AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2260016588
Éditeur : Editions Julliard (01/02/2005)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Pour la première fois, je désire un enfant.

Je fais ce livre pour toi, l'enfant qui viendra un jour, pour que tu échappes aux mots qui ont tissé ma muselière. Il y a des gens, que nous ne connaissons pas, et qui saccagent mes souvenirs. Je dois maintenant les reconstituer pour t'offrir un passé différent des livres d'histoire et des piles de journaux.

Pendant cinquante-huit ans, il n'était pas mon père. Tu trouveras ces cinquante-huit ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  08 février 2016
Mazarine Pingeot, "fille de..." , se raconte.
Dans ce journal qu'elle adresse à son premier enfant, celui qu'elle désire, celui qu'elle attendra par la suite, celui qu'elle perdra à quatre mois de grossesse.
Un journal retraçant ses souvenirs, un gage de sa vérité, pour que ce petit être innocent puisse s'inscrire dans son histoire familiale, dans cette descendance particulière...
La conscience et la souffrance d'être tue et préservée, mais aussi très vite celle de devoir se taire et protéger à son tour, le personnage public comme l'homme qu'elle aime.
Le poids d'un secret bien pesant à porter pour l'enfant, puis pour l'adolescente.
Et puis, du jour au lendemain, livrée en pâture à l'âge de 19 ans, telle une trahison publique.
La violence d'une célébrité non voulue, bien plus destructrice que celle de l'anonymat car, à tout prendre, nettement préférable.
J'ai vraiment apprécié de lire ce récit, entre témoignage intime et hommage posthume.
Une plume fluide et concise, pudique et authentique.
Une fille qui raconte "son" père, sa vérité sur une histoire plus ou moins ordinaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
cicou45
  14 août 2012
Ce livre est comme une sorte d'héritage, quelque chose que l'auteure, Mazarine Pingeot, ou Mitterrand si vous préférez, désire transmettre à l'enfant qu'elle désire avoir.
10 ans...il aura fallu dix ans à François Mitterrand pour qu'il complète le livret de famille et reconnaisse officiellement Mazarine comme étant sa propre fille...une fille issue de l'amour entre cet homme d'état et Anne Pingeot, une conservatrice de musée.
Dans cet ouvrage, Mazarine nous raconte son enfance qui fut heureuse, même si elle devait vivre continuellement dans le non-dit, un secret qui ne devait pas être révélé, celui de ses origines. Elle fut donc une fillette plutôt solitaire, n'ayant que peu d'amis, mais l'on ne peut pas vraiment dire qu'elle fut malheureuse tant ses parents lui apportaient tout l'amour qu'ils avaient en eux. Ce n'est que lorsqu'elle aura 19 ans que ce fameux secret éclatera et que l'existence de "la fille cachée de Mitterrand" sera révélée au monde. du coup, elle passe d'une jeune fille plutôt recluse sur elle-même à une jeune femme exposée aux feu de la rampe.
J'ai trouvé ce livre attendrissant puisqu'il nous révèle une face cachée de cet homme d'état dont nous ne connaissions que la face publique, celle que les médias voulaient bien nous révéler. Mazarine, elle, après la mort de son père, essaiera de mieux comprendre qui il était vraiment en lisant diverses biographies sur lui et, même si elle reconnaît qu'il a fait des erreurs et donc qu'il n'était pas l'homme parfait qu'elle s'imaginait, elle ne s'étend pas plus sur ces dernières, ce que j'ai trouvé un peu dommage !
Un livre à l'écriture simple, aux chapitres brefs et qui se lit donc très facilement. Une belle découverte !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Lilou08
  15 avril 2013
J'étais curieuse d'avoir sa version de son père que j'ai aimé quand j'étais jeune, mais qui m'a beaucoup déçu par la suite.
Peut être comprendre comment on peut avoir deux vies parallèles…
Toute la première partie du livre m'a laissé un peu sur ma faim, froide.
Mazarine / Marie écrit ce livre souvenirs, portrait de son père, pour l'enfant qu'elle a envie d'avoir… sur son grand-père donc… enfant qui finalement, viendra plus vite qu'elle ne pensait, mais à peine pour s'en aller avant de naitre. Respect pour sa souffrance d'alors complètement médiatisée à l'inverse (annonce d'un heureux évènement par Paris Match, alors qu'elle et son compagnon perdent leur enfant avant la naissance : bêtise et cruauté des médias). Très dur !
Donc sa façon d'écrire, trop alambiquée, je trouve, compliquée, « intello », pas assez « personnelle » à mon goût m'a un peu étonné, dérouté et déçu… une bonne grosse moitié du livre.
Et puis ensuite, une sorte d'empathie et de compréhension se sont installées.
À l'arrivée, j'ai peu appris sur son père… juste un peu… et un peu aussi sur elle. Par contre, il est évident, que je ne l'envie pas. Etre ainsi, dans le secret, le déni pour les autres. Puis à la merci des médias, cruelles au possible. Ce n'est pas facile de se construire dans ce contexte. Pour info, livre écrit en 2005. Il commence donc à dater. J'espère qu'elle s'est « trouvée » depuis, qu'elle s'aime un peu plus et qu'elle tend vers une sorte de bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          121
kathy
  27 décembre 2011
Mazarine Pingeot, fille « cachée » de François Mitterrand, écrit pour son enfant à naître.
Dans ce témoignage, Mazarine voudrait expliquer à cet enfant - loin du portrait du personnage public dont s'emparent encore les historiens et la presse, et inquiète du brouillage de sa mémoire à cause du temps qui passe -, qui était ce grand-père (et père). Qu'en est-il du portrait psychologique intime de ce père ? Quelles furent les relations intimes que Mazarine entretint avec lui ? Cet homme dont on parle encore, 15 ans après sa mort, était-il bien le même que celui auprès de qui elle a passé sa jeunesse?
Cette confession dévoilée, l'héritage sera-t-il, alors, moins lourd à porter ?
Pour lutter contre les distorsions de la mémoire et l'oubli, Mazarine évoque, tour à tour, la petite fille heureuse qu'elle a été, ses parents amoureux, les « autres », la famille, les petits déjeuners à trois, ses jeux d'enfant, le musée d'Orsay, la littérature, les chiens,… tous ces souvenirs jalousement gardés dans un coin de sa mémoire… Relatant les instants magiques, banals ou cruels d'une enfance hors du commun, Mazarine renoue le dialogue avec ce père aimant et exclusif. Et c'est cette image émouvante, salvatrice, qu'elle nous livre.
Un livre touchant qui dévoile, la vie privée d'un homme public, mais surtout, l'amour d'une fille pour son père. Un beau texte intuitif et sensible où sont abordés avec finesse, tendresse et justesse des questions importantes relatives à la construction identitaire : les racines, l'image de soi, le rapport aux autres, la notoriété, le mensonge, la mort, la descendance, l'oubli.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
clairevi
  29 mars 2010
Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.
Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l'un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s'approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé ? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d'histoire a-t-il bien été son père ?
Pour lutter contre l'oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu'elle a été, ses paysages et ses jeux d'enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d'une enfance pas comme les autres, passée auprès d'un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l'homme qu'elle a connu, celle d'un père aimant et exclusif. Et c'est cette image émouvante, salvatrice, qu'elle s'autorise enfin à partager.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
kathykathy   27 décembre 2011
La mort de papa, nous nous y attendions tous....
Je le voyais tous les jours malade, mais à aucun moment je ne me suis véritablement dit qu'il allait mourir. Ce sursis pouvait durer éternellement; je le voyais souffrir, et se désespérer de souffrir, devenant irritable, plus lointain. La maladie lui était une humiliation. Il n'a jamais réussi à l'accepter. Pour la première fois, il affrontait plus fort que lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
NeigelineNeigeline   16 juin 2011
Dès que mon père aimait un pays, il voulait en posséder une parcelle.
Dans les Cévennes, il a acheté quelques arpents de terre, inutilisables, une petite colline, des cailloux, quelque part, un acte de propriété. Son nom sur un registre. Perdu ? Il achète un bout de terre comme on achète un bout de lune. Un lieu de pierres, dont même les chèvres ne voudraient pas.
Commenter  J’apprécie          60
kathykathy   27 décembre 2011
La réalité aurait pu me plaire. Mais tant que j'occultais celle de mon père, elle me demeurerait hermétique, voire hostile. Quelle réalité possible lorsqu'on ne connaît pas ses racines, lorsqu'on les nie, lorsqu'on fait tellement bloc avec son père dans le regard des autres et de soi-même qu'on ne peut revenir en deçà d'un lien spolié par les autres ?

