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Critiques sur La danse des grand-mères (7)
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colimasson
  16 novembre 2018
Je ne sais plus qui ou quoi disait que le féminisme moderne, avec son individualisme exacerbé, provoquait la destruction du dernier rempart solide qui aurait pu continuer à protéger les femmes entre elles de la domination masculine (qui peut être exercée aussi bien par les femmes que par les hommes) : la solidarité et la transmission intergénérationnelle. C'est ce qu'essaie de nous rappeler cette Danse des grands-mères sous la forme du conte et de la poésie. Sous la forme du langage des profondeurs, que l'on dit typiquement féminin, en vertu d'une autre règle de domination masculine qui s'ignore. Mais on peut très bien faire une force de ses faiblesses.


Jeunesse de la vieillesse et maturité de la jeunesse… l'archétype féminin se laisse décliner dans toutes ses variations, de l'ombre à la lumière, avec un parti pris quand même bien affiché. L'ombre, ici, est celle imposée par le monde extérieur (encore un préjugé, c'est pas grave). Un titre de chapitre traduit bien cela : « On la découpe. Elle repousse. Elle meurt. Elle repousse » ou encore : « pour toutes les filles et toutes les aînées qui ont pris le blâme sur elles et ont donné leur chair et leur sang pour réparer le dommage causé par d'autres ». Ça fait un peu martyre qui s'en bat les couilles et qui tire sa force de tout ce qu'on lui a infligé. Mine de rien, beauté, puissance et éternité parviennent à émaner de ce livre qui transforme la connerie en cri du tigre.
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Mimimelie
  09 septembre 2014
Beaucoup plus court que « Femmes qui courent avec les loups », mais dans la même veine, avec toujours cette invitation à réfléchir sur soi, mais un peu plus surprenant dans la forme faite de dialogues avec le lecteur, rêveries, prières….
Plus qu'une simple ode à la sagesse ou une réflexion de la place des femmes dans la société Clarissa Pinkola nous invite ici à oser être ce que l'on est déjà depuis la nuit des temps et le vivre pleinement avec audace et intrépidité autant dire avec sagesse « Si nécessaire, deviens l'une de ces joyeuses subversives qui ne cessent de croître et font preuve d'un courage paisible et lumineux. C'est ainsi que l'esprit parvient à la surface du lac »
Et quelle réjouissance que le dernier chapitre, « la danse des grands-mères », quel cadeau de vie ! «Car tout le monde…. avait été vacciné par le pouvoir de la vieillesse. … Ils savaient que la vie qui les attendait alors serait correcte, riche et profonde. »

A propos, vous souvenez-vous des mamies russes de l'Eurovision 2012, elles n'avaient pas emporté la première place, mais avouez qu'elles avaient la flamme !
Pour le plaisir : http://www.dailymotion.com/video/xpccpr_ces-mamies-vont-representer-la-russie-a-l-eurovision-2012_music
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reperetv
  08 décembre 2010
Plutôt qu'une critique, le lien dirige vers un recueil des meilleures citations trouvées dans ce roman.
Lien : http://www.repere.tv/?p=1491
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Kanamaelle
  22 décembre 2012
A mettre entre le mains de toutes les mères, grands-mères, et leurs filles, entre les mains de toutes les femmes à un moment donné. Et pourquoi pas aussi entre celles des hommes désireux de s'ouvrir à ce chant de la féminité de tout âge et des transmissions magiques qui s'opèrent entre elles ?
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clm24
  23 mai 2014
Magnifique comme tous les livres de Clarissa Pinkola Estes. Très poétique et émouvant.
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JenniJan
  21 juillet 2019
Magnifique, un bijou. Pour toutes les femmes qui ont envie de plonger dans des secrets de grand mère et de la puissance de la terre mere.
" Pour toutes les filles et tout les aînés qui sont la preuve vivante qu'en dépit des dégénérations de la société, des peines de coeur, des erreurs de parcours, des chutes et des brûlures, l'âme revient toujours à la vie, vit encore et avec intensité..."
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clairejeanne
  22 août 2017
Extrait (p13) : " Si tu es venue me voir, c'est peut-être parce que tu souhaites vivre de manière à connaître le bonheur d' "être jeune dans la vieillesse et vieille dans la jeunesse " comme je le dis, c'est-à-dire à avoir en toi un bel ensemble de paradoxes maintenus dans un équilibre parfait. N'oublie pas que le terme paradoxe est à prendre au sens d'idée contraire au sens commun. Cela s'applique à la grand-mère, la gran madre, la plus grande des femmes, car elle est en train de devenir une femme sage, qui assure la cohésion des capacités de la psyché profonde, illogiques en apparence, mais fondamentalement empreintes de grandeur."

L'auteure de l'inoubliable et magnifique "Femmes qui courent avec les loups" nous livre ici un récit plus court essentiellement axé sur les femmes qui atteignent la maturité ; celles-ci "doivent" - au sens "ont une tâche à accomplir" - vivre pleinement, vivre à fond chaque jour. Comme lui disait sa grand-mère "quand une personne vit pleinement, les autres en font autant."

Il y a beaucoup, dans les contes et les mythes, de duos jeune femme et aïeule ; d'après Clarissa Pinkola Estés elles symbolisent à elles deux ce que possède chaque femme : une âme d'un âge immémorial (force, raison...) et un esprit d'une éternelle jeunesse (curiosité, créativité...), ce qu'elle appelle être jeune dans la vieillesse et vieille dans la jeunesse.

Comparant la femme et l'arbre, l'auteure assure qu'au niveau des racines, il y a une étincelle d'or, une source mystérieuse et sage chez les femmes qui loin de se laisser abattre face à une "perspective prometteuse mais intimidante" vont se demander quelle énergie dois-je rassembler pour pouvoir y arriver ? (et non pas se dire je n'y arriverai jamais...).
Et de nous raconter des histoires extraordinaires de grand-mères de toute sorte, de la vieille Anna atteinte d'une forte fièvre qui voulait que la neige la soigne, des vieilles femmes de sa famille venues d'Europe centrale qui" l'ont empêchée de sombrer dans le néant d'une conformité soigneusement cultivée" jusqu'à celles qui dansaient pour essayer de tuer le nouveau marié.

Un livre superbe, d'une grande richesse, - dont l'auteur nous appelle "ma chérie - qui encourage les femmes quel qu'elles soient à grandir en sagesse bien sûr, mais surtout à vivre courageusement, joyeusement, audacieusement ; vivre à fond pour donner l'exemple et le bonheur.

Extraits : (p 28) " Dans la forêt qui est en toi, une femme grande entre toutes t'attend depuis toujours devant le plus grand des feux..."
(p 58) "Quels que soient les dévastations subies, les coups portés à leur écorce jusqu'au coeur, les grand-mères n'en démordent pas : l'amour, l'amour profond, est le plus grand des guérisseurs, le but suprême, le meilleur engrais de l'âme."
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