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ISBN : 2820515215
Éditeur : Milady (28/03/2014)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 304 notes)
Résumé :
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère…

... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée…

Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.
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Critiques, Analyses & Avis (155) Voir plus Ajouter une critique
kyoko-sama
05 octobre 2014
Par avance, je m'excuse si ma critique contient quelques spoils mais connaissant tous le conte original, on ne s'attend pas à de très grosses surprises…

D'une manière générale, j'adore les contes et j'adore d'autant plus les contes revisités car, contrairement à leurs originaux, les récits sont souvent plus consistants et développés au niveau de la trame voire des scénarios secondaires, souvent en intégrant des variantes qui nous font bien sourires.
C'est donc avec cette vision bien définie des contes revisitées que je me suis procurée le premier tome de cette série… Et je fus particulièrement déçue du résultat ! Malgré quelques idées intéressantes, l'intérêt du récit se noie très rapidement parmi tous les défauts que comporte ce texte...
L'histoire commence par la découverte de la fameuse belle-mère. Son choix de prénom, Lilith, est plutôt adéquate : c'est un être d'une beauté supérieur qui charme tout ceux qu'elle rencontre… L'auteur cherche à s'attarder sur ce personnage-clé de l'histoire et voilà bien un aspect intéressant !
Lilith est donc une belle femme qui est tout simplement malheureuse. Elle fut forcée d'être la seconde épouse d'un roi vulgaire et repoussant dont la fille semble être encore plus belle que cette dernière.
La complexité du personnage est particulièrement mise en valeur dans les deux-trois premiers chapitres. En effet, Lilith est une femme aigrie : elle n'aime ni son mari (à l'image d'un ogre dégoûtant), ni sa belle-fille, et encore moins le peuple qu'elle gouverne. Mais en tant que reine, elle doit se faire respecter et pour cela, rien de mieux que la terreur – ou la gouvernance d'une main de fer. de plus, elle jalouse particulièrement sa belle-fille qui, elle, est aimée de tous. Mais au fond, Lilith n'est pas intrinsèquement mauvaise et c'est ce qui la rend intéressante. Depuis le début, elle n'a qu'un but : rendre la vie de Blanche-Neige impossible afin que celle-ci se décide à prendre époux et quitte la demeure. Oui, c'est tout ce que désire notre chère Lilith : voir Blanche-Neige partir.
Pourtant, et bien malgré elle, quelques quiproquos et évènements plus-ou-moins tragiques s'enchaînent et le peuple commence à douter de la « bonne » volonté de la reine. Celle-ci en est dépitée et attristée de voir que le monde ne pourrait pas tourner comme elle le souhaite, tout simplement, malgré sa situation.
Jusque-là, c'était très intéressant et particulièrement bien amené, surtout avec cette nouvelle mode concernant le passé des méchants à laquelle j'adhère totalement (encore une fois, ça apporte plus de matériel, plus de valeur au conte d'origine).
Et puis j'ai tourné la page.
Grossière erreur ! Pas de ma part, il faut bien que je passe à la suite du récit, mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans la tête de l'auteur mais, d'un seul coup, nous sommes revenus au conte originel : la belle-mère haineuse qui veut la mort et le coeur de sa belle-fille…
Là surviennent donc les questions que tout être normal se poserait même si on connaît tous le conte original : d'où ? Pourquoi ? Que s'est-il passé pour que cette malheureuse femme tourne à l'extrême aussi soudainement ?
Malheureusement pour nous, aucune réponse ne nous vient à travers le récit. Celle qui était sévère mais pas mauvaise est soudainement devenue la maléfique sorcière que l'on connaît si bien, sans transition… Erreur de scénario ? Très certainement ! Et dès le début, cela casse le rythme de l'histoire !
