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ISBN : 2889600041
Éditeur : Éditions la Baconnière, 2019 (10/05/2019)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Anita Pittoni (Trieste, 1901-1982) est un personnage mythique du monde artistique et littéraire italien du XXe siècle. Jeune créatrice de mode audacieuse dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, sa trajectoire s’oriente dès 1950 vers la littérature quand elle publie son premier recueil de proses poétiques, Les Saisons.
Les récits plus tardifs de Promenade sous les armes (1971) forment avec Les Saisons cette Confession téméraire. Deux témoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Witchblade
  27 février 2020
Je remercie Babelio et les éditions La Baconnière pour l'envoi de ce livre. Je l'avais sélectionné car cette femme m'avait intrigué ainsi que son parcours inconnu.
Je m'attendais à trouver une biographie d'Anita Pittoni (1901 – 1982) et non un texte écrit par elle. La première surprise passée, je me suis laissée porter par son style et son histoire intrigante. Malgré son style agréable, je ne sais pas exactement ce que je lis, une histoire ou une biographie romancée… La narratrice nous parle à la première personne mais on ne sait pas qui elle est, chaque chapitre semble indépendant dans la narration. C'est vraiment très étrange, j'ai du mal à lire quand je ne sais pas où je vais… En lisant les deux autres critiques pour ce livre, j'en ai appris un peu plus sur cette histoire. C'est donc Anita Pittoni qui se narre, se raconte voire qui analyse ses émotions et ses réactions au gré des évènements qui ponctuent sa vie. C'est une lecture curieuse car par moments, elle est à la limite du fantastique, des rêves et de ce que peut créer une imagination trop fertile. Un style alternant entre le psychologique, le policier et le fantastique, tout en étant poétique. Elle nous raconte ainsi des tranches de vie mais tous ne sont pas forcément intéressant, enfin pour moi. Je finis par stopper définitivement ma lecture car je ne sais jamais où je me suis arrêtée malgré le marque page, je ne gardais quasi aucun souvenir des pages précédentes. Je trouve son style très aérien mais plus j'avance dans les pages et moins je retiens ce que je lis. J'aurais aimé le finir, il ne fait que 200p mais j'avance de moins en moins vite dans cette lecture et elle a plus tendance à m'endormir qu'autre chose. J'ai donc abandonné cette lecture à seulement 75p.
Comme vous l'aurez compris, cette autobiographie est une déception pour moi, le style de l'auteur est vraiment trop aléatoire. Je ne m'attendais également pas à ce type de littérature ni de format, je n'y ai finalement que très peu adhéré. J'ai bien aimé certains chapitres mais trop peu pour m'aider à maintenir mon attention. Dommage pour moi car d'après les autres critiques, j'ai loupé une chouette rencontre avec cette femme originale. Je conseille néanmoins aux amateurs de biographies et de questionnements psychologiques de découvrir ce livre. Il n'est clairement pas fait pour moi mais j'aurais quand même essayé de le lire pour pouvoir m'en faire un maigre avis.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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miriam
  05 février 2020
a Masse Critique de Babélio offre des aventures littéraires inattendues. Encore merci à Babélio et aux éditions La Baconnière!  Je n'aurais sans doute pas tenté cette lecture et j'aurais raté une rencontre rare avec Anna Pittoni.
Anna Pittoni (1901 - 1982) fut une créatrice de mode, une styliste et une figure de la vie de Trieste, sa ville. Elle se tourna vers la vie littéraire et publia des recueils de prose poétique.En 1949, elle fonda la maison d'édition  lo Zimbaldone. Bien trop ignorante de la vie littéraire italienne d'alors, je n'avais jamais entendu parler d'Anna Pittoni ni de Roberto Balzen ou d'Umberto Saba. Wikipédia m'a appris que le nom de Zimbaldone faisait allusion à Leopardi , et que ce mot avait donné sabayon en français. 
Le recueil Confession Téméraire rassemble deux ouvrages Les Saisons  et Promenade sous les armes (1971) ainsi que de textes Cher Saba et La Cité de Bobi. Ces textes courts publiés séparément sont cependant homogènes : ils ont pour narratrice Anna Pittoni, elle-même qui se raconte, s'analyse devrais-je peut-être oser. En filigrane, un amour, un homme qui lui a offert un bouquet de cyclamen, dont le retour cause une joie indicible mais qui provoque parfois la jalousie (deux chapitres sont intitulés "jalousie"). Certains récits sont oniriques, la limite entre rêve, cauchemar et réalité est floue. 
Ce n'est pas une lecture facile. Je ne suis pas entrée tout de suite dans l'histoire. J'ai relu le matin les pages de la veille parce que j'étais perdue. J'ai dû apprivoiser la narration qui semblait ne mener nulle part. Puis je me suis laissé embarquer dans cette atmosphère étrange enchaînant les images comme dans un rêve. 
Certes, les différents chapitres ne m'ont pas tous séduite, je me suis un peu ennuyée dans des détours qui égarent la lectrice. Par surprise, une image comme celle de la pelote de chanvre bleue, chevelure de sirène, m'a ravie.  je me suis attachée au petit bouquet de cyclamens qui revient plusieurs fois. Ces histoires de jalousie avec leur chute inattendue m'ont aussi beaucoup plu.
Lecteurs de romans d'action passez votre chemin, les lecteurs contemplatifs trouveront leur bonheur. Ceux que l'analyse psychologique passionne aussi. 
Lien : https://netsdevoyages.car.bl..
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viduite
  10 mai 2019
Auto-portrait en inquiétude. Dans une série de récits, de nouvelles pleines de basculements, toujours à la première personne, toujours à l'écoute d'échos fantastiques, Anita Pittoni capture les angoisses et les retours d'une sensibilité magnifiquement déchirée. Dans sa très forte cohérence composite, Confession téméraire tend un miroir, onirique et inquiet, à notre besoin de transparence intime.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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critiques presse (1)
LaCroix   28 juin 2019
D’une brillante figure de la création artistique italienne au siècle dernier, les Éditions de la Baconnière proposent le premier volume de l’œuvre littéraire, encore inédite en France.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
coco4649coco4649   10 mai 2019
CONFESSION TÉMÉRAIRE…


