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ISBN : 2368461868
Éditeur : Steinkis Editions (01/05/2018)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Des mésanges punks qui se mêlent de politique,

Des hommes politiques plus animistes que des Indiens d’Amazonie,

Un anthropologue jivaro qui tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale.

Voici quelques-uns des habitants de ce monde nouveau où le concept de « nature » a disparu, et où les plantes et les animaux sont considérés comme des partenaires sociaux ordinaires. Après la lecture de ce livre, vous ne regarder... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  01 juin 2019
La cosmologie du futur (petit traité d'écologie sauvage), d'Alessandro Pignocchi, démarre avec un dialogue entre deux mésanges. Elles se mettent à discourir sur la politique française à la veille des élections présidentielles.
À ma sensibilité à l'écologie et le fait qu'il était en concurrence pour le prix régional du livre environnement 2019, ce sont ces premières pages tellement humoristiques qui m'ont vraiment décidé à prendre ce livre à ma médiathèque.
Outre ces mésanges, j'ai découvert dans cet ouvrage des hommes politiques plus animistes que les Indiens d'Amazonie et un anthropologue Jivaro qui va tenter de sauver ce qui reste de la culture occidentale, celle-ci ne subsistant que dans quelques régions françaises.
J'ai apprécié les pages hilarantes où Trump et Macron sont interviewés lors d'une conférence de presse. À une question leur demandant s'ils sont parvenus à trouver un accord, ils vont se mettre à comparer la beauté de plusieurs oiseaux et Trump sera confronté à son ultra sensibilité !
On se retrouve dans un monde inversé où plantes et animaux sont considérés comme des partenaires sociaux ordinaires.
C'est beau. Les planches sont magnifiques, les aquarelles splendides, drôle, très drôle. J'ai surtout apprécié ces fameuses mésanges punks et les hommes politiques qui, pour une fois, au lieu de se pencher sur leur ego, s'intéressent au monde qui les entoure.
En postface, l'auteur nous offre huit pages de texte pour compléter et expliquer les propos de ce roman graphique. Ces explications sont les bienvenues, même si j'ai eu un peu de peine à tout assimiler.
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garrytopper9
  21 mars 2019
Dans ce second tome de « La cosmologie de futur », sous-titré « Petit traité d'écologie sauvage », nous découvrons un monde où l'effondrement du système à conduit à une reconstruction basée sur l'entraide et sur une cosmologie nouvelle. (Pour ceux d'entre vous qui se poseraient la question, la cosmologie est la science qui étudie la structure, l'origine et l'évolution de l'Univers considéré dans son ensemble.)
Ce deuxième album peut parfaitement être lu indépendamment du premier. Il est en effet constitué de quatre parties distinctes qui se composent comme de petits récits pouvants se lier l'un à l'autre sans être interdépendants pour autant. N'hésitez donc pas à vous lancer dans la lecture de cette bande dessinée sans préambule si cela vous tente.
Cette belle oeuvre de 130 pages a été publiée au début de l'année 2018 et est très fortement encrée dans son époque. Pour ceux qui la découvrirait à posteriori, une recontextualisation (surtout politique) s'imposera. En effet, c'est notre monde actuel qui est déformé pour donner un tableau très différent du présent que nous connaissons. Ce monde nouveau, où le concept de « nature » a disparu, où les plantes et les animaux sont considérés comme des partenaires sociaux ordinaires et où le pouvoir n'exerce plus aucun attrait, n'est pas celui d'un futur plus ou moins proche mais bien celui de notre présent.
Ici, plus qu'un véritable débat écologique, c'est de la nature de l'Homme et de sa façon de vivre et de percevoir le monde qui l'entoure dont Alessandro Pignocchi a voulu nous parler. Il traite ses sujets par l'absurde, permettant au lecteur de prendre conscience du fait que leur vision du monde n'est ni vrai, ni fausse, mais simplement subjective. Cela se fait en douceur et l'humour permanent qui se dégage des dialogues de « La cosmologie de futur » y est pour beaucoup.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette oeuvre aussi singulière que fascinante qui vous surprendra à coup sur et vous poussera à la réflexion. La magnificence des dessins de cette bande dessinée sera un attrait supplémentaire qu'il n'est pas négligeable de signaler. Alors, tous à vos livres et bonne lecture à vous !
