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ISBN : 2749144345
Éditeur : Le Cherche midi (03/09/2015)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Une rencontre improbable...

Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d'exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l'enfant, tue l'autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
22 décembre 2015
L'histoire se passe pendant la toute dernière offensive allemande en décembre 1944 et janvier 1945 durant un hiver très froid, dans les Ardennes belges.
Des milliers d'Américains , des soldats alliés et des civils y ont laissé la vie face à des SS affichant leurs dernières cruautés et pas des moindres.
Les vieilles personnes et leurs enfants sont toujours sous le choc. Cela se transmet encore oralement.
Les faits du roman commencent par une fillette juive surnommée Renée qu'un prêtre, poursuivi par les Allemands, confie à deux soldats américains, croit-il.
En réalité, ce sont des SS déguisés et infiltrés pour déjouer les plans des soldats américains.
L'un deux décide d'abattre la fillette et au moment où il veut tirer, l'autre soldat, Mathias, l'abat et recueille la fillette dans un sursaut d'humanité.
Ils vont trouver refuge dans une cabane, puis dans une ferme avec des civils et des soldats et une belle relation de protection va s'établir entre eux.
J'ai beaucoup apprécié le personnage de Renée (Rebecca) , 7 ans. L'auteure nous livre ses pensées, ses faits, ses paroles et cela colle bien avec une fillette de cet âge qui a de l'aplomb et de la personnalité. Je l'affirme car j'ai connu ce genre de petite fille.
J'ai moins aimé Mathias, SS sanguinaire qui tout d'un coup donnerait sa chemise pour sauver une petite fille qui compte sur lui mais laissons-nous faire par l'histoire.
L'histoire est très vivante, riche en rebondissements, en détails de cette vie de dénuement où il faut survivre.
Le fond des faits est réel et l'histoire imaginée est rocambolesque. J'adore!
La fin me plaît tout à fait
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indira95
23 octobre 2015
La seconde guerre mondiale continue d'inspirer nombre d'écrivains, inutile de s'étendre là-dessus. Aussi se démarquer de toute cette masse littéraire relève-t-il du miracle. Et bien pari réussi avec Today we live ! Iconoclaste est le terme que j'emploierais sans hésitation pour qualifier ce premier roman. En effet comment décrire un récit dont le héros est un nazi infiltré ayant sauvé la vie d'une fillette juive de 7 ans en plein coeur des Ardennes au moment de la déroute allemande ? Nous sommes en décembre 1944, l'armée allemande abandonne ses dernières forces dans une vaine tentative pour repousser le rouleau compresseur allié. Mathias, notre anti-héros, est membre d'un commando SS sanguinaire qui depuis des années s'infiltre auprès des résistants et opposants au 3e Reich afin de déstabiliser, mettre en échec tous ceux osant défier le régime. Intelligent, rusé, sorte de caméléon humain, Mathias est infiltré comme GI américain, lui qui a passé quelques années au Quebec et maîtrise parfaitement l'anglais. le destin lui fera rencontrer Renée, fillette juive brinqueballée de foyers en foyer, cachée depuis quelques années. D'elle on ne sait pas grand chose à l'image de ses propres incertitudes la concernant : des odeurs, quelques sensations vites effacées. Farouche, c'est une combattante résignée, trop mature pour son jeune âge, habitée d'une clairvoyance et d'une résignation patiente qui ont dérouté Mathias au moment de la tuer. Au final ce sera l'autre SS qui mourra sous le feu de Mathias, épargnant Renée. Débute alors une cavale, un road movie improbable au coeur de la forêt des Ardennes, Mathias et Renée irrémédiablement liés l'un à l'autre par une sorte d'attachement sauvage, quasi divin. Que faire d'une gamine qu'on est censé haïr et tuer ? Pourquoi Mathias éprouve-t-il cet amour si soudain qui lui fait remettre en question tout ce en quoi il croyait et vouait sa vie : la haine de l'autre, du juif, la fidélité totale et sans concession à l'idéologie nazie. Une faille se creuse au contact de cette enfant farouche et mystérieuse qui s'abandonne avec tant d'innocence entre les mains de l'ennemi.
