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Christophe Balaÿ (Traducteur)
ISBN : 284304460X
Éditeur : Zulma (21/08/2008)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh. Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Ainsi se côtoient dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière, chrétiens et musulmans, crispations anciennes et libres aspirations. Pâques, c'est la fête des œufs peints, des pensées blanche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  22 janvier 2018
Comme dans C'est moi qui éteins les lumières, Zoyâ Pirzâd fait ici le portrait d'une famille arménienne d'Iran. Cette famille c'est celle d'Edmond, le narrateur, que l'on rencontre d'abord petit garçon puis homme marié et enfin devenu un vieux veuf.
A travers l'évocation des ses anecdotes et de ses souvenirs, se dessine le tableau d'une petite communauté qui refuse tout métissage et se replie sur elle-même pour ne pas perdre son identité. Minoritaire d'un point de vue ethnique, linguistique et religieux, elle reste très attachée à ses valeurs et à ses traditions qui pèsent surtout sur les épaules des femmes. C'est de ces femmes dont nous parle Edmond...
Brossé à petites touches impressionnistes, emplies de délicatesse et de douce nostalgie, cette peinture a le charme intemporel des choses figées dans le passé. Je me suis laisser séduire sans peine.
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Shan_Ze
  27 juillet 2015
Un jour avant Pâques, c'est Edmond qu'on découvre à travers trois moments différents de sa vie : son enfance, l'âge mûr et sa vieillesse. Chacun s'attache à montrer la vie d'un Iranien (d'origine arménienne), ses rencontres avec les autres communautés religieuses. A chaque souvenir, on s'attache au moment de Paques, une époque particulière pour lui.
Un jour avant Paques, un triptyque qui montre la vie des iraniens (d'origine arménienne), les dissensions entre communautés chrétiennes et musulmanes, les différences entre hommes et femmes... Un tableau de vie tout en douceur et agréable à lire (même s'il m'a fallu un moment pour mettre les personnages en place).
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vanillabricot
  30 septembre 2008
A quelques jours de mon départ, tant attendu, en Turquie il n'était pasétonnant que je craque pour ce joli livre d'une écrivain arménienne.
C'est toute cette région du moyen-orient qui m'attire. L'Arménie, en plus, m'intéresse par son histoire, par l'histoire de son peuple que représente pour moi le grand monsieur qu'est Aznavour, par son exception religieuse dans la région, par le pays en lui même et les paysages que je lui devine, par le voyage que j'y ferai InchAllah un jour...
Lors d'une virée en librairie, je me suis donc laissée tenter par l'occasion qu'était ce livre de découvrir la littérature arménienne et sur l'Arménie.
Et j'ai bien fait.
Le livre est divisé en 3 parties qui évoquent chacun 3 moments de la vie du narrateur, réfugié arménien en Iran, à différents moments de sa vie, mais toujours quelques jours avant Pâques.
Ces 3 parties sont l'occasion de découvrir les femmes qui ont été importantes au cours de sa vie: sa meileure amie d'enfance, musulmane et son premier amour ; sa femme douce et conformiste ; sa fille qui veut épouser un "persan": un non-arménien ; sa mère indifférente à la pression de sa communauté arménienne ; sa grand-mère rigide ; sa collègue : sa dernière confidente.
L'occasion aussi de découvrir son petit village natal au bord de la Mer Caspienne, et plus tard la ville cosmopolite de Téhéran.
Le thème du sentiment d'appartenance à son peuple/pays m'est cher. Sur fond de souvenir du génocide, à renfort de rédactions sur les "devoirs envers notre pays", à force de vénérer la seule dame du village à avoir connu, "en vrai", l'Arménie,... ce livre est aussi un Voyage au coeur de la communauté arménienne exilée qui tente de préserver son identité à tout prix.
C'est un roman court et sensible, qui a en plus, pour qualité de nous faire découvrir l'Iran sous un angle particulier et intéressant.
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soleil
  09 février 2019
Zoyâ Pirzâd nous conte la vie d'Edmond, petit garçon qui mène une vie paisible entouré de sa famille arménienne, de sa communauté. Dans son sillage : Tahereh. La fillette du concierge de l'école partage les jeux, le quotidien de son camarade. Dans ce village du bord de la Mer Caspienne, la vie semble joyeuse.