Parlons ensuite de la seconde figure emblématique de ce fameux conte : Blanche-Neige. Comme le récit s'attarde beaucoup sur Lilith (et les personnages secondaires – mais j'y reviendrais), on ne sait pas vraiment qui est Blanche-Neige si ce n'est par les échos qu'on entend d'elle : la plus belle femme au monde, la plus merveilleuse, la plus gentille, etc… Pourtant, dans le peu de scène où on la voit, elle n'est qu'espièglerie (ça encore, ça passe, mais :), irrespect, agacement et vulgarité. Pire que tout, notre chère Blanche-Neige aussi pure que la neige se trouve n'être en fait qu'une pute qui n'a pas hésité à offrir son corps au chasseur lorsque celui-ci lui épargne la vie. Et la raison que nous donne cette gentille et pure jeune fille ? Mademoiselle a senti l'odeur de sa belle-mère sur le chasseur et a donc décidé de prendre également du bon temps avec lui… Quoi de plus normal, n'est-ce pas ? Que ce soit dans les contes ou bien dans notre monde contemporain, il est vrai que les femmes s'extasient à l'idée de coucher avec les amants de leur belle-mère, surtout ceux qu'elle engage pour vous éliminer ! Et loin de s'en arrêter là, la petite demoiselle est une sacrée chaudasse lors de sa nuit de noce avec le prince, ce qui brise le mythe autant à nos yeux qu'aux siens…
Avant de passer à la suite, je dirais en conclusion que l'auteur a probablement voulu mélanger plusieurs caractères – ou plutôt, plusieurs visions du personnage – et les a assemblé dans un seul être ; en est ressorti un carnage bien dégoûtant.
Passons donc au prince… Ce dernier débarque sans prévenir, blessé, et s'énamoure de sa beauté endormie. Il m'a paru agaçant durant tout ce laps de temps où il est tombé amoureux de cette statue mais, en même temps, cela explique la fin de ce volume, le choix du prince, même si on est bien loin du bon vieux prince charmant. de ce point de vue, il en devient même particulièrement intéressant mais cela n'empêche que je l'ai détesté depuis son apparition jusqu'à la scène finale.
Je ne vais pas m'attarder sur les personnages secondaires mais même eux ont droit à leurs passés assez bien développés et donc assez intéressants en soit… Il n'y a que celui de Blanche-Neige qui n'apparaît pas réellement mais bon, (mauvais) choix de l'auteur j'imagine…
Ce qui m'a le plus perturbée dans ce récit c'est qu'à chaque personnage, l'auteur s'y attarde – pour notre plus grand plaisir, à la manière d'un bon roman contemporain mais, entre les scènes, elle utilise le style des contes à l'ancienne, annonçant les évènements comme un fait et non pas en les présentant comme si elle racontait une longue histoire. de ce fait, tout le récit en perd de sa saveur car les évènements s'enchaînent sans nous laisser le temps de s'adapter. Pire ! Je note des incohérences de scénarios ou des mises sous silence qui auraient grandement normalisé la vie des personnages et non pas en faire une mauvaise mise en scène ! Elle nous balance des scènes évidentes venant des contes et légendes mais ne les accordent pas d'une manière cohérente ou convenante à son adaptation ! Exemple typique : une malédiction envoyée de manière impromptue alors que la reine aurait clairement pu – voire dû – être au courant, sans compter les nains qui savent, comme par magie, que c'est en effet une malédiction et non pas la mort de leur chère et douce Blanche-Neige… Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui souligne mon propos.
Au final, je trouve donc que l'histoire est plutôt insipide malgré les bonnes idées de l'auteur… Et c'est vraiment dommage autant pour elle que pour nous autres lecteurs…

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Kenehan
08 avril 2014
Si une chose est certaine, c'est que j'ai eu l'occasion de découvrir le conte de Blanche-Neige sous plus d'une forme et dans plus d'une version. Entre Disney, Grimm, Dumas, Once Upon a Time ou encore la version avec Charlize Theron et celle avec Julia Roberts. Bref, je n'avais qu'une peur : relire la même chose.
Je dois dire que cette peur s'est maintenue pendant tout le début de ce roman. A un ou deux détails près, les premiers chapitres sont d'une banalité et d'un déjà-vu exaspérant.
Puis, arrive le chasseur. Si on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec le film "Blanche-Neige et le Chasseur" -- d'ailleurs, j'ai très rapidement visualisé Charlize Theron en Lilith et Chris Hemsworth en Chasseur (par contre faut pas rêver, j'ai pas ajouté Kristen Stewart à mon casting, la blague !) -- j'ai quand même été rassuré.
