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ISBN : 2266175556
Éditeur : Pocket (12/02/2009)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Printemps 2001. Sous une pluie torrentielle, le cœur de Rome bat au rythme de la Coupe d'Italie qui divise les supporters enfiévrés. Une effervescence partagée par les services de police mais pour d'autres raisons : un membre d'un réseau pédophile vient d'être assassiné, et la petite Sara est portée disparue. Suivant son instinct en dépit de sa hiérarchie, l'inspecteur Mariella De Luca recoupe les indices dont elle dispose. Tout semble la ramener à Corviale, immense... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
beatriceferon
  04 mai 2015
En ce dimanche 29 avril 2001, alors que tous les Romains sont scotchés à leur téléviseur pour suivre la Coupe d'Italie, Mariella de Luca brave la pluie qui noie la ville pour monter sur les terrasses de Corviale. C'est là qu'a disparu la petite Sara. Mais, tandis qu'elle tente de se repérer dans les ténèbres de cet endroit sinistre, Mariella est agressée par un homme vêtu de noir qui essaye de l'étouffer.
Alors que le commissaire D'Innocenzo veut que son inspecteur principal s'occupe du meurtre d'un homme, Mariella ne peut s'empêcher de n'en faire qu'à sa tête. Au lieu de laisser la disparition de la fillette à la brigade des mineurs, elle se persuade que les deux affaires sont liées et pénètre dans un univers inquiétant.
Cette enquête se déroule sur près de deux mois et met en scène, après la Rome couverte de neige de Rouge abattoir, une ville noyée sous un véritable déluge.
Deux endroits s'opposent diamétralement (l'auteur introduit des photos dans le roman).
Corviale est « le plus long immeuble de logements d'Europe ». Il couvre un kilomètre et compte huit mille cinq cents habitants d'origine modeste.
A l'inverse, la Casa del Girasole est une magnifique demeure de luxe. « De loin, on aurait dit deux immeubles rapprochés, il s'agissait, en réalité, d'une seule palazzina en équilibre sur un socle revêtu de pierres brutes, que la faille verticale sur la façade découpait en deux parties symétriques. » Escalier somptueux de marbre et de verre, terrasses plantées d'arbres, la Casa del Girasole abrite cependant des occupants bien peu recommandables.
Enfin, nous découvrons un site de fouilles archéologiques et la résidence d'une famille chic qui cache pourtant des secrets peu reluisants.
Le roman est assez touffu. Plusieurs enquêtes se croisent : disparition, assassinats, trafics honteux.
J'ai beaucoup aimé cet épisode, même si le fond de Coupe d'Italie, qui met D'Innocenzo en transes, me paraissait assez ennuyeux. Je n'arrivais même pas à retenir les noms des équipes ni à les différencier !
Quelques scènes de sexe très crues sont assez peu ragoûtantes. Mais on en découvre un peu plus sur la vie privée des policiers qui sont très humains et non des machines à déduire. Ils commettent des erreurs, ils ont leurs regrets et leurs remords. Ils sont attachants.
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Sharon
  17 février 2013
Je sais que je ne fais pas les choses dans l'ordre – mais quelle importance, après tout ? Je chronique le tome 2 alors que j'ai déjà lu tous les tomes suivants parus à ce jour.
Vert Palatino se passe au printemps, un printemps en apparence festif puisque le commissariat vit au rythme des matchs de football, des cris des supporters, des déferlements de joie quand l'équipe chérie gagne enfin. Tant de joie pour compenser des enquêtes particulièrement sombres. Mariella del Luca enquête sur un meurtre, qui la met sur la piste d'un réseau de pédophile particulièrement actif. Une autre enquête la monopolise pourtant. Si elle n'est pas officiellement chargée de la disparition de la petite Sara, elle va sur le terrain et cherche à comprendre ce qu'il est advenu de la petite fille, qui grandissait, heureuse, dans une cité populaire de Rome (la photo de la Corviale est présentée au coeur du roman). le quartier a mauvaise réputation, mais ceux qui y vivent valent mieux qu'elle.
Dès cette enquête, Gilda Piersanti aborde les thèmes qui lui sont chers : les relations mère/fille, de l'amour absolue à la haine pure, la maltraitance et les violences commises sur les enfants, la violence faite aux femmes, le fossé (pour ne pas dire plus) entre les classes sociales. le vernis de respectabilité posé par les grands bourgeois s'effritent peu à peu, pendant l'enquête acharnée menée par Mariella – qui paie de sa personne les erreurs qu'elle commet. Cette enquête voie apparaître dans sa vie deux personnages qui compteront énormément, Paolo Ronca et Silvia di Santo.
