AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2352842204
Éditeur : Editions du Jasmin (01/09/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 19 notes)
Résumé :
La trentaine et tout pour être heureux, Alex et Aliénor s'aiment, envisagent de faire un enfant ou deux, et de partir vivre à la campagne, un jour. Mais la Grande Entreprise en a décidé autrement, à coups de réorganisations et de gestion cruelle de la ressource humaine. Nouvelle idole réclamant le prix du sang, elle a ses prêtres et ses victimes expiatoires qui, ne sachant plus comment lutter, abandonnent.
Entre chagrin et souvenirs, la colère d'Aliénor mont... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
candlemas
  16 décembre 2017
Encore une bonne pioche , décidément les masses critiques babelio sont une magnifique occasion de sortir de ses sentiers battus, et, pour moi, d'explorer des styles et des thèmes où je n'irais pas spontanément...
Attention, talent...
Aliénor nous livre, au fil des pages, son combat intérieur.... sidération et abattement, colère, presque folie, et puis la lutte, le courage face à l'injustice, puisé dans le souvenir de l'être aimé, malgré et sans doute à cause de ses petits travers...
Aliénor est veuve à trente ans, d'un mari "suicidé" par la Grande Entreprise... nouvelle victime du harcèlement au travail et des pervers narcissiques de tous bord.. désormais seule face à une société de consommation qu'elle abhorre tout en étant consciente qu'elle y participe, Aliénor sombre. Puis elle décide finalement d'affronter le tortueux M. Boucher et ses semblables, de reconstruire son identité.
Phrases courte qui , sous couvert de détachement, mettent en pièces le convenu ; humour désenchanté et lucide, complicité avec le lecteur dans une langue de tous les jours , mais intelligemment détournée... ce roman, féminin, ne saisit pas en force mais "fert" d'estoc, à coups vifs et insistants, jusqu'à ce qu'on s'avoue conquis.
Gaëlle n'est pas Aliénor. Son mari n'est pas mort, et elle prend soin d'évoquer son triangle parfait en ouverture du roman. Elle a eu une décennie de plus pour peaufiner son humour mordant, et en tant que quadras on se retourne avec d'autant plus de tendresse sur cet âge où tous les mirages du succès social se déploient. Elle a fait le choix d'une profession indépendante aux embruns bretons, plutôt que de se laisser broyer par le grand capital.
Sage précaution car, à la lire, on prendrait presque son téléphone pour lui rappeler qu'on est potes depuis 20 ans et qu"on est là pour la soutenir. Mais en fait c'est à nous qu'Aliénor / Gaëlle adresse un message de courage. Pas un texto, pas message internet, mais une vraie lettre, écrite à la maison avec ses tripes.
Oui, les medias continuent de débiter leur litanie d'infos convenues et vides de sens ; oui chacun se console comme il peut avec les séries télévisées ou les voyages au bout du monde ; et les Boucher et autres Trump continuent de croire diriger le monde à coup de dollars. Mais parfois un ton vrai, des mots simples, mais pleins d'intelligence et de coeur, nous ouvrent, le temps d'un roman sans prétention, une fenêtre ouverte, par le langage, sur nos vrais liens d'humains, et sur le petit bout de paradis qu'un simple sourire ouvre parfois au plus désespéré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
AMR
  13 novembre 2017
Je découvre ce roman dans le cadre des 68 premières Fois. Avec Il n'y a pas Internet au paradis, Gaëlle Pingault a choisi un sujet grave et terriblement actuel : le burn out et le harcèlement moral au travail et leur conséquence ultime, le suicide sur le lieu même de l'entreprise…
D'emblée, dans ce livre, c'est la légèreté de l'écriture et son ton familier qui frappe et qui dérange, prenant le contrepied de la dure réalité des évènements ; ce style particulier abolit les distances, empêche même le lecteur de prendre du recul : qu'il le veuille ou non, il est en plein dedans et comme le héros défunt, il sent que « ça pue » …
Le dénouement est annoncé dès le premier chapitre : la fin sert de début et à partir de là, la trame narrative remonte le temps. le lecteur est embarqué dans la logique stérile du comment on en est arrivé là… Mais sans obtenir vraiment de réponse à ses interrogations dans « la nébuleuse complexe des statuts au sein de l'entreprise ».
