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EAN : 9782378802769
L' Iconoclaste (17/03/2022)
4.07/5   41 notes
Résumé :
Au coeur de l'hiver 1963, la poétesse Sylvia Plath, trente ans à peine, se suicide. Mère assignée au foyer, artiste reléguée dans l'ombre par un mari qui prenait toute la lumière, amoureuse trahie et abandonnée, Sylvia Plath est le reflet de tant de femmes empêchées par le monde des hommes.
Ça, c'est la réalité.
Et si Sylvia Plath ne s'était pas donné la mort ? Coline Pierré réinvente le destin de cette icône féministe, elle l'imagine s'émanciper et se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  14 mai 2022
Une biographie de Sylvia Plath, la célèbre poétesse au destin tragique, qui mit fin à ses jours en 1963, le projet est attractif. Se plonger dans les pensées de la jeune femme pour tenter de comprendre son mal-être, de l'inscrire dans un contexte social particulier, ces années où émergeaient à peine les prémisses du féminisme a tout pour plaire. L'ambition des filles restait encore le mariage et la tenue d'un ménage, au détriment de toute velléité de carrière.
En l'absence de repères biographiques solides, puisque le récit est une fiction, l'autrice nous convie aux échanges de la jeune femme, rescapée d'une tentative de suicide, séparée de son mari et mère de deux enfants en bas âge. Elle confie ses émotions à ses amis al et Greta. Ses séances sur le divan sont aussi rapportées.
Tout cela est fort intéressant pour replacer le destin de la poétesse dans son époque. On assiste au début de la carrière d'un groupe de jeunes chanteurs alors inconnus, les Beatles, on frémit à l'évocation des thérapies très expérimentales dans le domaine de la psychiatrie (convulsivothérapie, choc hypoglycémique …)
Portée par le flux de l'écriture très douce et empathique, qui m'a entrainée en me faisant oublier de ce qui s'était vraiment passé, j'ai été extrêmement déçue en réalisant dans les dernières pages du livre que cette biographie était imaginaire et me proposait ce qu'aurait pu être la vie de la jeune femme si elle ne s'était pas suicidée en 1963 ! Tous les propos recueillis s'écroulent comme une château de cartes.
Je sors de cette lecture en ayant l'impression d'avoir été bernée, même si la préface prévient qu'il s'agit d'une "réalité alternative".
Je comprends le projet, et après tout, je pourrais me laisser séduire par le même procédé pour ré-inventer la vie d'une célébrité dont je regrette la disparition. Mais lorsque l'on aborde avec des connaissances très limitées un texte comme celui-ci, le but n'est pas atteint.
Il me reste donc à trouver une biographie plus conforme à la réalité pour tenter d'aborder le mystère de Sylvia Plath.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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4bis
  11 mars 2022
L'Affaire Jane Eyre, l'Affaire du chien de Baskerville, j'ai un faible pour la littérature fiction. Celle qui explore les failles au sein même du mécanisme romanesque et envisage une alternative à ce que des auteurs renommés ont pu imaginer. Avec Pourquoi pas la vie, c'est encore autre chose. Il s'agit de renier la réalité historique.
Plutôt que de laisser Sylvia Plath se suicider au gaz en 1963, Coline Pierré joue les Deus ex machina et la sauve. Son roman explore les conséquences de cette heureuse intervention et invente la vie que cette poétesse américaine n'a pas pu avoir. Après un mariage raté avec un grand poète qui l'a trompée. Avec deux enfants de respectivement trois et un an. Dans l'hiver londonien glacé. Sans argent et sans beaucoup d'espoir. Les Beatles en fond musical.
Si le postulat est intéressant, il est risqué aussi : difficile de donner à Sylvia Plath une bibliographie imaginaire aussi pléthorique que géniale : ce serait discréditer celle qu'elle a produite de son vrai vivant. Difficile aussi de ne rien lui faire vivre de stimulant. C'est l'ennui assuré et le risque que le lecteur, cynique, referme le livre et regrette que notre héroïne ait été sauvée du néant pour si peu. Il faut donc que tout soit changé mais que rien ne bouleverse trop l'image que l'on a gardé du personnage.
C'est sur le terrain de l'intime que se joue essentiellement la recomposition virtuelle d'une existence méritant qu'on lui prête un prix. Se libérant peu à peu d'un carcan patriarcal en partie dû à un père aussi adoré qu'absent, en partie fruit des oppressantes et ménagères années 50 américaines, Sylvia va éprouver une féminité qui ne renie ni la maternité ni la prétention à penser et écrire en artiste.