Un peu plus tard, arrive le Prince. Et là, on retombe dans le fleur bleu banal. du bon sentiment en veux-tu en voilà. Heureusement, le masque du Prince s'effrite lentement mais sûrement. Si j'ai trouvé que c'était qu'un pauvre c** au moment où il déchante face à une Blanche-Neige débridée, j'ai largement mieux apprécié l'extrémité vers laquelle Sarah Pinborough amène le personnage.
Quelques autres bonnes idées émaillent le récit. Déjà, le code du Chasseur vis-à-vis de la nature et de la mort des êtres vivants. On est bien loin de notre société de consommation où la viande est réduite à des morceaux d'objets sous plastique dans des supermarchés. Reprendre conscience du prix d'une vie, même animale, serait pas mal. +1 pour le Chasseur !
L'utilisation d'autres contes pour renforcer l'univers de cette trilogie m'a bien plu. On n'est pas au niveau de complexité de "Once Upon a Time" mais c'est là et c'est bien que l'auteure ne se soit pas limitée uniquement à Blanche-Neige. Bon, par contre, l'introduction d'Aladdin arrive un peu comme un cheveu sur la soupe...
Il y a aussi des petites idées plutôt discutables. Par exemple, la manière d'évoquer sans l'évoquer le passé du Chasseur. Une petite note de bas de page avec "veuillez lire le tome suivant pour tout savoir" aurait donné la même impression d'une planification trop factice.
D'une certaine manière, elle se rattrape un peu plus loin avec les pensées du Prince : "Une fois au château, peut-être changerait-il cette partie de l'histoire, dans l'intérêt de Blanche-Neige comme dans le sien. [...] Oui, il y aura plusieurs histoires à réécrire". Sarah Pinborough veut imposer son histoire comme étant la version originelle non modifiée. C'est peut-être trop explicite dans le texte mais au moins, ça lui permet de faire le lien avec les autres versions existantes.
Enfin, il y a ces idées qui n'ont pas été suffisamment exploitées. Et là, on va directement parler de sexe. Au vu de la quatrième de couverture, je m'attendais à quelque chose de sensuel, teinté d'érotisme. Quelle déception en lisant la première scène du genre avec Lilith ! J'ai eu l'impression qu'une bonne partie avait été censurée. D'autant plus surprenant quand on lit la scène nuptiale à la fin.
Au final, une réécriture moyenne et peut-être pas totalement assumée. Sarah Pinborough aurait pu aller plus loin. Elle s'est un peu contenté de tomber dans la facilité aussi avec Lilith (la Reine), on n'est pas très loin de ce que "Blanche-Neige et le Chasseur" avait déjà fait. Mais dans les deux cas, c'est trop superficiel à mon goût. En même temps, je crois que seule la version de Regina (Once Upon a Time) me comble entièrement.
En tout cas, ce premier tome m'a suffisamment plu pour que je continue l'aventure avec le tome 2 à la fin du mois. Et puis, c'est tellement rare en France de tomber sur une édition reliée, les éditions brochées ne sont que des erzatz de livres (oui, j'adore les éditions reliées :) !)
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Paroledunelivrophage
08 août 2016
Pour commencer, pardon, pardon, pardon, pardon et encore pardon encore et encore. Je m'étais jurer de ne lire aucun des livres de ma P.A.L tant que je n'avais pas retravaillé toutes les anciennes qui ont été changé par un pirate de m****. Malheureusement j'ai craqué. Plus d'un mois et demi sans lire. C'est une vraie torture. Je remercie donc les éditions Milady, Bragelonne, et Castelmore pour leur grosse opération des 500 ebooks de la semaine du 27 juin au 1ier Juillet 2016, c'est là que j'ai pu me procurer ce livre dont j'avais tant entendu parler. Bien sûr, fan des inconditionnels contes et légendes de Grimm, je voulais découvrir comment c'était le remodelage du conte. Et là, vlan la claque.