Vert Palatino est un roman très différent de Rouge abattoir, plus abouti, moins brouillon. le dénouement apporte les solutions aux énigmes, mais pas l'apaisement pour les protagonistes des deux affaires. Bref, Vert Palatino est un roman très réussi.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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Malahide75
  24 janvier 2019
Les saisons passent à Rome et voici qu'arrive le printemps 2001, une pluie torrentielle, une enfant disparue et un pédophile retrouvé assassiné. le quotidien de l'inspectrice Mariella de Luca, quoi.
Mais le printemps, c'est aussi les huit dernières journées du championnat d'Italie et la course de l'AS Roma et de la Lazio de Rome pour gagner la fameuse scudetto.
Dans la ville en effervescence, De Luca en profitera pour n'en faire qu'à sa tête et trouver, dans la Corviale, les pistes nécessaires à la résolution de son enquête.
« Rouge abattoir » m'avait bien appâtée, mais cette deuxième saison romaine m'a laissée sur ma faim. Gilda Piersanti avait brossé dans son premier tome une Mariella tout en secrets et en zones d'ombre, et j'aurais aimé trouver ici une description moins succincte de l'inspectrice. Mais folie footballistique et nécessité de l'enquête obligent, les personnages sont une nouvelle fois brossés à grands traits, peu développés, quoique suffisamment pour donner l'envie de continuer !
Une nouvelle histoire glauque à souhait, où la ville de Rome, sa culture et son histoire sont très bien rendues.
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bibliomanu
  02 mars 2011
Avec Vert Palatino s'ouvre le deuxième ouvrage consacré aux saisons meurtrières de Gilda Piersanti. En cette période de Pâques, les premiers signes du printemps se font toujours attendre. Pas de floraison, pas de soleil ni de fraîcheur mais une pluie persistante, harassante. Et des crimes aussi, qui eux n'obéissent à aucune règle préétablie. Implacables, ils drainent toujours leur lot de victimes.
En dehors de ce déluge, comme toile de fond au décor de cette deuxième enquête de Mariella de Luca, il y a Rome, encore, et puis ce championnat de football de première division pour lequel la ville entière s'oppose et vibre à l'unisson.
Fidèle à elle-même, Mariella s'investit toujours autant dans ses enquêtes, quitte parfois à marcher sur les plate-bandes des autres services de police. C'est le cas notamment pour cette affaire de disparition d'une petite fille dans le Corviale, longue barre de logements dans la périphérie de Rome. Pas de témoins directs d'un éventuel enlèvement, pas d'indice non plus. Il y a bien le meurtre récent d'un homme dont on a retrouvé des traces de trafic de pédophilie dans son ordinateur. Peut-on raisonnablement penser que les deux affaires ont un lien ?
J'ai entamé la lecture de Vert Palatino avec le plaisir de retrouver Mariella de Luca et les autres personnages qui gravitent autour d'elle. Avec le plaisir aussi d'entendre la voix d'Hélène Lausseur me raconter cette histoire. Une histoire prenante où Gilda Piersanti monte encore en puissance dans la construction de ses intrigues, dans sa manière de mettre en scène ses personnages. Et de nous confondre. Il ne s'agit plus alors seulement de plaisir car elle parvient aussi à nous remuer, à faire en sorte que le coeur cogne dans la poitrine lorsque la vérité s'esquisse, petit à petit.
Et puis tout à coup, c'est le sang qui se met à battre plus fort dans les veines lorsque cette vérité, justement, nous éclate à la figure. On peine à la croire possible, on voudrait revenir en arrière, tout effacer comme si c'était encore possible. Il faut voir là-dessous toute la force gracieuse de Gilda Piersanti : en ayant pris les tempêtes de 2001 et le championnat italien de football de l'époque, en étant très précise sur ces sujets, elle ne fait rien d'autre que resserrer de façon très étroite les liens de la fiction et de la réalité. Manière de signifier que le crime est réel, que l'abject et l'effroyable sont aussi de la partie, toujours, autour de nous.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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Bill
  05 décembre 2007

Auteur(e) romaine, Gilda Piersanti nous décrit sa ville dans 'Vert Palatino'.
Scandé par la fin de saison du Calcio 2001, ce roman nous promène dans la Cité Eternelle,
De Corviale - la barre d'immeuble d'un kilomètre de long construite à la fin des années 70 où deux meutres ont été commis, jusqu'au Palatin, au milieu de fouilles archéologiques, on suit Mariella de Luca, inspecteur principal, dans la résolution de ces deux enquêtes.
