AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782490288731
510 pages
Éditeur : Editions Nouvelle Bibliothèque (28/10/2019)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Bruxelles 2016. Au lendemain d’une vague d’attentats, des fresques pornographiques apparaissent sur les façades des quartiers populaires de la capitale et secouent l’opinion publique. Épaulé par Fred Boland, jeune recrue immature, l'inspecteur Karel Jacobs est confronté à une série de crimes sexuels d’une perversité sans nom. Les sévices s’enchaînent mais les victimes ne se ressemblent pas. Et le duo est rapidement dépassé par une enquête pavée de violence qui l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
musemania
  21 mai 2020
Après ma rencontre avec Virginie Sarah-Lou, je vais vous conter celle avec Clarence Pitz, auteure belge talentueuse. Je l'avais découverte sur les réseaux sociaux par l'intermédiaire de Cyril Carrère, lorsque j'ai eu la chance de lire ses deux premiers thrillers. Ne voulant pas continuer les échanges dans le monde virtuel, nous avons profité de la Foire du Livre de Bruxelles 2019 pour nous rencontrer. Depuis lors, nous ne manquons pas de nous faire un petit coucou lors des foires et salons du livre auxquels nous nous rendons.
Bon, trêve de bavardages et revenons à nos moutons. « Ineffaçables » est son second roman. Son premier « La parole du chacal » m'attend dans ma pile à lire. J'ai commencé ma découverte de son univers littéraire par « Ineffaçables », tout simplement parce que les décors sont plantés dans Bruxelles. Même si je suis belge, je me rends compte que je ne lis que très peu de livres qui s'y passent. Maintenant, c'est chose faite, j'ai rajouté une flèche à mon arc.
Alors que des attentats viennent de se dérouler dans la capitale de l'Europe, des fresques à caractère sexuel font leur apparition sur des façades de la ville. Mais la police doit également faire face à des crimes sexuels violents où le mystère du coupable reste entier. Un trio d'enquêteurs assez atypiques se verront confier l'affaire.
Quel plaisir de retrouver dans sa lecture plein d'endroits dans lesquels je me suis déjà rendue et que je parcours quasi chaque jour quand je vais travailler. Découvrir une ville par sa lecture, c'est s'y évader mais c'est encore plus savoureux lorsque l'on s'y est déjà rendu. Mêlant lieux touristiques au Bruxelles plus pittoresque, c'est la ville dans sa globalité qui y est dévoilée.
Autre élément que j'ai vraiment beaucoup dans ma lecture est d'y trouver des termes et des expressions bien de chez nous ! Pauvres français qui risquent de ne pas comprendre notre phrasé si particulier. Non je plaisante, des notes de bas de page seront là pour vous aider 😉
J'ai aimé que Clarence Pitz se soit inspirée du fait divers de ces fresques pornographiques pour en tirer cette histoire. Je me souviens encore quand les journaux télévisés belges les évoquaient à chaque édition. Finalement, ces oeuvres de street art sont bien ancrées dans nos mémoires.
Ce roman noir ne pourra pas vous laisser indifférent, que vous soyez belges ou pas. La plume est maîtrisée, dosant savamment son suspens. La dose d'humour bien belge était d'office une pièce maîtresse qu'il ne s'agissait pas d'omettre puisque nous sommes quand les maîtres en matière d'auto-dérision.
Ce livre est la preuve qu'il ne faut pas forcément aller bien loin pour découvrir de vrais talents. Nous en avons plein en Belgique, soyons en fiers et faisons leur promotion car ils le méritent amplement par leur générosité et leur gentillesse!
Lien : https://www.musemaniasbooks...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          282
livrement_ka
  13 novembre 2019

DEBUT DU LIVRE 
Elle frotte ses pieds l'un contre l'autre pour les libérer de leurs escarpins trop étroits et les place devant la ventilation pour profiter du souffle chaud.

