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Marie-France Girod (Traducteur)
EAN : 9782253127512
124 pages
Le Livre de Poche (20/05/2009)
3.97/5   51 notes
Résumé :
Il existe une tradition ancienne qui veut que, lorsqu'une fille se marie, les vieilles femmes essaient de tuer le marié avant qu'il ne gagne la chambre nuptiale. Et leur arme, c'est la danse. Quand les Femmes qui courent avec les loups atteignent la maturité, vient le temps de La Danse des grand-mères. Vivre pleinement, développer sa vision intérieure, écouter son intuition, tel est le message de ces aînées que rien n'arrête. Elles sont une source inépuisable de for... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  16 novembre 2018
Je ne sais plus qui ou quoi disait que le féminisme moderne, avec son individualisme exacerbé, provoquait la destruction du dernier rempart solide qui aurait pu continuer à protéger les femmes entre elles de la domination masculine (qui peut être exercée aussi bien par les femmes que par les hommes) : la solidarité et la transmission intergénérationnelle. C'est ce qu'essaie de nous rappeler cette Danse des grands-mères sous la forme du conte et de la poésie. Sous la forme du langage des profondeurs, que l'on dit typiquement féminin, en vertu d'une autre règle de domination masculine qui s'ignore. Mais on peut très bien faire une force de ses faiblesses.

Jeunesse de la vieillesse et maturité de la jeunesse… l'archétype féminin se laisse décliner dans toutes ses variations, de l'ombre à la lumière, avec un parti pris quand même bien affiché. L'ombre, ici, est celle imposée par le monde extérieur (encore un préjugé, c'est pas grave). Un titre de chapitre traduit bien cela : « On la découpe. Elle repousse. Elle meurt. Elle repousse » ou encore : « pour toutes les filles et toutes les aînées qui ont pris le blâme sur elles et ont donné leur chair et leur sang pour réparer le dommage causé par d'autres ». Ça fait un peu martyre qui s'en bat les couilles et qui tire sa force de tout ce qu'on lui a infligé. Mine de rien, beauté, puissance et éternité parviennent à émaner de ce livre qui transforme la connerie en cri du tigre.
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Mimimelie
  09 septembre 2014
Beaucoup plus court que « Femmes qui courent avec les loups », mais dans la même veine, avec toujours cette invitation à réfléchir sur soi, mais un peu plus surprenant dans la forme faite de dialogues avec le lecteur, rêveries, prières….
Plus qu'une simple ode à la sagesse ou une réflexion de la place des femmes dans la société Clarissa Pinkola nous invite ici à oser être ce que l'on est déjà depuis la nuit des temps et le vivre pleinement avec audace et intrépidité autant dire avec sagesse « Si nécessaire, deviens l'une de ces joyeuses subversives qui ne cessent de croître et font preuve d'un courage paisible et lumineux. C'est ainsi que l'esprit parvient à la surface du lac »
Et quelle réjouissance que le dernier chapitre, « la danse des grands-mères », quel cadeau de vie ! «Car tout le monde…. avait été vacciné par le pouvoir de la vieillesse. … Ils savaient que la vie qui les attendait alors serait correcte, riche et profonde. »
A propos, vous souvenez-vous des mamies russes de l'Eurovision 2012, elles n'avaient pas emporté la première place, mais avouez qu'elles avaient la flamme !
Pour le plaisir : http://www.dailymotion.com/video/xpccpr_ces-mamies-vont-representer-la-russie-a-l-eurovision-2012_music
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clairejeanne
  22 août 2017
Extrait (p13) : " Si tu es venue me voir, c'est peut-être parce que tu souhaites vivre de manière à connaître le bonheur d' "être jeune dans la vieillesse et vieille dans la jeunesse " comme je le dis, c'est-à-dire à avoir en toi un bel ensemble de paradoxes maintenus dans un équilibre parfait. N'oublie pas que le terme paradoxe est à prendre au sens d'idée contraire au sens commun. Cela s'applique à la grand-mère, la gran madre, la plus grande des femmes, car elle est en train de devenir une femme sage, qui assure la cohésion des capacités de la psyché profonde, illogiques en apparence, mais fondamentalement empreintes de grandeur."
L'auteure de l'inoubliable et magnifique "Femmes qui courent avec les loups" nous livre ici un récit plus court essentiellement axé sur les femmes qui atteignent la maturité ; celles-ci "doivent" - au sens "ont une tâche à accomplir" - vivre pleinement, vivre à fond chaque jour. Comme lui disait sa grand-mère "quand une personne vit pleinement, les autres en font autant."
