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ISBN : 2847423133
Éditeur : Le Passage (01/10/2015)

Note moyenne : 2.73/5 (sur 11 notes)
Résumé :
A Sant'Andrea del Monte, un petit village de Calabre, une jeune femme qui a collaboré avec la justice en dénonçant sa famille mafieuse est retrouvée noyée dans sa baignoire. Elle a ingéré de l'acide chlorhydrique : une mort atroce qui évoque une exécution plutôt qu'un suicide. Son père, Don Alfredo, est l'un des boss les plus puissants du Bunker, l'organisation criminelle qui domine le trafic de cocaïne en Europe.
A Zurich, Giulia, la petite-fille de Don Alf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
meslinoulautre
  04 octobre 2015
"On peut échapper à tout le monde, mais pas aux siens."
Quoi de plus dangereux et mystérieux que les entrailles d'une famille ancestrale ? N'est-ce pas le contexte le plus propice à la création d'un polar exquis aux multiples révélations ?
A travers cette histoire, Gilda Piersanti nous plonge dans le sillage des Cordellaro, riche famille italienne aux ramifications interminables, en conflit constant avec les Giordano. Leur seul point commun étant leur appartenance au "Bunker", mafia secrète ô combien dangereuse. Trahison, déshonneur familial, omerta, règlements de comptes, autant d'éléments propices aux plus sombres manigances. Gulia, petite fille du parain du "Bunker" va très vite en faire les frais lorsqu'elle retourne à Sant Andrea del Monte. Jusque là expatriée en Suisse dans sa prison dorée, son retour à la villa familiale pour les obsèques de sa tante suicidée va être lourd de conséquences. Très vite on se rend compte que les apparences peuvent être trompeuses, que ceux qui pensaient régner ne sont en fait que des pions du jeu. Que les secrets trop longtemps enfouis ne sont que des bombes à retardement. Guila, pensant pouvoir compter sur son grand-père Don Alfredo pour la protéger va rapidement réaliser qu'elle est la seule à pouvoir se tirer de ce piège, où la mort semble prête à surgir à tout moment. C'est aussi, en plus d'une histoire d'amour impossible, le combat d'une génération las des règles archaïques de leurs aînés, prête à tout pour s'en délester. Mais on ne change pas si rapidement de si vielles habitudes, bonnes... ou mauvaises.
Après une entrée en matière des plus haletantes, l'auteur à malheureusement perdu de son souffle jusqu'aux trois quarts du livre. Heureusement nous sommes récompensé par un dénouement final crescendo et par de nombreuses révélations. Enfin, malgré l'agacement ressenti pour Gulia, personnage beaucoup trop candide et innocent à mon goût, j'ai apprécié côtoyer ces mystérieuses familles italiennes au régime patriarcal sévère. Attendez vous, en ouvrant ce livre, à réfléchir à mille et une suppositions toutes les plus sordides les unes que les autres.
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Vivrelivre
  27 octobre 2015
Ce roman nous entraîne au coeur d'une famille italienne, pas tout à fait comme les autres… Calabraise, elle est impliquée toute entière dans des activités mafieuses, sans que jamais le patriarche, Don Alfredo Cordallero, n'ait pu être inquiété par la justice. Il est même considéré, très respecté et aimé, tout autant que craint, dans sa région par l'ensemble de la population.
Naître dans une famille mafieuse implique d'en être le jouet, les intérêts primant sur les désirs individuels, et notamment féminins. La femme n'est qu'un pion, une pièce à jouer, au milieu de tous ces hommes, obéissant à des règles, des codes, immuables, d'honneur et d'un autre temps, tout en sachant parfaitement s'adapter au monde dans lesquels ils vivent.
Pourtant, Don Alfredo, a voulu en écarter sa petite-fille, orpheline, Giulia. Il lui a offert une éducation, trop coûteuse, en l'envoyant dans une institution suisse, lui favorisant une ouverture au monde et particulièrement à la musique avec le violoncelle. Mais entraînant une profonde méconnaissance de sa famille, et de lui-même, qu'elle appelle Son chêne, Ses racines.