Bien écrit, bien traduit, ce roman donne envie de revenir à Rome et d'y découvrir les pépites architecturales qui y sont décrites.
L'enquête policière, à tiroirs, est bien menée.
http://les.lectures.de.bill.et.marie.over-blog.com/article-12413793.html
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
santorinsantorin   12 décembre 2019
Questo amore è una camera a gas,
é un palazzo che brucia in città,
questo amore è una lama sottile,
è una scena al rallentatore

Cet amour est une chambre à gaz,
un immeuble qui brûle dans la ville,
cet amour est une lame très fine,
c'est une scène au ralenti
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santorinsantorin   12 décembre 2019
Elle aurait bien passé la nuit blottie contre Paolo, dans cette maison dont on ne devinait plus les murs, avec le ciel presque noir aux fenêtres et la blancheur indécise de la lune qui commençait à se lever. Pour la toute première fois de sa vie, Mariella n'était pas sous l'emprise du besoin de partir après l'amour ; elle ressentait au contraire la nécessité de ne plus bouger, de rester clouée sur place, contre ce corps d'homme qui voulait son corps de femme. Elle pria alors pour qu'un de ces dieux anciens la transforme en pierre à jamais posée là.
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Charybde2Charybde2   21 janvier 2015
Le bruit de la pluie couvrait maintenant celui des téléviseurs allumés pour le match retour du derby Lazio-Roma. Ce dimanche soir, à Corviale comme dans tous les autres quartiers de la ville, les ménages sacrifiaient au plus respecté des rituels. Le match était retransmis en direct sur la chaîne payante Stream ; réunis chez leurs amis abonnés, les tifosi partageaient des instants de communion intense comme à l’époque des premiers postes de télé, quand le public vouait un culte à Lascia o raddoppia ou Il Musichiere.
Pour peu qu’on l’eût initiée, Mariella aurait elle aussi volontiers participé à la fébrilité ambiante. Et choisi son camp. Sauf que personne ne semblait s’émouvoir de son incompétence en matière de football, en ce printemps de scudetto attendu jusqu’à la déraison. Elle n’osait pas demander à ses collègues un cours abrégé de tifoseria ; d’ailleurs, elle avait vite compris que la passion du foot n’est pas question d’apprentissage, mais bel et bien prédisposition opiniâtrement cultivée au virus du ballon rond. Elle ressentait parfois une certaine sympathie envers tous ces malades, tout en les considérant comme des aliens.
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santorinsantorin   12 décembre 2019
E finita ma ricomincerei.
Stare insieme a te non mi basta mai.

C'est fini et pourtant je recommencerais.
D'être avec toi, ça ne me suffit jamais.

(Gianni Morandi. Le Jouet, 1968)
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Charybde2Charybde2   21 janvier 2015
La pluie, oubliée le temps de grimper les dix étages du bloc numéro 3, dévalait la petite pente au-delà de la grille. Elle avait déjà fait demi-tour lorsqu’elle entendit crisser l’acier : on avait oublié de refermer à clé. Un déferlement de gouttelettes s’abattit sur son visage comme pour la défier d’aller plus loin. Tant pis, le mal était fait, elle n’allait pas se laisser impressionner par la baignade.
Le déluge durait depuis trois semaines, Mariella n’était pas de ceux qui se réfugient sur l’Arche. Et puis elle avait toujours eu cette obsession de la pluie : ça lui plaisait de voir le ciel se vider de toute son eau et la terre s’en imprégner, s’en abreuver, s’en imbiber jusqu’à la recracher comme une éponge hors d’usage. Le Tibre ne cessait de monter, il atteindrait bientôt des niveaux historiques. Déjà les journaux faisaient resurgir dans leurs chroniques la fameuse crue de 1900 ; cet acharnement torrentiel hantait le sommeil des riverains.
Par un temps pareil, qu’allait-elle faire sur les terrasses, la petite Sara ?
Les pigeons avaient fui le sommet des demi-cylindres translucides bleu pétrole qui scandaient la façade de béton. Ici, ils se hissaient plus haut que dans les autres quartiers de la ville. Dans l’intention de l’architecte, ces demi-cylindres placés devant les cages d’escalier de chacun des cinq blocs de Corviale devaient s’éclairer comme des phares dans la nuit. Marielle n’ouvrit pas son parapluie tout de suite.
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Rencontre vidéo avec Bernard Werber : https://www.youtube.com/watch?v=efU7-6aIDow
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