AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782020499989
350 pages
Éditeur : Seuil (17/11/2002)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Rosserys & Mitchell est la plus grande entreprise que le monde ait jamais connue. Elle étend sa puissance sur tous les Etats de la planète. Pourtant, de mystérieux événements qui surviennent dans se filliale française créent d'abord la perturbation puis la panique dans l'seprit des dirigeants, des principaux cadres et du personnels.
Si, comme l'annonce Réné-Victor Pilhes, les sociétés multinationnales ne se contentent pas de la domination économique, mais fa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
filippo
  07 juin 2017
Rosserys & Mitchell est la plus grande des sociétés géantes, multinationales et américaines juste avant le premier choc pétrolier.
Au sein de la filiale française, un cadre important de la société meurt dans un accident sur le périphérique. Au même moment, un imprécateur distribue à tous les salariés un petit texte didactique sur l'économie et les connaissances nécessaires aux dirigeants de l'entreprise. Par ailleurs on découvre une fissure dans les sous-sols de l'entreprise. Ces événements sont le point de départ d'une crise et d'une histoire fantastique.
Ce livre est un exemple de roman accroché à son époque,(1974) les références sociologiques et économiques ont vieilli, ainsi que la terminologie du management, mais il est suffisamment élaboré pour que sa lecture reste enrichissante de nos jours.
L'évolution progressive vers le côté fantastique est subtile et nous amène vers une chute qui laisse à chacun ses hypothèses à construire.
A noter, malgré tout, que les côtés "cours d'économie" pourront paraître assez ennuyeux à certain-e-s.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
frandj
  01 mars 2014
René-Victor Pilhes a écrit plusieurs très bons romans, mais celui-ci est sans aucun doute le plus original et le plus ambitieux. le lecteur pénètre immédiatement à l'intérieur d'une grande entreprise multinationale, très puissante et fière de sa puissance. Un jour, ses cadres, pourtant performants et de haut niveau, se trouvent gravement déstabilisés par un inconnu. Celui-ci vient les provoquer par des "imprécations" bizarres: leur activité est persiflée, la finalité de leur business est remise en cause, leur rôle social est questionné. Ces textes vaguement menaçants pourraient être méprisés, mais ils inquiètent les dirigeants de l'entreprise, sans doute en raison de leurs sous-entendus et de leur ton très ambigu. Et ça se corse quand le lecteur comprend que l'imprécateur fait partie de la "maison" ! Plus l'histoire avance, plus les protagonistes deviennent déraisonnables. Et l'affaire prend un tour rocambolesque, presque fantastique; L'ultime partie du livre est à la fois ridicule et terrifiante; c'est comme un crépuscule des Dieux caricatural.
Le propos de l'auteur, qui lui aussi avance partiellement masqué, n'a pas la clarté triviale d'un texte de propagande anti-capitaliste. Mais il est clair qu'il conteste - avec virulence, mais d'une manière intrigante - l'omnipotence des multinationales dans notre planète. En particulier, le dénouement suggère symboliquement les dangers et la (paradoxale) fragilité de ces entreprises. Quand on repense à certains grands événements économiques postérieurs à la parution du livre (par exemple la crise des "subprimes" de 2008), on se dit que Pilhes nous avait tous prévenus d'une façon détournée mais implacable.
Mais ce qui me semble le plus remarquable, sur le plan littéraire, c'est le style: ampoulé, trop "précieux", plein de périphrases et de tics d'écriture; il est associé à une sorte d'hypocrisie sous-jacente empesée et irritante. D'ailleurs, les textes de l'imprécateur représentent la quintessence de ce type d'écriture. Bien entendu, ce choix est volontaire, et assumé par l'auteur. Il contribue pour beaucoup à faire de ce roman un OVNI littéraire particulier et difficile à oublier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          33
allard95
  27 mai 2016
On a un peu oublié cet auteur, et ce livre qui avait fait son effet dans les années 70. Une grande entreprise américaine prospère en inondant le monde de ses tracteurs et machines agricoles. La filiale française, qui occupe à Paris un important "immeuble de fer et d'acier", est de celles qui comptent, et fabrique du cash flow, bien comme il faut. Tout irait bien, si d'un coup, en 24 heures, 3 événements subits n'allaient pas affaiblir l'édifice. Il suffira des hésitations et des mauvaises décisions de l'équipe de Direction, pour que l'ensemble soit tout près de l'écroulement. On comprend que le bilan d'une entreprise peut être solide, mais qu'elle n'en est pas moins vulnérable. Cette approche, celle du colosse au pied d'argile, est bien vue. L'inscription dans l'époque - juste après la crise du pétrole de 1973 - est aujourd'hui curieuse et intéressante. Ce qui l'est moins, c'est la construction romanesque: il y a beaucoup d'invraisemblances, de situations assez fabriquées, et une fin mièvre et décevante. A re-situer dans son époque donc, et, ainsi vue, la lecture de ce livre se justifie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Mimimelie
  08 avril 2013
Livre époustouflant sur le monde de l'entreprise. Ce roman, qui se lit d'une traite sans ennui, m'a beaucoup intéressé. Qualité d'écriture mais aussi véritable réflexion sur le monde des multinationales. Fiction ?
__
Le Monde - Pascal Galinier
Les lettres de cet imprécateur anonyme pourraient être étudiées aujourd'hui dans les écoles, en guise d'enseignement de base du fonctionnement de notre économie libérale partie en vrille en 2008.
Le 16/03/2003
Le Journal du Dimanche - Bernard Pivot
Avec L'imprécateur, René-Victor Pilhes avait écrit non seulement un grand roman baroque, ironique, puissant, inspiré, mais aussi le livre qui dénonçait par avance la criminelle arrogance économique et financière.
Commenter  J’apprécie          60
Charybde2
  29 août 2014
En 1974, le premier roman qui saisit ce que l'entreprise en mutation peut devenir.
Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/08/29/je-me-souviens-de-limprecateur-rene-victor-pilhes/
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   19 novembre 2015
Diriger une armée en temps de paix est une tâche délicate qui, si elle n'est pas accomplie avec lucidité et caractère et loin des démagogies, risque de détruire un pays de l'intérieur aussi sûrement qu'une agression barbare.
Commenter  J’apprécie          40
DanieljeanDanieljean   19 novembre 2015
Ah! que les rétrospectives sont troublantes! L'homme touché par le malheur et qui se remémore les instants ou les jours qui l'ont précédé, celui-là a toujours l'impression que le drame lui était annoncé. Un corbeau s'était perché sur le balcon de la fenêtre, une vieille porcelaine s'était brisée, une feuille de calendrier s'était envolée, une phrase avait été prononcée, la veille, anodine et creuse, le lendemain emplie de deuil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   19 novembre 2015
L'habitude d'aimer, quand elle est perdue, ne se retrouve pas facilement.
Commenter  J’apprécie          40
Jean-DanielJean-Daniel   18 mai 2017
Trouvez-vous cela normal, d'inventer sans cesse non pour satisfaire les besoins mais pour nourrir la machine économique ?
Commenter  J’apprécie          21
DanieljeanDanieljean   19 novembre 2015
L'imagination n'est rien sans la mise en oeuvre des moyens formidables que suppose sa protection. Plus une idée est bouleversante, plus elle est destinée à bouleverser, plus elle rencontre de résistances, plus il faut de caractère pour les briser.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de René-Victor Pilhes (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René-Victor Pilhes
Benjamin Stora et René-Victor Pilhes : les tabous et les non-dits de la guerre d'Algérie
autres livres classés : romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2304 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre