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ISBN : 2260018319
Éditeur : Editions Julliard (18/08/2011)

Note moyenne : 2.55/5 (sur 20 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Julliard - 04/2011)


C'est l'histoire d'un garçon hanté par la Shoah. Pourtant, ni lui ni sa famille n'ont été directement touchés. Mais, enfant, il a vu à la télévision des images qu'il n'aurait pas dû voir — le cauchemar trop réel de Nuit et Brouillard. Cela a suffi à faire s'écrouler le début de sa vie. C'est l'histoire de ce jeune homme qui n'a plus trouvé le sommeil, et décide de ne plus manger.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
carre
  30 mars 2012
D'un sujet passionnant (peux-t'on par devoir de mémoire s'infliger des tortures physiques et psychiques), Mazarine Pingeot survole malheureusement bien trop vite l'enfer de ce jeune garçon à jamais marqué par les images de la Shoah et du film "Nuit et brouIllard". L'auteur déroule son récit intropectif sans saveur, sans émotion comme si elle voulait se débarrasser au plus vite de son récit. Expédier en quelques 80 pages, le sentiment d'une arnaque prédomine (14€ prix éditeur quand même). Et surtout une sacrée déception, alors que par le sujet "Pour mémoire" avait tout pour toucher un large public.
Reliser plutôt les bouquins de Lanzmann ou de Levi.
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isabiblio
  03 septembre 2012
Il a sept ans lorsqu'à l'insu de ses parents, il se trouve nez à nez avec des images violentes de la Shoah diffusées à la télévision au travers le film « Nuit et brouillard » de Resnais. Ces quelques secondes de diffusion et un manque total de communication avec ses parents vont irrémédiablement bouleversé sa vie. Hanté par ces images, au fur et à mesure qu'il grandit, il se documente et expérimente physiquement la souffrance du déporté en s'infligeant entre autre l'anorexie. La narration se fait par son autre lui tel un dédoublement de personnalité. Comment peut-on vivre après la disparition de ces six millions de morts, comment trouver encore un peu d'humanité après un génocide?. Quelle est la responsabilité des générations suivantes ? C'est grâce à la philosophie qu'adulte il apprendra à vivre enfin pour lui. L'auteur nous décrit un enfant qui culpabilise à l'extrême face à la Shoah comme pour nous rappeler que le devoir de mémoire doit se faire certes, mais avec vigilance. Un court roman troublant dont chacun tirera sans doute un sens différent.
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Sharon
  14 novembre 2011
Je reste dubitative après la lecture de ce roman, dont le sujet est le devoir de mémoire. le héros est garçon dont nous allons suivre l'itinéraire, de son enfance à l'âge adulte. Son parcours a été bouleversé par sa découverte fortuite de la Shoah, entr'aperçu à la télévision, dans des circonstances dont il ne se souvient pas vraiment. Soit. Lui qui n'est pas concerné, il sent peser sur lui le poids, la culpabilité de la Shoah. Lui qui n'est pas juif, lui qui ne descend pas de déporté, lui qui n'a rien à voir avec ces six millions de morts s'invente alors une histoire, se donne quasiment une légitimité pour justifier sa souffrance.
Le premier mot qui me vient à l'esprit est complaisance. le narrateur se délecte des détails de la Shoah, s'en enivre presque jusqu'au vertige. Devoir de mémoire oui, ressasser sur 84 pages les crimes des nazis, non. Faut-il qu'il ne communique pas avec ses parents (le roman ne comporte strictement aucun dialogue), faut-il que son existence soit vide pour qu'il la remplisse avec la disparition d'autrui ? du coup, il veut expérimenter les souffrances des déportés, se rapprocher au plus près de la nature humaine, dépourvue de toute culture (ou assimilé). S'il se contente de les imaginer dans un premier temps, d'imaginer également des actes d'héroïsmle, il devient anorexique, comparant la façon dont il est dorloté à l'hôpital aux douleurs éprouvés par les déportés, condamnés à mourir d'épuisement sans que personne les soutienne. J'ai eu l'impression désagréable que l'auteur enfonçait une porte ouverte en énonçant ses faits. Surtout, j'ai eu l'impression qu'elle ne connaissait rien au mécanisme de l'anorexie (voir Jours sans faim de Delphine de Vigan pour un récit criant de vérité sur le sujet). Est-ce à cause du procédé narratif ? La narration est faite à la seconde personne du singulier, et ce "tu" ne crée aucune intimité avec le personnage principal, au contraire, il a accru la distance entre lui et moi.
Le second mot qui me vient à l'esprit est : pourquoi ? Quel est le but de ce roman ? Notre vie ne sera jamais comme avant à cause de la Shoah ? Je le savais déjà, comme je sais aussi que les crimes contre l'humanité ne se sont pas arrêtés en 1945, comme je sais aussi que l'imagination des hommes a toujours été sans limite en ce qui concerne la cruauté. le personnage principal constate que les personnes qui l'entourent continuent à vivre normalement tout en sachant que six millions de personnes sont mortes dans les camps. J'aurai envie de lui dire qu'il confond devoir de mémoire et blocage dans le passé. Cette connaissance entraîne un repli sur lui-même, pas même une désespérance au sujet du genre humain, non, une absence quasi-totale d'action, ou, encore une fois, des constatations en forme de lieux communs, que je vous épargnerai. le véritable sujet du livre semble l'analyse d'une névrose (je n'ose dire dépression, tant elle s'étend sur plusieurs décennies), mais une analyse pas assez fouillée, sans véritable issue. Bref, cette lecture n'est même pas décevante, elle ne me laissera sans doute bientôt aucun souvenir, au contraire d'autres oeuvres, bien plus puissantes.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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brigittelascombe
