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EAN : 9782268076294
264 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (28/08/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Écrites dans un style puissant, les treize nouvelles réunies ici témoignent d'un monde cruel, le nôtre, et affirment que le salut est dans la beauté. Pour Méryl Pinque l'homme est la caricature de Dieu. Dans ce recueil de nouvelles, elle parle souvent du mal. Notre modernité ne lui fait pas peur. Elle l'aborde crûment, avec force et violence. Sans fard et sans emphase. Certaines nouvelles, comme L'alibi, qui met en scène une fête hyper art et jet set à Berlin où les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
bede08
  14 novembre 2014
LA CARICATURE DE DIEU?
Curieux titre que ce recueil de nouvelles de Meryl Pinque, qui contient 13 nouvelles et constitue le premier ouvrage de fiction de l'auteure.
C'est ce titre, d'ailleurs, qui m'a interpellée, proposé en lecture par BABELIO/MASSE CRITIQUE.
Curiosité servie pour une amatrice de nouvelles qui n'avait pas lu de textes aussi écrits depuis longtemps. Meryl Pinque soigne le style, le vocabulaire, la conjugaison, tout ce qui peut faire et faire dire qu'un texte est drôlement bien écrit, abouti. Presque trop parfois (la lecture peut devenir ardue dans certains paragraphes à l'écriture trop soutenue).
La thématique est également respectée dans cet ouvrage où l'on voyage, d'un pays à l'autre, mais à notre époque, loin de la Création et de l'origine du monde.
Enfin, la Création et l'origine du monde nous sont joliment contés dans le premier texte de ce livre qui retrace la plus grande "blague cosmique" à l'origine de la naissance de l'homme, au travers de l'oeuvre du diable (il fallait bien qu'il intervienne) et de la caricature offerte à Dieu.
L'homme fut ainsi créé à l'image de Dieu, suivant une caricature signée par le diable lui-même (amusant).
Ceci explique sans doute cela. L'homme, s'éloignant de Dieu, a créé son dieu vivant (autre que le premier, qu'il a certainement oublié aussi...). L'homme élu par l'homme, l'idole, la star, la vedette, le magnat ne sont que des êtres élus par la foule, des démons et des sages créant l'enfer et parfois quelque éphémère paradis...
Et il en découle ce qu'il peut en découler... Ces "montreurs de marionnettes" manipulent et polluent l'esprit de l'homme du peuple tombé en adoration, entretiennent l'instinct de vassalité, le vice, la barbarie et tant d'autres travers.
La mise en évidence du rapport de l'un à l'autre sort l'élu de son isolement, de sa tour d'ivoire pour le renvoyer à la source de son succès et du pouvoir dont il bénéficie: l'homme lui-même.
Dieu a créé l'homme a son image, selon une caricature signée du diable. L'homme a créé l'idole à son image, dans une caricature signée par lui-même et pour laquelle l'argent, le pouvoir ou la religion sont devenus les sceptres.
Argent, pouvoir, religion apparaissent comme des démons qui ont fait de l'homme ce qu'il est devenu.
Evidemment, il s'agit de fiction. Mais ces fictions sont nourries par le réel et résonnent comme autant de réalités qui devraient sans doute nous inquiéter.
J'ai beaucoup aimé le texte d'accroche, le style, le travail de d'auteur, mais au final, ses textes me semblent un peu manichéens. C'est peut-être le propre d'une caricature, et c'est ainsi que je considérerai ce livre. Nous ne sommes tout de même pas si mauvais? Bêtes et méchants? Enfin, j'espère!
MERCI A BABELIO POUR CE MOMENT DE LECTURE.

Lien : http://plumedoiseau.hautetfo..
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Moulinaie
  08 novembre 2014
Recueil de nouvelles de Méryl Pinque reçu dans le cadre de "Masse critique".
Dr Méryl et Miss Pinque...
Dr Méryl semble avoir écrit le début de ce livre. En docteur qu'elle est, le langage est propre, recherché, universitaire. Les références sont doctes mais ne permettent pas une lecture facile des premières nouvelles. Bien sûr, les portraits esquissés sont séduisants, les personnages ont un fond, une réelle histoire... Mais Dr Méryl semble bien occupée et laisse en suspens chacune des fins persuadée que le lecteur terminera de lui même.
Puis, après avoir ingéré une boisson mystérieuse, Miss Pinque se saisit de la plume et l'écriture devient soudain fluide, évidente. Elle va à l'essentiel, souple, animale, passionnée, révoltée, libérée de ses contraintes.
On assiste, surpris, à la métamorphose d'un écrivain qui ose ne pas utiliser sa culture pour ne laisser passer que ses émotions.
De réelles perles émaillent cette deuxième partie du recueil, en particulier cette poignante histoire d'une jeune africaine ramenée au pays pour être mariée à 13 ans: marchandée, offerte... Elle subit la loi des hommes, leur brutalité, leur aveuglement. Rien que pour cette histoire (la plus longue je pense), ce recueil vaut le coup d'être découvert.
Une auteure pleine de qualités, je lirai certainement son prochain roman.
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melina1965
  21 novembre 2014
Variations démoniaques sur la nature humaine…

Si Dieu est présent au départ pour proposer à Lucifer de créer « la Dissonance, afin de [les] distraire un peu », c'est l'ombre de Satan qui plane au-dessus de ses treize nouvelles. Personnage de la première et de la dernière nouvelles, il apparaît moins comme « l'ennemi du genre humain » tel qu'il est présenté au début que comme son inspirateur et son complice dans le mal.
Pour l'auteure, l'homme a été conçu en tant que caricature de Dieu et non à son image comme il est dit dans la Bible. Dans un style enlevé, elle nous raconte des histoires qui révèlent un point de vue bien sombre sur l'humanité et sur sa modernité délétère en particulier.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Betelgeuse77Betelgeuse77   25 juillet 2016
C’est ainsi qu’à sa sortie d’Independence, il alla rejoindre les denses forêts du Nord-Ouest, où il mena l’existence sauvage et solitaire du grand héros américain. Il était retourné à la nature, avec tous les risques que ce choix comportait. Mais il avait intégré les lois immuables qui régissaient l’univers de ses ancêtres, et lié son sort à celui des bêtes sauvages. C’était un combat loyal entre le monde et lui-même, et il en avait accepté les règles.

Là-haut, il menait une vie très pure, le genre de vie qu’il avait toujours rêvé d’avoir. En s’éloignant de ses semblables, il devint plus humain. Il comprit que l’humanité ne voulait rien dire dans la fureur, le bruit et le nombre qui la caractérisaient. On devenait homme en s’affranchissant des autres hommes. C’était un défi qu’on ne pouvait relever que dans la solitude et la liberté, et seule la nature sauvage était en mesure d’offrir l’une et l’autre. En elle, par elle, l’homme reconquérait sa noblesse. Tom Starbird était désormais l’égal des bêtes.
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Betelgeuse77Betelgeuse77   13 mars 2020
"D'abord il y eut les dieux et les rois, et ils se prosternèrent.
Puis il y eut les stars et ils se prosternèrent encore."
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