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ISBN : 2072802172
Éditeur : Gallimard (04/04/2019)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Plop ! C’est le bruit qu’il a fait en tombant dans la boue.

Plop. C’est le nom dont on l’affublera désormais au sein de la tribu.
Le Groupe qui l’accepte évolue dans un monde d’après: déchets, gravats, pluie incessante. Cette fin du monde a pour décor des immondices, pour habitants des humains en fuite permanente et soumis à une loi du plus fort exténuante.
Mais Plop est différent, il va plus loin que les autres, il se hisse, sort du tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  29 janvier 2015
J'imagine que pour écrire ce "Plop", Rafael Pinedo a dû se dire que verser dans l'ultra-violence et le trash était certainement le plus sûr moyen de se faire remarquer et de sortir du lot. Il a dû ensuite se dire que placer son récit dans un contexte post-apocalyptique pouvait justifier la violence la plus racoleuse. le thème du retour à la barbarie a dû lui paraitre bien pratique. Et tans pis si l'univers dépeint l'est à la truelle et s'il n'est pas crédible.
Je ne suis pas hostile aux récits violents qui remuent le lecteur. Encore faut-il que ça raconte quelque chose, que la volonté de l'auteur soit simplement de distraire ou bien de servir un propos. Ici, tout n'est que prétexte. La violence est là pour elle-même, elle est la base et le but du récit. Ni ludique, ni ne portant aucune idée.
Parfois le récit semble vouloir aborder un thème intéressant (le pouvoir du savoir, la conquête du pouvoir) mais à chaque fois l'auteur abandonne ces esquisses de développement de l'intrigue sans les exploiter pour retomber dans ses travers et sa vacuité abyssale.
Les personnages sont anecdotiques, inintéressants. Il n'est pas nécessaire de s'attacher aux protagonistes d'un roman pour le lire avec intérêt (le personnage d'"Un enfant de Dieu" de McCarthy ou les personnages du "diable tout le temps" de Pollock ne sont guère attachants par exemple). Mais il faut alors qu'ils soient bien caractérisés et qu'ils aient une certaine épaisseur. Ce n'est pas le cas dans "Plop". Les protagonistes ne sont pas attachants, ils n'ont aucune profondeur, ils indiffèrent.
Le récit est creux, vide, ne raconte rien. L'écriture est plate, sans originalité, aussi vaine que l'histoire qu'elle raconte. En moins de 170 pages, le roman de Pinedo réussit à être ennuyeux. Presque un exploit. Si je l'ai lu à toute vitesse, ce n'est pas parce que j'ai été emportée par le récit mais bien pour m'en débarrasser au plus vite.
Challenge Petits plaisirs 14
Challenge variété 6 (catégorie "un livre que vous pouvez terminer en une journée)
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stokely
  27 janvier 2016
C'est le premier livre du genre post-apocalyptique que je lis et j'avoue que celui-ci ne m'a pas plût, heureusement que le récit est cours en 170 pages. Cela dit je retenterai certainement avec un autre livre du genre pour me faire un avis plus précis et il est difficile de juger avant d'avoir pu comparer. On suit ici la destinée de Plop qui est le personnage principal il se nomme ainsi car quand il est né il a été trainé dans la boue d'ou le Plop. Celui-ci a été recueilli par la vieille Goro dans leur tribu on ne peut ouvrir la bouche, tirer la langue ect ceci est punissable de peine de mort, on mange par groupe de 2 ou 3 uniquement et on doit marcher en baissant les yeux.
Il ne fait pas bon de naitre albinos (l'enfant est de suite bûlé vif) et la mère qui le met au monde est considéré comme une pestiférée
Je n'ai pas réussi à rentrer totalement dans ce genre qui sans le challenge multis-défis ne m'aurait pas du tout intéresser mais c'est ce qui fait l'intérêt de celui-ci nous faire lire différents genres auquel nous ne sommes pas habitués.
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Athouni
  31 janvier 2013
J'ai lu ce matin Quinzinzinzili de Méssac. C'était le premier livre publié par L'Arbre Vengeur qui me tombait entre les mains. Ni une ni deux, j'ai été chez mon libraire me procurer un autre livre du même éditeur. Ce livre, c'est Plop. Là encore, les mêmes qualités éditoriales sautent aux yeux : c'est de la belle ouvrage (chouette couverture cartonnée avec rabats, bonne qualité du papier, etc).
Là encore, on retrouve les mêmes ambitions : une oeuvre de fiction courte, s'inscrivant dans l'imaginaire sans renoncer au style. Dans Plop, le monde est recouvert de boue, les moeurs étranges sont également souvent sordides. Rafael Pinedo ne ménage pas son lectorat : ces pages sont effectivement dures, parfois insoutenables pour les âmes sensibles. Pour ma part, cela ne m'a pas paru insupportable mais je suis sans doute un ami des ambiances les plus sombres.