Il y a beaucoup, dans les contes et les mythes, de duos jeune femme et aïeule ; d'après Clarissa Pinkola Estés elles symbolisent à elles deux ce que possède chaque femme : une âme d'un âge immémorial (force, raison...) et un esprit d'une éternelle jeunesse (curiosité, créativité...), ce qu'elle appelle être jeune dans la vieillesse et vieille dans la jeunesse.
Comparant la femme et l'arbre, l'auteure assure qu'au niveau des racines, il y a une étincelle d'or, une source mystérieuse et sage chez les femmes qui loin de se laisser abattre face à une "perspective prometteuse mais intimidante" vont se demander quelle énergie dois-je rassembler pour pouvoir y arriver ? (et non pas se dire je n'y arriverai jamais...).
Et de nous raconter des histoires extraordinaires de grand-mères de toute sorte, de la vieille Anna atteinte d'une forte fièvre qui voulait que la neige la soigne, des vieilles femmes de sa famille venues d'Europe centrale qui" l'ont empêchée de sombrer dans le néant d'une conformité soigneusement cultivée" jusqu'à celles qui dansaient pour essayer de tuer le nouveau marié.
Un livre superbe, d'une grande richesse, - dont l'auteur nous appelle "ma chérie - qui encourage les femmes quel qu'elles soient à grandir en sagesse bien sûr, mais surtout à vivre courageusement, joyeusement, audacieusement ; vivre à fond pour donner l'exemple et le bonheur.
Extraits : (p 28) " Dans la forêt qui est en toi, une femme grande entre toutes t'attend depuis toujours devant le plus grand des feux..."
(p 58) "Quels que soient les dévastations subies, les coups portés à leur écorce jusqu'au coeur, les grand-mères n'en démordent pas : l'amour, l'amour profond, est le plus grand des guérisseurs, le but suprême, le meilleur engrais de l'âme."
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DameGisele
  10 mai 2022
Je vais peut-être me faire huer, mais tant pis...je n'ai pas aimé :/
Cela faisait longtemps que je voulais lire ce titre et peut-être je m'attendais à une pépite. Il n'empêche que le contenu de cet essai est assez pauvre. Beaucoup de répétitions, et peu de fonds.
Le principe du livre repose essentiellement sur une ancienne coutume décrite en seconde partie du livre et sur laquelle repose toute la perception de la femme selon l'autrice.
Pourquoi je n'ai pas aimé:
Tout d'abord je trouve dommage de mélanger convictions personnelle et religieuse à ses connaissances pratiques de thérapeuthe sans faire l'apport de ces connaissances.
Les notions de psyché et autres sont vite fait évoquées et pas du tout creusées. C'est dommage puisque c'est le métier de l'autrice.
Ensuite, mais c'est très américain, intégrer le divin à tout livre de développement personnel fait selon moi perdre de sa valeur au contenu car je n'attendais pas de l'auteure, une psy, qu'elle me bénisse lors de ma lecture. Ni à y trouver 10 prières...soit.
Ensuite la seule et unique coutume sur laquelle repose tout le livre est sacralisée et aucunement prise avec recul. Pourtant lors de celle-ci des jugements sont émis sur la vie privée des gens. Je pense par exemple à la remarque sur : "celui-la devrait deja avoir un enfant" et ca me choque quand on connaît la souffrance des couples qui vivent une fausse couche ou l'infertilité.
L'auteur s'en amuse. de la part d'une psy, je ne trouve pas ça très "intelligent" ni délicat.
Le principe développé dans cet essai est simplement celui de résilience, mis sous une autre étiquette, avec un peu de magie et de religion, d'évocation d'expériences personnelles qui ne sont que des sophismes.
Bref, une lecture non concluante me concernant.
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Bruno_Cm
  03 février 2022
Comme un long poème, ode aux femmes et singulièrement aux plus âgées et à tout ce qu'elles ont comme force et pouvoir à transmettre, grands-mères effectives ou non.
Tous les âges sont contenus en elles, toutes les possibilités.Dans ce monde où l'on prend soin de ne plus prendre soin des âgé(e)s ce livre est un cri qui doit faire écho.
Même si en tant qu'homme je me sens oublié du livre, je sais que je dois juste me la fermer, parce que je suis aussi une femme si je veux, tout comme l'inverse est aussi vrai.