A V I S
Et me voilà de nouveau en Belgique à Bruxelles. Comme mon précédent livre, la Belgique va devenir la scène de l'intrigue de ce livre.
Et quelle intrigue ? du sang, de la violence, des tortures, si je voulais faire un raccourci entre mes deux dernières lectures, je pense que je mettrais la Belgique de côté pour mes prochaines visites....
Mais restons pragmatique...La Belgique a également de nombreux atouts et surtout d'excellents auteurs.
Alors pour être tout à fait sincère, j'ai eu du mal à me plonger dans ce thriller. La raison ? le nombre de pages. Dès qu'un livre dépasse les 400 pages j'ai toujours peur de trouver des passages trop longs et surtout quand je ne connais pas l'auteur, je crains de ne pas accrocher. Et comme je termine toujours un livre, ben voilà.....
Et bien, je peux me traiter d'idiote car je l'ai lu en deux jours et je n'ai pas pu le lâcher si ce n'est pour des choses essentielles.
Bref vous l'aurez compris, tout y est : un thriller grandeur nature. 
. des scènes de crimes à couper le souffle,

Le tueur lui a découpé la gorge comme on le ferait avec un morceau de viande, en faisant des allers-retours avec la lame pour entamer la chair petit à petit. Comme à table, à part qu'il n'a pas utilisé de fourchette.

. des personnages à qui on pourrait donner le bon dieu sans confession
. une enquête menée de main de maître,
. des petites pointes d'histoires personnelles en parallèle avec l'intrigue
Et surtout une intrigue tournant autour des célèbres fresques apparues sur des murs de la ville de Bruxelles en 2016.
Encore une fois, cette ville n'est pas prise au hasard. l'auteure a su se servir des paysages et de l'actualité comme d'un décor à son histoire.
Les personnages quant à eux sont travaillés de telle manière que l'auteure ne laisse rien au hasard. Tout est construit autour de la personnalité de chacun et l'auteure prend appui sur le passé de ses protagonistes pour modeler leur destin et fournir une psychologie bien précise.
Entre Virgile, personne en souffrance et meurtri au plus profond de son âme, et Karel qui essaie de mener de front ses soucis personnels et son activité professionnelle plus qu'intense, on découvre de nombreuses personnalités bien différentes.

Karel compose le numéro puis sent le sol se dérober sous lui lorsque son ex décroche et lui balance ce que sa fille avait tant de mal à lui avouer.

L'auteure arrive à plonger le lecteur dans le monde du street art et de ses graffeurs, puis s'immerger dans les difficultés rencontrées par les jeunes en foyer, et enfin côtoyer les plus horribles scènes de crimes présentées par le ou les assassins comme de véritables tableaux.
S'agissant des fresques clandestines de Bruxelles elles sont le point central de l'intrigue. On sent que l'auteure a fait de nombreuses recherches sur le sujet pour présenter les faits de manière plus que réaliste. 
Le parallèle entre la beauté de l'art et l'horreur des massacres et sévices infligés aux victimes fait froid dans le dos. On ressent le machiavélisme de l'auteur des faits et surtout on essaie d'assimiler le mécanisme intellectuel magnifiquement travaillé de ce criminel. 

J'essaie encore de comprendre comment ces personnages peuvent naître dans la tête d'un ou d'une auteure de thriller .
L'auteure réussit le pari de tenir le lecteur en haleine pendant plus de 500 pages, sans que l'on puisse trouver aucun passage un peu long ou facultatif. Tout est nécessaire, tout est à sa place et alors que l'on reprend son souffle, voici une nouvelle fresque qui nous fait nous attendre au pire.
La couverture reflète une des ruelles de Bruxelles et elle est noire tout comme le livre.
Quant au titre il se rapporte je pense aux fresques qui n'ont pas été effacées.
La petite particularité de cette histoire est que tout comme dans mon précédent livre, de nombreuses expressions belges ou flamandes ponctuent certaines phrases.

Verdomme ! Les gars vous ne devinerez jamais.

Une plume absolument magnifique, efficace et surtout très fluide sur un texte aéré font de ce livre une lecture vraiment agréable et envoûtante. L'intrigue est addictive et les personnages sont attachants.
Et alors que dire de la chute ? que penser du final ? Un feu d'artifice. On en prend plein les mirettes, ça part dans tous les sens et tout plein d'indices se rassemblent comme les pièces d'un puzzle pour former un conclusion qui vous laisse sans voix. Etant habituée des thrillers, j'ai quelque fois quelques idées sur la fin mais alors là l'auteure a fait fort, on a l'impression qu'elle a été puiser dans les moindres recoins de son cerveau pour en retirer le meilleur.
Chapeau Bas Madame PITZ.