  26 septembre 2011
Pour mémoire relate le récit d'une appropriation,celle de la mémoire d'un autre ou de tant d'autres, victimes de la Shoah.
Un sujet fort intéressant puisqu'il s'agit d'un enfant de 7 ans et que tout enfant immature, fragile ou sensible qui se trouve confronté à des images violentes s'en trouve déstabilisé.
Ces souvenirs entrevus à la télévision ne sont pas les siens, il n'est pas juif, mais la frontière, entre imaginaire et réalité, est si ténue qu'il lui semble "avoir vécu la mort collective"; avoir entendu la mère crier;avoir aperçu"le bébé mort mis dans une valise", "l'enfant ployer sous l'impact d'une balle","la peau qui se détache";"il lui semble être un survivant puisqu'il a été épargné" et ce savoir va le tuer à petit feu.
Par empathie,("par arrogance?")il devient asocial,anorexique,plonge dans la détresse, se laisse absorber par l'absurde,le néant, jusqu'à l'âge adulte où la philosophie puis l'amour le guideront petit à petit vers le calme et l'acceptation.
Peu de pages,un livre sobre et concentré mais qui dénonce la barbarie, livre un message d'humanité et questionne:Doit-on se protéger, petit ou grand du choc des images dont sont friands certains journaux ou documentaires?Peut-on tout maîtriser?Le statut de victime à une si grande échelle a-t-il changé quelque chose à l'espèce humaine?De quoi l'homme est-il capable? Que faire lorsque l'irréparable a été commis?
Un roman qui rappelle également que la censure parentale doit s'exercer dans certains cas.
Mazarine Pingeot(fille de François Mitterand) agrégée de philosophie est l'auteur de quelques romans et essais, elle exerce à Aix en Provence.
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Wolkaiw
  10 avril 2014
Véritable torture mentale que le quotidien du garçon, suite au visionnage de quelques images troublantes ayant fait basculer sa vie dans une tout autre dimension.
J'ai réellement eu l'impression d'être ce jeune garçon, car le livre est écrit d'une telle manière que les mots résonnent en notre esprit. Voulant s'infliger les douleurs des exterminés, il a réduit sa vie au silence et à l'expérimentation de son corps. Cela nous prouve à quel point une image peut avoir de graves conséquences sur la santé mentale d'un individu. Se rendre malade, se laissait aller au plus proche de la mort pour comprendre, pour essayer de comprendre l'enfer qu'ils ont enduré, les souffrances de chacun... Ce roman m'a fait l'effet d'une bombe, car passionnée par le vaste sujet qu'est la guerre, ne n'imaginait pas que l'on puisse à ce point en être obsédé. Un récit court, mais efficace !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   20 septembre 2011
Tu es hanté par cette idée de vérité.Tu ignores ce qu'elle signifie et d'où elle vient, à quoi elle peut correspondre et qui en a inventé le contenu.
Tu ne crois en aucun dieu, en aucun système de pensée, et pourtant ce devoir de vérité t'obsède, tu lui es inféodé, et prêt à tout lui sacrifier.
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WolkaiwWolkaiw   10 avril 2014
Mais on te délaisse car tu n'as aucune raison apparente de souffrir.
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brigittelascombebrigittelascombe   26 septembre 2011
Tu comprends que l'ascète est un jouisseur pervers,qu'il a fait du plaisir le but de sa vie et qu'il y a ajouté la satisfaction du contrôle.
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brigittelascombebrigittelascombe   26 septembre 2011
Est-ce par arrogance que tu désires la faire tienne cette souffrance qui écrase l'humanité entière en même temps que toi même?
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brigittelascombebrigittelascombe   26 septembre 2011
Tu te demandes si le statut de victime à une si grande échelle a changé quelque chose à l'espèce humaine.
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Videos de Mazarine Pingeot (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mazarine Pingeot
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de cœur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du vendredi 13 septembre 2019 :
Rhapsodie des oubliés Sofia Aouine aux éditions de La Martinière https://www.lagriffenoire.com/1012823...
Se taire de Mazarine Pingeot aux éditions Julliard https://www.lagriffenoire.com/1012898...
Les derniers jours de Marlon Brando de Samuel Blumenfeld aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/1011538...
Nos vies consumées de Janet Hobhouse et Anouk Neuhoff aux éditions Rue Fromentin https://www.lagriffenoire.com/139469-...
La persuasion des femmes de Meg Wolitzer et Jean Esch aux éditions Rue Fromentin https://www.lagriffenoire.com/1006965...
Combien de pas jusqu'à la lune de Carole Trébor aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/1013506...
Patouf l’écolier de Jeanne Lagarde aux éditions du Toucan https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Poum de Jeanne Lagarde aux éditions du Toucan https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Porcelet l'intrépide de Jeanne Lagarde aux éditions du Toucan https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Patouf va au bal Jeanne Lagarde aux éditions du Toucan https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Le petit chaperon rouge de Jeanne Lagarde aux éditions du Toucan https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Un soupçon de sucre - 90 recettes gourmandes pour découvrir les sucres autrement de Trish Deseine et Virginie Garnier aux éditions de La Martinière https://www.lagriffenoire.com/?fond=p...
Le douzième chapitre de Jérôme Loubry aux éditions Livre de Poche 9782253259923
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Sa discrète mère, conservateur de musée, a travaillé longtemps dans un musée qui fête ses vingt-cinq ans :

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