Et on apprend pourquoi au fil des pages…
Mais son épouse, Lucrezia du clan Pellicani, la si bien surnommée l'Araignée, n'oublie pas que Giulia doit servir de gage, et elle veille et surveille…
Mais cette dernière tombe amoureuse de Lorenzo, journaliste et fils de Michele Cortese, un ancien magistrat lourdement handicapé depuis un attentat qui lui a pris sa femme. Mu par un esprit de vengeance, Lorenzo cherche d'abord à séduire la petite-fille de celui qui a commandité cet acte, avant de s'en éprendre. Et d'être très violemment agressé, l'envoyant à l'hôpital pour de nombreuses semaines et le séparant de Giulia, renvoyée de force en Calabre.
Et Giulia apprend, se rebelle ou joue le jeu selon les moments. Elle comprend qu'elle ne peut se délivrer de son nom qui la lie, l'enferme dans cette famille qui décide pour elle comme pour toutes les femmes. Elle repense à sa tante Alba (qui lui a servi de mère), qui a collaboré avec la justice avant de se rétracter puis de mourir dans d'atroces souffrances.
Mais Giulia refuse de se soumettre…
Cette histoire d'amour, à la shakespearienne, à la fois si banale et si tragique, ne sert qu'à démontrer tout le pouvoir et l'étendue de la mafia.
Que ce soit à l'intérieur des familles, avec tout un panel de sentiments et ressentiments, ou dans le fonctionnement administratif et politique du pays, Gilda Piersanti décrit avec précisions, dates et chiffres ses diverses activités et mutations.
Trafic de drogues et notamment cocaïne, détournements de fonds publics, trucage des appels d'offres, utilisation sans vergogne de l'immigration clandestine, et diversification avec le traitement des déchets ménagers ou investissement dans des boutiques bio… la mafia est partout.
Malgré une narration parfois alourdie ou répétitive sur cette relation interdite, ce roman m'a plu et n'est pas sans me rappeler ceux d'un autre écrivain, que j'aime beaucoup.
Merci à l'opération Masse Critique de Babelio ainsi qu'aux Editions du Passage pour m'avoir permis de le lire.
Lien : http://vivrelivre19.over-blo..
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claire50
  30 septembre 2015
«  Les liens du Silence » ou un drame Shakespearien en Calabre, «  une terre où les règles ne sont pas celles d'ailleurs ». Tous les ingrédients sont réunis ! Des familles ( mafieuses avec un air du film «  le Parrain » ) qui se détestent, un Roméo et sa Juliette , jalousie, vengeance «  il y a des infamies qui ternissent l'honneur d'un homme et que seul le sang peut effacer », tromperie...
Un vrai régal que ce policier ! Gilda Piersanti manie bien la plume et rend les émotions palpables.
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Bill
  01 novembre 2015
Orpheline, Giulia a été recueillie par sa tante, puis envoyée comme pensionnaire dans une école suisse haut de gamme d'où elle est coupée du monde extérieur.
A la mort de sa tante, Giulia rejoint le village familial et assiste à l'assassinat de son cousin sur les marches de l'église où viennent de se tenir les obsèques ...
Un journaliste l'observe ...
Il se rapprochera d'elle à Zurich, et l'intrigue deviendra shakespearienne entre le beau jeune homme fils de procureur anti mafia et l'héritière d'une des plus fameuses familles mafieuse de Calabre ...
Une intrigue cousue de gros fils blancs ...
Des scènes convenues ...
J'ai été déçue par ce roman :(
Gilda Piersanti nous avait habitués à beaucoup mieux avec ses romans romains ...