Je vous conseille bien évidemment ce livre, et pour ma part je vais bien évidemment mettre dans ma wishlist le premier livre de cette auteure à suivre. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Kazcook
  08 novembre 2019
Après mon coup de foudre de l'année pour La Parole du chacal, son premier roman, un thriller au pays des Dogons, j'étais vraiment très impatiente de découvrir Ineffaçables, sorti aux Editions Nouvelle Bibliothèque.
Aussitôt reçu, aussitôt commencé, impossible de résister.
Dès les premières pages j'ai retrouvé la Clarence touch' pour mon plus grand plaisir. On est cette fois-ci dans un polar, noir, captivant, porté par un réalisme certain où rien n'est laissé au hasard avec des personnages construits, tous plus vrais que nature qui vous embarquent dans une enquête millimétrée, addictive à souhait. La plume est belle, dynamique, sans fausse note. Maîtrise de la langue et des rouages littéraires, connaissances et documentation précises permettent à Clarence de vous enfermer dans son imaginaire... mais ça semble tellement crédible que le frisson se transforme vite en effroi, elle n'a pas son pareil pour inventer des détails qui vous retournent l'estomac et vous laissent bouche bée...
C'est un récit formidablement bien ancré dans notre époque avec les références culturelles adéquates, des faits d'actualités, des thèmes choisis passionnants... et bien ancré dans son lieu aussi car fatalement, le choix de Bruxelles, ville connue sur le bout des doigts par notre jolie auteure belge, se révèle judicieux... La ville est un personnage à part entière, elle sait de quoi elle parle et elle nous transporte... dans ce roman rythmé, on ne peut plus immersif... Les cinq sens en éveil, j'ai foulé ses pavés, j'ai découvert des lieux insoupçonnés de la capitale, je m'y suis sentie le temps d'un voyage entre ses mots, intenses, toujours justes... J'entendais même le bel accent des personnages au fil des dialogues, c'est pour dire !
Dans ce deuxième roman, son style s'affine, la plume est d'une sensibilité délicieuse, la construction marche du feu de Dieu, des chapitres courts, une intrigue linéaire, l'utilisation du présent... j'ai tout aimé ! Des descriptions architecturales grandioses, d'une finesse exquise parsèment le récit.
J'ai été conquise par Virgile, personnage complexe, qui se bat entre ses démons passés, ses envies et sa raison... Ils sont tous intéressants mais ce personnage là m'a fait quelque chose en plus... Touchant, émouvant... meurtri sûrement, il est différent des héros habituels et j'ai vraiment aimé ça.
Et alors... quelle idée de génie ! Utiliser ce fait divers, les fresques clandestines, transgressives de Bruxelles pour en faire un polar ficelé comme personne, chapeau ! C'est bien fait, c'est malin et surtout ça fait flipper !!! Ce parallèle entre art et criminalité est tellement puissant.
Mention spéciale pour l'humour, si si... elle a ce talent Clarence : mettre de l'humour, bien dosé, avec parcimonie, pour alléger l'horreur, l'indicible et la souffrance des hommes ; clins d'oeil, belgicismes, personnages décalés (je veux un autographe de Monique et Belinda !), c'est tellement bon ! D'ailleurs ces passages avec Monique... rajoutent encore une pincée de réalisme en créant un beau paradoxe entre les faits et leur véracité vus de l'intérieur et la perception altérée du commun des mortels des faits divers.
L'enquête s'installe, tout s'imbrique petit à petit, on avance avec eux, et Clarence nous glisse des infos culturelles, des scènes incontournables ou mémorables, de l'art, des réflexions pertinentes sur l'âme humaine aussi. Il y a de la profondeur, de la subtilité pour une dimension psychologique très forte, très présente. Et alors... un final majestueux clôt cette intrigue, c'est époustouflant, magique. Suspense à son comble, le dénouement explose et croyez-moi vous ne saurez rien, absolument rien avant la toute fin quand sonne l'heure des révélations...
Bravo, jamais personne avant toi ne m'avait fait ressentir autant d'émotions diverses et contradictoires à la lecture d'un roman noir... Tu as un véritable don, pour moi, tu es incontestablement la reine du thriller belge et je me demande maintenant comment je vais faire pour patienter jusqu'au prochain...
Je suis bluffée, ce livre a TOUT...
Je ne peux que vous conseiller de le dévorer, c'est une pépite, qui ne s'effacera jamais de votre mémoire... Et oui vous verrez, bien des choses se révèlent être Ineffaçables...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
JHJM1905
  21 novembre 2019
