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Critique de colimasson


colimasson
  16 novembre 2018
Je ne sais plus qui ou quoi disait que le féminisme moderne, avec son individualisme exacerbé, provoquait la destruction du dernier rempart solide qui aurait pu continuer à protéger les femmes entre elles de la domination masculine (qui peut être exercée aussi bien par les femmes que par les hommes) : la solidarité et la transmission intergénérationnelle. C'est ce qu'essaie de nous rappeler cette Danse des grands-mères sous la forme du conte et de la poésie. Sous la forme du langage des profondeurs, que l'on dit typiquement féminin, en vertu d'une autre règle de domination masculine qui s'ignore. Mais on peut très bien faire une force de ses faiblesses.


Jeunesse de la vieillesse et maturité de la jeunesse… l'archétype féminin se laisse décliner dans toutes ses variations, de l'ombre à la lumière, avec un parti pris quand même bien affiché. L'ombre, ici, est celle imposée par le monde extérieur (encore un préjugé, c'est pas grave). Un titre de chapitre traduit bien cela : « On la découpe. Elle repousse. Elle meurt. Elle repousse » ou encore : « pour toutes les filles et toutes les aînées qui ont pris le blâme sur elles et ont donné leur chair et leur sang pour réparer le dommage causé par d'autres ». Ça fait un peu martyre qui s'en bat les couilles et qui tire sa force de tout ce qu'on lui a infligé. Mine de rien, beauté, puissance et éternité parviennent à émaner de ce livre qui transforme la connerie en cri du tigre.
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