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EAN : 9782757834930
446 pages
Points (20/06/2013)
3.8/5   183 notes
Résumé :
Un motocycliste - le narrateur - et son fils Chris franchissent la frontière du Minnesota. Un homme semble les poursuivre, Phèdre, ravisseur d'enfants, motard fantôme qui n'est pas sans rappeler le Roi des Aulnes de la légende.

La course commence, malgré le danger, dans la chaleur de juillet, vers la côte californienne. Et avec elle, un chatauqua, discours enflammé, généreux, semblable à ceux que tenaient autrefois les forains parcourant les États-Uni... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Myriam3
  06 novembre 2014
Un peu décontenancée à l'idée de me lancer dans la critique de ce livre, je vais essayer de commencer par le début.
J'ai lu pour la première fois ce roman il y a une bonne dizaine d'années, lorsque j'étais étudiante en lettres. Je l'avais découvert par hasard - je pense! - et je l'avais beaucoup aimé, je l'ai régulièrement cité au fil des ans. Je viens de le relire, sachant qu'il y avait encore beaucoup de choses à découvrir dans ce texte. J'ai été bien surprise: je me demande si je l'ai vraiment lu en entier la première fois...
Effectivement, je me souviens de ce père qui quitte le Minnesota en moto, son fils d'une dizaine d'années à l'arrière, pour un long trajet jusqu'à la côte Pacifique. Accompagné d'abord d'un couple d'amis, il traverse le Montana et les Rocheuses, cela se passe dans les années 70.
La route est longue; pour ne pas s'impatienter et souffrir des aléas du voyage - le froid, la chaleur, la fatigue, le soleil.. - il médite, il fait son Chautauqua. Ca commence doucement: le récit du voyage et de ses pauses est entrecoupé de réflexions sur la mécanique de la motocyclette pour dériver, à partir de là, sur l'agencement de la logique et de la pensée philosophique.
Petit-à-petit, le narrateur, livré à la monotonie du voyage, renoue avec Phèdre, son ennemi, son alter-ego, son autre Lui, son Lui du passé, avant la folie et les électro-chocs. Et petit-à-petit, c'est ce retour sur les théories obsessionnelles de Phèdre sur la Qualité qui est entrecoupé de récits de voyage. Ainsi, ce sont les pensées intimes du narrateur qui finissent par l'emporter sur la réalité de ce trajet avec son fils, et il est, à nouveau, gagné par cette folie qui l'avait isolé de sa famille des années plus tôt.
J'avoue, les longues, très longues, digressions sur cette tentative de définir ce qu'est la Qualité m'ont quelque peu décontenancée, surtout parce que je ne voyais pas où il voulait en venir; cependant, il reste toujours dans le milieu concret qu'est l'université, et avec un minimum d'effort, on peut intégrer plus ou moins les concepts dont il fait une obsession.
En revanche, je me suis attachée au récit du voyage lui-même, qui redevient un peu plus dense vers la fin, heureusement, et à cette relation conflictuelle mais affectueuse entre le père et le fils. Je n'ai pas forcément apprécié le personnage du père, son comportement, mais je pense que ça fait partie du personnage.
Ce récit est, pour une large part, autobiographique. Il est, dans tous les cas, intéressant et atypique, mais semble voué à l'échec d'une vraie compréhension de la part du lecteur. Après tout, qu'importe, il fait réfléchir, et c'est déjà beaucoup.
Parfois, les ficelles sont grosses, la mécanique de la motocyclette et le voyage - la montagne qu'on gravit - sont des métaphores de la réflexion philosophique, mais c'est vrai qu'il ne se cache pas de ces analogies. Je dirais que c'est un livre à tenter, et qui de plus en dit long sur la difficulté de penser différemment.