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Myriam3
  13 octobre 2018
Gros coup de coeur pour cette BD à l'humour décalé: amateurs de Fabcaro, ça risque de vous intéresser!
A la base, Alessandro Pignocchi est chercheur en sciences cognitives et en philosophie, mais voilà, un jour il se lance dans la BD écolo-humoristico-anthropologique et cela avec brio.
Deux mésanges militantes sur une branche discutent de politique, on est en pleines campagnes présidentielles en France et aux Etats-Unis, avec Macron, Mélenchon et Trump en guest star; Mélenchon et Hamon, d'ailleurs, abandonnent la politique pour s'occuper de leur jardin partagé, tandis que Trump et Macron débattent du colibri en direct.
Pendant ce temps, un anthropologue Jivaro étudie les habitants de Bois-le-Roi. Mais le must, c'est Proust décidant de partir en Amazonie pour apprendre à parler aux loutres Tsunki!
Dans ce roman graphique complètement décalé, on respire un grand coup de nature et ça fait du bien. Pignocchi apporte un autre regard sur l'environnement et l'écologie et mine de rien nous fait réfléchir. C'est intelligent, drôle et brûlant d'actualité.
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ErnestLONDON
  27 septembre 2018
Des oiseaux échangent leurs commentaires sur la politique en évoquant leurs teufs et leurs sabotages. Ils désossent le système de refroidissement de la centrale de Nogent pour en faire des sculptures. Depuis que les mésanges bleues ont picoré à mort Jean-François Copé, les candidats à l'élection présidentielle se font rares. Mélenchon et Hamon se font tirer l'oreille et voudraient se consacrer à l'entretien de leur jardin partagé. Ils acceptent tout de même de débattre des modalités d'introduction d'une « forme d'anthropophagie rituelle dans la culture occidentale », « solution la plus sûre pour que plantes et animaux soient durablement considérés comme des sujets ». Un anthropologue jivaro participe à une « réunion d'anciens » à la terrasse du Café de la gare de Bois-le-Roi en Seine-et-Marne pour comprendre, à travers leurs conversations, la nature « du culte solaire dont ils semblent être les prêtres ».
(...)
Les différents niveaux de lecture de cette bande dessinée permettent à chacun d'y trouver son compte. La richesse des références implicites et l'ampleur de ce qui est dit entre les lignes invitent à approfondir la lecture en revenant souvent à cette vulgarisation anthropologique à l'usage de demain. Il ne reste plus qu'à espérer que « le travail de clarification » effectué actuellement par l'administration Trump accélère réellement « l'effondrement du système, la reconstruction d'un monde fondé sur l'entraide », l'apparition d'une société inspirée par les ZAD.
Article complet sur le blog :
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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beklf
  09 août 2018
Après un premier tome très amusant, Alessandro Pignocchi continue dans la même veine sa chronique d'une France et d'un monde confrontés à une prise de conscience écologique et qui cherchent un nouveau sens à la vie. La présidentielle de 2017 étant passée par là, de nouveaux hommes politiques apparaissent (mention spéciale au débat télévisé Mélenchon-Hamon, puis à Macron seul aux commandes de la France mais qui n'en peut plus et file se ressourcer chez les Jivaros). Les éléments les plus savoureux restent les analyses toujours perspicaces de l'anthropologue Jivaro sur le quotidien des Français ainsi qu'une nouveauté par rapport au tome précédent : les dialogues entre oiseaux révolutionnaires et anarchistes qui veulent renverser le pouvoir. Plaisante, amusante et gentiment caustique, n'hésitez pas à lire cette BD si vous la croisez (en commençant par le 1er tome pour en appréciez pleinement le saveur).
