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ISBN : 9791034901098
Éditeur : Liana Lévi (07/03/2019)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 8 notes)
Résumé :
L'enfance de Pia, c'est courir à perdre haleine dans l'ombre des arbres, écouter gronder la rivière, cueillir l'herbe des fossés. Observer intensément le travail des hommes au rythme des saisons, aider les parents aux champs ou aux vaches pour rembourser l'emprunt du Crédit agricole. Appartenir à une fratrie remuante et deviner dans les mots italiens des adultes que la famille possède des racines ailleurs qu'ici, dans ce petit hameau de Charente où elle est née. Tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  16 avril 2019
Pia, une gamine d'une dizaine d'année, nous raconte sa vie au sein d'une joyeuse famille de paysans installés dans une ferme du fin fond de la campagne charentaise, là où coule une rivière .
Presque une image d'Epinal sauf que la réalité du monde de Pia n'est pas aussi idyllique qu'il n'y paraît.
La ferme tombe en ruines, on y vit entassé et la famille en grande difficulté financière travaille dur pour essayer de survivre. Le père élève des vaches laitières, ce qui ne rapporte pas grand chose, et ses cinq enfants doivent l'aider aux travaux des champs et de la ferme. Ils ne sont pas malheureux pour autant, même s'ils sont mal fagotés et conscients de leur précarité, car la nature malgré ses caprices parfois désastreux leur offre un bien précieux; le plus merveilleux terrain de jeu qui puisse exister !
Comme une bouffée d'air frais, ce texte évoque au gré de petits ou grands événements, une vie simple rythmée par la petite musique de la trayeuse, le chant monotone de la tronçonneuse, le ronron du tracteur, le souffle des bêtes et les "porca miseria" paternels. Tout une gamme de sons qui incitent à la rêverie, à la nostalgie heureuse et une écriture lumineuse pour «sur les chemins, nous jeter ensemble dans la gueule du hasard avec l'enfance et le vent dans le dos »
Un pur bonheur de lecture.
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zazy
  20 avril 2019
Chronique d'une vie rurale
La Charente, ce n'est pas seulement le bord de l'Atlantique, c'est également une campagne où habite Pia 10 ans, de longues tresses. Ses grands-parents sont venus d'Italie via la Belgique cultiver une terre qu'ils espéraient meilleure. Ses parents sont fermiers. La famille ne roule pas sur l'or, c'est le moins que l'on puisse dire. le père élève des vaches laitières , vend son lait à une laiterie et à quelques particuliers. La mère fait du beurre. Nous sommes dans les années 70, les grosses et grandes fermes grignotent petit à petit les petits fermiers.
« Entre ceux qui vivent de rien et ceux qui vivent de peu, il n'y a pas beaucoup d'envieux par chez nous. »
Cinq enfants tous remuants égaient les journées. Même si la vie n'est pas très facile, la famille est heureuse.
« A la maison, la polenta est prête. Maman a préparé un gâteau. Elle roule l'amour des siens dans la farine. le chagrin de nous avoir loin d'elle pendant des jours, elle le pétrit et l'aplati comme elle peut. C'est dans ces odeurs de pâte chaude qu'on s'embrasse'. »
Les filles barattent le beurre au rythme des chansons de l'époque. Tout le monde aide à la ferme au retour de l'école. Attention, il faut faire les devoirs, bien apprendre pour aller au collège privé, derrières des murs gris, encadré par des bonnes soeurs pas rigolotes. Valma, sa soeur aînée n'a pas supporté et à fugué. Pila s'est fait un grand allié de Rimbaud ; ses poésies lui permettent de supporter l'enfermement tout comme un certain garçon jouant de l'harmonica. Heureusement les vacances existent et les revoici à sauter sur les balles de paille, grimper dans le clocher de l'église « A part Dieu et le spécialiste des cloches… nous sommes les seuls à grimper jusqu'ici… C'est vieux comme le monde. On marche à pas de loup sur l'éternité. » et autres fantaisies.
Quel plaisir pour Pia d'aller seule sur les chemins, marcher dans la forêt, écouter, regarder, patauger, parler avec Joël, le bossu, que beaucoup fuient et moquent.
« C'est un garçon-paysage avec une colline sur le dos… Moi je suis sûre que c'est la bonté qui dépasse de sa colonne vertébrale, un mystère de roche humaine. » Quelle belle description de Joël le bossu.