Le roman raconte la vie de Plop, ainsi nommé en référence au bruit qu'il fît à sa naissance en passant directement de la vie utérine... à la boue. Plop comme le bruit d'un corps tombant la boue, donc. Ambiance glauque qui ne se dissipera jamais et ira même grandissante à mesure que la tyrannie de Plop s'étendra. le récit est particulièrement âpre, Rafael Pinedo adopte un style souvent clinique et expose les pires abjections sans sourciller : toutes ces horreurs (viols, sévices divers et variés, tueries, etc.) sont simplement des faits qu'aucun jugement moral ne vient condamner. Dans les mondes post-apocalyptiques, l'Humanité fait rarement dans la dentelle... La morale n'a pas totalement disparu mais elle porte sur des actes insignifiants pour le lecteur (l'intérieur de la bouche et la langue sont les interdits majeurs du roman, et on ne saurait les montrer sans risquer une condamnation à mort) ce qui renforce encore le sentiment de malaise.
En ce sens, Plop est définitivement une réussite à recommander à ceux qui aiment les récits incisifs et dérangeants.
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tulisquoi
  18 juin 2011
La planète est inhospitalière : la nourriture est devenue rare, la seule eau encore potable est celle qui tombe du ciel, la loi du plus fort règne partout et le déplacement en bande est recommandé pour survivre. Et même dans ce cas-là, rien n'est garanti. Faiblir, vieillir, être à la traîne ou encore être enceinte, par exemple, expose la personne concernée à devenir un recyclé, comprenez quelqu'un qu'on tue pour se nourrir… Ce qui a conduit à cette situation, on ne le sait pas, mais il semble que partout où errent ces hommes et ces femmes, le décor est le même, les conditions de vie aussi.
C'est sur cette planète que naît Plop. Abandonné par sa mère dès la naissance, car il risquait de faire d'elle une recyclée, il sera recueilli par la vieille Goro, une des seules personnes âgées tolérées. Prénommé Plop à son dixième solstice, il doit son nom au bruit qu'il a fait lorsqu'il est sorti du ventre de sa mère et qu'il est tombé directement dans la boue qui recouvre toute la planète. Petit gamin attachant au départ, il va très vite se distinguer des autres. Dans son monde où l'individualité prime, il va rapidement comprendre comment utiliser les autres afin de gagner en pouvoir et en qualité de vie. C'est avec la femme du Commissaire général qu'il va commencer son ascension : dans ce monde apocalyptique, utiliser quelqu'un revient, également, à avoir des relations sexuelles avec lui. Pas d'amour en jeu, on assouvit des besoins, on utilise pour cela une personne du sexe opposée, ou pas, afin d'obtenir une satisfaction partielle.
(lire la suite...)
Lien : http://www.tulisquoi.net/plo..
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Cornwall
  25 février 2013
Quant à Plop dans l'histoire, je n'ai pas tellement envie d'en parler c'est un personnage qui évolue beaucoup au cours du récit. Je m'étais forgée une opinion totalement erronée de lui, c'est finalement cette évolution qui donne l'intérêt à ce récit. Et il serait dommage de dévoiler la personnalité de Plop.
Lire « Plop » c'est comme manger une soupe à l'oignon, c'est bon mais c'est long à digérer …Ça n'en reste pas moins un très bon roman post apocalyptique, mais toutefois il faut avoir le coeur bien accroché pour accepter, digérer tout ce qu'on y lit.
Lien : http://laprophetiedesanes.bl..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AthouniAthouni   03 février 2013
Un jour, au milieu des spasmes de plaisir, Plop a fait semblant de tomber sur elle. Sa bouche s'est retrouvée contre l'un des seins. Il l'a mordu. Elle a juré que jamais elle n'avait ressenti quelque chose de pareil.
Elle lui a demandé de passer sa bouche, sa langue sur sa poitrine.
Plop a répondu qu'elle devait lui donner quelque chose en échange.
- Quoi? a-t-elle demandé.
- Du plaisir, a-t-il répondu, sachant qu'elle aurait dit oui à n'importe quoi.
Il lui a demandé de lui bander les yeux, de l'attacher, de le couper, de le contraindre, c'est comme ça qu'il jouissait, lui.
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AthouniAthouni   03 février 2013
A chaque pelletée, à chaque poignée de terre qui tombe sur se tête, une image de sa vie émerge de son esprit.
Comme ça, jusqu'à maintenant, la fin.
Tout cet effort a été fait pour ce moment, pour arriver à ça, pour pouvoir, enfin, mourir.
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UnpapillondanslaluneUnpapillondanslalune   07 décembre 2011
On dit qu'il est né alors qu'ils arrivaient dans un nouveau camp.
Que sa mère, la Chanteuse, l'a mis bas sur le chemin, attachée au bord de l'un des chariots, à moitié suspendue, à moitié trainée.
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