AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2930402644
Éditeur : Aden Editions (05/11/2008)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :

Une fois que j'aurai disparu, qui peut attester que ceux-là sur la photo sont mes parents ? Personne. Personne qui le sache de première main. Qui regardera cette photo pourra dire ce qu'il voit et pas davantage : une femme, un homme, deux personnes autour de la quarantaine, des inconnus dans un jardin à qui on peut prêter le destin qu'on veut. Deux êtres vous fixent. Qui sont-ils ? On ne sait pas. Et dans le silence de la photo vo... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lafilledepassage
  10 décembre 2015
Jean-Marie Piemme, homme de théâtre belge, nous offre ici un témoignage – ou est-ce un roman ?- sur ses origines ouvrières. Un spectacle en a été tiré « j'habitais une petite maison sans grâce et j'aimais le boudin », avec entre autre Philippe Jeusette. le titre n'est pas très accrocheur (dommage), mais les acteurs donnent merveilleusement vie à ce beau texte.
C'est d'abord un livre émouvant – car on retrouve les souvenirs attachants d'un petit garçon sensible – mais c'est aussi un livre dur, voire violent car l'auteur reste très objectif envers ses parents, son éducation et son milieu. le propos reste universel, qu'on soit à Liège, à Charleroi, à Valenciennes, ou ailleurs … On s'y reconnait, on s'y retrouve car se libérer de l'environnement social, économique ou culturel de notre naissance, sans pour autant le nier, n'est-ce pas le rêve de tous, n'est-ce pas cela, devenir soi ?
Commenter  J’apprécie          50
CultureRemains
  24 juin 2019
2008, la maison d'édition Aden décide de se lancer dans le roman. Grand tournant pour cette maison d'édition de huit ans à peine à vocation politico-sociale qui, jusque là, publiait principalement documents, essais, témoignages etc. Une nouvelle collection, Rivière de cassis, et deux romans : Les entrailles du soleil de Nicolas Florence et Spoutnik de Jean-Marie Piemme. Spoutnik ne vous emmène pas sur la lune, loin s'en faut. On se contente de rester en Belgique, principalement à Seraing, dans la Wallonie profonde de la deuxième moitié du 20e siècle. Si vous vous attendiez à une fiction palpitante et rebondissante, vous n'y êtes pas du tout. Jean-Marie nous livre sa vie, tout simplement.
Lien : http://cultureremains.com/je..
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
lafilledepassagelafilledepassage   10 décembre 2015
Selon toute logique, ce fils instruit épouserait une fille qui elle aussi a fait des études. La créature l’entrainerait davantage encore dans un monde de goûts et d’habitudes où la mère n’a pas sa place. Le fils, cette part de la mère, deviendrait la part d’un autre univers, et elle resterait couchée sur le flanc comme une vieille bête qui a tout donné et ne reçoit plus rien.
Commenter  J’apprécie          20
lafilledepassagelafilledepassage   10 décembre 2015
J’ai été un enfant élevé au milieu des adultes, souvent réduit au regard et au silence, parce qu’au nom d’une bonne éducation, les petits écoutent quand les grands parlent. J’intervenais peu, sinon pour faire des bêtises, mettre mon père hors de lui, pour provoquer des accrocs dans le tissu de la détente.
Commenter  J’apprécie          20
lafilledepassagelafilledepassage   10 décembre 2015
Le fil des ans les avait tissé l’un dans l’autre. Il était l’ongle qui lui rentre dans la chair. Elle était une partie de lui, qu’il avait souvent traitée durement, comme il se traitait durement, comme il traitait durement tout le monde. Il ne lui a pas survécu deux ans.
Commenter  J’apprécie          20
lafilledepassagelafilledepassage   10 décembre 2015
Filer droit là où ça coince ? C’était une bonne stratégie. Je l’ai souvent appliquée. Le phantasme de la difficulté est la pire des castrations, et comme le disait le président Mao Tse Toung, le plus long chemin commence toujours par le premier pas.
Commenter  J’apprécie          20
lafilledepassagelafilledepassage   10 décembre 2015
Le laisser-aller, c’est bon pour les riches que leur argent dispense du souci de paraître. Mais quand on n’a pas grand-chose, tout change. On se doit à son image parce que l’image est justement tout ce qu’on a.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Jean-Marie Piemme (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Piemme
Jean-Marie Piemme. Les Pâtissières.
autres livres classés : condition ouvrièreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Français ou Belge ?

Georges Simenon

Francais
Belge

10 questions
320 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature française , littérature belgeCréer un quiz sur ce livre