Elle  vit au rythme des travaux imposés par les saisons, rentrer le bois en hiver, faire les foins, les récoltes. Tout ceci sans oublier la sacralité de la messe dominicale, les visites à Nanno, la grand-mère adorée.
« Il faudra aussi mettre de l'ordre dans mon cahier d'essai, ne pas mélanger tache d'encre et tâche d'être là quand on te parle, blouse et bouse. Mettre de l'ordre entre les absents et les présents ceux de toujours et les nouveaux. »
Pas facile lorsque l'on étudie en établissements privés surtout fréquentés par la bourgeoisie locale.
Et puis, il y a la création d'un nouveau syndicat agricole, face à la FNSEA, qui deviendra la Confédération Paysanne. Les conseillers techniques proposent leur aide à grand renfort de produits dits « phytosanitaires », le Crédit Agricole prête, le prix du lait s‘effondre, certains paysans sont obligés de mettre la clé sous la porte de la grange… C'est l‘époque du Larzac. Enfin Pia ne se sent plus venue d'un arrière-monde, grâce au commentaire désobligeant d'un camarade classe de la bourgeoisie
Le monde rural change, les maisons se vident, les vieux meurent seuls. Pia observe ces changement avec beaucoup de mélancolie. C'est ce que je constate tous les jours autour de moi.
Un livre qui m'a enchantée. J'y retrouve un tout petit peu des traces de mon enfance ou celle de mes propres enfants. La nostalgie y est heureuse, la vie, même si les habits se passent entre soeurs, même si la sécheresse de 76 a causé beaucoup de dégâts, se déroule dans une certaine harmonie.
Je sens les souvenirs d'enfance de Paola Pigani sous les traits de Pia. J'ai aimé suivre sa trajectoire jusqu'au lycée, la voir grandir, garder sa liberté.
Un livre enchanteur, une belle écriture fine, sensuelle ; une ode à la nature avec les quelques fêlures de la vie. Les chapitres, comme des scènes de la vie quotidienne, s'égrènent , se lisent avec grand plaisir  Je me suis laissée happer, prendre au jeu des deux nattes blondes de Pia.
Coup de coeur
Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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jg69
  02 avril 2019
La narratrice, Pia, est une fillette de onze ans qui vit avec ses parents et ses quatre frères et soeurs dans une ferme en Charente. C'est une famille de paysans venus d'Italie qui vit dans une grande précarité, une famille où on "verse à peine un filet de grenadine dans le verre", où les vêtements passent d'un enfant à un autre, où on dort à deux dans le même lit. Ils vivent dans une ferme délabrée et cultivent une terre qui ne leur appartient pas.
Le père est un paysan-ferrailleur qui a installé une casse derrière sa ferme, cet homme très travailleur et joyeux aime chantonner, il a su " partir de rien toujours, planter du futur là où personne n'y croit" mais dans ces années 70, le monde paysan souffre, une terrible sécheresse ruine encore plus ces paysans étranglés par les emprunts contractés au Crédit Agricole. C'est une période où la révolte gronde dans le monde paysan, la lutte s'organise, le syndicalisme agricole se développe et le père devient un Paysan travailleur alors qu'autour de lui certains font faillite, d'autres se suicident. La mère s'occupe de la ferme, des animaux et cuisine de la polenta et des gâteaux, c'est une mère qui "roule l'amour des siens dans la farine... c'est dans ces odeurs de pâte chaude qu'on s'embrasse"
Pia vit une enfance dans la nature, au milieu des animaux, partageant son temps entre l'école et les corvées car il y a toujours du "pain sur la planche" à la ferme, il faut aider à rentrer le bois, s'occuper des poules, des lapins, plier le linge dans une vie rythmée par les saisons. C'est un quotidien fait de vacances chez sa grand-mère Nonna, de moments partagés avec son amie Laure et son voisin bossu Joël, de complicité avec ses frères et soeurs, de proximité avec une communauté de manouches, de l'attention de jeunes parisiennes en vacances qui leur donnent de temps en temps vêtements et échantillons de parfum, de liberté et de virées en vélo. Un monde où laitier, vétérinaire, inséminateur et rebouteux sont des personnages essentiels, un monde où il est naturel de veiller les morts.
