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EAN : 9782290305584
375 pages
J'ai Lu (07/03/2000)
3.53/5   596 notes
Résumé :
Comment affronter le monde quand on a dix ans, qu'on est le dernier d'une famille de douze enfants et qu'on vit dans un pavillon minuscule depuis que le grand frère a mis le feu à la maison d'avant? En s'inventant un monde extraordinaire, et en faisant toujours plus de bêtises, si c'est possible! Comme oublier le vélo de maman, après l'avoir emprunté sans rien dire pour arriver fier comme un coq au "Champ de personne" et épater les copains qui attendent pour jouer a... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 596 notes

litolff
  26 août 2012
Récit autobiographique d'une famille de 13 enfants, en région Parisienne, à la fin des années 50. le petit Daniel a 10 ans et vit à Villemomble dans un petit pavillon. Son papa est chaudronnier et les prodiges qu'il accomplit tiennent de la magie !
Picouly se raconte, et surtout met en scène toute une galerie de personnages attachant, raconte la vie de sa famille nombreuse et unie comme une tribu. Réels ou imaginaires, les souvenirs se confondent tout au long du roman. le narrateur a alors une dizaine d'années, est fâché avec l'orthographe, et nous raconte sa famille et son petit monde avec les commentaires de sa maman pour recadrer en permanence cet esprit fantasque et pressé, qui saute du coq à l'âne, mais toujours avec tendresse et humour. Entre la Gloire de mon Père et la Guerre des boutons, un roman tendre et cocasse.
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babel95
  27 juillet 2022
Daniel Picouly est né en 1948 à Villemomble, dans la banlieue parisienne, onzième enfant d'une famille de treize ; il a commencé à inventer des histoires à la demande de ses deux petites soeurs.... Et quelle belle histoire que celle du Champ de Personne.
Nous voici en septembre 1958, nous partageons une journée du petit Daniel, dit "le Mohican", nous retrouvons sa famille, l'école et ses copains de classe, le football, le monde des réclames, du café Mokarex, des Caravelle. Mais surtout de l'amour pour un père et une mère hors du commun, des "aventuriers de l'ère moderne" comme il le souligne en avant-propos.....
Le Champ de Personne est un roman "jeunesse" qui nous dépeint avec beaucoup de sensibilité le monde de l'enfance, au sein d'une famille nombreuse, joyeuse et solidaire. M'am, la mère de famille, a des allures de Peter Pan, le père a une griffe de tigre dans le dos... Il ne peut pas, comme il le prétend, être Chaudronnier formeur P3 tous métaux à Air France. Il a sûrement une vie secrète, il traverse sûrement les airs au-dessus du quartier... c'est Chaudrake, mi-chaudronnier, mi-Mandrake, un superhéros des années 50.
J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce roman autobiographique qui nous replonge dans l'atmosphère des années d'après-guerre. Daniel n'aime pas l'orthographe, mais ses rédactions sont pleines d'une poésie incroyable : il sait déjà raconter l'anecdote qui nous émeut, mettre en scène camarades ou adultes, trouver les mots qui vont à l'essentiel. Il n'oublie pas de nous parler de son instituteur M. Brulé (sans accent circonflexe) qui lui a fait lire L'Enfant et le Fennec et lui a ouvert tout grand le monde de l'imaginaire : "Un maître, c'est plus fort qu'un docteur. Plus fort que tout".
Un roman dont il ne faut pas oublier de mentionner la superbe couverture colorée d'inspiration africaine, le tableau "la Nacelle", de William Wilson.
Pour aller plus loin, et en savoir plus sur un auteur vraiment sympa, je conseille de visionner les vidéos de Daniel Picouly sur le site de Babelio !
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carre
  19 décembre 2011
Daniel Picouly raconte son enfance dans les années cinquantes en région parisienne (à Villemomble) avec beaucoup d'humour et d'inventivité au sein d'une grande famille (13 enfants). le petit Daniel déborde d'imagination et raconte avec l'innocence d'un gamin de 10 ans ces années passées dans l'insouciance et l'amour familial, ponctué par les incessants dialogues avec sa mère. Picouly manie le verbe avec beaucoup de drôlerie et de talent, le roman est tantôt émouvant tantôt hilarant. Nostalgique et tendre ce roman d'apprentissage entre "le petit Nicolas" et "la guerre des boutons" est un joli moment de lecture.
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Dosamuse
  28 juillet 2015
Deuxième livre que je lis de Daniel Picouly et même si les univers sont très différents, je suis complètement sous le charme !
Quelle écriture ! On est happé par la vie de cette famille, on s'installe avec eux à table même s'il n'y a pas grand chose à manger. On vibre, on s'insurge, on rit avec eux. Impossible de lâcher le livre. Ca m'a d'ailleurs valu quelques réveils difficiles tellement on s'abandonne à la lecture en perdant toute notion de temps.
