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EAN : 9782253066934
155 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (07/01/2004)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 928 notes)
Résumé :
«Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.»
Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses.
Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
carre
  30 juin 2012
Vous trouverez cela peut-être bizarre mais je trouve dans le roman de Lolita Pille des points de comparaison avec Bret Easton Ellis et son "moins que zéro".
Une jeunesse dorée qui se perd dans la débauche, les dérives addictives pour masquer un immense ennui. Alors bien sur le personnage irrite par son côté "oui, je sais, j'ai tout, je vous emmerde, putain je suis malheureuse", on a franchement envie de la baffer lorsqu'elle moque " nos petites vies" mais devient formidablement émouvante lorsque que la facade cède. Cette soif d'amour lorsqu'elle rencontre Andréa ressemble comme une lueur d'espoir au milieu d'une nuit sans lune. Lolita n'évite pas toujours les clichés, abondance de marques, personnages arrogants, surfaits mais magie de l'écriture elle nous accroche, l'amour fusionnel entre Hell et Andréa est constamment en dualité avec leur démon. Et là le roman devient bouleversant. Et vous surprend de vous avoir emmené là ou vous ne pensiez pas qu'il vous ménerai. A noter l'adaptation ciné avec les excellents Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle.
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Nowowak
  19 mai 2020
– Un verre d'eau avec une paille ?
Je viens de vomir dans ma bouche. Je dois absolument boire un truc pas trop merdique qui me fasse remonter de l'enfer. Je ne sais pas de quoi il est pavé mais Lucifer n'a pas le sourire bleeching et les cils papillonnants. La queue fourchue c'est un mythe, j'ai vérifié. Ce n'est pas moi qui provoque c'est la vie qui est provocante, c'est elle qui nous envoie au casse-pipes dès que l'on veut fumer quelques taffes. le chaos je suis née dedans malgré les appas rances. Mon objectif : le moins que zéro. Ce n'est pas moi qui ai inventé le mal de vivre, l'orgasme du Beau. La vie c'est combler les blancs et puis plus rien. Faire ce que tu as à faire c'est le Leurre universel, l'escroquerie au voile rose, du venin planqué dans ta coupe, de la grosse déprime post-coïtum. Sans parler des arrogants qui te font chier sans mettre de gants ni des hackers qui te la jouent à l'envers.
99% de suffisance et d'égoïsme chez les terriens. Déjà bébé il m'urgeait de lourder les gravos de la couveuse, toutes ces raclures qui se défendaient comme des teignes et qui en fait étaient des poux. Des parents exaspérants. Faire le vide. Je suis une caricature de rature. Dès que l'on veut voir ce qui est devant nous, il faudrait apprendre à se crever les hublots parce le spectacle est du genre dégueu. Je lève une pancarte (Versace) : je ne cherche pas la folie elle est en moi depuis que je porte des couche-culottes. Quand j'étais petite, à deux ans, je rêvais de porter un string. Pas de n'importe quelle marque ! Primadonna, Chantal Thomass ou Lise Charmel. J'ai toujours eu les fesses sensibles.
– La demoiselle, elle prendra quoi ?
– Je voudrais un coca-bubble-gum !
– On ne fait pas ça. Un sirop de grenadine ça fera l'affaire ?
– Ta mère !
Il aime le trash le serveur. Si ce lourdingue manufacturé me prend encore pour une minette du seizième je vais lui trasher sa gueule. Séquence de maquillage à l'oeil. J'offre le blush. Lancôme pour ta pomme. Il ne pourra plus se reconnaître dans son miroir de poche. Il verra un cafard en train de sodomiser sa mère. Les gens comme lui englués dans la norme ça me fait gerber ma race. de petites choses rase-loukoum qui végètent à la périphérie de leur absence d'identité et qui les cons se croient marioles. Vieux schnok dont le déodorant (sûrement pas du Giorgio Armani) l'a lâché et qui se laisse crever tout en jouant les baudruches. Tout le monde ne peut pas ressembler à Frédéric Beigbeder, lui il a tout de suite pigé l'enfer de ma zone. Ça l'a collé au plafond comme un moustique qui aurait raté l'enculage d'atterrissage. Frédéric Beigbeder est si odieux que là haut ils n'ont pas de place pour lui. Cela me fait mouiller les gens qui cherchent le paradis sans attendre le starter. Quand je le lis ce mec je prends de vraies claques dans la gueule. Je lui ai dit, il m'a demandé combien je prenais du compliment. J'ai bien réfléchi, le monde est divisé en deux : ceux qui partagent la débauche existentielle de Frédéric Beigbeder et ceux qui ne savent même pas qui c'est.