Je précise qu'à ce jour le seul conte revisité c'est Captive tome 1 ; Les nuits de Shéhérazade et je l'ai adoré. Donc je m'étais dit que Poison ce serait un peu du même genre. Bin, heee, …, j'ai un peu de mal à trouver les mots. Je jure devant les muses de la littérature que jamais je n'aurais pensée à cela.
L'histoire commence par la découverte de la marâtre de Blanche-Neige. Si dans le conte original nous n'avons à aucun moment le nom de cette dernière, ici son nom est Lilith. Soit dit en passant pour une telle femme mesquine, le choix du nom est plutôt bien choisi, vu que dans les légendes anciennes Lilith est une démone de la pire espèce. Comme pour le conte original, c'est une femme d'une très grande beauté, mais la différence c'est que la peur du peuple vient plus tard or qu'ici et selon ses explications le peuple l'apprécie sans pour autant l'aimer, elle les charme d'une certaine façon. Mais le plus intéressant, c'est de voir comment l'auteur s'attarde sur cette femme, qui par ses manières et ses pensées montre déjà à quel point la femme est déjà jalouse de la jeune fille. Et comme nous le savons toutes, être jalouse est un sentiment qui vous apporte que le malheur dans sa vie. Effectivement cette femme est malheureuse, elle fut obligée de se marier a un roi qui n'est pas vraiment charmant, quelconque est le mot exact pour le décrire, dont l'amour de ce dernier va a sa première femme et qui lui a donné une fille d'une beauté irréelle, au point d'être plus belle que la jeune reine elle-même. Bref vraiment de quoi être jalouse. La complexité du caractère de cette femme est bien relevé, car on trouve une femme aigrie par la vie, elle n'aime ni son époux, ni sa belle bille, ni son peuple. Comme ce mariage lui a été imposé par son propre père, et qu'elle n'a pu choisir elle-même son compagnon, à mes yeux elle se venge. Mais c'est surtout le peuple qui en fera les frais, car effectivement puisqu'elle ne peut obtenir l'adoration du peuple, comme pour sa belle-fille, elle trouva une méthode des plus efficaces, la terreur. Et cette terreur, elle va l'utiliser avec parcimonie. J'explique « si vous ne faites pas ça, je vous jette un sort », ou « si vous ne m'écoutez pas ce sera cela », sans compter la nuées de corbeaux qui veille sur les gens du peuple pour être sur que personne ne la trahisse. Mais l'auteur a mis un point en avant sur son caractère qui me fascine. Lilith n'est pas totalement et entièrement mauvaise, bien au contraire. Ce qu'elle veut en réalité, c'est que Blanche-Neige se choisisse au plus vite un époux pour quitter le palais afin qu'elle puisse être tranquille, et pour cela quoi de mieux que de rendre la vie impossible à la jeune fille. Mais malheureusement, tout ne se passe pas comme prévue. Des événements tragiques se produisent, le corsage de la robe par exemple, ou encore le magnifique peigne, apportent son lot de souffrance pour la reine. Elle souffre en réalité, et cherche même à se faire pardonner. Mais ces quiproquos, font que le peuple se met à douter de la reine. Et comme elle ne voulait que le bien de la jeune donzelle, elle se sent rejeté, dépitée et attristée, car tout ne tourne pas comme elle l'aurait souhaitée. Et puis tout à coup, elle devient la marâtre par excellence, elle donne un couteau au chasseur pour que ce dernier lui ramène le coeur de la gamine. Et là la question que l'on se pose tous, mais qu'est ce qui a bien pu arriver dans la tête de la reine pour devenir ce qu'elle est à ce moment-là, c'est-à-dire une femme malheureuse. Malheureusement, on n'aura jamais la réponse. Et du coup passer de la reine sévère à la maléfique casse un peu l'ambiance. J'espère que cela n'était pas voulu de la part de l'auteur, parce que là franchement, vu comment je me suis sentit à la fin du livre, ce n'était pas joli, joli à voir.