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critiques presse (1)
BDGest   19 juin 2018
Certaines actualités ont perdu une partie de leur pertinence, tandis que le changement de sens de lecture et de mise en page rend également caduque certains effets narratifs.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
annawayannaway   10 mars 2019
D'après Bruno Latour, une part au moins des "élites mondiales" a pris très au sérieux les conclusions du Club de Rome et des scientifiques en général sur l'état de la planète dès les années 1980 (époque où la plupart des gens se moquaient des études de ce genre). Latour montre que l'explosion des inégalités qui a commencé à cette période , en conséquence de la dérégulation sauvage des marchés et des attaques contre l'Etat providence partout où il existait, apparaît plus compréhensible sous cet angle : convaincue qu'il n'y avait pas de place pour tout le monde sur Terre, cette élite a fait le choix de se débarrasser de tous les fardeaux de la solidarité et de se préparer une forteresse dorée en faisant sécession du reste de l'humanité, séparée d'elle par le fossé rassurant des inégalités. L'invention et la promotion de la thèse climato-sceptique, à peu près à la même période, par des gens qui n'y croyaient nullement, permettait de dissimuler cette fuite hors du monde en participant à entretenir l'utopie d'une mondialisation bénéfique à tous. La catégorie de "l'élite" est bien sûr très floue, tout comme les catégories qui lui sont associés: les dirigeants, les décideurs, les super-riches, etc. Mais l'important pour l'argument est qu'existe le sentiment d'appartenir à ces catégories. En effet, le projet qui consiste à séparer son avenir de celui du reste du monde n'a nullement besoin d'être comploter dans l'ombre, ni planifier, ni même consciemment formuler pour prendre forme. Il est simplement ce qui advient lorsque, dans le contexte qui est celui du monde depuis une quarantaine d'année, des personnes se sentant appartenir à ces catégories agissent en fonction de leurs intérêts et selon des logiques de groupe finalement assez ordinaire. Latour trouve de ce point de vue que l'administration Trump, qui met sur le devant de la scène le climato-scepticisme, a l'immense mérite de clarifier la situation, dans la mesure où son usage de l'hypocrisie est moins subtil, ou du moins suit des chemins différents de ce qui se fait chez nous. Ces élites, en somme, ont bien compris que els questions écologiques ne sont pas séparables des questions sociales. La vaste majorité de l'humanité se trouve ainsi rejeter du mauvais côté de la frontière, du côté de la nature, avec tout ces "objets" qu'il faut savoir gérer, et qui se révèlent parfois menaçants.
Le brouillage actuel des critères, le fait que la flèche du progrès tourne en tous sens et s'affole comme une boussole détraquée dès qu'on la pose sur un sujet concret, a donc deux causes. La première est conceptuelle - notre modèle et, notamment, notre notion de progrès, repose sur l'idée d'une nature infinie, alors qu'elle ne l'est pas - la seconde, liée a la première, est politique - une part au moins de l'élite ne croit plus depuis longtemps à une mondialisation heureuse pour tous et a fait sécession du reste de l'humanité.
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CancieCancie   01 juin 2019
Mes recherches m'ont en effet permis de découvrir que la vaste majorité des poissons capturés ont été élevés en bassine et relâchés dans le fleuve par les habitants de Bois-le-Roi eux-mêmes. Ces derniers ne peuvent donc ignorer que ces poissons appartiennent nettement plus à la sphère de la "culture" qu'à ce qu'ils appellent la "nature".
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CancieCancie   01 juin 2019
- Et dis-moi, beau-frère, pourquoi ne pas prélever les poissons directement dans les bassines sans les faire passer par le fleuve ?
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CancieCancie   01 juin 2019
(Discussion entre 2 mésanges)
- Tu vas aller voter aux présidentielles ?
- Ha ha ha
- Et si on se retrouve avec un président super anti-écolo ?
- On lui pète la gueule.
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Silvere25Silvere25   13 avril 2019
Le brouillage actuel des critères, le fait que la flèche du progrès tourne en tous sens et s’affole comme une boussole détraquée dès qu’on la pose sur un sujet concret, a donc deux causes. La première est conceptuelle - notre modèle et, notamment, notre notion de progrès, repose sur l’idée d’une nature infinie, alors qu’elle ne l’est pas - la seconde, liée à la première, est politique - une part au moins de l’élite ne croit plus depuis longtemps à une mondialisation heureuse pour tous et a fait sécession du reste de l’humanité. (p. 123)
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Videos de Alessandro Pignocchi (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alessandro Pignocchi
À l'occasion du festival 2019 "Oh les beaux jours !" de Marseille, rencontre avec Alessandro Pignocchi autour de son ouvrage "La recomposition des mondes" aux éditions Seuil.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2311270/alessandro-pignocchi-la-recomposition-des-mondes
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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