Le thème du roman fut ma principale crainte : cette histoire hautement improbable convenons-en, allait-elle me convaincre ? Allais-je, moi la sceptique, la terre à terre, adhérer, me laisser porter par cette histoire d'amour alors que tout me poussait à en refuser le propos. Et bien croyez-le ou pas, je me suis dès les premières pages laissée embarquer dans ce road movie à la sauce allemande. Envoutée par Renée et Mathias, j'ai souhaité ardemment que tout se finisse bien pour eux, j'ai voulu croire qu'une telle histoire aurait pu être possible. Emmanuelle Pirotte nous offre le portrait intimiste et vibrant de ce couple absurde, intrusion pudique et bienveillante à leurs côtés. Précis et économe dans le verbe mais tellement concentré en émotion, Today we live est cette bulle de tendresse et d'humanité au coeur du chaos qui balaie tout sur son passage et nous laisse sereins, répus de bonheur et d'espoir. Que c'est bon parfois de lire de tels romans ! Merci pour ça madame Pirotte.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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tynn
16 décembre 2015
Renée et le soldat, tous deux silencieux devant l'âtre... L'image qui restera.
Mathias est allemand, soldat d'une armée en déroute.
Il a épargné la petite fille, bien qu'elle soit juive.
Dans les derniers combats des Ardennes, il a déserté, tuant même un autre soldat "vert de gris" pour sauver la petite d'une exécution sommaire.
Situation joliment ubuesque: le coup de foudre d'affection fait prendre tous les risques au grand taiseux polyglotte pour rester avec l'enfant, jusqu'à s'infiltrer en soldat canadien, dans une ferme perdue au milieu des combats où se terrent des habitants effrayés et une section de GI épuisés.
Ca commençait fort bien.
Insolite et rugueux, un contexte décalé dans une situation de guerre connue mais prise à contre pied. Et c'est là que ça s'est gâté, par perte de crédibilité. La psychologie des personnages est plutôt bien vue mais les situations sont irréelles, incongrues. Comment croire qu'un soldat allemand isolé, qui cherche à sauver sa peau, envisage de s'encombrer d'une gamine? Pour un guerrier affuté tel que présenté, c'est quand même surprenant. Même sa culpabilité ne tient pas la route. La rédemption semble impossible. Sans compter que cette petite a des réactions bien matures pour son âge, même si les drames forment le caractère.
Et je passe en grimaçant sur d'autres scènes au cours d'une nuit de Noël où la joie éphémère d'une crèche improvisée cohabite avec le drame de pulsions bassement humaines.
Je suis donc le poil à gratter dans un concert d'éloges dans les critiques publiées. J'assume. J'ai lu sans déplaisir mais en perdant un peu mon temps. Reste pourtant des très beaux moments de tendresse entre le loup et l'agneau.
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isabelleisapure
25 mars 2016
En décembre 1944, alors que la contre-offensive allemande gronde dans les Ardennes belges, un curé confie une petite fille juive à deux soldats américains.
Mais les militaires sont en réalité des espions SS infiltrés.
Lorsque viendra l'heure d'exécuter la fillette, Mathias changera d'avis et tuera son compagnon d'armes pour la laisser vivre.
Renée, n'est bizarrement pas effrayée, elle ne pleure pas.
Il faut dire qu'elle en a vu d'autre cette « petiote », confiée dès son plus jeune âge à une famille d'accueil, elle s'est adaptée.
A la libération, personne n'est venu la chercher, elle a continué à regarder la vie, cramponnée à Ploc, son doudou de chiffon, tout ce qui lui reste de sa maman.
Mathias, le militaire n'est pas un tendre, loin de là. La vie humaine ou animale n'a pas beaucoup de valeur à ses yeux.
Alors que se passe-t-il ? Qu'a-t-elle cette enfant ? « Un peu farouche et fière avec ses yeux noirs comme on n'en voyait qu'aux bohémiens. »
Ces deux-là vont s'apprivoiser, se protéger mutuellement, s'aimer d'un amour pur et absolu.
Leur histoire est belle, miraculeuse presque, et malgré son improbabilité,
Emmanuelle Pirotte a réussi à me convaincre que personne n'est totalement mauvais et que le pire peut parfois engendrer le meilleur.
