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Jean-Michel Gardair (Traducteur)
ISBN : 2253136999
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1995)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Un même désastre secret - la trahison - unit les héros de ces deux pièces. C'est à cause d'un rival que le personnage sans nom d'henri IV (1922) a trouvé dans un accident la folie qui l'enferme à jamais dans une identité de carnaval. Quant au Leone Gala du Jeu des rôles (1918), Silia, sa femme, l'a chassé de son lit et de sa maison au profit de Guido.
Mais en fin de compte, ce sont eux - l'un parce qu'il est réputé fou, l'autre par l'ironie froide et rational... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
PiertyM
  15 janvier 2017
On se régale bien avec cette pièce qui semble évoluer dans une autre pièce où Luigi Pirandello invite en même le public à découvrir l'irréel du théâtre au même moment que les acteurs qui, eux, doutent par moment de leur personnage, de leur psychologie et aussi de leur histoire...
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zizza
  19 mars 2017
Il s'agit d'une pièce de théâtre, dont le ton est légèrement différent de ce tout ce que j'ai déjà pu lire de Pirandello.
Un homme, suite à une chute de cheval au cours d'une reconstitution historique de la cour royale d'Henri IV du Saint-Empire Romain Germanique, finit par devenir fou et croit qu'il est réellement ce roi. Suite à quoi les personnes faisant partie de son entourage mettront tout en oeuvre, et ce durant 20 ans, pour ne pas le contredire dans sa folie, et lui laissent croire qu'il est ce roi. Ils interpréteront donc tour à tour les rôles des personnes ayant côtoyé Henri IV.
La lecture de la pièce nous amène à nous demander toutefois qui est réellement fou, est-ce le personnage principal ou son entourage?
C'est une pièce qui se lit assez rapidement, qui traite du thème de la folie, donc. C'est bien écrit, on y prend du plaisir. Il peut être intéressant de voir le film avec Mastroianni pour comparer.
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stellina
  29 octobre 2013
C'est une tragédie qui offre au lecteur/spectateur une réflexion intelligente et parfois aussi comique sur la folie, le travestissement au théâtre et dans la vie. Les plus fous ne sont peut-être pas ceux qu'on soupçonne!
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   05 mars 2016
HENRI IV. - [...]

Il n'en est pas moins vrai que nous nous obstinons tous
dans l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes,
tout comme, en vieillissant, nous teignons nos cheveux.
Peu importe que la teinture des mes cheveux ne puisse pas être pour vous une réalité,
si du moins, pour moi, elle est un tout petit peu réelle.

- Vous, madame, vous ne teignez certainement pas vos cheveux pour tromper les autres,
ni vous-même,
mais simplement pour tromper un peu, un tout petit peu,
votre image au miroir.
Moi, je me teins pour rire.
Vous, vous vous teignez pour de bon,
mais vous avez beau le faire sérieusement,
vous n'en êtes pas moins masquée, vous aussi, madame.
Oh ! je ne parle pas de la vénérable couronne qui ceint votre front...
Je m'incline devant elle.
Je ne parle pas de votre manteau ducal ;
je parle uniquement du souvenir de vos cheveux blonds
que vous avez voulu fixer sur vous artificiellement,
parce que vous vous complaisiez autrefois à être blonde...
ou bien du souvenir de vos cheveux bruns,
si vous étiez brune.

Ce souvenir, vous le fixez sur vous comme un masque
pour retenir l'image de votre jeunesse qui a fui.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   05 mars 2016
BELCREDI. - Je ne prétends pas qu'il simulait, l'exaltation.
Non, tout au contraire ; souvent, il s'exaltait véritablement.
Mais je peux vous assurer, docteur, qu'instantanément il se voyait lui-même,
en proie à son exaltation,
il en prenait conscience et il se mettait à contempler cette exaltation comme un spectacle.
Cela devait lui arriver jusque dans ses mouvements les plus spontanés.
Je suis certain qu'il en souffrait :
il entrait parfois contre lui-même dans des rages du plus haut comique !

LE DOCTEUR. - Ah ! vraiment !

DONNA MATHILDE. - Oui, c'est exact !

BELCREDI, au docteur Genoni. - Il en souffrait,
parce que ce dédoublement, cette lucidité immédiate
l'exilait de ses sentiments les plus profonds, les lui rendait étrangers...
Ses sentiments lui paraissaient aussitôt
- non pas faux puisqu'ils étaient sincères -
mais des choses, auxquelles il fallait donner sans retard une valeur... comment dire ?
la valeur d'un acte intellectuel,
pour remplacer la chaleur de la sincérité qu'il sentait se retirer de lui.
Et alors il improvisait, il exagérait,
il s'exaltait pour s'étourdir et "ne plus se voir"...
C'est ce qui le faisait paraître inconstant, léger et, disons le mot,
parfois même ridicule.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   05 mars 2016
Nous quatre et ces deux malheureux-là
(il montre les deux hommes d'armes)
quand ils se tiennent immobiles au pied du trône, raides comme des piquets,
nous sommes comme des personnages qui n'ont pas rencontré un auteur,
comme des acteurs à qui on ne donne pas de pièce à représenter...

Comment dire ? La forme existe, c'est le contenu qui manque !

Ah ! Nous sommes beaucoup moins favorisés que les véritables conseillers d'Henri IV ;
eux, personne ne leur donnait de rôle à jouer.
Ils ignoraient même qu'ils avaient un rôle à jouer !
Ils le jouaient au naturel, sans le savoir...
Pour eux, ce n'était pas un rôle, c'était la vie, "leur vie".
Ils faisaient leurs affaires aux dépens d'autrui :
ils vendaient les investitures, touchaient des pots-de-vin, toute la lyre...

Tandis que nous, nous voilà habillés comme ils l'étaient,
dans cet admirable cadre impérial...
Pour faire quoi ?
Rien du tout...
Nous sommes pareils à six marionnettes accrochées au mur,
qui attendent un montreur qui se saisira d'elles,
les mettra en mouvement et leur fera prononcer quelques phrases.
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gorjussgorjuss   05 mars 2016
HENRI IV. - Quand nous refusons de nous résigner, les velléités apparaissent.
Une femme qui veut être un homme...
un vieillard qui veut être jeune...
Velléités, velléités, chimères ridicules, c'est certain.
Mais réfléchissez, Monseigneur,
toutes nos autres velléités ne sont pas moins ridicules,
même quand elles ne débordent pas les limites du possible humain.
Nul mensonge pourtant, nulle fiction de notre part.
Nous sommes de bonne foi, immobilisés dans une noble idée de nous-mêmes.
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gorjussgorjuss   05 mars 2016
HENRI IV. - [...]
Nul ne veut admettre le pouvoir obscur et fatal qui limite notre volonté.
Et pourtant, puisqu'on naît, puisqu'on meurt !...
Naître, Monseigneur, est-ce que vous avez demandé à naître ?
Moi, non.
Et entre ces deux hasards - naître et mourir -
indépendants tous deux à notre volonté,
combien d'autres choses encore que nous n'aurions pas voulues
et auxquelles nous nous résignons à contre-coeur !
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