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Luniver
  06 avril 2013
Livre au titre aussi surprenant que son contenu. Quoi qu'il en dise, il sera bien peu question de zen dans cette histoire. On parle un peu plus de l'entretien des motocyclettes, mais pas suffisamment pour en justifier la présence dans le titre. le narrateur sillonne l'Amérique à moto, en compagnie de son fils et d'un couple d'amis. L'occasion rêvée, pour lui, de partager les pensées qu'il a eues sur la route.
Cette randonnée est pour lui une tentative de renouer contact avec son fils. L'auteur nous dévoile rapidement son passé : étudiant doué, professeur torturé, angoissé par la question de la Qualité, qui l'a mené jusqu'au bord de la folie. Des chocs électriques en hôpital psychiatrique ont effacé cette ancienne personnalité, qu'il dénomme Phèdre, et qui reste un fantôme présent dans sa vie. Mais est-il vraiment encore le même, si ses anciens rêves, ses anciennes obsessions ont été détruites ?
Tout le long du chemin, l'auteur tente de disséquer le raisonnement de Phèdre, de comprendre comment il en est arrivé là. Il nous entraîne dans de longues digressions philosophiques sur la question du Bien, de la Qualité, sur l'art, sur le rapport des gens à la technologie.
Si ces longues digressions ont d'habitude le don de m'agacer, elles m'ont cette fois-ci tenues en haleine. le récit sonne comme une autobiographie, et pour le narrateur, ces questions existentielles qui le tourmentent ne sont pas un jeu intellectuel, mais nécessitent des réponses indispensables à sa vie. Livre déroutant, difficile à classer, mais qui possède un charme certain.
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CatF
  25 août 2022
J'ai abandonné.
Je n'ai pas pu. J'ai eu l'impression d'être avec mon homme quand il parle de carbu, de bougies…. de mécanique qui n'en finit pas.
J'ai eu l'idée d'avancer à la deuxième partie, mais là, même état de fait… Ce n'est pas fait pour moi.
Je vais plutôt me rabattre sur : Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck… Au moindre mot concernant la mécanique… j'abandonne… je fuis… je cours… Sinon, je me replierai sur « comment réparer son véhicule en 10 leçons ! » :-)
Bonne lecture !

Lien : https://angelscath.blogspot...
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Apoapo
  18 juillet 2021
Avez-vous déjà payé (un) tribut à votre jeunesse ? Je revois très clairement plusieurs amis de mes parents, vers la fin des années 70 (ou le début de la décennie suivante), littéralement conquis par ce livre devenu pendant un temps un incontournable, et me voyant amateur précoce de la philosophie, m'en recommander la lecture, sur le ton péremptoire des détenteurs d'une sagesse qui cherchent à faire des prosélytes. Après quarante ans, le moment de m'acquitter de cette dette spirituelle est venu et, peut-être à cause de mon propre cheminement-vieillissement, peut-être à cause du vieillissement de l'oeuvre après tant d'expériences de syncrétismes new-age, j'en ai été très déçu, et pourtant pas au point de ne voir aucun intérêt à la poursuivre jusqu'à la fin. Si George Steiner a qualifié cet ouvrage de « longue méditation sur l'ironique et tragique singularité de l'homme américain », je ne peux m'empêcher d'y déceler une posture particulièrement condescendante vis-à-vis de ladite culture américaine... Les éditeurs et autres rédacteurs des propos aguichants de la quatrième de couverture, quant à eux, trichent, ou mentent ou n'ont pas aperçu les mêmes choses que moi...
Pour ma part, voici donc ce que l'ouvrage contient, dans un entre-croisement textuel qui était peut-être encore original dans les années 70 (?) :
1. pas assez de descriptions des paysages et péripéties vécues par le narrateur et son fils Chris pré-adolescent, durant un périple à moto à travers les États-Unis, en traversant les Rocheuses et jusqu'à la Californie (une carte géographique eût d'ailleurs été la bienvenue) ;
2. pas assez de portraits des personnages et de récit des relations entre eux : entre le père et le fils et, dans la première moitié du livre, entre ces deux et le couple d'amis du père, Sylvia et John, qui chevauchent l'autre moto qui suit une partie de l'itinéraire du protagoniste ;
3. un filage peut-être inattendu mais assurément insuffisant de la métaphore de l'entretien mécanique de la motocyclette conçu comme exercice des pratiques spirituelles indiennes ;
par contre :
4.une importante remémoration autobiographique du protagoniste, sous forme et dans la personne d'un alter-ego appelé Phèdre – sans que ce nom ait un rapport évident (au moins jusqu'au dernier quart du texte) ni avec la figure mythologique, ni non plus avec le nom du célèbre dialogue de la maturité de Platon (j'ai pris soin d'en vérifier le contenu) : il apparaît graduellement que Phèdre représente le narrateur dans la première partie de sa vie, avant qu'une psychopathologie sévère avec hospitalisation et rupture de ses liens familiaux et professionnels ne le sépare – peut-être moins définitivement qu'il le suppose et le souhaite – de celui qui conduit son fils en voyage et écrit ; néanmoins, dans cette remémoration, la genèse et le développement de la psychopathologie, qui eût été l'élément le plus intéressant du livre, sont minorés voire presque occultés ;
5. pour l'essentiel de l'ouvrage – en termes quantitatifs et qualitatifs – un discours philosophique qualifié de « Chautauqua » autour d'un véritable système que Phèdre bâtit sur le concept de Qualité (avec un Q majuscule), qu'il érige en métaphysique voire même en une forme de mysticisme (trinitaire). Honnêtement, le titre du livre aurait dû être : Traité de la Qualité comme système de pensée élaboré par un certain Phèdre devenu fou, et relaté par le même qui se croit guéri, en compagnie d'un fils qui risque de suivre les infortunes du père, durant un périple des États-Unis à motocyclette pendant que celle-ci nécessite un entretien suivi et laborieux.
Or, je ne suis pas réfractaire aux traités philosophiques, bien au contraire, mais le problème est que j'ai été rendu sceptique voire incrédule – au moins durant les trois premiers quarts de l'ouvrage, avant que ne soient abordés les présocratiques et les sophistes qui à l'évidence sont le sujet de spécialisation de l'auteur – sur l'approximation voire l'inexactitude évidente avec laquelle il pose certaines problématiques notoires et utilise certaines notions tout aussi connues : humanisme vs technologie, classicisme vs romantisme (sans distinction de temps, alors que, dans le même sens, il eût été beaucoup plus adapté d'utiliser la dichotomie du structuralisme : verticalité vs horizontalité), Raison vs sentiments, vérité vs réalité, binarité, etc, etc.... À ce compte-là, et considérant aussi de l'obscurité du nom de Phèdre, on a du mal à donner du crédit aux analyses que celui-ci prête à Kant, à Henri Poincaré, à Aristote, aux professeurs de philosophie honnis de l'université de Chicago... Les mystiques orientales, quant à elles, sont si peu abordées, que l'on se demande la pertinence de l'identité entre Qualité et Dharma.
Que reste-t-il donc d'une philosophie peu convaincante mêlée à de la littérature de voyage et à une lecture entre les lignes du rapport entre travail intellectuel intense, prédisposition héréditaire et folie ? Peut-être justement un certain esprit new-age un peu périmé, ou en tout cas fort critiquable, qui se montre par exemple dans le déplacement de la lutte collective au développement personnel (cf. infra cit. 3), de la foi (ou athéisme) institutionnel à la quête d'une spiritualité personnelle, sur mesure, jusqu'à la formulation de son propre système de croyances syncrétique à souhait... Une époque qui s'est méprise pour révolutionnaire et un contexte historique (socio-économique) qui ont la vie dure.