Les chronologies s'entremêlent entre l'après, quand il faut gérer le deuil, le ressentiment, le pourquoi et le pendant, c'est-à-dire la descente aux enfers qui, au final, aura duré dix-huit mois. Des flashes d'actualité, en italique, ponctuent le récit, miroirs d'une société qui va mal face à ce couple qui a « de moins en moins le sentiment d'être en phase » avec elle mais qui allait bien avant que tout bascule...
La narration est à la première personne et c'est la veuve qui parle, qui raconte, qui cherche à comprendre ce qu'elle n'a pas vu arriver. Elle ne s'adresse pas aux lecteurs, mais à l'absent : « c'est fou ce que l'absence est imaginative, multiforme, transformiste. Toujours différente mais toujours présente ». Son JE cherche un TU… dans le vide de la solitude et des questionnements. Mais comme le TU n'est plus là, il n'y a que MOI et NOUS, les lecteurs, prisonniers du livre, victimes comme Alex, complices comme M. Boucher et cherchant des réponses comme Aliénor, la narratrice.
Ce prénom n'a sans doute pas été choisi par hasard : c'est celui d'une grande reine des XIIème et XIIIème siècles, une femme d'exception, au caractère particulièrement bien trempé et à la rancune tenace. L'héroïne du roman de Gaëlle Pingault démontre une certaine force, une grande capacité de résilience ; c'est la beauté de l'art, sous toute ses formes y compris littéraire, qui la sauve du désespoir, au gré de récurrences qu'elle souligne elle-même. Elle livre une belle leçon de vie, au-delà du chagrin impuissant, de la colère légitime et du mépris profond pour certaines façons d'agir.
J'avoue avoir eu un peu de mal avec le ton trop direct, trop rentre-dedans adopté par Gaëlle Pingault dans son roman, mais cela ne m'a dérangée qu'au tout début de la lecture ; ensuite, je suis entrée dans ce monologue, j'en ai apprécié les formules anaphoriques et épiphoriques, les répétitions, les bons mots, l'humour caustique, la terrible lucidité.
On mesure la réussite d'un livre à la manière dont son auteure embarque le lecteur, malgré lui, et c'est ce qui s'est passé pour moi : pour de multiples raisons, je ne voulais pas y aller, mais j'y suis allée quand même et je ne le regrette pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          123
Floyd2408
  05 décembre 2017
« Je l'ai déjà dit, il me semble. Un jour, je ferai la liste de tout ce que je dois à la beauté de l'art. de toute les fois où elle m'a sauvée du désespoir. Il se pourrait que la liste soit longue. »
Voilà une belle pensée, une jolie philosophie gourmande sur l'art caressant notre épiderme, embrassant notre âme, embrasant notre espoir de bonheur naissant.
Ce roman Il n'y a pas Internet au paradis de Gaëlle Pingault reçu pour la masse critique de Babelio, est une parabole sur la société du monde du travail, une critique acerbe mélodieuse de notre monde actuel.
A travers un acte absurde, une femme de quarante ans se retrouve face à la solitude de sa peine, se fissure dans les détales de questions, n'oublie pas sa rencontre et son couple.
Ce roman au style direct, à la première personne, facilite la logorrhée orale de la pensée pour une écriture simple, usuelle. Ce mode implique le lecteur dans cette douleur pour s'y dissoudre, pour s'y perdre et ce miroir du je reflète le lecteur dans sa propre histoire.
Certes l'écriture reste une fragilité, mais celle-ci catalyse celle de la narratrice, la douleur sourde emprisonne Aliénor dans une sorte de tourbillon émotionnel inextricable. Cette femme architecte mariée avec un cadre informaticien, Alex joue avec perfection le couple typique de notre société actuel, bourgeois-bohème, générer de l'argent pour le dépenser. Petit à petit, cette vie s'effrite pour une utopie rurale, une vie de liberté, un éden pour se dire.