Clarence Pitz est professeur d'anthropologie et d'histoire de l'art et je tenais à le préciser parce que à mon avis ceci est l'un des gros points fort de cette histoire. Elle ne lésine pas sur les infos, sur les détails de ces deux milieux, ce qui n'alourdit absolument pas le texte mais qui au contraire lui apporte une profondeur d'une intelligence palpable. Et il y a un petit clin d'oeil à son précédent bouquin ''La parole du chacal'' et c'est jubilatoire.
Clarence est belge et elle nous amène dans ses rues, dans ses quartiers. Les coins chauds, les universités, les cafés... elle connaît sa ville sur le bout des doigts et nous partage avec un grand plaisir ressenti et d'une façon hyper visuelle sa capitale belge. Je n'ai mis les pieds qu'une fois à Bruxelles et la prochaine fois, je verrai cette ville d'un autre oeil, à la recherche des indices de son livre qui existent in real life.
L'histoire est agrémentée d'un vocabulaire belge, flamand. Je ne suis pas très douée pour faire la différence! Mea culpa! Mais verdomme que c'est excellent, une idée de génie pour créer une immersion encore plus totale.
Oui, mais de quoi ça parle me demandez-vous? Bruxelles 2016. Au lendemain d'une vague d'attentats, des fresques pornographiques apparaissent sur les façades des quartiers populaires de la capitale et secouent l'opinion publique. Épaulé par Fred Boland, jeune recrue immature, l'inspecteur Karel Jacobs est confronté à une série de crimes sexuels d'une perversité sans nom. Les sévices s'enchaînent mais les victimes ne se ressemblent pas. Et le duo est rapidement dépassé par une enquête pavée de violence qui l'emmène dans les recoins sensibles de la ville. Samira, jeune mineure émancipée est retrouvée violée en plein coeur de Molenbeek. Sa route croise le chemin de Virgile Plisson, flic infirme relégué à la paperasserie et ancien membre de la cellule tag, prêt à tout pour reprendre du service.
Du folklore estudiantin aux codes du street art, Clarence Pitz nous emmène dans les profondeurs de Bruxelles à travers un thriller rythmé et immersif basé sur un fait divers attesté, celui des fresques clandestines de Bruxelles.
Encore un coup de coeur pour moi pour cette auteure au talent grandiose! Je ne peux que vous recommandez celui-ci et son précédent bouquin. Complètement différents l'un de l'autre mais qui promettent tous les deux un voyage digne de ce nom!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Soukiang
  28 janvier 2020
Le plus dur pour un auteur de romans, quelque soit le genre, est de confirmer après un premier roman remarqué et remarquable.
C'est le cas par exemple de Clarence Pitz qui m'avait secoué avec son premier thriller, La parole du Chacal, un voyage au pays des Dogons au Mali, une ethnie aux moeurs particulières, une histoire machiavélique et suffisamment tortueuse pour y avoir laisser quelques plumes ...
Un périple estomaquant jusqu'au bout de l'enfer, pour une immersion complète, des personnages qui se voulaient juste authentiques, vulnérables et fragiles au point d'y éprouver de l'empathie, il n'en fallait pas plus pour s'y frotter et oublier tout préjugé d'un continent décidément bien mystérieux.
Comme dans son précédent opus, la finaliste du concours VSD-RTL du meilleur thriller 2018 continue son exploration de la nature sombre et cachée de l'être humain, disséquer les états d'âme de ses protagonistes en proie à des doutes existentiels mais pas que, le lecteur comprend vite que le passé rattrape toujours les vivants, tôt ou tard, parfois il est possible d'anticiper, d'autres fois c'est tout l'édifice qui vacille, le style direct et sans fioritures participe à toucher le coeur de la tourmente, entremêlant plusieurs pistes en autant de tableaux, si ces derniers décorent désormais certains quartiers de la ville la plus importante de Belgique, si les habitants ont de quoi être choqué ou affecté par cette image qui peut bouleverser leur routine, je vous épargne combien le rapport de force entre les autorités engluées dans une zone de confort contraste avec l'ouverture d'esprit, l'inspiration ou le respect de la liberté.
Une construction qui aime jouer avec les lecteurs, alternant les personnages principaux comme la vision décadente d'une humanité en perte de vitesse et de repères, le style s'affine pour cristalliser toute la fragilité et la dure réalité du quotidien, des pouvoirs publics rattrapés dans la réalité des récents attentats terroristes, impitoyablement la recherche de la vérité souffrira devant l'incongruité de la situation, quand la transgression défie l'imagination, ce sont alors autant le rôle de l'image renvoyé par les effets réflecteurs que la subversion à l'oeuvre, quelle limite l'être humain peut-il encore espérer repousser avant que tout n'explose et ne fasse basculer plusieurs destins aux affres du passé ...
