AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782290305584
375 pages
Éditeur : J'ai Lu (07/03/2000)
3.51/5   556 notes
Résumé :
Comment affronter le monde quand on a dix ans, qu'on est le dernier d'une famille de douze enfants et qu'on vit dans un pavillon minuscule depuis que le grand frère a mis le feu à la maison d'avant? En s'inventant un monde extraordinaire, et en faisant toujours plus de bêtises, si c'est possible! Comme oublier le vélo de maman, après l'avoir emprunté sans rien dire pour arriver fier comme un coq au "Champ de personne" et épater les copains qui attendent pour jouer a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 556 notes

litolff
  26 août 2012
Récit autobiographique d'une famille de 13 enfants, en région Parisienne, à la fin des années 50. le petit Daniel a 10 ans et vit à Villemomble dans un petit pavillon. Son papa est chaudronnier et les prodiges qu'il accomplit tiennent de la magie !
Picouly se raconte, et surtout met en scène toute une galerie de personnages attachant, raconte la vie de sa famille nombreuse et unie comme une tribu. Réels ou imaginaires, les souvenirs se confondent tout au long du roman. le narrateur a alors une dizaine d'années, est fâché avec l'orthographe, et nous raconte sa famille et son petit monde avec les commentaires de sa maman pour recadrer en permanence cet esprit fantasque et pressé, qui saute du coq à l'âne, mais toujours avec tendresse et humour. Entre la Gloire de mon Père et la Guerre des boutons, un roman tendre et cocasse.
Commenter  J’apprécie          650
carre
  19 décembre 2011
Daniel Picouly raconte son enfance dans les années cinquantes en région parisienne (à Villemomble) avec beaucoup d'humour et d'inventivité au sein d'une grande famille (13 enfants). le petit Daniel déborde d'imagination et raconte avec l'innocence d'un gamin de 10 ans ces années passées dans l'insouciance et l'amour familial, ponctué par les incessants dialogues avec sa mère. Picouly manie le verbe avec beaucoup de drôlerie et de talent, le roman est tantôt émouvant tantôt hilarant. Nostalgique et tendre ce roman d'apprentissage entre "le petit Nicolas" et "la guerre des boutons" est un joli moment de lecture.
Commenter  J’apprécie          320
Dosamuse
  28 juillet 2015
Deuxième livre que je lis de Daniel Picouly et même si les univers sont très différents, je suis complètement sous le charme !
Quelle écriture ! On est happé par la vie de cette famille, on s'installe avec eux à table même s'il n'y a pas grand chose à manger. On vibre, on s'insurge, on rit avec eux. Impossible de lâcher le livre. Ca m'a d'ailleurs valu quelques réveils difficiles tellement on s'abandonne à la lecture en perdant toute notion de temps.
Et puis quelle ambiance ! On est entre La guerre des boutons et du René Fallet. La vie est simple, difficile et joyeuse. On s'amuse de tout à travers les yeux de ce gamin de dix ans.
Commenter  J’apprécie          291
Bastien
  19 août 2012
Picouly nous offre une témoignage touchant. Ce petit gosse de 10 ans, qui refait le monde à sa manière nous emmène avec lui dans ses aventures. On est bourlingué tout du long par Picouly, pleins d'humour et de tendresse. Ce petit garçon, qui s'émerveille du monde, et qui invente des vies secrètes à sa famille, nous traine avec lui dans la cours de récréation, dans le caniveau, ou même dans le champ de personne. Mais n'oublions pas ses soldats Mokarex qui sont du voyage aussi!
Commenter  J’apprécie          270
nelly76
  13 juillet 2020
Lu en a peine deux jours et j'ai beaucoup aimé. Roman autobiographique écrit avec une verve digne d'un Pagnol.J'ai souri ,j'ai pleuré ,au contact de cette famille de 13 enfants qui vit dans un minuscule pavillon de banlieue .Des parents tellement attentionnés ,veillant au grain toujours sur le qui -vive ,mais une bonne dose d' humour : une histoire : l'enfance de Daniel Picouly,c'est rafraichissant ,truculent ,l'on s'y sent bien dans cette famille même si parfois le repas du soir se compose de pain dur et d'un bol de café au lait.Une très belle leçon de vie! A recommander chaleureusement. Je pense poursuivre la lecture de cet écrivain. ⭐⭐⭐⭐
Commenter  J’apprécie          252

Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   28 novembre 2010
Je me dresse sur le lit, en sueur. J'ai dû crier, mais personne n'a entendu. Le vélo de la m'am ! Hier soir, je l'ai emprunté pour aller jouer au foot au Champ de Personne. Pas peu fier. Je pouvais tout juste m'asseoir sur la selle. Pour pédaler, je devais me mettre en danseuse, comme Charly Gaul dans le Tourmalet. Les copains étaient babas ! Un vélo parme avec des sacoches de facteur en cuir.
Au Champ de Personne ! J'ai oublié ! Le vélo de ma mère ! J'ai beau le découper, le redécouper et le mettre dans tous les sens, ça ne change rien. J'ai oublié le vélo de ma mère au Champ de Personne !
La maison vient de s'écrouler sur mon crâne. « Quinze morts rue Meissonnier. Une famille nombreuse menacée d'expulsion périt tout entière dans l'effondrement de son logis. » Ce sera le gros titre du Parisien, entre la sixième victoire d'Anquetil au Grand Prix des Nations, et une photo du général de Gaulle en train de serrer des mains dans la foule pour le référendum.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
carrecarre   08 juillet 2012
C'était pareil pour les allemands. Quand tu commençais à plus t'entendre dire "les Boches", tu disait "les Frisés", "les Fridolins", ou les "Chleuhs", ça évitait de s'habituer à l'occupation.
J'avais jamais imaginé que le vocabulaire aidait à faire de la résistance.
Commenter  J’apprécie          330
dolly31dolly31   16 novembre 2018
Le maître vient de me donner une pichenette sur le lobe de l'oreille pour me réveiller. Son inquiétude grandit. Il se demande si je vais battre mon record de fautes, établi dans "Le distrait" des Caractères de La Bruyère. Il y avait à ll'intérieur ce satané Ménalque, avec son nom d'oiseau parleur, qui gobe les dés du trictrac. Moi, j'ai imaginé une autruche avalant un réveil, et qui court de ferme en ferme pour réveiller les paysans. Alors, les coqs deviennent inutiles, et on les passe à la casserole.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
carrecarre   14 octobre 2012
Je me dis que la tête doit se vider comme un aquarium. Un jour, il ne nous reste plus au fond du bocal qu'un petit poisson rouge asphyxié qui gigote sur du gravier multicolore. C'est peut-être ça la vieillesse.
Commenter  J’apprécie          350
litolfflitolff   28 novembre 2010
- J'ai oublié ton vélo au Champ de Personne ! C'est sorti comme du puits. De la vérité ruisselante, incontrôlée. Pourtant j'étais préparé à mouliner une histoire, avec du mensonge plus fin que le Mokarex*. Mais ça m'est tombé des mains sous la pluie... Dans la vie, la vérité, c'est de la savonnette mouillée, ça sent bon, mais c'est pas facile à attraper... Les jolis mots de Mme Piponiot ne me sauveront pas cette fois.
- Rentre ! Tu es pieds nus par ce temps !
- Mais m'am, faut y aller tout de suite, sinon ils vont le voler !
- C'est sûrement déjà fait. Allez rentre ! Ton père vient de se lever. Tu passes à la cuisine que je te frictionne pendant qu'il est aux cabinets.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Videos de Daniel Picouly (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Picouly
« "Longtemps je me suis couché à plusieurs. Chez nous on est au moins deux par lit. Pas étonnant ma mère a eu treize enfants." Proust serait fier de moi. Sa première phrase "Longtemps je me suis couché de bonne heure" n'est pas à la hauteur.»
Orly, Cité Million, 1964. Un adolescent de quinze ans, pour l'amour d'une Albertine, plongedans l'oeuvre de Marcel Proust. Jusqu'à l'obsession. Autour de lui, se bousculent un Charlus égoutier, une Odette infirmière à domicile, une duchesse de Guermantes battant ses tapis à la fenêtre…. Rêve ou réalité, peu importe, quand il sera grand, il sera Proust.
Avec la verve et l'imagination qui ont fait le succès du Champ de personne, Daniel Picouly transpose l'univers de Marcel Proust dans sa banlieue d'Orly. le récit profond et drôle d'une éducation sentimentale, hommage à l'école, à sa famille et à l'auteur de la Recherche. À tout ce qui a fait de lui l'écrivain qu'il est aujourd'hui.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/longtemps-je-me-suis-couche-de-bonheur-9782226444295
+ Lire la suite
autres livres classés : autobiographieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Cauchemar pirate" de Daniel Picouly et Michel Riu.

Qu'achète Hondo à son père ?

une affiche
une petite statuette
un livre

10 questions
8 lecteurs ont répondu
Thème : Cauchemar pirate de Daniel PicoulyCréer un quiz sur ce livre