Extrait 2

    Je m’active, je m’agite, je me démène et me cache derrière
des sentiments sublimes. Mais la vérité, c’est que je ne suis rien.
Je n’existe pas. Je n’ai aucune consistance. Je ne suis que le centre
d’un mouvement, un centre vital sans loi, sans morale, sans éduca-
tion, capable seulement de mystifier. Même si je mourais de dou-
leur, ce serait une mystification. En moi, rien n’est vrai, rien ne part
d’un sentiment profond, tout provient d’un désir obscur, contrai-
gnant, impérieux de mouvement. À chacun son mouvement, et si,
pour y parvenir, il faut que j’aie des sentiments, j’en ai, j’ai les sen-
timents qui sont nécessaires, et si, pour imprimer ce mouvement,
je devais mourir, je mourrais, j’irais jusqu’à mourir de douleur.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   10 mai 2019
CONFESSION TÉMÉRAIRE…


Extrait 4

    Il n’y a qu’une mystification dont je n’ai pas été capable :
demander pardon, c’est là mon point faible, la preuve que je
ne suis pas un être mais une force. Ah ! si seulement j’éprou-
vais le besoin de demander pardon !  Alors là, oui, je serais
moi aussi un être mortel et je pourrais espérer le repos de la
mort.
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coco4649coco4649   10 mai 2019
CONFESSION TÉMÉRAIRE…


Extrait 1

    Je suis une femme dénuée de toute raison, incapable de
sentiments. Je ne sais pas nourrir de vrais sentiments, qui plus
est, j’ai d’autres défauts. Il suffit que je veuille bien me voir telle
que je suis, que j’aie le courage de reconnaître clairement le
jugement que l’on porte sur moi et sur mes mouvements pour
me sentir toute chamboulée. Franchement, je ne sais pas com-
ment j’ai eu la force de me supporter. Je compile les mauvaises
actions : la moindre de mes respirations, mon plus fugitif coup
d’œil, la plus douce et bonne parole qui sort d’entre mes lèvres,
tout n’est que mauvaise action. Et jamais, au grand jamais, ces
mauvaises actions ne sont dirigées contre moi-même. Elles sont
réservées aux êtres qui me sont les plus chers. Personne, jamais,
ne devrait  me croire,  quoi que je fasse,  et mon geste le plus
amoureux, mon geste le plus enchanteur et désintéressé, je vous
déconseille d’y croire.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   10 mai 2019
CONFESSION TÉMÉRAIRE…


Extrait 3

    Je ne suis pas un être, je suis simplement une force qui s’est
incarnée, qui s’est concrétisée dans un corps. D’ailleurs, je ne sens
pas mon corps physique, ou plutôt je le sens comme un accident
du moment. Donc, tout ce qui en dérive est aussi un accident du
moment. Voilà ce qu’est ma vie, dans cet accident qu’est la vie
que je subis à présent. Les songes aussi peuvent s’emparer de
moi, maintenant que je suis dans cette vie, mais quelle que soit
la profondeur avec laquelle je ressens les choses,  tout reste
superficiel, comme ma vie elle-même. Tel est mon tourment.
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