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EAN : 9782930657554
Éditeur : murmure des soirs (09/09/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Quand on lui demandait pourquoi il voyageait, Montaigne répondait : « Je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche. »

Mais même celui qui sait ce qu’il cherche ignore ce qu’il va trouver car, voyager, c’est toujours s’ouvrir à l’inconnu en multipliant les possibilités de rencontre.

La scène se passe à Calcutta, en février 1987. Un homme est assis par terre dans le parc de Maidan. Entouré d’enfants qui le regardent fascinés,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Aveclesourire
  21 janvier 2020
J'aime la voix de Marc Pirlet, tout en douceur et en modestie. J'ai eu le plaisir de croiser plusieurs fois l'auteur mais je suis incapable de dire si cet homme discret et bienveillant a vécu ce qu'il raconte dans "Le joueur de bonneteau". Si c'est une fiction, elle a le parfum de la vérité et de l'humanité. Entre Liège et Katmandou se noue l'histoire d'une rencontre qui répond à une question simple : pourquoi ce besoin un jour de larguer les amarres pour parcourir le monde ? Pour tisser des liens plus forts encore, semble nous souffler poétiquement cette histoire. Et de découvrir Dennis, personnage attachant, qui voyage sans cesse pour oublier (ou accepter ?) qu'il marche avec des béquilles et qui semble jouer sa vie comme il manipule les cartes : un coup gratuitement pour épater les enfants, un coup librement pour retrouver des amis chers sur le toit du monde, un coup en prenant tous les risques pour payer un voyage de retour. C'est cela le jeu de bonneteau : trois cartes qui bougent à une vitesse folle pour empêcher la chance d'apparaître là où on le voudrait. Toujours en mouvement avec l'illusion de ne jamais ni gagner ni perdre. Et Marc Pirlet réalise lui aussi un joli tour de passe-passe : il écrit un récit contemplatif où tout est sans cesse en action, il nous apprend beaucoup sans jamais donner de leçon et il nous laisse au détour de ses dernières pages chez nous mais entre deux voyages. Je promets de ne pas l'interroger sur la véracité de ses histoires la prochaine fois que j'aurai le plaisir de le rencontrer. Par contre, j'attendrai le petit bonheur simple de me plonger dans son prochain roman, comme on attend la suite de celui qui se défend de n'avoir pas grand chose à raconter avant de vous emmener, le sourire timide aux lèvres, dans ses souvenirs de l'autre bout de la terre.
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nicolegarrier
  16 octobre 2019
La fin des années 80 est l'époque où de jeunes aventuriers, parfois appelés hippies, se lancent dans des voyages aux quatre coins du monde pour se rapprocher de paysages plus authentiques à leurs yeux, regard hélas parfois troublé par les effets de la drogue. L'auteur Marc Pirlet a parcouru l'Asie. Avant de rejoindre sa Belgique d'origine après un an de congé sabbatique, il a souhaité goûter aux trésors que recelait sans doute la mythique ville de Katmandu. Il rencontre Dennis un jeune Américain, routard lui-aussi après avoir subi un grave accident de voiture aux Etats-Unis dans lequel il a perdu ses deux jambes. Avec ses béquilles, Dennis ne craint pas de parcourir le monde, subsistant grâce à ses talents de manipulateur qu'il exerce dans le jeu interdit de bonneteau, qu'il pratique en cachette de la police, dans des lieux sordides. Une grande amitié se noue entre les deux jeunes hommes.
Marc Pirlet, auteur belge francophone, montre dans cet ouvrage un vrai sens du récit. Pas besoin de belles phrases ni de bons mots, l'auteur fait une narration linéaire non dépourvue de l'expression de sentiments qu'il évoque avec pudeur mais avec beaucoup de profondeur.
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une masse critique et je remercie Babelio et les éditions Murmure des soirs pour cet envoi.
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Helene1960
  25 septembre 2019
L'introduction de l'auteur est alléchante. Elle donne envie de connaitre le souvenir peu glorieux et la transgression qui y est rattachée que l'auteur promet de nous dévoiler dans ce récit initiatique. Il nous entraîne sur les traces des hippies des années septante, sur les routes d'Inde et du Népal. Il nous confronte au problème de la drogue et du mal de vivre après un événement noir qui imprime sa trace indélébile dans le corps et dans le coeur.
L'histoire n'est finalement pas celle qu'on attend, la transgression n'en n'est pas la finalité. Elle commence avec des rires et des sourires, des personnes qui essaient de vivre leurs rêves d'évasion, qui essaient d'oublier les épreuves subies (accident, migration, ennui...). Elles vont aller jusqu'à braver les lois et connaitre le frisson de l'illégalité, sans toutefois entraîner de trop lourdes conséquences.
Mais la vie est parfois cruelle et la fin de l'aventure s'avérera tragique pour les uns et fort triste pour les autres.
Ce fut une belle découverte, Marc Pirlet transmet à son lecteur un tableau tout en nuances, on pourrait presque visionner les divers chapitres sous forme de photos.
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Marialucas
  10 octobre 2019
Une courte histoire imagée où l'écriture légère de Marc Pirlet nous mène à la rencontre de personnes aux vies marquées qui sont parties sur la route par instinct de survie face à une existence qui ne leur convenait plus.
Dans un court laps de temps, le narrateur vivra les instants les plus intenses de sa vie.
Le style est limpide et le livre se lit comme on regarde un film un peu beau et triste à la fois. Les images défilent sous nos yeux: les montagnes népalaises, la caisse d'un parking, un homme aux cheveux long et ses béquilles, une tombe creusée près du lit d'une rivière, ...
Une découverte rafraîchissante!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MarialucasMarialucas   12 octobre 2019
Malgré le confort qui m'envahit et, de plus en plus, m'enlise, je me sens encore tout proche du jeune homme que j'ai été, plein de confiance et d'entrain, qui impatient, plus résigné ou, si l'on veut, plus sage, mais pour l'essentiel, pour ce qui constitue le fond de ma personnalité, je n'ai pas changé, je garde en moi la même insatisfaction, la même inquiétude, la même croyance qu'ailleurs sera toujours mieux que là où je suis, même si je sais maintenant que le bonheur est un mot de légende.
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Helene1960Helene1960   25 septembre 2019
Partout dans le monde, la nuit est le manteau des pauvres. Elle pose un voile sur la misère et sur les souffrances. Peut-être n'était-ce qu'une illusion mais j'avais l'impression qu'avec la nuit les visages se détendaient et qu'une nouvelle vie commençait, plus légère, moins cruelle, presque chaleureuse.
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Helene1960Helene1960   25 septembre 2019
Je ne voulais pas le laisser partir sans explication. Il fallait absolument que je lui parle. Je lui ai proposé de monter dans mon bureau mais il a refusé. Il me regardait d'un air triste et résigné, comme si la décision de s'en aller ne dépendait plus de lui, comme si elle résultait d'une fatalité contre laquelle il était impuissant.
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