Et puis quelle ambiance ! On est entre La guerre des boutons et du René Fallet. La vie est simple, difficile et joyeuse. On s'amuse de tout à travers les yeux de ce gamin de dix ans.
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Bastien
  19 août 2012
Picouly nous offre une témoignage touchant. Ce petit gosse de 10 ans, qui refait le monde à sa manière nous emmène avec lui dans ses aventures. On est bourlingué tout du long par Picouly, pleins d'humour et de tendresse. Ce petit garçon, qui s'émerveille du monde, et qui invente des vies secrètes à sa famille, nous traine avec lui dans la cours de récréation, dans le caniveau, ou même dans le champ de personne. Mais n'oublions pas ses soldats Mokarex qui sont du voyage aussi!
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   27 juillet 2022
De retour de la distribution des prix, je retire mes chaussures neuves et je laisse mon prix jusqu'au soir sur la cheminée de la grande pièce sans même retirer le ruban. Mais, une fois au lit, je ne peux pas m'endormir. Je pense à ce petit garçon noir en duffle-coat. A ses yeux tristes. Dans la nuit, je me relève et j'emporte mon prix sur la table de la cuisine. Après avoir tourné autour, je finis par l'ouvrir... L'Enfant et le Fennec.
Et j'ai lu. Et j'ai pleuré des larmes qui auraient formé des roses des sables géantes dans le désert. Mais elles ont seulement glissé sur la toile cirée. J'ai tant pleuré que, le lundi matin, le maître l'a vu dans mes yeux. Il m'a passé la main dans les cheveux sans rien dire. Comment a-t-il pu deviner qu'il m'offrait le plus beau livre du monde ? Le plus beau livre du monde, pour toujours. Un maître, c'est plus fort qu'un docteur. Plus fort que tout.
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litolfflitolff   28 novembre 2010
Je me dresse sur le lit, en sueur. J'ai dû crier, mais personne n'a entendu. Le vélo de la m'am ! Hier soir, je l'ai emprunté pour aller jouer au foot au Champ de Personne. Pas peu fier. Je pouvais tout juste m'asseoir sur la selle. Pour pédaler, je devais me mettre en danseuse, comme Charly Gaul dans le Tourmalet. Les copains étaient babas ! Un vélo parme avec des sacoches de facteur en cuir.
Au Champ de Personne ! J'ai oublié ! Le vélo de ma mère ! J'ai beau le découper, le redécouper et le mettre dans tous les sens, ça ne change rien. J'ai oublié le vélo de ma mère au Champ de Personne !
La maison vient de s'écrouler sur mon crâne. « Quinze morts rue Meissonnier. Une famille nombreuse menacée d'expulsion périt tout entière dans l'effondrement de son logis. » Ce sera le gros titre du Parisien, entre la sixième victoire d'Anquetil au Grand Prix des Nations, et une photo du général de Gaulle en train de serrer des mains dans la foule pour le référendum.
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carrecarre   08 juillet 2012
C'était pareil pour les allemands. Quand tu commençais à plus t'entendre dire "les Boches", tu disait "les Frisés", "les Fridolins", ou les "Chleuhs", ça évitait de s'habituer à l'occupation.
J'avais jamais imaginé que le vocabulaire aidait à faire de la résistance.
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bashabasha   16 novembre 2018
Le maître vient de me donner une pichenette sur le lobe de l'oreille pour me réveiller. Son inquiétude grandit. Il se demande si je vais battre mon record de fautes, établi dans "Le distrait" des Caractères de La Bruyère. Il y avait à ll'intérieur ce satané Ménalque, avec son nom d'oiseau parleur, qui gobe les dés du trictrac. Moi, j'ai imaginé une autruche avalant un réveil, et qui court de ferme en ferme pour réveiller les paysans. Alors, les coqs deviennent inutiles, et on les passe à la casserole.
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carrecarre   14 octobre 2012
Je me dis que la tête doit se vider comme un aquarium. Un jour, il ne nous reste plus au fond du bocal qu'un petit poisson rouge asphyxié qui gigote sur du gravier multicolore. C'est peut-être ça la vieillesse.
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Videos de Daniel Picouly (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Picouly
Dans le cadre du concours de lecture « Si On Lisait A Voix Haute » organisé par France Télévisions et « La grande librairie », des écrivains et comédiens offrent leurs conseils aux collégiens et lycéens qu'ils rencontrent en classe.
Cette semaine, l'écrivain Daniel Picouly part à la rencontre des élèves de 5e d'du Collège Guynemer à Nancy.
« La lecture c'est une activité physique, vous lisez avec votre corps. Ne vous renfermez pas dans votre corps. C'est lui qui travaille. »
Une vidéo en partenariat avec le CNL.
#lecture #grandecausenationale #lectureavoixhaute
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