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EAN : 9782290217221
416 pages
Éditeur : J'ai Lu (12/02/2020)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Qui le sait ? Depuis la fin 2014 la France a perdu une partie du contrôle de ses centrales nucléaires au profit des Américains.

Je m’appelle Frédéric Pierucci et je me suis retrouvé, bien malgré moi, au cœur de ce scandale d’État. Ancien patron d’une des filiales d’Alstom, je connais les dessous de ce thriller à 12 milliards de dollars. Après avoir été longtemps contraint au silence, j’ai décidé, avec le journaliste Matthieu Aron, de les révéler.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  25 mars 2020
Seulement 2 livres de sélectionnés pour la Masse Critique de Février. Celui-ci m'a intrigué par son sujet, j'écoute assez peu les informations à la télé, trop répétitif sur certains sujets. Je remercie Babelio et les éditions J'ai lu pour l'envoi de ce livre, ainsi que pour le petit mot l'accompagnant. J'avais malgré tout quelques appréhensions en le commençant.
Les chapitres sont courts et se lisent très vite. Certains passages sont édifiants concernant les pratiques des US en matière de corruption, les prisons de là-bas ainsi que les pratiques de certaines entreprises qui se pensent au-dessus des lois. Ce n'est pourtant pas mon style de lecture mais le sujet m'intriguait, c'est tellement bien écrit et bien raconté que les pages défilent très vite malgré quelques passages assez hard. À ceci près qu'il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un témoignage et non d'un thriller inventé. le vrai système de la justice américaine est sidérant par sa logique très différent du système français, comme du vrai rôle des avocats de la défense. le concept de la vérité pour les américains est vraiment hallucinant. Suivant le cours que prend son récit, F. Pierucci revient sur certains dossiers qu'il a ou non traité et donc sur son passé dans la société Alstom. Je ne retiens malgré tout pas toutes les informations concernant les différentes amendes et autres ; du coup, certains passages sont plutôt longs à lire. Certaines informations sont proprement ahurissantes, comme si la justice américaine ne recherchait pas réellement la vérité et la justice, mais plus à se remplir les poches sur le dos de leurs alliés. La guerre économique a commencé et elle ne fait pas dans la dentelle car les US ont une puissance de frappe bien supérieure à tout le monde. Veulent-ils devenir les rois du monde ? C'est un livre édifiant sur pas mal de sujets, le pire étant les prisons et la justice américaines, sa lenteur manifeste et ses process. Je n'ai pas forcément tout retenu ni compris concernant les dédales et les différences entre les lois françaises et américaines mais les process, je connais étant moi-même dans une entreprise américaine, ainsi que la lenteur décisionnelle. J'espère en tout cas que le suicide d'Alstom fera prendre conscience aux élus du danger des US en notre encontre. Je connaissais Alstom de nom mais je n'ai pas du tout suivi ses déboires et encore moins les informations annexes.
Comme vous l'aurez compris, on ne peut pas parler de coup de coeur mais ce témoignage se lit comme un thriller et il est très intéressant de part les différentes informations qu'il divulgue. Je vous conseille donc très fortement de découvrir ce livre édifiant par bien des aspects, c'est un témoignage qu'il est important d'avoir lu surtout si vous appartenez à une grosse entreprise française n'ayant pas encore été rachetée… Par contre, quelques coquilles ont été oubliées (mots en double, mots manquants, problème de correction, …). Pour ma part, je remercie Babelio de m'avoir permis de le découvrir.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Rodin_Marcel
  27 octobre 2019
Pierucci Frédéric et Aron Mathieu – "Le piège américain : l'otage de la plus grande entreprise de déstabilisation économique témoigne" – Lattès : 2019 (ISBN 978-2-7096-6407-3) – format 23x14cm, 396p.

Comme l'indique le texte de la quatrième de couverture, Frédéric Pierucci était – pendant plus de deux décennies – l'un de ces capitaines d'industrie oeuvrant en toute bonne conscience pour une des rarissimes entreprises multinationales françaises, à savoir Alstom.
Laquelle multinationale constituait l'un des fleurons de la technologie et du savoir-faire franco-français, de surcroît dans des secteurs clés pour l'indépendance nationale puisque touchant à rien de moins que les armements nucléaires ou la production (ô combien vitale aujourd'hui) d'électricité. Ces quelques entreprises étaient tout droit sorties du rêve gaullien de grandeur nationale, via la création en 1969 de la "Compagnie Générale d'Electriciré" (CGE), devenue par la suite (1991) "Alcatel-Alsthom".