« Il n'y a pas Internet au paradis »
Cet adage simple enveloppe tendrement l'âme en peine de ce fantôme, ce mari ancré dans une multinationale cotée en bourse, son service est sous l'emprise d'un nouveau directeur au patronyme glaçant de Boucher, ce dirigent est le point de rupture, il est en quelque sorte la mal actuel de notre société de consommation où l'argent est roi.
Gaëlle Pingault avec beaucoup de maitrise, communie la colère de notre veuve et sa tristesse avec une simplicité pour la libérer en nous, toujours avec une pointe d'humour, une simplicité, un naturel. Il n'est toujours pas si simple d'exprimer la perte d'un être cher, d'investir les chemins silencieux du deuil soudain, celui d'un suicide, l'absurdité Camusienne.
Le harcèlement au travail règne de droit, l'être humain devient de la viande à hacher, seul l'argent prime, rimant avec la politique, Alex prit dans cet étau, s'emprisonne dans son monologue sourd, glisse loin de son monde, laisse son alliée Aliénor, sa femme dans le silence pour soudain s'immoler !
Ce roman est tout de même un cri d'espoir, un appel de l'art comme médicament à la tristesse, un livre peut arracher le rire caché par la tristesse d'un disparu, une musique des Floyd devient un bien être où la sérénité plane.
Le roman est entrecoupé d'informations orales écoutées par notre couple amoureux, Alex à chaque fois s'étonne, s'insurge, pestifère mais Aliénor avec beaucoup d'humour l'écoute l'apaise, l'aime. Gaëlle Pingault invite notre monde dans celui de ce couple à travers ces intermèdes de la radio.
La résilience est le seul moyen pour faire face au malheur selon Gaëlle Pingault, Aliénor y trouvera cette paix, comme cet argent obtenu de l'entreprise de son mari, signe maladroit d'aveu, pour en faire don à la fondation de France.
Et je vais comme Aliénor, écouter Echoes….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
hcdahlem
  18 décembre 2017
« Tu disais : "Il n'y a pas Internet au paradis". La formule t'était venue un jour, en vacances. Nous prenions le soleil dans un joli coin de bord de mer, en Bretagne Nord oui, j'ai bien dit "soleil" et "Bretagne Nord" dans la même phrase, particulièrement mal couvert par les réseaux de téléphonie mobile. Nous nous sentions un peu seuls au monde, ce qui était un comble vu le nombre de touristes qui arpentaient les rues du village. Mais nous étions loin des contraintes, et nos téléphones n'avaient pas suffisamment de peps pour nous les rappeler. Après un jour ou deux de cure de désintoxication express, ce furent des vacances parfaites.
Un soir de ces vacances idylliques, tu m'as dit: "Il n'y a pas Internet au paradis." j'étais un peu partie, je crois, la faute aux mojitos à tomber par terre d'un petit pub hautement sympathique où nous traînions souvent le soir. La musique y était bonne. Ceci expliquait cela. »
Cette jolie formule, qui donne son titre à ce premier roman et qui est expliquée dans ce passage, révèle avec beaucoup de pudeur et un peu de poésie le drame que vit Aliénor. Son mari Alex s'est suicidé et ne lui adressera ni courriels, ni SMS. Pas plus qu'il ne concrétisera leurs projets communs, comme cette envie de retrouver la campagne et un rythme de vie différent. Alex n'aura pas supporté la pression de son entreprise et particulièrement celle de son supérieur répondant au doux nom de «Boucher». Au fil des pages, le lecteur va découvrir comment le harcèlement professionnel peut conduire à de telles extrémités, mais aussi combien le système peut défendre ces cadres supérieurs que personne n'ose nommer appeler assassins. Et pourtant…
Voici donc Aliénor qui nous raconte les jours heureux, leur vie de couple, mais aussi le poids de l'absence et les doutes qui s'emparent d'elle: «Je ne sais pas si je vais savoir faire ma vie sans toi. Recommencer officiellement à vivre, sortir du no man's land tolérable après ton décès.» L'envie de mettre les coupables devant leur responsabilité et surtout la culture (une rencontre en librairie, la visite d'une exposition d'art) vont toutefois lui permettre de rebondir et de transformer cette histoire violente et douloureuse en un roman de la résilience pour ne pas dire de la renaissance.