Je serai attentive au prochain opus de cette auteure dont la plume est empreinte de sensibilité et de talent.

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nannou71
30 mars 2016
Today we live...
Je n'aime pas les longues critiques...
Une jeune juive de 7 ans se retrouve confiée par erreur à un soldat allemand à la fin de la seconde guerre.
Ce livre est fait d'une multitude de rencontres : des soldats allemands, des soldats américains, des civils qui tentent de survivre tant bien que mal.
Personne n'est tout noir ou tout blanc.
Ce livre nous interroge sur ce que l'Humain a en soi. Personne est à 100 % gentil ou à 100 % méchant. On se rend compte qu'en toute personne, il y a de l'inhumanité et de l'humanité...
Le pardon est il possible ? Peut on effacer ce qui a été fait ?
Les bourreaux sont aussi des hommes avant tout...
Les sauveurs sont des hommes avec un passé parfois trouble...
Les innocents sont ils si purs que cela...?
Et par la suite, la vie continue... et cela reste une certitude...
J'ai lu ce livre d'une traite. La narration est fluide, facile, agréable.
J'ai beaucoup cette lecture qui m'interroge, sans donner de réponse toute faite. A nous, lecteurs, de faire notre chemin !
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Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane22 décembre 2015
Le lendemain fut un jour qui resterait gravé dans la mémoire de Renée comme "le jour du cadeau". Elle avait vu l'Allemand coudre quelque chose dans une peau de lièvre; il utilisait les boyaux de l'animal en guise de fil....
Quand il eut terminé son ouvrage, il l'appela rudement, comme il en avait l'habitude :
"Hé, viens un peu ici ! "
Renée s'était approchée, il avait pris sa main pleine d'engelures et lui avait enfilé une moufle, la fourrure tournée vers l'intérieur.
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MissMymooMissMymoo08 octobre 2015
Au fond, ce qui faisait que les nazis ne deviendraient jamais les maîtres du monde, c’était leur manque total de sens de l’humour. Et, corrélativement, leur inaptitude à l’autodérision. Le peuple juif pouvait bien avoir été gratifié de toutes les tares possibles et imaginables, il avait une supériorité incontestable sur la race germanique, quoi qu’en pensa le Führer. Au coeur de la tourmente qui les engloutissait, dans les situations les plus infernales, les Juifs continuaient de pratiquer leur humour noir
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MissMymooMissMymoo08 octobre 2015
Le mot « Juif » constituait un véritable mystère. Renée s’était juré de le percer un jour, et surtout de comprendre pourquoi ce mot rendait les gens tantôt lâches, comme le père de Marcel et Henri, tantôt méchants comme Françoise ou Marie-Jeanne, tantôt courageux et fraternels comme les fermiers de l’autre campagne, soeur Marthe du Sacré-Coeur, le curé ou Jules Paquet. C’est ce qui tracassait Renée par-dessus tout, ce que ce mot déchaînait comme émotions, la faculté qu’il avait de mettre les êtres à nu.
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musymusy28 décembre 2015

« L’Allemand en queue de file resta interdit devant le geste de l’enfant. Voilà belle lurette qu’il ne voyait même plus les condamnés. Adultes, enfants, vieillards, c’était kif-kif. Des silhouettes sans visage destinées à disparaître. Mais cette fillette, il l’avait vraiment vue : elle avait mangé de la neige. Elle allait mourir. Elle le savait. Et pourtant elle mangeait de la neige, elle apaisait sa soif. Il avait remarqué le geste sûr, rapide, dénué de la moindre hésitation, presque désinvolte, un geste fluide, souple animal. Quelque chose en lui avait remué. Quelque part entre sa poitrine et son abdomen. C’était comme un frémissement infime, une poussée à la fois douce et brutale. Quelque chose de familier. Comme quand il était là-bas, dans les grands bois, dans cette autre vie. »
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motspourmotsmotspourmots25 septembre 2015
Si Mathias n'appréciait pas particulièrement les Juifs, il n'avait rien contre eux non plus. Il les connaissait trop peu et, ayant pour habitude de ne se fier qu'à ce qu'il avait lui-même expérimenté, il n'avait tout simplement pas d'idée précise à leur sujet.
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