Mais Pia va devoir partir au pensionnat, un lieu gris dont sa soeur Valma s'est enfuie quelque temps plus tôt. Entre les murs du pensionnat elle va connaitre la solitude et le silence "Même ensemble, on est seuls, incapables de parler de ce qui nous manque" , " L'ennui a la hauteur des murs qui nous encerclent." Heureusement elle trouve refuge dans la musique et dans la poésie avec son cahier d'essai, son dictionnaire Larousse cadeau de communion " avec la poésie, chaque jour je pousse les murs et le temps".
En grandissant elle va comprendre le désir d'enracinement de ses parents, le mal de l'Italie et la douleur de l'exil qu'ils tentent de cacher." "T'as pas de mort ici, toi?" pas de mort, ça veut dire qu'on n'est pas de là ? Pas plus de racines aux pieds qu'à nos disparus?". Pour elle, bientôt ce sera le temps des envies d'ailleurs.
J'ai été immédiatement emportée par l'écriture de Paola Pigani, par l'atmosphère parfaitement restituée dès les premières pages, par ce pays où "les bêtes ont plus de valeur que tout". La corvée des caillasses, le moment où on tue le cochon, l'heure des vaches, la vente du lait posent d'emblée le décor de ce monde vu au travers du regard d'une enfant. Paola enchaîne les phrases qui vont à l'essentiel sans descriptions à n'en plus finir, multiplie les expressions poétiques que j'ai vite renoncé à noter tellement elles sont nombreuses. L'écriture est vive, virevoltante avec des phrases courtes dans la première partie pour devenir plus posée avec des phrases plus longues quand Pia sort de l'enfance et que son regard sur son monde environnant change et devient plus aiguisé .
Dans ce récit d'une vie de paysans racontée au travers de multiples scénettes de la vie quotidienne, Paola n'introduit aucun romanesque superflu, les personnages sont juste esquissés mais au combien émouvants, il y a le frère, les soeurs, l'émouvante Mimi au pensionnat, les amis d'enfance que l'entrée dans l'adolescence séparera, Christophe, le fils de l'Aboyeur... beaucoup vivent des choses difficiles " Dans notre petit pays, tout se sait, tout se tait", chacun pourrait être le héros d'un prochain roman...
A travers le regard d'une enfant qui observe sans jamais juger, Paola rend un superbe hommage à la terre de l'enfance et à un monde paysan âpre qu'elle sait rendre terriblement humain. Elle interroge avec profondeur la question des racines, du conditionnement social, de l'exil avec son lot de douleurs, des thèmes qui lui sont chers. J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont elle évoque le pouvoir de la littérature sur son héroïne.
Sensibilité, délicatesse, simplicité, capacité d'évocation et poésie qualifient pour moi l'écriture de Paola Pigani qui parvient à merveille à éveiller tous les sens du lecteur dans ce roman qui semble très personnel.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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claraetlesmots
  29 mars 2019
Début des années 70, en Charente, Pia est une fillette de onze ans, une fille de la campagne comme on dit. Dans un petit hameau, elle vit au rythme des travaux agricoles avec son frère et ses quatre soeurs. Toujours prête à donner un coup de main à ses parents qui travaillent la terre en fermage et élèvent quelques vaches laitières. Leurs racines sont en Italie d'où ils sont originaires.
A travers la voix de Pia, on s'évade dans un champ, on court à en perdre haleine, on observe la nature, petits plaisirs et jeux d'une enfance qui sent le plein air et la débrouillardise. Aider les parents, ramasser le bois ou baratter le beurre au son des rires de la fratrie. Une famille où on se serre la ceinture : les vêtements servent d'un enfant à un autre, pas de dépenses inutiles ou frivoles. Mais c'est aussi l'amour que lui donne ses parents, les vacances chez sa grand-mère, son amie Laure, les conversations sérieuses des adultes autour de la table où les soupirs et les silences trahissent les difficultés et la peur de l'avenir. Les paysans veulent se regrouper et se faire entendre, et parlent de créer un syndicat agricole. Pour Pia, il y a l'entrée au collège et l'internat qui se profile accompagnée d'appréhensions. Une sphère inconnue avec ses codes et ses règles.
La fin de l'enfance marque le début de l'adolescence et la sécheresse de l'année 1976 précipite la faillite de certains paysans. Son père est obligé de devenir ferrailleur. Si au collège, elle découvre la solitude et les remarques acides, la poésie se fait réconfortante et précieuse. Tandis que les amitiés de l'enfance se délitent certaines fermes se retrouvent inhabitées. Mutation d'un monde agricole où les plus petits sont à l'agonie.