L'autre point fort d'Ineffaçable n'est en soi pas une surprise, compte tenu de l'origine de l'auteure et de sa profession, encore fallait-il réussir à faire ressortir l'essence d'une ville aux carrefours de tous les possibles, entre culture riche en histoire avec un grand H et ses traditions, tout comme la relation qui s'instaure de force entre l'Art et l'Anthropologie, l'étude de l'être humain dans toutes sa complexité et ses effets concrets sur autrui, sa vulnérabilité ou sa force, sa détermination ou sa fragilité, manipulation et trahison, vérité et mensonges, autant de constantes que de variables, flirter avec les tabous et les interdits dans une société aujourd'hui ouverte à la multiculturalité mais aussi à sa radicalité par le prisme du vivre-ensemble, Ineffaçables sème le trouble et percute la conscience, il se veut avant toute chose la descente vertigineuse de plusieurs personnages en pente brutale, en rupture complète avec une société qu'ils ne comprennent plus, des valeurs qu'ils n'arrêteront pas de rechercher, inlassablement, au fil des chapitres courts mais intenses tout à la fois.
Point de vision manichéenne d'une lutte entre le bien et le mal ici, soit une réduction simpliste facilitant le travail du lecteur, presque 500 pages que j'ai pris plaisir à dévorer, un moment coupable à se cacher derrière les fresques qui sont toutes sauf innocentes, comme si tout le monde avait quelque chose à se reprocher ici-bas, hier et aujourd'hui se confondent dans un ballet incessant de révélations en surprises, j'ose maintenant espérer que jamais deux sans le troisième permettra à celle qui est professeur d'Anthropologie et d'Histoire de l'Art, Clarence Pitz, d'imprimer son empreinte dans la sphère des meilleurs auteurs de thrillers, comme d'occuper dans un proche avenir la place de la plus haute des cristaux composant l'Atomium, l'avenir le dira.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 novembre 2019
Il était tellement entamé que ses blagues devaient être lourdes à souhait. Jamais une fille n’aurait ri naturellement. La demoiselle pose une main sur son épaule et lui susurre quelque chose à l’oreille. Il ne sait plus quoi exactement, sauf que c’était salace. Puis ce souvenir repart, flouté, pour ne laisser place qu’à l’incertitude. Il a vidé le verre d’un trait. Du rhum brun. Enfin, probablement. Vu son état d’ébriété, il aurait avalé n’importe quoi du moment que ça contenait de l’alcool. Il aurait sauté n’importe quelle nana aussi. L’autre salope a dû le flairer et le piéger dans ses filets.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   24 novembre 2019
Reconnaître le bâtiment qui s’érige droit devant elle la fait retomber dans une mélancolie cafardeuse tandis que les mugissements du chauffeur lui rappellent sa condition de vie dégradante. C’est là que son connard de mari l’avait demandée en mariage. Dans le restaurant hors de prix situé dans la dernière boule de l’Atomium, construction insolite formée de neuf sphères chromées représentant un cristal de fer et clignotant comme un sapin de Noël. La soirée avait été féerique. Depuis, elle avait eu le temps de déchanter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   24 novembre 2019
Ça doit être ça la douleur dans son bas ventre qui ne fait qu’augmenter. Une nympho qui a abusé de lui toute la nuit après l’avoir chargé de rohypnol et de viagra. Son cerveau bout, furieux de s’être fait avoir comme un imbécile. Et si ça venait à s’apprendre ? Grégoire, le mec à filles, le tombeur de la fac, le fêtard invétéré au tableau de chasse indécent qui se fait embobiner et violer par une vulgaire gonzesse rencontrée dans un bar.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Entre2LivresEntre2Livres   05 novembre 2019
C’est dingue comme la vie pet être sournoise. Elle vous donne tout puis vous le retire en un instant.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   24 novembre 2019
L’alcool ne doit pas être la seule chose qu’il se soit enfilée. Et ça a dû être torride car une douleur lui enflamme le bas ventre. Dommage qu’il ne s’en souvienne pas. Il serait même incapable de dire avec quelle fille il est reparti.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : street artVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Clarence Pitz (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1910 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..