La démarche s'inscrit dans la continuation des écrits De Beauvoir et des grandes féministes américaines. Ce qui a le mérite d'incarner, sur le mode romanesque, des considérations philosophiques tout à fait dans l'actualité éditoriale du moment (Camille Froideveau-Mettrie, Maggie Nelson, Judith Butler...).
J'ai trouvé toutefois que l'intention démonstratrice prenait un peu trop souvent le pas sur le romanesque et que l'auteur avait de la peine à s'affranchir de la vie réelle de Sylvia Plath telle qu'elle avait pu la reconstituer et la comprendre. Un personnage réel, aussi mort soit-il, comme source d'inspiration est effectivement plus encombrant qu'une fiction totale.
Ca tire donc un peu en longueur par endroits. Notre Sylvia passe un temps fou à discourir sur le fruit de ses introspections. L'oreille bienveillante et pleine de tendresse que lui prêtent tous les personnages l'environnant lasse un peu, outre qu'elle relève de la plus pure science fiction. C'est vrai, quoi : vous en avez traversé beaucoup, vous, des crises existentielles avec une jeune fille au pair admirative et compétente pour s'occuper de vos enfants, un meilleur ami complice, charmant et disponible, une psychanalyste pleine d'humour et de sagesse, une artiste qui vous propose un projet galvanisant, un ex plein de remords qui assume sa paternité et un éditeur subjugué qui vous signe un contrat mirobolant ? Finalement, le plus irréaliste dans ce roman n'est peut-être pas d'avoir permis à Sylvia de couper le gaz...
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jg69
  07 avril 2022
Sylvia Plath est une célébrissime poétesse américaine, première femme poète de l'histoire à recevoir (à titre posthume) le prix Pulitzer en poésie en 1982. Souffrant d'une grande fragilité psychique, Sylvia Path après avoir tenté de se suicider à l'âge de vingt ans a mis fin à ses jours en mars 1963 à Londres à trente-deux ans. "D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours oscillé comme un pendule entre joie et désespoir, confiance inébranlable et pessimisme écrasant".
Dépressive et suicidaire elle avait été maintenue à flot par son mari, Ted Hughes, un célèbre poète jusqu'à ce qu'elle ait découvert qu'il entretenait une relation avec la femme d'un autre poète londonien. En mars 1963, Sylvia et Ted venaient de se séparer après sept années d'une vie commune fusionnelle tant sur le plan de l'amour que du travail. Submergée par la colère et la rancoeur, Sylvia ne parvenait plus à combattre ses démons et s'est suicidée au gaz la tête dans le four, après avoir calfeutré la porte de la chambre où dormaient ses deux jeunes enfants.
Et si les pleurs de sa petite fille de trois ans avaient interrompu la jeune femme dans son projet morbide et lui avaient ainsi sauvé la vie ? C'est l'hypothèse que développe Coline Pierré dans ce roman et c'est donc la vie de Sylvia Plath après mars 1963 qu'elle imagine. "Modifier un seul instant, un détail infime... avec une larme d'enfant, on fait entrer un doute, une hésitation; on courbe l'espace-temps, on crée un nouveau réel, et qui sait, peut-être bascule-t-on dans un univers parallèle."
En lui prêtant vie au-delà de la date de sa mort, Coline Pierré a choisi une approche originale pour nous raconter Sylvia Plath. Elle décrit avec précision et empathie le mal-être que Sylvia ressent depuis des années, sa lutte permanente pour ne pas sombrer, sa difficulté à échapper à l'ombre écrasante de son mari alors qu'elle éprouvait le désir de se confronter à lui intellectuellement, physiquement et émotionnellement. Elle montre comment l'écriture a aidé la jeune femme à exprimer ce qu'elle avait en elle et à tenter de répondre à la question qui l'a toujours obsédée " Comment vivre ? ". Des tourments que Sylvia a évoqués dans son roman "La cloche de verre".
Dans cette fiction Coline Pierré imagine la façon dont Sylvia va tenter de se reconstruire après sa tentative de suicide ratée. Elle imagine sa vie sans Ted, son alter égo, son mentor, son interlocuteur intellectuel, son allié dans la création. Elle nous livre ses interrogations sur son désir d'enfants, n'était-ce pas simplement un moyen de se raccrocher à un semblant de normalité, un mirage de posséder une famille, un rêve d'une vie parfaite ? Elle nous montre comment Sylvia s'interroge également sur l'écriture, qui n'a peut-être été pour elle qu'un refuge, et sur la prédominance supposée des hommes.