Gaëlle Pingault écrit sur le fil du rasoir et réussit le tour de force, pour un premier roman, de nous confronter avec une actualité brûlante. À l'image de ces informations que distille la radio au fil des jours et qu'Alex aimait bien commenter – et qui parsèment le livre – elle offre ainsi au lecteur le miroir de notre société et de ses dérives.

Lien : https://collectiondelivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
motspourmots
  13 novembre 2017
Le pouvoir de la littérature est infini. Un baume sur les plaies les plus douloureuses. Quand une héroïne de roman s'interroge sur le nombre de fois où l'Art lui a sauvé la vie, vous savez que vous êtes en bonne compagnie. Il n'y a pas de hasard. J'avais lu ce premier roman cet été pour les 68 premières fois. Dévoré, adoré... et hop ! sélectionné ! Sans savoir que bientôt il trouverait un écho particulier en moi.
Il faut dire que Gaëlle Pingault trouve le ton et la juste distance pour aborder ce thème hautement douloureux qu'est le deuil d'un être cher. Avec un premier chapitre qui provoque immédiatement l'empathie du lecteur pour Aliénor Végant, jeune femme jusque-là parfaitement heureuse et dont la vie vient d'être brisée par le suicide d'Alex, son mari. Aliénor et Alex formaient un couple de parisiens un peu bobos, aux vies professionnelles bien remplies avec des envies d'autre chose, de verdure et de sens. Architecte, Aliénor rêvait de construire beau et utile. Cadre informatique dans une grande entreprise de télécommunication, Alex s'interrogeait de plus en plus sur la dureté du monde. Jusqu'à ce que cette violence le rattrape au quotidien. Harcèlement, brimades, cruauté de méthodes de management plus ou moins cautionnées par une hiérarchie obsédée par les coûts et les économies d'échelle... Alex s'est suicidé, sans un mot, laissant Aliénor face au vide et aux questions.
Entre souvenirs et affrontement du présent, la plume de Gaëlle Pingault dessine une Aliénor perdue et décidée à la fois, qui interroge sans cesse les signes ou les paroles d'Alex à l'aune de ce geste définitif. Mais comme je le disais plus haut, l'équilibre est parfait, le fil sur lequel avance la jeune femme laisse passer l'émotion sans jamais céder à la facilité dramatique. Une pointe d'humour, le regard décalé qu'elle porte sur son couple et leur rapport au monde à tous les deux, la confiance qu'elle choisit de se faire... Malgré la violence du contexte qui affleure dans ses rapports avec l'entreprise de son mari, malgré les vérités crues que l'on devine à travers les pressions subies par Alex, malgré les extraits de bulletins d'information radiophoniques qui ponctuent chaque chapitre... Malgré tout ça, une certaine douceur entoure le lecteur. Grâce à des rencontres, une dose de bienveillance, une soirée en librairie, un spectacle envoûtant, la visite d'une exposition qui imprime du beau sur la rétine.
L'auteure parvient ainsi à mêler le thème de la violence au travail (en l'englobant dans celle inhérente à la dureté globale du monde) et celui du deuil et de la renaissance, sans plomber le lecteur, bien au contraire. Elle nous offre un roman lumineux, juste et poignant. Qui ne nie pas la douleur mais propose de la dépasser et de choisir la résilience.