Du coup je passe au deuxième personnage. Etant donné que l'auteur s'attarde plus sur le personnage de la reine, on à peu de moment de découverte sur notre Blanche-Neige. Oui nous le savons elle est la plus belle, la plus éclatante, la douce, la plus serviable, et cela dans le conte original comme dans celui qui est revisité. Mais à chacune des scènes où elle apparait, je ne vois qu'une jeune fille de notre époque, riche et pourrie gâtée. A tel point que j'ai même pensé que l'histoire se passait réellement de nos jours, avant de me dire que c'était impossible. MDR. Dans l'original elle est douce, gentille, agréable, respectueuse, sensible, pure, innocente, … Alors imaginez-vous lorsque j'ai découvert qu'elle était tout le contraire, elle est vulgaire, irrespectueuse, agaçante, fougueuse et pleurnicharde, une gueuse dans toute sa gloire, elle boit, danse avec les hommes du bar, n'hésite pas à offrir son corps pour sauver sa vie. Cela ma choquée, quand elle l'a fait avec le chasseur, je me suis dit, eh qu'est-ce qu'elle est en train de faire ? Je ne me suis pas trompée d'histoire par hasard ? Sans compter que l'on pourrait vraiment se demander si elle est aussi entièrement humaine, vu qu'elle sent l'odeur de sa belle-mère sur le pauvre homme. Bin là c'est vraiment choquant. Quand j'imagine notre Blanche-Neige originel dans une scène de sexe, je me sens si mal que je ressens dans mon âme un sentiment de dégout. Oui c'est sa du dégout. Beurk !!!!!!!!!!! Mais malgré cela je me suis mise à rire toute seule comme une petite folle lorsque j'ai lu la scène de la nuit de noce. J'ai essayé de me mette à la place du prince, pas pour des raisons que je voulais me la faire, non, mais j'essayais de voir la scène à travers ses yeux et son coeur amoureux. le pauvre il est tombé bien bas avec la belle.
Ce qui m'amène au troisième personnage emblématique : le prince. Qui ne rêve pas du prince charmant ? Moi si, même si j'en ai un sous ma main qui parfois me donne envie de lui foutre des claques. Bref passons, le beau gosse, sale comme un clochard débarque sans prévenir dans une clairière, blessée, et fini par tomber sous le charme de la jeune donzelle après que le nain Rêveur lui ait parlé des vertus de la princesse. Tous les jours, il allait là voir dans la clairière, lui parler et surtout l'admirer, tel un homme venant voir sa femme dans le coma. Il aide même les nains dans la recherche du repas pour avoir droit à passer une nuit de plus dans la chaumière, c'est donc un prince tactique. Et puis lui qui l'a idolâtré pendant tout le long du sommeil de la belle, se voit les écailles de ses yeux tomber. Jamais, au grand jamais, il n'aurait pensé que la belle jeune fille soit ce qu'elle lui à montrer, fougueuse, intrépide, alcoolique, etc. Je le plain réellement car moi aussi je me suis senti ainsi. Mais vu comment le mythe de Blanche-Neige a fondu comme neige au soleil, je comprends tout à fait le choix du prince à la fin du livre, c'est-à-dire presser la pomme empoisonnée pour en faire du jue afin de remettre Blanche-Neige dans son cercueil de verre et ainsi l'amener dans son palais. J'ai eu comme l'impression qu'il était un collectionneur, un chaud lapin, un don juan, et pour cela aussi je me suis vu tomber de haut. Car pour moi le prince charmant, c'est un homme idolâtré. Mais c'est uniquement à ce moment-là que je compris que je ne l'aimais pas.
Pour ce qui est des autres personnages secondaires, j'ai aussi aimé le remaniement des nains, ce qu'ils sont, en dehors d'être des travailleurs acharnés. Ou encore le remaniement du conte d'Aladin et de la lampe merveilleuse, etc. le point positif, c'est que pour chaque personnage l'auteur s'attarde sur chacun d'entre eux. Ensuite comme je l'ai dit un peu plus haut, le remaniement de ce conte à parfois laissé comme un gout de modernisation mais pas que pour l'histoire, car si on oublie les paysages on a l'impression que cela se passe réellement à notre époque. Et je pense que c'est ce que l'auteur voulait absolument. Mais à côté de cela, un point négatif est mis en avant, de l'incohérence dans les scénarios, exemple la reine sévère au début pour finir par devenir maléfique, ou encore elle est une sorcière sans pouvoirs aucuns et d'un coup elle est capable d'envoyer des sorts et des malédictions mais que les nains soient capable de dire que c'en est une, pire la belle donzelle qui n'est qu'une douce jeune femme devient en un claquement de doigt une catin. C'est comme si l'on faisait un cauchemar dont on ne peut se réveiller et dont on doit assister à tous les événements du début à la fin.