Tout de même, cette haine, il est vraiment dommage qu'elle tombe pile sur celui que moi, j'aime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
kathykathy   27 décembre 2011
La mémoire, ce sont les livres qui l'ont. Il (mon père) collectionnait les éditions anciennes ou originales pour y sentir la présence des premiers lecteurs, des premières émotions, des premières lectures - peut-être même le toucher de l'auteur. Il me suffit d'y voir la marque de papa, de sentir sous la caresse du papier ce qu'il avait pu éprouver, en son temps.
Commenter  J’apprécie          50
kathykathy   27 décembre 2011
Je n'ai jamais pensé pouvoir lui reprocher quoi que ce soit. Aimer, paraît-il, c'est aussi accepter les faiblesses de l'autre. Je ne me suis jamais octroyé le droit de reconnaître des faiblesses à mon père.
Sa seule faute en vérité est de n'être plus là.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Mazarine Pingeot (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mazarine Pingeot
Mazarine Pingeot - Magda
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie des écrivains (238)
autres livres classés : autobiographieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Mazarine Pingeot

Sa discrète mère, conservateur de musée, a travaillé longtemps dans un musée qui fête ses vingt-cinq ans :

Le Musée Grévin
Le musée d'Orsay
La Pinacothèque de Paris

10 questions
25 lecteurs ont répondu
Thème : Mazarine PingeotCréer un quiz sur ce livre
.. ..