Avec l'avènement de cette caste de technocrates mondialisés hors-sol pour lesquels les Etats-Unis constitue la référence absolue – à grands renforts de de multiples "-ing", marketing, trading, managing etc –, jouant au poker "à l'international" (sic) avec les sociétés employant des milliers de personnes, il fallut "bien évidemment" privatiser complètement ces activités et les laisser dériver aux "bons" soins de chevaliers d'industrie ayant pour objectif de se remplir les poches tout en jouant les héros totalement dévoués à "leur" entreprise – comme l'auteur l'écrit en toute bonne foi à plusieurs reprises.
Cette caste est issue, produite, engendrée par le système typiquement franchouillard des "grandes écoles" en passe aujourd'hui de se voir supplantées par les "MBA" commercialisés par toute sorte d'officines, dont les plus "sérieuses" sont de pures émanations états-unisiennes.
Jusqu'en avril 2013, le brave petit soldat Frédéric Pierucci était tout fier d'appartenir à cette "élite" mondialisée qui pille allègrement la planète, tout particulièrement les pays du Tiers-Monde, et détruit les emplois sans vergogne dans les pays industrialisés lorsque "le marché" et – surtout les dividendes des actionnaires l'imposent.
Bien naturellement, cette engeance recourt sans scrupule à ce que l'on appelle "la corruption", Alstom avait même instauré des "process" (un mot fétiche chez ces gens-là) internes définissant et organisant ces procédures très courantes dans cette nomenklatura.

Notre auteur consacre des pages entières et un chapitre particulier, le vingt-deuxième (pp. 150-158), à la description de cette législation états-unisienne dénommée FCPA, "Foreign corrupt practices act", édictée en 1977 suite – croit-il naïvement – aux découvertes de multiples trafics de corruption dans l'affaire du Watergate à l'époque de Nixon.
Il oublie de préciser que l'une (parmi d'autres) des racines fondamentales de cette loi réside plutôt dans la fin des empires coloniaux (chaque grande puissance coloniale se réservait son pré carré) et l'avènement de régimes dictatoriaux dirigés par des sbires avides d'argent, dépourvus de tout scrupule, s'empressant d'armer leurs pays en affamant leur population (affaire Lockheed, p. 151) sans oublier de remplir leurs comptes en Suisse.
C'est un simple oubli, notre auteur montre fort bien comment, très rapidement, les grandes entreprises états-unisiennes détournent cette "louable et vertueuse" législation en l'utilisant pour racketter les sociétés étrangères (pp. 152 et suivantes). Toujours aussi enfarinés et béats, nos dirigeant(e)s européen(ne)s se laissent rouler dans la farine depuis les années 2000...

L'intérêt majeur de ce témoignage réside en effet dans cette démonstration : ce FCPA est dorénavant utilisé délibérément par le fisc états-unisien pour rançonner à grande échelle les entreprises étrangères.
Les annexes (pp. 387-391) appuient ce que tout le monde savait depuis vilaine lurette. Rien que pour la France, on relève les amendes astronomiques infligées à Total, la Société Générale, Alcatel, Technip, et la liste des entreprises ainsi pillées est largement dominée par les européennes. Ben voyons.

Ce témoignage écrit dans un style clair dénué de tout pathos, explicite d'autres aspects cruciaux du "paradis états-unisien" : la justice toujours à charge, son fonctionnement, les prisons de haute sécurité, le mépris des droits les plus élémentaires de la défense, l'obsession de l'argent etc etc.

Accessoirement, il exhibe également la lourde responsabilité que portent certains de nos dirigeants, comme un Hollande (effarant d'incompétence), un Patrick Kron ou un Macron (vendant les débris d'Alstom à General Electric).
Sans scrupule aucun, du haut de son abyssale sottise, notre élite mondialisée, standardisée à grand renfort de MBA, continue de démanteler les industries européennes au nom de la sacro-sainte libre concurrence : ces gens viennent de signer l'accord du CETA, le démantèlement des restes d'agriculture locale "grâce à" l'accord commercial avec les pays du Mercosur, sans oublier de refuser l'alliance avec Siemens pour contrer Huawei : le massacre se poursuit... ces vautours sont en train de dépecer EDF...

A ce titre, même s'il est quasiment impossible de compatir au triste sort de l'auteur puisqu'il fut acteur de ce système infernal et n'aspire qu'à y reprendre du service, il faudrait assurer une diffusion la plus large possible de cet ouvrage, à lire et à offrir. Je ne saurais conclure sans une pensée émue pour les salariés de General Electric à Belfort...