En conclusion ce livre est super et j'ai passé un agréable moment. Il est vrai que l'histoire première est totalement différente de ce à quoi on s'attendait. D'excellentes idées qui sont mis un peu en fouillis, mais qui au final nous fait bien rire. Après tout c'était écrit dans le résumé « conte revisité ». Mon bonheur c'est aussi d'avoir trouvé des scènes revisitées elles aussi de d'autre contes. Mon préféré Aladin. Et même si en le fermant je ne savais plus où me mettre tant j'étais déboussolée par cette histoire à la contemporaine de Blanche-Neige, je suis prête à aller chercher en vitesse le tome deux des Contes des Royaumes : Charme. Et puis à mon humble avis, je pense qu'en réalité, ce n'est pas l'histoire de Blanche-Neige qui nous est conté, mais plutôt de la reine Lilith. Enfin c'est juste une impression, quand j'aurai lu le tome 2 je vous dirais si cela se confirme ou pas. Mais ce n'est pas pour maintenant. A lire.

Lien : http://le-petit-univers-litt..
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Cielvariable
26 avril 2016
Ce roman est très différent de ce à quoi je m'attendais. D'emblée, j'adore les réécritures de contes de fées, mon genre littéraire préféré depuis l'enfance. Je partais donc avec un préjugé positif (et c'est sans doute la raison pour laquelle j'octroie tout de même trois étoiles au roman, même avec ce que je vais en dire). Pourtant, j'ai d'abord été déçue par l'écriture molle, sans effort, sans raffinement (il y a quand même des limites à être accessible à tous, ce roman s'adresse à des adultes, le vocabulaire et la syntaxe auraient pu être mieux travaillés). Ensuite, ma déception s'est accentuée par la prise de conscience que le conte se référait à l'histoire de Walt Disney et non au conte original des frères Grimm. Là encore, je trouve que ça manque énormément de profondeur (réécrire un conte superficiel édulcoré pour enfants, c'est franchement moins brillant que de réécrire un classique de la littérature). de surcroît, quelques scènes probablement supposées être grivoises sont non seulement banales au possible, mais également totalement inutiles dans l'histoire, elles semblent avoir été insérées artificiellement et écrites sans sensualité aucune: franchement, on se demande où est l'intérêt! Pour finir, la fin beaucoup trop "ouverte" laisse entrevoir tout un tas de possibilités qui resteront sans réponses, mais qui laissent tous les personnages (et le lecteur) sur leur faim. Je ne comprends pas l'engouement pour ce roman, bien que je l'ai lu sans ennui et assez rapidement. Un divertissement rapide pour les passionnés de contes merveilleux qui tomberont pas hasard sur ce livre, mais sans plus.
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Melisende
30 juin 2015
Sur Livraddict, ce premier tome obtient la note assez moyenne de 14 et plusieurs avis sont carrément négatifs, je m'attendais donc à quelque chose de plutôt médiocre et n'avais que peu d'espoir.
Or, et j'en suis la première surprise, j'ai franchement aimé ce roman que j'ai trouvé, sinon exceptionnel au moins divertissant et original. Je lirai la suite avec plaisir et vous invite à vous pencher vous aussi sur cette trilogie si vous appréciez la série Once upon a time.
Je cite cette série à succès car, à mon avis, Sarah Pinborough surfe sur le même concept de réécriture/modernisation des contes de fées. Ce premier tome n'est qu'une mise en bouche, il y a moins de parallèles et recoupements entre les contes que dans la série télé, mais je ne doute pas que l'auteure approfondit les choses par la suite. Ici, on croise notamment le personnage d'Aladdin (très jeune) et la lampe magique, tous les deux traités de façon assez surprenante mais je vous laisse la surprise.