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   11 décembre 2017
Ils n'avaient pas encore fait l'amour. [Elle] attendait ce moment avec un mélange excitant d'impatience et d'effroi ; elle était prête et espérait qu'il l'y encourage. Elle savait tout ce qu'il fallait savoir sur la première fois, du moins le croyait-elle : on n'était plus dans les années cinquante, même les filles assignées à un monde aussi clos que celui de la Villa [internat] connaissaient ce qu'il y avait à connaître. [Elle] était cependant en retard sur ses copines, du moins sur le plan de la pratique : ses flirts avec les garçons n'avaient jamais dépassé les baisers et les caresses les plus sages. [...]
Or, depuis sa rencontre avec L., tout avait changé en elle en matière de séduction et de désir ; elle était impatiente de quitter cette enfance prolongée qui l'encombrait et ne cessait de s'imaginer nue contre lui. Elle se voyait s'endormir à l'aube, 'épuisée par le plaisir', comme le lui suggéraient certaines de ses lectures, puis se réveiller, le soleil déjà haut, 'les yeux dans les yeux de son amant'.
(p. 107-108)
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ZilizZiliz   10 décembre 2017
Les deux puissantes familles unies, les Rocca et les Cordellaro, gouvernaient le Bunker - cette alliance des clans qui ne s'était jamais laissée gouverner par personne. [...] Ces dernières années, ils avaient passé un accord pour exploiter l'immigration clandestine venue de Libye - main-d'oeuvre à bas prix qui se déversait comme une manne sur le Sud de l'Italie. Ce qui représentait un drame humain et social sans précédent et achevait de diviser les Européens était une aubaine pour tous les mafieux de la péninsule. [...] Cette force de travail bon marché s'épuisait au fil des saisons dans la récolte des oranges, des olives, du raisin ou des tomates, dans toutes les terres contrôlées par le clan Rocca, avant que ces produits ne soient commercialisées par les supermarchés de la [respectable] filière bio 'Natura & Cultura' du clan Cordellaro.
(p. 56-57)
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ZilizZiliz   12 décembre 2017
« Tu n'es pas n'importe qui, lui avait dit son grand-père, avant de l'accompagner dans la chambre mortuaire. Tu es une Cordellaro ! Et les Cordellaro ne montrent pas ce qu'ils ressentent. Tu n'as pas besoin de pleurer. On a payé les pleureuses pour ça. » Les pleureuses avaient hurlé toute la nuit, leurs cris avaient rythmé son insomnie. Giulia les trouvait répugnantes. Habillées de noir de la tête aux pieds, elles se tordaient, se débattaient, se frappaient le visage des deux mains, s'arrachaient les cheveux, hululant comme des chouettes folles. [La défunte] n'avait pourtant rien été pour elles.
(p. 38-39)
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ZilizZiliz   10 décembre 2017
- Elle n'a que dix-sept ans, dit-il. A cet âge-là, l'amour, ça va ça vient.
- J'en avais dix-sept quand je t'ai vu pour la première fois, et moins de dix-huit quand je suis devenue ta femme.
Il ressentit un frisson glacé le long de sa colonne vertébrale.
- C'est justement à cet âge-là que les sentiments sont les plus forts, ajouta-t-elle. Et aussi les plus dangereux. A cet âge-là et au nôtre ; entre les deux, on compose.
(p. 100-101)
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VivrelivreVivrelivre   27 octobre 2015
Don Salvatore était le boss suprême, il faisait partie de cette vieille garde qui entretenaient des liens avec les Corleonesi de Sicile et pouvait se vanter de contacts jusqu’en Amérique du Nord. Son clan s’était d’abord imposé par la contrebande de cigarettes, lorsque le trafic se déplaça des côtes siciliennes – traditionnellement utilisées pour la réception de marchandises – aux côtes ioniennes. Plus tard, le trafic de drogue, qui fut longtemps une exclusivité des Siciliens – les clans calabrais dépendant d’eux pour l’approvisionnement -, suivrait le même déplacement. Outre la contrebande de cigarettes, les clans du Bunker continuaient également à pratiquer l’extorsion – le fameux pizzo – et le contrôle du travail au noir.
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Vidéo de Gilda Piersanti
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Rencontre vidéo avec Bernard Werber : https://www.youtube.com/watch?v=efU7-6aIDow
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