Un livre à lire et à offrir.
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ileana
  30 août 2019
Ceci n'est pas une fiction, c'est la réalité. F Pierucci, haut cadre d'Alstom, a été emprisonné pendant deux ans aux Etats Unis. le délit : un versement de pot-de-vin par sa société en Indonésie pour gagner un contrat. Son interpellation aux Etats Unis est parfaitement légitime du point de vue de LEUR jurisprudence, même si aucune firme états-unienne n'était impliquée, même si cela s'était produit en dehors des Etats Unis. Car la justice des USA s'est dotée de l'extraterritorialité, redoutable machine de guerre économique - autrement dit elle s'est érigée en gendarme international afin de poursuivre la corruption au-delà de ses frontières. Vu d'Europe, l'incarcération de Pierucci apparaît comme une prise d'otage, au total mépris de la présomption d'innocence, de droits de l'accusé d'accéder à un procès et un jugement dignes de ce nom.
Pierucci est contraint de plaider coupable et se voit lâché par Alstom - il n'a pas les moyens de payer les faramineux frais d'avocat : le procureur s'appuie sur 1,3 millions de documents à charge (échanges de mails et autres). D'ailleurs, compte tenu des affaires semblables, ses chances de gagner sont infimes.
Cet ex-cadre a été un pion dans la poursuite judiciaire que le Department of Justice (Ministère de justice des Etats Unis) menait depuis plusieurs années contre Alstom. Alors que l'entreprise française refusait de reconnaitre ses torts, l'incarcération de Pierucci est devenue un moyen de pression.
Avec ce témoignage, l'auteur va encore plus loin : compte tenu de la chronologie de son interpellation d'une part et de la négociation pour la vente d'Alstom à General Electric d'autre part, Pierucci estime qu'il a été utilisé afin d'obliger les décideurs de vendre Alstom, affaibli par une amende exorbitante. Il avance aussi l'hypothèse suivante : le Ministère de la justice américain n'est pas indépendant, il est au service des grandes entreprises, dans le cas présent au service de General Electric.
A la fin du livre un tableau édifiant : les amendes exorbitantes infligées par le Departement of justice en Europe ces dernières années.
Un témoignage glaçant, la réalité dépasse la fiction.
Deux liens :
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-16-janvier-2019
https://portail-ie.fr/short/1652/affaire-frederic-pierucci-le-cadre-dalstom-retourne-en-prison
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Symphonia2
  28 mars 2020
Ce témoignage est spectaculaire et glaçant. C'est un récit de première main qui dévoile les dangers de la guerre économique menée par les Etats-Unis. Une guerre jusque là invisible ou du moins inconnue du grand public et peu traitée par les médias. Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livre, dont l'enjeu est économique et politique. Mais celui-ci est assez extraordinaire, digne d'être adapté en série ou au cinéma.
Cette histoire rocambolesque, c'est celle de Frédéric Pierucci, cadre chez Alstom, qui va se retrouver otage du Department of Justice américain, lâché par son entreprise, alors que le patron, Patrick Kron, négocie secrètement la vente d'une partie de l'entreprise à General Electric. Pierucci va donc connaître le système judiciaire et le milieu carcéral américain.
Le sujet nous interpelle forcément. Tous les éléments typiques des séries et films politiques ou d'espionnage s'y retrouvent: complot, négociations, menaces, etc. C'est d'ailleurs ce qui fait peur: la réalité a clairement rattrapé la fiction.
Au-delà de l'histoire particulière et dramatique de l'auteur, on découvre en même temps les coulisses d'une guerre dont nous, et même les victimes n'avaient pas encore conscience jusqu'à récemment. Et c'est bien là le grand intérêt de ce témoignage: découvrir ce qui se passe réellement.
Ce livre est très instructif sur le fonctionnement des systèmes judiciaire et carcéral américains.
D'abord, on en sait un peu plus sur cette fameuse loi, le FCPA, Foreign Corrupt Practices Act, dont la cause est noble mais dont l'étendue est proprement effrayante. Il s'agit d'une loi anti-corruption, qui condamne des entreprises qui auraient corrompu ou tenté de corrompre des fonctionnaires gouvernementaux étrangers, ou des candidats à des postes Gouvernementaux. Spécificité de cette loi: son extraterritorialité. En effet, sont susceptibles de tomber sous cette loi toute entreprise – américaine ou non – liée aux Etats-Unis d'une manière ou d'une autre, par exemple lorsqu'une entreprise est cotée en bourse ou si elle utilise le dollar dans ses affaires. Et c'est bien là le problème. le filet est gigantesque. Et lorsque l'on fait comme l'auteur, que l'on regarde d'où proviennent les entreprises condamnées, on retrouve peu d'entreprises américaines.