L'auteure rend un hommage vibrant et nostalgique à un monde paysan et à celui de l'enfance. Il y aurait beaucoup à rajouter car elle aborde également les thèmes de l'exil et de la condition sociale. D'une écriture poétique sans fioriture et avec un sens du détail qui fait mouche, Paola Pigani a su traduire à merveille et avec justesse les sentiments, les perceptions et le regard de l'enfant puis de l'adolescente.
Ce livre a résonné en moi tant j'y ai retrouvé des souvenirs et des sensations qui ont fait briller mes yeux d'enfants.
Un roman dont je suis sortie le coeur vrillé d'émotions et avec un sentiment d'une tendresse lumineuse infinie.
Lien : https://claraetlesmots.blogs..
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Milie_Baker
  27 février 2019
Sous une plume poétique, Paola Pigani nous présente l'histoire d'une jeune fille de la campagne, Pia.
Nous suivons son quotidien à travers ses pensées de petite fille, ce qu'elle perçoit du monde extérieur et surtout la difficulté qu'est de travailler comme un agriculteur.
Pia adore la nature et la campagne, elle n'échangerait cela pour rien au monde. Mais elle comprend également la dureté de la situation de sa famille et participe activement aux tâches quotidiennes.
Ce roman est comme une fresque de la vie de cette jeune fille dans la nature. Il n'y a pas de but à atteindre ou de retournement de situation qui donne un tout nouveau sens à l'histoire. "Des orties et des hommes" est simplement à propos de Pia, enfant qui va devenir adolescente.
Une lecture simple, rendue agréable par le style de l'auteur que j'ai beaucoup apprécié.
Si le sujet ne m'a pas vraiment captivée, j'ai bien aimé suivre la vie de Pia et de ses proches.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
zazyzazy   20 avril 2019
J’ai fait un pont entre le sommeil et l’oubli, traversé une nuit, un filet d’eau, un rigole, franchi mon paysage de vaches assoupies, de palisses aux oiseaux cachés, suivi le Son, La Bonnieure jusqu’à la Charente à Angoulême. Du plus petit au plus grand, du plus vert au gris implacablable, du plus sauvage au noir des pages imprimées, des champs de paix aux rues tristes, des vitrines aux peurs verticales. Cela s’appelle grandir. 
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zazyzazy   20 avril 2019
Les fleurs des fossés n’oublient pas ceux d’avant, j’en suis sûre, c’est pourquoi je les caresse même affaiblies par l’été. 
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claraetlesmotsclaraetlesmots   29 mars 2019
Le chant d'une tronçonneuse se traîne d'arbre en arbre loin derrière ou loin devant. Des corbeaux rasent les champs. Faut-il aimer la terre pour espérer vivre ici toute une vie ? Je porte cette question sans bandoulière et ce poème que je relis souvent dans mon petit box à l'internat.
Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous,
Dispersez-vous, ralliez- vous !
Je voudrais qu'il y ait sur nos chemins et jusqu'au ras des villes des orties et des hommes qui s'agrippent à nos rêves éboulés, au souvenir de nos terres travaillées, de nos terres en jachère, de nos terres rêvées, même sauvées d'une décharge ou d'une sécheresse.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   29 mars 2019
Entre ceux qui vivent de rien et ceux qui vivent de peu, il n'y a pas beaucoup d'envieux par chez nous.
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Videos de Paola Pigani (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paola Pigani
Du 3 au 6 novembre 2016 - Pays Voironnais Invités d'honneur : Gaëlle Josse et Olivier Tallec Invités : Thomas Baas, Fred Bernard, Arno Bertina, Emile Bravo, Delphine Chedru, Cécile Coulon, Alice de Poncheville, Béatrice Fontanel, Pascale Gautier, Guillaume Guéraud, Antoine Guilloppé, Céline Lapertot, Mathieu Larnaudie, Régis Lejonc, Gaëlle Nohant, Xavier-Laurent Petit, Paola Pigani, Yann Rambaud, François Roca, Joy Sorman Auteurs régionaux et locaux : Arielle Alby, Corinne Bourrillon, Paul Giraudi, Alain Graz, Elyane Guillaud-Rollin, Sylvie Lainé, Jean-Philippe Landru, Li-Cam, Lou-Jan, Serge Revel, Fabienne Swiathly, Ghislaine et David Trouilloud
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