Elle décrit sa plongée à corps perdu dans le travail avec Greta, une metteure en scène qui lui propose d'adapter son roman en comédie musicale, ses recherches d'un éditeur pour son recueil de poèmes de colère et de désespoir, ses tentatives de reprendre l'écriture de son nouveau roman commencé un an plus tôt et largement inspiré de son histoire comme "La cloche de verre" tout en devant affronter la curiosité morbide des journalistes qui ont eu connaissance de sa tentative de suicide.
Elle retranscrit avec finesse les doutes de Sylvia, son manque de confiance en elle, sa fragilité qui m'ont beaucoup touchée mais aussi le réconfort qu'elle trouve auprès de ses amis Al, Greta et Simone qui lui ouvriront un chemin vers l'émancipation.
Très bien écrit et construit, ce roman brosse le portrait d'une femme empêchée dans le monde des hommes qui va s'émanciper et se libérer de la domination masculine dans le surplus de vie que l'auteure lui invente. Ce roman marque une belle entrée en littérature adulte pour cette auteure de littérature jeunesse.

Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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clemaufildespages
  12 avril 2022
UN RÉCIT SI VIVANT ! 🥳
1963, dans un quartier résidentiel de Londres. Une jeune femme de trente ans, rongée par la solitude et le désespoir se suicide, intoxiquée au gaz, en mettant sa tête dans le four. À l'étage, ses enfants âgés de un et trois ans dorment. Ils seront sauvés par une infirmière dont le passage avait été planifié.
C'est ainsi qu'à eu lieu la fin tragique de Sylvia Plath, une poétesse vibrante de sensibilité.
Dans ce roman lumineux, Coline Pierré décide de rejouer le réel, de donner une seconde chance à celle qui n'en a pas eu, de rhabiller les fantômes et réparer les injustices.
Et si les pleurs de sa fille avaient sauvé Sylvia? L'avaient empêchée de commettre l'irréparable?
Et si la vie avait gagné la bataille?
"Ce qui a changé sans doute, cet infime basculement, c'est que le vide de la mort ne semble plus davantage séduisant que celui de la vie."
Quelle originale façon de raconter Sylvia ! J'ai très vite été embarquée par la plume de l'autrice. Avec sensibilité et profondeur, elle retranscrit à merveille les états d'âme de l'héroïne, sa fragilité et sa progressive reconstruction.
Oublier les petites voix, pétries de doute, qui paralysent. S'entourer de mille et une vies pour ne pas craindre le noir. Fuir le silence qui rime bien trop souvent avec solitude... Réapprendre la joie. Savourer le goût du bonheur.
Un roman qui fait du bien, une vraie bouffée d'optimisme qui m'a réchauffé le coeur.
"Vas-y confiante, aie l'air sûre de toi. Si tu doutes, imagine-toi en homme et demande-toi quels choix il ferait."
Bref, j'ai passé un excellent moment et je recommande vivement ! 🥰
Vous connaissiez Sylvia Plath? (Moi non et ça ne m'a pas empêchée de savourer ce roman ! 😇)
Alors tenté.e.s?
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LaBibliothequeDeReb
  03 mars 2022

Sylvia Plath, poétesse, s'est suicidée en mars 1963. Coline Pierré a fait le pari fou de lui dédier une fiction pour imaginer sa vie si elle ne s'était pas donné la mort.

Sylvia prépare son suicide, elle a pensé à tout, jusqu'à calfeutrer la chambre de ses enfants pour que le gaz ne les atteignent pas. Elle n'avait pas prévu un élément puissant qui corrompt tout, qui va réveiller son instinct maternel. Son plan échoue. Tout un groupuscule de proches vont s'affairer pour elle, en premier son ex mari Ted, LE grand poète du moment, celui à travers lequel elle a vécu pendant des années, ne trouvant pas sa légitimité de poétesse tant il est populaire. Elle l'a toujours perçu comme celui qui l'empêcherait de vaciller. Mais tout s'est pourtant effondré lorsqu'il l'a trompé.

Une rencontre va la réanimer, la faire sortir de son lit et de sa léthargie. Une rencontre qui la conduira sur un projet professionnel vivant ! Même si ses cauchemars sont plus faciles à vivre encore que sa propre existence, quelle oscille entre ses monstres intérieurs et l'appel de la vie à travers ses enfants, elle va se déployer. Elle va découvrir la difficulté et la jouissance d'être une femme, une mère, une poétesse.

Quand la vie se remet sur son chemin, elle est confrontée à sa profonde identité de poétesse : qui est-elle réellement ? Ses poèmes on toujours eu pour moteur la rage et la colère. Peut-elle écrire des poèmes en dehors de l'adversité et du désespoir ?
