envie de lire d'autres de ses romans.

Les larmes sont montées au coin des yeux plus d'une fois. Je suis très, très contente d'avoir plongé dans ce livre, je ne suis aucunement déçue, un très bon moment de lecture qui je pense ravira bien des gens.

Lien : http://auboudoirdecandyshy.o..
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