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madameduberry
  09 novembre 2013
Un des livres qui feraient aimer la réflexion philosophique à tous ses lecteurs s'il retrouvait un public. Car cette réflexion n'est ni pesante, ni pédante, ni désincarnée. Outre le développement très vivant d'un concept philosophique (la Qualité: vraiment un thème à creuser à notre époque où l'évaluation est le maître mot), l'auteur décrit un parcours de vie et les impasses d'une pensée qui ravageront une carrière et presque deux vies. Comment la relation est renouée entre père et fils, et donc avec le monde, par la grâce de la patience dans l'art de rafistoler les bécanes.En contrepoint, le récit d' un voyage au bout de la folie, et retour. Et en prime des conseils toujours valables pour les malheureux comme moi qui galèrent à monter un meuble Ikea. Bien sûr, les philosophes officiels de l'époque ont éreinté ce livre.
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   15 janvier 2014
Ce qui me paraît important, c'est le Chautauqua, voilà le seul mot que j'ai trouvé pour exprimer ce que j'ai en tête. On appelait Chautauqua, autrefois, les spectacles ambulants présentés sous une tente, d'un bout à l'autre de l'Amérique, de cette Amérique où nous vivons. C'étaient des causeries populaires à l'ancienne mode, conçues pour édifier et divertir, pour élever l'esprit par la culture. Aujourd'hui, la radio, le cinéma et la télévision ont supplanté le chautauqua. Il me semble que ce n'est pas vraiment un progrès. Mais peut-être le courant de la conscience va-t-il plus vite, à l'échelle de la nation? Dans le chautauqua qui commence ici, je ne veux pas ouvrir de nouvelles voies à la conscience, mais simplement creuser un peu davantage les anciens chenaux, comblés par des débris de pensées poussiéreuses et de platitudes indéfiniment répétées. "Quoi de neuf ? ", voilà une question éternelle, toujours intéressante, toujours enrichissante ! Mais si l'on en reste là, il n'en résulte qu'un étalage de trivialités à la mode, le tout-venant de demain. J'aime mieux cette autre question : "Qu'est-ce qui est mieux ? " - question qui va en profondeur et qui permet d'atteindre la mer. Il y a dans l'histoire de l'humanité des époques où les chemins de la pensée ont été tracés si fort qu'aucun changement n'était possible et que rien de neuf n'arrivait jamais. Le "mieux" était alors affaire de dogme. Ce n'est plus le cas. De nos jours, le courant de la conscience collective semble déborder, perdre sa direction originelle, inonder les terres basses, séparer et isoler les hautes terres - sans autre finalité que l'accomplissement stérile de son propre élan. C'est ce chenal qu'il convient aujourd'hui de creuser.

(P20)
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LuniverLuniver   30 mars 2013
« Il va falloir faire sauter les rivets, dis-je.
— Ouais. Mais avec quoi ?
— Avec une fine lame en métal. Tu l'enroules autour de la poignée et tu la glisses sous le collier. Ça te permet de le serrer d'un cran. C'est un truc utile, pour toutes sortes de réglage.
— Et où est-ce que je peux trouver une lame comme ça ?
John commençait à montrer un certain intérêt pour l'opération.
— Il y en a plein ici », en jubilant, je lui montrai une boîte de bière. Il mit un moment à comprendre.
— Quoi ? avec une boîte de bière ?
— Et comment ! tu découpes ce que tu veux là-dedans...»
J'étais content de moi. Par mon astuce, je lui évitais de courir Dieu sait où à la recherche de Dieu sait quoi.
À ma grande surprise, John n'appréciait pas du tout. Il prit soudain un air méprisant et, avant que j'aie pu comprendre, décida que ses poignées de guidon allaient très bien comme ça. Pour autant que je sache, elles sont toujours desserrées.
Je crois que je l'ai vraiment offensé, ce jour-là. J'avais le culot de vouloir réparer sa nouvelle BMW à mille huit cents dollars, fin joyau d'un demi-siècle de mécanique allemande, avec un morceau de boîte de bière !
Ach, Du lieber !