– Tu préfères peut-être un joint pétasse !
Le Casimir de la limonade a signé son arrêt de mort. Son aller simple pour le radeau de la Méduse. Cet obèse périssable ignore que mes compagnons d'enfance faisaient l'école buissonnière pour fumer les buissons et que les moins chanceux ont troqué la règle et l'équerre pour la piquouse. Ils n'en sont pas revenus. J'ai les yeux embués quand j'y pense.Cette épave rigole. Je le hais. Dans deux secondes sa face de rat va ressembler à une crème brûlée. J'ai trouvé un type encore plus con que moi. J'ai le chic. J'ai trouvé un type encore plus con que moi. J'ai le chic. Et si je m'acharnais sur lui, si je massacrais consciencieusement son destin, si je lui brisais le coup à ses petits projets à la mords-moi-le-noeud ? N'empêche qu'il a vu juste ce génie de la brosse à reluire : je rêve d'écrire un livre qui s'appellerait « Confessions d'une pétasse » et qui raconterait la lente descente en enfer d'une représentante (moi) de la jeunesse dorée de la jet-set parisienne, « une fille à papa sans papa » comme l'a écrit Frédéric Beigbeder à qui j'ai envie de piquer plein de phrases et lui les miennes.
– J'aime persécuter les connes icônes.
S'il continue de me faire du charme je vais l'avoiner. Quand je le mate en douce, j'ai le coeur qui bat à deux à l'heure. Frédéric a remarqué que j'adore écrire des histoires qui finissent mal. C'est faux, je lui ai dit. le truc c'est que dans la vie les histoires finissent toujours mal. Cynique. Pessimiste. Morose. Nihiliste. Égocentrique. On a les qualités de nos défauts. On n'arrête pas de nous comparer et de vanter nos similitudes. FB & LP. Qu'est-ce que cela peut me faire chier ! Je ne suis pas aussi désabusée que lui. Je le suis mille fois plus ! Il suffit qu'il jouisse dans la bouche d'une femme pour oublier la merde du monde. Moi je ne l'oublie jamais surtout si c'est moi la bouche. Il peut se relever la nuit pour aller consoler un livre qui ne dort pas. Moi non. Je n'ai pas besoin de me relever la nuit vu que je ne dors pas et qu'en général à quatre heures du matin je suis soit en train de danser, soit en train de baiser. Un peu comme Fredo c'est vrai mais lui se fait vieux, le pauvre chéri. Ce n'est plus le pilote de ligne qui les aligne. Il n'affole le compteur que les nuits impaires. Les jours pairs il dort dans son monospace en rêvant de filles en string, de livres en string, d'une life en string.
– Ça te dit un brainstorming dans mon living ? de quoi faire sauter ton piercing !
Un jour je ferai sauter le pressing. le bowling. le parking. le dressing. le building. le brushing. le dancing. le holding. le meeting. le planning. le pudding. le lifting. le looping. Un jour, je serai dans le bon timing, je ferai cramer tous les mots anglais en ing et tous les mots français en ingue. Je ferai cramer les lourdingues et les pingres. Surtout ceux qui portent des smokings en fumant des Vikings alors qu'il y avait marqué « Please no smoking ». Un jour, je vous le dis, je passerai au zapping. Question de standing.
– Tu prends combien quand tu fais le tapin radasse ?
Il a avalé le dictionnaire des synonymes cet empaqueté qui me prend (il n'a pas tort) pour une bourgeoise délurée et écervelée ! Je suis en apnée quand je contemple des tâches pareilles. Il me faudrait de la ventoline. Je regarde le serveur dans les ovaires et je lui envoie des skuds. Over. Un sourire niais s'affiche sur sa poire belle Hélène. J'allume une clope, aspire une bouffée, puis je lui crache à la gueule. Il ne moufte pas plus qu'un larbin. Il doit aimer les coups ce maso. Les menottes et tout le toutim. Il aimerait bien faire le philtre ce pervers. Se pendre aux cordes du ring d'une minette de dix-huit berges. Si je lui envoie mes potes sa connerie ne partira pas au lavage mais la terre me semblera plus hospitalière. La vie est un suicide à long terme mais ouais…. bonne idée éliminons les tordus ! Si les riches ne sont pas heureux c'est que le bonheur n'existe pas. le syndrome Bill Gates. Si les tordus n'existent plus c'est que le bonheur existe ! On commencerait à y croire dans les chaumières de Auteuil-Neuilly-Passy.