Ouvrez grand la gueule chères louves et hurlez à la lune vos puissances pour révéler, réveiller, sauver l'humanité.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   01 janvier 2019
Pour toutes les filles et toutes les aînées qui soutiennent ce qu’il y a de bon et refusent d’obéir aveuglément à toute forme de surculture qui valorise l’absence de relief et dénigre la pensée… pour toutes les filles et toutes les aînées qui escaladent avec toujours plus d’ingéniosité les montagnes mystiques et passent sur des routes accidentées… pour celles qui parlent à l’âme avec toujours plus d’avidité, et pour les animaux, les eaux, les terres et les cieux… pour celles qui gardent des chaudrons toujours plus profonds, qui rendent plus vive la lumière du phare, qui constituent un terrain solide là où auparavant il n’y avait rien… pour celles que les leçons données et reçues portent à l’incandescence, pour celles qui se reposent un peu avant de se remettre avec enthousiasme à l’ouvrage… pour ces fleurs nocturnes dont le parfum intense persiste même si elles demeurent cachées… pour toutes les filles et les aînées qui posent leur main non seulement sur le berceau, mais sur le gouvernail du monde à leur portée… pour celles qui ont abandonné quelque chose d’essentiel et de fécond et sont revenues sur leurs pas pour le récupérer… pour celles qui ont détruit quelque chose et s’en sont excusées humblement, au nom de l’amour… pour celles qui n’ont pas terminé quelque chose, ou l’ont oublié ou n’ont pas saisi son importance, mais ont rendu, reconstruit, adouci, donné « la bénédiction » au mieux de leurs possibilités… pour toutes les filles et toutes les aînées qui ont pris le blâme sur elles et ont donné leur chair et leur sang pour réparer le dommage causé par d’autres… pour les filles et les aînées qui ont toujours choisi de se montrer affectueuses plutôt que « correctes »…
Pour elles…
Puissent-elles se rendre compte à quel point leur vie est précieuse,
et que malgré leurs éventuelles insuffisances,
elles sont précisément les remparts,
les pierres de touche, les points de référence,
les exemples dont nous avons besoin.
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colimassoncolimasson   16 novembre 2018
[…] la grand-mère, la grand madre, la plus grande des femmes, car elle est en train de devenir une femme sage, qui assure la cohésion des capacités de la psyché profonde, illogiques en apparence, mais fondamentalement empreintes de grandeur.
Ces grands attributs paradoxaux sont, globalement : posséder la sagesse tout en cherchant sans cesse à apprendre ; être à la fois spontanée et fiable ; follement créative et constante ; audacieuse et vigilante ; entretenir la tradition et posséder une authentique originalité.
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ZilizZiliz   08 novembre 2021
[Quand] nous nous présenterons à la porte du paradis, je t'assure qu'on ne nous demandera pas si nous avons bien manié le balai. On nous interrogera sur la profondeur de l'existence que nous aurons choisi de vivre plutôt que sur le nombre de 'broutilles essentielles' par lesquelles nous nous serons laissé déborder.
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MimimelieMimimelie   09 septembre 2014
Pour elles…
Pour nous tous,
Les grand-mères comme les grands-pères,
Les petites-filles comme les petits-fils…,
Puissions-nous aller tous plus loin et être florissants,
Créer à partir des cendres,
Protéger les arts, les idées, les espoirs
Qui ne sauraient disparaître
De la face de la terre.
Pour tout cela, puissions-nous vivre longtemps
En nous aimant les uns les autres,
Jeunes dans la vieillesse et vieux dans la jeunesse
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colimassoncolimasson   24 décembre 2018
Aucun de ceux qui avaient été témoins du pouvoir, de la joie et de l’intelligence de ces aînées ne pouvait désormais vivre la vieillesse comme une maladie, ni se ronger les sangs à l’idée que les vieux jours étaient une période pathétique. Ils savaient que la vie qui les attendait alors serait correcte, et riche et profonde. Ils n’ignoraient pas qu’ils devraient affronter des peines, des déceptions et peut-être des handicaps, mais en dansant, les vieilles femmes leur avaient donné envie d’être assez âgés pour posséder cette sorte de pouvoir, assez âgés pour s’amuser autant, assez âgés pour éprouver un tel bonheur en observant les jeunes, en leur apprenant et en les mettant à l’épreuve, en conseillant les adultes et, oui, en enterrant les morts qu’ils auraient aimé leur vie durant…
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