Poison revient sur le célèbre conte de Blanche Neige, mettant en scène cette dernière mais surtout les personnages secondaires qui passent au premier plan, à commencer par Lilith la méchante reine. Avec un prénom pareil, il ne pouvait de toute façon pas en être autrement. Et à l'instar de la Regina de la série télé, on apprend à connaître petit à petit cette méchante belle-mère, on gratte progressivement sous la surface et on comprend un peu le pourquoi du comment. Encore une fois, c'est beaucoup moins riche et développé qu'à l'écran, mais sur moins de 250 pages, c'est déjà pas si mal ! Alors on ne s'attache pas vraiment à Lilith comme on peut le faire avec Regina qui, pour le coup, est vraiment très émouvante, mais la figure en sort plus humaine et, je me répète, sur si peu de pages, c'est déjà pas si mal !
Sarah Pinborough nous présente également les 7 nains - et notamment Rêveur qui est le plus développé -, le Chasseur mais aussi le Prince Charmant.
La majorité des caractéristiques des personnages que l'on connait si bien sont préservées mais elles sont aussi exacerbées. de ce fait, Rêveur est un nain qui aime beaucoup lire et qui se veut romantique ; et le Prince Charmant est pile poil comme on l'attend, à savoir un prince élevé dans le luxe, habitué à être servi et à obtenir ce qu'il veut et surtout, ayant grandi avec l'idée qu'il devrait épouser une vraie princesse, douce et fragile, qu'il pourrait sauver et protéger du danger. Finalement, les princes c'est pas si génial vu comme ça. Et en plus, lorsqu'il découvre que Blanche Neige n'a rien d'une frêle jeune fille en détresse soumise à son sauveur, le lecteur se rend compte que le Prince n'a finalement plus rien de "charmant".
Quant à celle qui est censée être l'héroïne principale, celle autour de qui tous les autres personnages gravitent mais qu'on découvre finalement assez peu, j'ai cru voir des chroniques se plaignant de sa niaiserie et de sa mollesse. Et là, vraiment, je suis assez abasourdie, je me demande si j'ai lu le même livre. Justement Sarah Pinborough nous présente cette princesse à l'opposé de la princesse que l'on connaît. Elle porte des pantalons pour monter à cheval et elle refuse la soumission dans tous les aspects de sa vie, alors c'est certes un peu manichéen mais je suis assez contente que, justement, l'auteure nous présente Blanche Neige comme une femme forte et non comme une demoiselle en détresse en pâmoison devant le beau prince charmant. Je ne l'ai trouvée ni niaise, ni fade, ni molle... au contraire.
Le seul aspect qui m'aura peut-être dérangée dans ce premier tome, ce sont les scènes à consonance érotique. Il y en a peu, donc ça va, et même si je comprends leur utilité (prouver une nouvelle fois que Blanche Neige n'a rien d'une oie blanche soumise), je ne suis pas forcément très fan. Mais je ne suis pas fan de façon générale, ça ne tient pas vraiment à la façon dont elles sont traitées - pas trop mal si mes souvenirs sont bons - ni même à ma pudeur, juste que voilà... sans plus.
En revanche, le dénouement, carrément culotté, m'a bluffée. Je ne m'y attendais pas, il fallait oser et c'est franchement bien trouvé. Alors on adhère ou pas, mais moi je trouve que la chute arrive à point nommé et est tout à fait pertinente avec ce qui précède. Et appelle la lecture de la suite, même si, si j'ai bien compris, le deuxième tome s'attarde sur le conte de Cendrillon.
