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EAN : 9782812615122
40 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (07/02/2018)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Il y a très longtemps le monde était peuplé d'ogres qui passaient leur temps à manger des enfants... Jusqu'au jour où cette nourriture devint la source d'une curieuse épidémie. Les enfants n'étaient plus comestibles et il fallut prendre des mesures et se tourner vers de nouveaux régimes.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ileauxtresors
  13 janvier 2019
Saviez-vous qu'il y a très longtemps, le monde était peuplé d'ogres qui occupaient le plus clair de leur temps à engloutir des enfants ? Oui, vous avez bien entendu, des ogres – énormes créatures bedonnantes, animées d'un appétit insatiable les poussant à se goinfrer du soir au matin de mouflets délicieux et de gosses glacés. Des mômes d'élevage, nourris avec tout ce qu'il faut pour une saveur optimale et apprêtés selon les recettes les plus raffinées. Mais à la réflexion : ces ogres abominables sont-ils si différents de nous – êtes-vous bien certains de ne pas en avoir dans votre entourage ? Qu'adviendrait-il si un jour, par un terrible concours de circonstances, ils devaient se résoudre à admettre que trop, c'est trop ?
À travers cette fable moderne aux illustrations presque caricaturales, voici la réflexion à laquelle cet album sarcastique, voire provocateur, conduit ses lecteurs. Quelques jours après Jefferson de Jean-Claude Mourlevat, voici donc un nouveau livre engagé en faveur du végétarisme, ou du moins d'une réflexivité sur le sens donné à l'alimentation, les excès de la surconsommation de viande et de la malbouffe.
Ce thème nous parle beaucoup puisque nous avons été végétariens pendant de très longues années, sans toute fois jamais avoir tenté de convaincre d'autres personnes de faire de même. Peut-être parce qu'il s'agit d'un sujet délicat et personnel, tant l'alimentation constitue non seulement une nécessité physique, mais aussi un acte social (il peut, par exemple, être socialement pénalisant de ne pas manger de viande dans mon Sud-Ouest natal !). Peut-être aussi parce qu'il est presque toujours contre-productif d'adopter une attitude moralisatrice sur des choix qui relèvent d'expériences personnelles, voire intimes – l'histoire et des goûts individuels, mais aussi des moyens dont chacun dispose pour se nourrir. En somme, si l'idée de stimuler une réflexion sur des questions qui restent trop souvent impensées est vraiment bienvenue, l'exercice est très délicat, a fortiori lorsque l'on s'adresse à de jeunes lectrices et lecteurs.
Et pourtant, les enfants adorent discuter de problèmes éthiques (il faudra d'ailleurs absolument que je parle sur le blog des Grandes questions philo des 7-11 ans publiées par Astrapi qu'Antoine et Hugo lisent et relisent sans se lasser en ce moment…). Et pourtant, on s'amuse de bon coeur de l'accablement et du désoeuvrement des ogres, et des légumes aux formes et aux noms invraisemblables qu'ils découvrent. Et pourtant, aussi bien Jefferson que le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants parviennent à aborder le sujet à hauteur d'enfant, avec humour, légèreté et optimisme…
Puisque les ogres, le jour où ils cessèrent de dévorer des gamins, prirent goût à des saveurs insoupçonnées et même à toutes sortes de choses qui n'avaient plus rien à avoir avec la nourriture. Ne comptez pas sur moi pour vous révéler ce qu'ils sont devenus, mais le fait est que cette chute ne manque pas de piquant !
Merci aux éditions du Rouergue pour cette lecture aigre-douce. Elle nous a beaucoup intéressés, même si ce n'est pas un coup de coeur pour nous - dans la mesure où les illustrations ne nous ont pas vraiment parlé et où nous avons trouvé dommage que les parallèles qui auraient pu être tirés avec les humains vivant dans la société industrielle soient limités par le caractère un peu forcé de la "conversion" alimentaire des ogres.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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letilleul
  11 février 2018
Un conte moderne qui revisite avec humour l'image des méchants ogres, dévoreurs d'enfants. Les illustrations de Loic Froissart, entre finesse et humour, invitent le lecteur dans un univers bd qui donne la note de légèreté et de modernité à l'histoire. Car il est question ici de ressource alimentaire, d'habitudes à modifier et cette question de société très contemporaine est traitée de manière très subtile en accompagnant ces ogres malades d'enfants.