– T'as une belle gueule, ça te dirait un petit coup gratuit dans les chiottes ?
– Hein ?
– Fais pas ton croquignolet, t'as des capotes à chiottes ?
Qu'est-ce que je suis salope ! Je n'ai pas envie de le baiser mais je veux le baiser, lui mettre bien profond. le prendre au piège. Qu'il paye pour les autres. Pour lui faire croire que je suis amoureuse, qu'il se leurre dans cette débilité et qu'il en bave des ronds de chapeau quand je l'abandonnerais comme un clebs à ses nappes blanches, ses clientes perlousées et à ses Bordeaux millésimés. Je retournerais rue du Faubourg-Saint Honoré en ricanant. La vengeance est un plat à emporter qui se déguste d'abord derrière un verrou. En plus il a une bonne petite sale tronche à planquer de la coke au-dessus de la chasse d'eau, si mon intuition est bonne je serais remboursée sur facture !
– Tu t'appelles comment ?
– Je m'appelle Lolita.
– Comme dans la chanson ?
– Ai-je l'air d'une doublure ?
– Plutôt d'une VIP qui jouerait les VIPères.
Il n'est pas si con dans le fond. Ce branquignol des comptoirs ne se doute pas que je dépense chaque jour en shopping sa paye mensuelle. J'ai une carte de fidélité dans toutes les boutiques de luxe. Galliano c'est mon poto. On déteste mon look Gucci et mes hauts talons qui rayent le parquet mais je paye cash alors on me déroule le tapis rouge. Je suis la muse du Dieu Paraître et de la Déesse Frivole. La diva de chez Prada. Mes lacets coûtent mille deux cent balles. Mes grolles valent une brique. Les goûts de luxe c'est pareil que les goûts de pauvre : une habitude à prendre. Je ne suis pas née avec une cuillère dorée dans la bouche j'avais toute l'argenterie plus des lingots pour jouer.
Le luxe luxurieux c'est inné dans ma famille. On carbure au sucre en poudre et on roule en Porsche. Chez moi les femmes se font entretenir de génération en génération. L'été on parade en maillot de bains Erès et sur la serviette Dior le Dom Pérignon 85 attend les ordres au frais dans son frigo de plage Absolut Beach. Cela remonte à la nuit des temps notre royauté friqueuse. On respecte tellement le travail qu'on le laisse aux autres. Saint Tropez pour nous c'est toute l'année. Les rayons de soleil ne meurent jamais pour ceux qui ont les moyens. Ma vocation est héréditaire : tomber sur un mari millionnaire si je n'ai pas de chance, milliardaire si j'en ai. Pas un footballeur professionnel. Pas un ministre. Plutôt un directeur de banque ou un fabricant de logiciels pour geeks. Un avocat d'affaires de la Rive Droite. Bref un truc qui dure.
– T'as avalé un cintre ?
Le bonheur fait le malheur de ceux qui en ont trop et le malheur de ceux qui n'en ont pas assez. C'est comme ça que j'ai redoublé ma seconde et quitté la Fac d'Assas au bout de deux semaines de dégoût profond, en essayant de le traquer partout où il se planquait. de quoi en écrire une sacrée thèse. La conclusion est contenue dans la pochette surprise : le bonheur n'est ni dans les boîtes de nuits ni dans les chiottes pour dames. Si t'as le cul bordé de nouilles et que t'arrives enfin à le choper entre quatre yeux la bave aux lèvres les yeux écarquillés les veines bleues… ben il se barre en courant ! de toute façon ce n'était pas lui.
Nowowak
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Witchblade
  05 mars 2016
Livre emprunté à ma belle-maman car j'en avais entendu parler sur Babelio !
Ce qui est sûr, c'est que la chick-lit n'est pas fait pour moi. Pour un bouquin de 150p, j'ai mis 3 jrs pour en lire 90, une honte. Donc conclusion, pas la peine de lire la fin car je ne le dévore pas...
Le résumé est plutôt simple : une fille de « riches » (on ne sait pas trop ce que font ses parents), dont on n'apprend le prénom qu'au 4ème chapitre, nous décrit sa vie entre sorties, beuveries, drogues et coucheries. Et il y a, bien entendu, les copines et/ou ennemies suivant les situations et les petits copains. Tout ça est très futile et essaye de nous donner une vision de certains membres de notre « jeunesse dorée » car les différents évènements se déroulent à Paris. Mais finalement, dans le même registre, je préfère regarder « Gossip Girl » plutôt que de lire leurs frasques.