Pour en savoir plus sur le FCPA: https://www.altares.com/fr/blog/2018/03/13/fcpa-la-loi-anti-corruption-americaine/
De plus, en passant, Frédéric Pierucci nous donne un aperçu de la vie en prison, et notamment en prison de haute sécurité. Et c'est effrayant. C'est un autre monde, que j'avais découvert un peu lorsque j'avais lu le livre de Tyree Bailey, J'étais à leurs côtés dans le couloir de la mort. le système carcéral est très différent du nôtre. Il est en général privé, et donc chaque prisonnier est une source de revenus pour le gestionnaire de la prison. Tout est matière à faire de l'argent. Au contraire, les coûts sont minimisés, quitte à avoir par exemple des cellules vétustes. Et quant à la justice américaine, mieux vaut ne jamais la connaître. C'est une effroyable machine qui broie les gens plus qu'autre chose, y compris les riches qui peuvent cependant s'en sortir davantage que les moins favorisés. Tout est basé sur la négociation. Peu importe la vérité. C'est à celui qui va savoir négocier le meilleur deal pour s'en sortir. La grande différence, qui peut choquer chez nous, c'est que c'est au défendeur de fournir la preuve de son innocence, pas à l'accusation. Les enquêtes sont menées uniquement à charge, pas à décharge. Je vous laisse donc imaginer ce qui arrive aux gens lambda, qui ne sont pas assez riches pour se payer un avocat spécialisé.
En tout cas, le livre est très facile et rapide à lire car l'écriture est simple et directe, comme si Frédéric Pierucci nous racontait son histoire en nous parlant. le style est donc plus « parlé » que littéraire.
Il est très accessible, très pédagogique. L'auteur a pris le temps de nous faire part de ses émotions à travers les multiples épreuves qu'il a subies et de nous expliquer chaque étape du processus que la justice américaine lui a fait suivre.
J'ai cependant trouvé le début assez long à se mettre en place. C'est surtout la deuxième moitié du livre qui m'a le plus plu, lorsque ça s'active et que l'auteur commence à avoir plus d'informations et de contexte concernant son arrestation. La fin est particulièrement intéressante car on a un aperçu des conséquences de tout ce qui a précédé.
Bref, c'est un livre d'actualité qui mérite d'être découvert. Et à la fin, on se demande: comment est-ce possible? Pourquoi cela n'a-t-il pas fait plus de bruit?
Lien : https://leshistoiresdesympho..
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pierrefroide
  03 novembre 2019
Témoignage très important et hallucinant des mésaventures de M. Pierruci, qui a servi d'otage aux américains durant l'opération de dépeçage d'Alstom.
Ce qui m'a le plus frappé :
L'absence totale de responsabilité, de culture démocratique et patriotique de nos élites est absolument effarante. le tableau est sinistre : le lâche Kron et son équipe, l'ambigu Macron et l'ectoplasme Hollande n'inspirent qu'un profond mépris. Cerveaux complètement lavés par la doxa libérale, nos dirigeants refusent de défendre notre pays et son industrie, et passent leur temps à se coucher devant les américains. le valeureux mais naïf Montebourg fait office de dindon de la farce.
La description du système carcéral américain fait froid dans le dos. La logique des gestionnaires privées des centres pénitentiaire conduit comme le décrit justement M. Pierucci au développement d'une entreprise d'esclavage moderne et légal.
Énormément de considération très intéressantes sur la justice américaine. Je crois savoir que cette manie du "deal" est plutôt appréciée dans le monde des affaires puisque le résultat des procédures est assez "prévisible" grâce à la négociation. Pour aller au procès, il faut vraiment être sur de soi et disposer de beaucoup de moyens, du fait du système du système de preuve. Quant aux détenus "de droit commun", M. Pierucci décrit la manière dont ils sont broyés par le système.
Mais pour revenir au monde des affaires, le cas de M. Pierucci est un cas particulier qui témoigne de l'absence d'indépendance de la justice dans les dossiers sensibles, puisqu'il ne bénéficie pas de cet aspect prévisible, le DOJ revenant systématiquement sur les accords conclus. La consanguinité et l'entente facile entre avocat et magistrats, la travail conjoint de tout ce beau monde avec le gouvernement et les agences de renseignements se retourne alors contre M. Pierucci qui n'est pas vraiment défendu.