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J'ai beaucoup aimé ce récit. Beaucoup de sérénité et de douceur transparaissent des mots de l'auteur. La narration faite par l'enfant est tout à fait crédible et l'on croit pleinement que c'est bel et bien lui qui nous parle. J'ai eu une nette préférence pour la première et la troisième tranche de la vie d'Edmond. 
Une jolie lecture qui me réconcilie avec l'auteur (je m'étais ennuyée à la lecture de "Comme tous les après-midi").
Seul regret : ce roman est court (138 pages) et en deçà d'un nombre de pages, il me manque souvent quelque chose pour apprécier pleinement le récit.
Commenter  J’apprécie          50
mimienco
  23 juin 2009
3///4ème de couverture: Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh.
Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Ainsi se côtoient dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière, chrétiens et musulmans, crispations anciennes et libres aspirations. Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. C'est aussi l'occasion d'allers et retours entre passé et présent, entre Téhéran et le village de l'enfance - tout un quotidien dessiné ici avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse.
Mon opinion: Bien. Divisé en trois parties, chacune d'entre elles correspondant à une période de la vie du narrateur, Edmond, Zoyâ Pirzâd nous livre un roman tout en finesse et en émotion. L'évocation des souvenirs, des festivités de Pâques nous plonge au coeur de la communuaté et de la culture arménienne, en découvrant ses rites, ses principes, ses traditions. L'espace d'un instant fugace (130 pages), Zoyâ Pirzâd, nous livre un concentré d'émotion, de sensibilité dans un roman magnifique servi par une écriture fine qui ravie le lecteur!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kathelkathel   12 septembre 2010
La maison de mon enfance était mitoyenne avec l'église et l'école.
La cour, comme dans toutes les maisons des petites villes côtières, était remplie d'orangers sauvages. Un massif bordait la véranda du rez-de-chaussée. Mon père y plantait ses fleurs au printemps et pendant l'été. Dès l'automne, il était inondé jusqu'à l'hiver.
Le rez-de-chaussée était fait de larges pièces aux plafonds hauts soutenus par des piliers de bois. La lumière y pénétrait seulement par la cour, si bien qu'en fin d'après-midi il était plongé dans l'obscurité. Personne n'y habitait. Effat Khanom y gardait son savon et ses bassines pour la lessive hebdomadaire. Les jours de pluie, elle venait y étendre le linge sur des cordes tendues entre les piliers. Ma mère y remisait aussi tout ce qu'elle n'utilisait plus mais dont elle n'avait pas le courage de se défaire : mon berceau, mon baby-trotte, sa propre bicyclette d'enfant, une armoire à glace qui lui venait, disait-elle, du trousseau de sa mère. Dans une des pièces était rangé le matériel de chasse de mon père qui reprochait régulièrement à ma mère de laisser ce rez-de-chaussée inhabité. Celle-ci se contentait de hausser les épaules en répondant qu'elle n'aurait pas la patience de supporter un locataire.
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gscotgscot   07 mars 2013
Le mot "déshonnête" me trottait dans la tête. Nous étions en visite chez ma grand-mère. "L'honneur d'une femme, dit celle-ci, c'est de se soumettre aux volontés de son père jusqu'à son mariage, et une fois tenue par les liens sacrés du mariage, d'obéir à son mari. C'est pour nous une coutume millénaire."
Ma mère ironisa :"Et que pensent nos coutumes millénaires de l'honneur des hommes ?"
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SachenkaSachenka   30 juillet 2018
«L'intelligence n'a rien à voir avec la culture.»
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SachenkaSachenka   29 juillet 2018
«Dis-moi, Edmond, ce n'est pas une faute de tomber amoureux?»
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myriampelemyriampele   29 avril 2012
Tahareh était la seule non-arménienne de notre ville dont on pouvait parler à ma Grand-Mère sans qu'elle fronçât le sourcil.
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Videos de Zoyâ Pirzâd (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Zoyâ Pirzâd
Courrier international reçoit le groupe folk Girbig et l'auteure iranienne Zoya Pirzad au musée du Jeu de paume à Paris pour la remise du prix Courrier international du meilleur livre étranger 2009 "Le goût âpre des kakis"
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