Comme vous l'aurez compris, cette lecture n'a pas été une réussite. Je vous conseille néanmoins de la découvrir pour vous en faire votre propre idée. Et pour ma part, je retenterais peut-être ce type de lecture avec un autre auteur mais je ne pense pas que cela deviendra mon style de prédilection.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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ophelie
  15 octobre 2009
Je suis honnête, dès les premières pages je l'ai détesté cette jeune pétasse parisienne... le livre dénigre tout ce qui fait de notre vie, une vie... on travaille, on se bat et surtout on fait tout ce que l'on peut pour être heureux, alors que cette pauvre petite fille riche qui navigue de soirées jet-set en afters glauques, de partouzes survoltées en baises ratées, absorbe du champagne et de la vodka comme du lait, se drogue, ne se déplace qu'en taxi ou en voiture de luxe, ne s'habille que chez Dior, Gucci,Prada, Chanel ...
Hell s'ennuie à mourir et méprise le monde dans lequel elle vit et tous les gens qui ne sont pas comme elles. Et puis elle rencontre Andréa, son alter égo sauvage et déjanté, dont elle tombe amoureuse, vraiment amoureuse.
Et pourtant, j'ai eu un coup de foudre !!! énorme... le style est dingue, efficace, arrogant, ... j'ai lu ce livre en une seule nuit tellement je voulais savoir et comprendre...
En fin de compte, je l'ai adoré... je m'y suis même attachée, j'ai eu pitié c'est vous dire...
Ma dernière étape : voir le film....
En bref le livre est à lire, .... âmes sensibles s'abstenir.... ;o)

Lien : http://temoicka.canalblog.com
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stokely
  16 octobre 2016
Au moins il n'y a pas tromperie sur la marchandise pour la lecture de ce livre dès le début la protagoniste nous apprend que l'on va la détester et c'est fatalement ce qui arrive.
Car oui Hell c'est son surnom a de grandes préoccupations dans la vie claquer les sous que papa gagne en shopping, drogue, sorties etc...
Elle est né dans une famille ou papa est très riche et maman très belle et son avenir et de trouvé quelqu'un de très riche pour l'entretenir, tous ses amis appartiennent d'ailleurs à ce milieu. Sa vie est terriblement ennuyeuse car comme elle indique à 8 ans elle a déjà fait 10 fois le tour du monde, même celui-ci n'est pas assez vaste pour elle. On sent tout de même beaucoup de solitude chez cette jeunesse dorée ou l'argent coule à flot mais personne ne s'occupe vraiment de sa progéniture.
Le style est tout de même très percutant et le jeune âge de l'auteur au moment de ce récit est prometteur. Cela est court se lit rapidement mais je n'ai pas bien compris ou voulait en venir l'auteur elle développe certes une relation avec un jeune homme Andrea mais celle-ci va dans le mur. de plus il n'y a pas de changement ou de prise de conscience pour changer son avenir donc le récit tourne toujours sur les mêmes aspects.
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Citations et extraits (184) Voir plus Ajouter une citation
ShrimpShrimp   29 septembre 2010
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dors mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l'éternité, soit on y parviens et on se rend compte qu'on s'en fous. Et puis on en crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça on a singulièrement envie de boucler a boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'a ce que le sang gicle...
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TitiaTitia   15 novembre 2009
Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facilité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je suis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leure universel; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale geule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargneles euphories grotesque du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message [...]
-Chapitre 6-
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VienlivreVienlivre   18 octobre 2011
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré, pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Si non, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tout et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce que il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres.
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AttrapeRevesAttrapeReves   25 avril 2010
Six mois de bonheur...la chute lente... Et un jour on se retrouve à jouer seul. L'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.
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x-Kah-mix-Kah-mi   21 décembre 2010
Je l'ai tellement dit, mais cette fois-ci, c'est pour de bon, tu as choisi. Tu as préféré ta vie de con, le bonheur nous aurait ennuyé. On crèvera chacun de notre côté. Maintenant j'entends de toute part tes histoires où je ne suis plus en vedette, tes déconvenues ou tes conquêtes, et quand je parle de nous au passé, on me rit au nez... Parce que je dis "nous". Ils ont raison.
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Vidéo de Lolita Pille
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 103 de l'émission Dialogues littéraires de juin 2019, filmée à la Maison de la Fontaine à Brest. L'émission est produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Lolita Pille pour "Eléna et les joueuses" (Stock), Gisèle Bienne pour "La malchimie" (Actes Sud) et la chronique d'Adeline au rayon Bandes dessinées. Présentation : Laurence Bellon. Interviews par Laure-Anne Cappellesso et Nolwenn Bellec.
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