"Je me sens comme une gosse à la veille de la rentrée. J'ai la trouille. Une grosse trouille. Je ne sais pas si je vais savoir faire ma vie sans toi. Recommencer officiellement à vivre, sortir du no man's land tolérable après ton décès. Avoir une vie professionnelle et une vie privée, et articuler les deux. Sans toi. Je n'ai jamais été tapie dans ton ombre. Je n'ai pas à me découvrir ni à me construire, ça va, merci. Mais je t'avais choisi, alors que je n'ai pas choisi de me passer désormais de toi. C'est ce non-choix qu'il me faut désormais apprivoiser".
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
FabienneCFabienneC   05 septembre 2017
Sait-on seulement à quel point il est facile de détruire des hommes ? Des êtres sans histoire et sans fêlure particulière ? Des hommes solides, bien campés sur leurs jambes, qui en ont déjà vu dans leur vie et à qui on ne la fait pas ? Des hommes au clair avec eux-mêmes et bien dans leurs pompes ?
Je ne suis pas sûre que tout le monde ait bien conscience du degré de vulnérabilité de l'être humain.
Peut-être, sans doute, est-ce aussi bien ainsi. Au moins, ceux qui n'ont pas connaissance de cet état de fait ne tentent pas d'en jouer. Juste pour le fun, tiens, pour faire mumuse, essayons de bousiller untel.
Ce qui est terrifiant, c'est qui si ça nous prenait, on y arriverait. Nous sommes tous des bourreaux en puissance. (page 65)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
candlemascandlemas   20 décembre 2017
-J'adore vos chaussures ! dis-je, sans originalité.
- C'est gentil ! moi aussi ! répond-elle en continuant de sourire largement.
Nous reprenons chacune notre chemin.
Ce matin, j'ai vu des amis, prévenants, gentils, attentifs.
Pourtant, ce qui m'aura fait le plus de bien aujourd'hui, c'est le sourire et les chaussures d'une belle inconnue croisée dans la rue.
Commenter  J’apprécie          93
candlemascandlemas   20 décembre 2017
Je m'assois. je serre mes bras autour de moi. J'ai froid. si on m'effleure, je pleurs.
Le spectacle commence de manière un peu informelle, quelques interventions devant le public, où les artistes se promènent. Puis il prend son envol, en couleurs et en musique. Les numéros s'enchainent. L'histoire se déroule. Elle va vite, ou elle prend son temps, ça dépend des moments.
C'est beau.
J'ai vraiment pensé "c'est beau" ?
Je crois que oui. J'ai entendu ces mots là dans ma tête. Je n'ai rien trouvé "beau" depus que tu n'es plus là. Je suis triste.
Sur la scène, il y a des costumes hauts en couleur. La musique est jouée en direct, consonances de rock californien. Ca sonne bien. Les numéros sont éclatants. C'est onirique, inventif, magique.
Je crois que je souris.
Je souris ? Ah bon ?
La beauté marque des points. Elle le fait avec panache, je ne lui ai pas ouvert la porte facilement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Pixie-GirlPixie-Girl   02 décembre 2017
Voilà, c'est fait. ça c'est plutôt bien passé. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'en suis contente. Mais enfin, c'est fait.Et ça c'est plutôt bien passé. Je l'ai déjà dit je crois.
On imagine ça insurmontable, mais réussir un enterrement est finalement plutôt facile. Il suffit d'un cadavre, d'un cercueil, d'un trou et pour faire bonne mesure, de quelques croque-morts et de deux trois proches. Le reste coule tout seul, ou presque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Pixie-GirlPixie-Girl   02 décembre 2017
C'est ce soir qu'elle repasse à Paris, la troupe. Nous avons réservé nos billets il y a quatre mois et demi. Il y a quatre mois et demi, tu étais en vie.

Je n'ai aucune envie d'y aller. Je suis en colère.
Mais je vais y aller.
Je n'ai aucune énergie pour y aller. Je suis triste.
Mais je vais y aller.
J'ai envie de pleurer. Si on m'effleure ou si on me parme, je pleure, je m'effondre, je coule.
Mais je vais y aller.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : suicideVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1588 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
. .