Ce n'est pas de la grande littérature (et j'ai franchement cru que j'allais détesté à la lecture des premières pages) mais j'ai finalement passé un excellent moment grâce à ce petit roman. Sarah Pinborough reprend les éléments clefs du conte de Blanche Neige et les transforme juste assez pour ne pas tout dénaturer mais, au contraire, faire revivre l'histoire d'une autre façon. Ce n'est pas aussi développé que la série télé Once upon a time mais si vous aimez le principe de cette dernière, vous devriez apprécier de retourner dans l'univers des contes de fées grâce à cette trilogie traduite par Milady !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable04 mai 2014
- Tu sais, rien ne vaut une bonne malédiction, répondit la vieille en poussant son arrière-petite-fille sur le bord du trône pour caser ses hanches osseuses à ses côtés. La mort, c'est le dernier recours. Tandis qu'un sortilège ... c'est le pouvoir.

- Alors je voudrais lui jeter un sort qui la ferait dormir à jamais, dit Lilith, bien consciente que sa voix avait retrouvé le ton maussade de ses jeunes années.

- A jamais, ça fait bien long, dit la vieille. Hormis la mort, la seule chose éternelle, c'est le véritable amour.

Elle fouina dans les replis de ses guenilles loqueteuses pour en tirer une pomme rouge.

- Tiens, mange ça, dit-elle. C'est bon pour toi.
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CielvariableCielvariable04 mai 2014
Soudain, Blanche-Neige d'arrêta et fronça les sourcils, mais avant même qu'elle ait pu soupçonner la présence de l'intrus, celui-ci s'avança vers elle.
- C'est ça que vous cherchez ? dit-il en lui présentant ses vêtements.
Elle se ramassa légèrement sur elle-même, prête à combattre, mais sans se soucier de couvrir sa glorieuse nudité.
Du regard, elle cherchait aux alentours ce qu'elle pourrait bien utiliser comme arme. Il ne l'en apprécia que plus.
- Je ne suis pas venu pour vous faire du mal, dit-il. Bon, en fait, techniquement, je suis là pour vous tuer, mais comme elle me doit une vie en compensation de celle qu'elle a gaspillée, je choisis de vous épargner.
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OdlagOdlag04 juillet 2015
Elle avait tenté de s'excuser, mais sans trouver les mots justes. Jamais elle ne pourrait dire ce qu'il fallait. Elle pensa aux corsets, puis à son mariage malheureux, et au soulagement qu'elle avait éprouvé quand le roi était parti à la guerre. Elle essaya d'imaginer Blanche, si libre et si farouche, prisonnière d'une union semblable à la sienne. Aucun corset ne peut préparer à ça. Le vin lui tournait la tête et son cœur était lourd de choses qu'elle ne comprenait pas.
Soudain, sous le coup d'un élan tel qu'elle n'en avait plus connu depuis l'époque où, enfant, elle courait autour de la maison de son arrière-grand-mère dans les bois, elle prit le petit peigne et le fourra dans une boîte. Elle ne suspendit pas son geste. Elle n'hésita pas. Elle ne voulait pas courir le risque de changer d'avis. Elle se précipita dans l'immense bibliothèque vide, tenant d'une main le bas de sa robe retroussée. Ses longs cheveux blonds flottaient derrière elle comme la traîne d'une mariée. Après tout, peut-être pouvait-elle améliorer les choses ? Un bonheur factice n'était sans doute pas si terrible, si celui qui l'éprouvait ignorait son caractère artificiel. C'était le bonheur qui comptait avant tout, non ?
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AlinaAlina04 juin 2014
Lilith lui avait donc promis qu'aussi longtemps que le garçon lui resterait soumis, jamais elle ne ferait le moindre vœu. D'ailleurs, cela lui convenait très bien. Très tôt, son arrière-grand mère lui avait appris qu'un vœu n'est rien d'autre qu'une malédiction déguisée.
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MaliaeMaliae06 mai 2014
- Elle n’est pas malheureuse, murmura Rêveur. Elle est méchante, point final.
- Et bien, c’est peut-être le malheur qui rend les gens méchants.
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Livres mentionnés dans la vidéo :
- Autant en emporte le vent (Margaret Mitchell) - Charlotte (David Foenkinos) - Miss Peregrine's home for peculiar children (Ransom Riggs) - Poison (Sarah Pinborough) - le Deuxième Sexe, tome I (Simone de Beauvoir) - le Viking qui voulait épouser la fille de soie (Katarina Mazetti)
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Intro : John Williams - Star Wars Theme
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