L'aluminium dont sont faites les boîtes de bière américaines est un métal souple et très malléable, qui convient donc parfaitement à cet usage. De plus, l'aliminium ne s'oxyde pas à l'humidité ou, plus précisément, il est toujours recouvert d'une fine couche d'oxyde, qui le protège de la corrosion. En d'autres termes, tout mécanicien allemand, ayant derrière lui un demi-siècle de finesse mécanique, aurait compris que la solution que je proposais était parfaite.
J'ai souvent pensé, mais trop tard, que j'aurais dû passer discrètement derrière mon établi, découper un morceau de boîte de bière, en gratter la peinture rouge, et revenir avec John en déclarant que nous avions de la chance, que je venais de retrouver la dernière pièce d'une série, en provenance directe d'Allemagne ; une pièce spéciale de la collection particulière du baron Alfred Krupp, qui avait fait l'immense sacrifice de la livrer au commerce. John aurait marché, avec délectation !
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OlafOlaf   15 janvier 2012
Démolir une usine, se révolter contre un gouvernement, refuser de réparer une moto, c'est s'attaquer aux effets et non aux causes. Et tant qu'on ne s'attaquera qu'aux effets, rien ne changera vraiment. Le vrai système, c'est notre système de pensée, c'est la rationalité elle-même. Qu'on détruise une usine en laissant debout le système de pensée qui l'a produite, celui-ci reconstruira une nouvelle usine. Qu'une révolution détruise un gouvernement en laissant intacts les modes de pensée qui lui ont donné naissance, on les retrouvera dans le gouvernement suivant. On parle beaucoup de système, mais on ne sait pas de quoi on parle.
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Myriam3Myriam3   01 novembre 2014
Reparlons un peu du couteau de Phèdre. Chacun de nous, comme lui, manie ce couteau, pour diviser le monde en éléments et rebâtir une structure. A chaque instant, nous éprouvons des millions de sensations diverses, dont nous sommes plus ou moins conscients/ des collines brûlées, le bruit du moteur, les vibrations de la machine; chaque rocher, chaque plante, les barrières, les détritus au bord de la route. Nous percevons tout cela, mais nous n'en prenons pas vraiment conscience, sauf si nous avons à réagir à une sollicitation inhabituelle. Nous ne pouvons prendre conscience de tout ce qui est, notre esprit serait surchargé de détails inutiles, cela rendrait toute pensée impossible. Nous devons trier parmi nos perceptions, et le résultat de ce tri que nous appelons "conscience" n'est jamais identique à nos perceptions: parce que en triant nous modifions le réel.Nous prélevons une poignée de sable dans le paysage infini qui nous entoure - et nous la baptisons: monde. C'est sur ce monde que nous appliquons le processus de discrimination. Nous divisons le sable en petits tas: l'ici et l'ailleurs, le blanc et le noir - l'hier et l'aujourd'hui.
Notre poignée de sable semble uniforme - mais plus nous la regardons, plus elle apparaît diverse. Chaque grain est différent des autres.
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OlafOlaf   25 janvier 2012
Dans la littérature zen, mais aussi dans les récits de toutes les grandes religions, on trouve des voyageurs parcourant ainsi les montagnes. L'allégorie est facile entre la montagne et l'obstacle spirituel que tout âme doit franchir pour atteindre le but de sa quête. Comme ceux que nous laissons derrière nous, dans la vallée, la plupart des gens demeurent toute leur vie au pied des montagnes de l'esprit, sans chercher à les gravir. Ils se contentent d'écouter le récit de ceux qui les ont vaincues; ils évitent ainsi les difficultés de l'ascension. D'autres partent dans la montagne, accompagnés de guides expérimentés et qui connaissent les voies les meilleures, les moins dangereuses. D'autres encore, sans expérience, et se méfiant des guides, s'efforcent de trouver des itinéraires inédits; bien peu y parviennent. Mais, parfois, certains d'entre eux, touchés par la grâce, à force de volonté et de hasards heureux, parviennent au but. Une fois arrivés, ils se rendent compte, plus facilement que tous les autres, que le nombre de voies n'est pas limité. Il y a autant de chemins que de voyageurs.
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