Enfin, il aborde des éléments intéressants sur le rôle de tout l'écosystème du conseil (juridique, économique, et en communication) dans ce type de dossier. Le noyautage des dossiers par des entreprises anglo-saxonnes, ainsi que l'absence totale de culture patriotique et démocratique chez les français (de toute façon dépendants techniquement des américains, notamment en ce qui concerne les réseaux informatiques) sont des éléments clé.
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critiques presse (1)
LesEchos   05 février 2019
Incarcéré aux Etats-Unis pendant plus de deux ans, Frédéric Pierucci, ancien cadre d'Alstom, affirme que les Etats-Unis utilisent leur législation anticorruption à des fins de domination économique.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ileanaileana   20 juillet 2019
Me voilà donc enfermé dans une prison de haute sécurité, à 15 000 kilomètres de ma famille, licencié d’une société [Alstom] pour laquelle je travaille depuis vingt et un ans, lâché également par les autorités de mon pays qui ne veulent pas bouger le petit doigt, obligé de rembourser des frais d’avocat monstreux, sans savoir ni quand je pourrais être libéré, ni quelle sera ma peine finale. P192
[ …]
Alstom fabrique, entretient et renouvelle tous les tourboalternateurs des cinquante-huit réacteurs nucléaires installés sur notre territoire, et le groupe produit les turbines Arabelle des réacteurs EPR qu’Areva construit à Flamanville. Alstom est donc un élément clé dans 75% de notre production d’électricité nationale, et possède une technologie que le monde entier nous envie. Alstom a fourni aussi les turbines de propulsion de notre porte-avion Charles de Gaulle. [ ] Laisser s’envoler un tel atout dans les mains d’une entreprise étrangère [ General Electric ] serait simplement une folie. Non ! Ce serait trop énorme, je ne peux pas croire que ce projet de vente, pour peux qu’il soit confirmé, puisse un jour être accepté par l’Etat français. P204
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LogenNeufDoigtsLogenNeufDoigts   30 août 2019
Les Américains classent le niveau de protection de leurs prisons sur une échelle de un à quatre. les établissements de niveau 1, appelés "camps", sont habituellement réservés aux white collar criminals ("criminels en col blanc") jugés coupables de crimes financiers.
[...]
Les centres de sécurité 2 sont, eux destinés aux courtes peines et aux prisonniers non violents. Puis viennent les centres de détention, dits moyens, classés au niveau 3, et enfin les établissement de haute sécurité. Wyatt appartient à cette catégorie. C'est dans cette prison que sont regroupés les criminels les plus dangereux du Connecticut, du Massachusetts, du Rhode Island, du Maine et du Vermont.
[...]
C'est donc dans ce centre ultra-sécurisé que le Department of Justice a décidé de m'emprisonner. Je ne suis pourtant ni un récidiviste, ni un détenu dangereux. Ce choix est contraire à toute logique carcérale. Mais personne ne me fournira jamais la moindre explication.
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LogenNeufDoigtsLogenNeufDoigts   30 août 2019
Le seul qui reste, c'est Pierucci. Celui qui servira de bouc émissaire. Les procureurs pourront alors se vanter d'avoir eu la tête de l'organisation, et prétendre à une avantageuse promotion. Cela explique aussi pourquoi ils veulent me faire porter le chapeau dans un nouveau dossier, le contrat Bahr II (une chaudière à charbon construite en inde). Un marché conclu alors que je n'étais pourtant plus en poste depuis deux ans... et pour lequel Alstom n'a même pas plaidé coupable ! C'est dégueulasse. Il n'y a pas d'autres mots. Où est la morale dans tout cela ?
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AxelinouAxelinou   29 mars 2020
« De quoi ont-ils peur ? Jusqu’où nos entreprises vont-elles se laisser piller ? Accepterions-nous un tel diktat de la part d’un autre Etat ? Non, décidément je n’arrive pas à saisir pourquoi nous nous comportons en victimes consentantes. Nous sommes devenus les spectateurs de notre propre décrépitude. » p. 205
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Video de Frédéric Pierucci (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Pierucci
Frédéric Pierucci ex-cadre d'Alstom et Matthieu Aron, journaliste, au micro de Léa Salamé
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