Commenter  J’apprécie          100
Pixie-Flore
  24 mai 2019
Les ogres adorent manger les enfants. C'est tendre les enfants, c'est juteux. Mais un jour, une épidémie met un terme à ce carnage.
Si je n'adhère pas trop aux graphismes, l'histoire en elle-même est plutôt intéressante. C'est un petit clin d'oeil à l'alimentation végétarienne. Pour autant, même si ça passe bien, ce n'est pas mémorable.
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SagnesSy
  07 mars 2018
Il faut avoir au moins 6 ans pour aborder cet album un peu dingo; pas tellement pour comprendre l'histoire, aux gros airs des contes d'autrefois – ( il était une fois un pays où vivaient des ogres, qui mangeaient les enfants. Ils en faisaient l'élevage, et on pouvait les acheter tranquillement dans les magasins. Mais soudain, patatras, une ogresse tombe malade. Sa peau se couvre de pustules et l'idée de manger un enfant la dégoûte, elle perd dix-huit kilos en une semaine ! Bien vite, ça se propage et plus personne n'arrive à manger. Que faire ? Se mettre aux légumes, la mort dans l'âme… ) – mais surtout pour être en mesure de se perdre de longues minutes dans les illustrations plutôt géniales de Loïc Froissart, chaque double page fourmille de détails délectables ! Une manière décalée d'aborder quelques thèmes « à la mode ».
Lien : https://cuneipage.wordpress...
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stephanieplaisirdelire
  22 mars 2018
Très joli clin d'oeil à l'homme carnivore, dans cet album aux couleurs vives et aux illustrations toutes en rondeurs. Des dessins qui semblent exempts de minutie et qui étonnement donnent envie d'être détaillés et observés pour en apprécier les quelques détails rigolos, tels que la cartes du restaurant proposant un menu Gosses de Tokyo, les marmots en sushi entre deux baguettes, des petites mains d'enfants en apéritif.
On y découvre que les ogres modernes ressemblent beaucoup aux hommes d'aujourd'hui et que leurs problématiques sont exactement les mêmes. Et si devenir végétarien n'était pas si mauvaise chose ?
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critiques presse (2)
Ricochet   30 septembre 2018
Une métaphore très efficace et humoristique sur l'éthique alimentaire.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Lexpress   26 février 2018
Coline Pierré et Loïc Froissart signent un album drôlatique, Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants. Emplie de corpulents bonhommes et de grosses dondons, cette histoire nous raconte la vérité sur la faim ou plutôt… la fin des ogres. Et la victoire de tous les enfants !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   10 janvier 2019
Il y a très très longtemps, le monde était peuplé par des ogres. Ils menaient une vie paisible et passaient la plupart de leur temps à manger des enfants.
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IleauxtresorsIleauxtresors   10 janvier 2019
Parfois, lorsque la nostalgie les submergeait, les ogres s'amusaient à donner une apparence d'enfants à leurs fruits et à leurs légumes. Puis ils les mangeaient en repensant avec délice à la fraîcheur et au fondant de ceux qu'ils avaient tant aimé dévorer.
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Videos de Coline Pierré (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Coline Pierré
Performance littéraire d'éducation artistique et culturelle du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis.
Une émission animée par Stéphanie Bourguignon, comédienne, chanteuse et médiatrice
Avec la participation de Magali Attiogbé, Gilles Bachelet et son chat le plus bête du monde, Annabelle Buxton, Antonio Carmona, Carole Chaix, Pascale Estellon, Les Petits champions de la lecture in Seine-Saint-Denis, Marc Lizano, Jean-Claude Mourvelat, Cécile Coline Pierré, Cécile Roumiguière, Carole Trébor, Chloé Wary, Marianne Zuzula.
Réalisation : Clément Clareton, Louis Paul et Loeiz Perreux.
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