Elle va former un gynécée avec Greta et Simone, une bande d'amies que j'ai tant aimé ! Elles ont une capacité à se sentir libre à travers leurs actes et paroles, prêtes à se démarquer en tant que femme dans une société des années 1960 en pleine mouvance où la culture pop trouve son essor. Les paradigmes changent et les femmes s'affirment.

C'est une ôde à la vie, une fiction ancrée dans le réalisme, sur fond de Beatles. C'est la vie, les couleurs vives, l'espoir et l'envie d'être soi !
Une affirmation/question à émerger en moi tout au long de la lecture et je suis certaine que là réside une part de bonheur : l'Amour n'est-il pas accepter l'entièreté de la liberté de l'autre ?
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   14 mai 2022
A ses yeux, la littérature est comme la table d’un buffet, il y a des mets raffinés, des plats régressifs, des saveurs exotiques, de la pâtisserie délicate, et des préparations, et de préparations modestes mais délicieuses, et Sylvia veut goûter à tout. Non, dévorer tout.
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joellebooksjoellebooks   20 avril 2022
En introduction :
Au petit matin du 11 février 1963, dans le quartier résidentiel de Primrose Hill, Londres, enter les murs d’un appartement situé au premier étage d’une maison, une jeune femme de trente ans, fraîchement séparée de son mari, le poète Ted Hugues, rongée par la solitude, la maladie et le désespoir, se suicide, intoxiquée au gaz, en mettant sa tête dans le four. A l’étage, ses deux jeunes enfants, âgés de un et trois ans, dorment. Ils seront sauvés quelques heures plus tard par une infirmière, dont le passage avait été planifié.
C’est ainsi qu’a eu lieu la fin tragique et prématurée d’une poétesse vibrante de sensibilité, d’humour, d’intelligence et de rage : Sylvia Plath.
Ça, c’est la réalité.
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joellebooksjoellebooks   20 avril 2022
Greta se lève et sort deux bobines de film 8 mm et un projecteur, coincé derrière le balai dans le placard de l’entrée. Ça fait sourire Sylvia, cette cohabitation des vies domestique et créative.
- Ça t’intéresserait de regarder quelques extraits de ma précédente pièce ? Un ami à moi l’a filmée. Après tout, tu t’es engagée dans ce projet sans même savoir ce que j’ai fait auparavant.
- Bien sûr. Mais tu sais, je t’ai fait confiance parce que mon instinct m’y a poussée. Avant ça, je ne l’ai jamais beaucoup suivi, et ça ne m’a pas vraiment réussi. Alors j’ai voulu tenter autre chose.
- J’espère que ton instinct est un type avisé, dans ce cas.
- Tu plaisantes ! C’est une femme, pas un homme. Regarde : mon instinct est sensible et intuitive, elle a de bonnes idées mais personne ne l’écoute, elle sait ce qui pourrait me faire du bien mais s’est toujours laissé convaincre par ces connards de rationalité et d’ego (qui, eux, sont bien des mecs) parce qu’elle n’a pas confiance en elle, parce qu’on ne lui a jamais appris à formuler ses convictions avec assurance. Mon instinct est désespérément féminin, tu veux dire !
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Olivia-AOlivia-A   13 avril 2022
Je te vois quand tu te mens et quand tu te punis, tu sais. Toi aussi, tu convoques la fiction comme une excuse. Tu ensevelis ce qui te terrifie sous des blagues et des aphorismes élégants. Mais je sais que c'est de la fuite. Tu crois que feindre la confiance, c'est performatif ? Ou qu'il suffit de réfléchir très fort, avec de jolis mots et de grandes pensées ? De sauver les autres pour cacher qu'on ne sait pas comment se sauver soi ? Toi aussi, tu dois pardonner et te faire confiance.
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joellebooksjoellebooks   20 avril 2022
C’est peut-être ce qui est le plus dur pour elle, avec la maternité : avoir perdu l’indépendance de son corps en même temps que celle de son esprit. Avoir toujours un enfant collé à elle, littéralement : accroché à sa jambe comme un paresseux, affalé sur ses genoux, reposant dans ses bras, escaladant son dos. Elle voudrait retrouver ses bordures. Et puis cesser d’avoir l’esprit encombré par un amoncellement de petites tâches et de préoccupations dont Ted a semble-t-il à peine conscience : courses, vêtements, horaires, couches, rendez-vous chez le médecin… Elle est jalouse. Depuis l’enfance, elle jalouse les hommes, leur liberté, la facilité avec laquelle ils se débarrassent de leur rôle de père à l’instant où ils passent le pas de la porte (quand ils daignent l’endosser à la maison), le droit qu’on leur a toujours concédé à être distraits, absents, inconséquents.
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