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ISBN : 2203035447
Éditeur : Casterman (19/10/2011)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Inscrite dans l’univers d’Orbæ déjà exploré auparavant dans d’autres ouvrages, la toute nouvelle création de François Place raconte deux histoires parallèles qui finissent par converger, deux récits de quête qui, en miroir, racontent l’exploration du monde mythique d’Orbae.
Le Voyage de Cornélius retrace le parcours d’un jeune fils de drapier parti d’Europe du Nord à la recherche de la toile à nuages, un tissu plus fluide que la soie, doté d’une étrange propr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  18 mars 2013
Carnet de voyage imaginaire, quête de l'impossible. Cornélius, fils de marchand découvre un tissu merveilleux. Il va passer sa vie à tenter de trouver son origine et la montagne bleue qui est son seul repère. Mais sa liberté est en permanence entravée, par sa famille, par les codes sociaux, par la politique...Son périple afin de retrouver l'Imprononçable sera ponctué par les sens, et par la nécessité de cartographier les lieux traversés. Animaux merveilleux, légendes, coutumes exotiques marqueront les différentes étapes de son voyage. Arrivera-t-il à trouver la "toile à nuage" ou bien sera-t-il riche d'autres connaissances?
La beauté du récit tient par la densité du monde imaginé par François Place. Peu à peu se dessine devant nous un monde fait de couleurs, d'odeurs, de bruits, d'êtres bien distincts telle une carte vivante d'un nouveau monde. Les noms eux-même appellent au voyage, à l'imagination : foires capricieuses dont il est impossible de connaître le lieu exact à l'avance, oiseaux-marcheurs, arbres-tueurs, carte mère, éveilleuse de pierre...Il est question de vie et de mort et d'une quête éternelle qui ne tient qu'à nous de prolonger !

Lien : http://0z.fr/D4Psd
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LeScribouillard
  27 janvier 2018
Elle est petite, l'étiquette "fantasy", perdue aux milieu des autres qualifications du "Secret d'Orbæ". Parce que ce roman n'est pas du même style que les gros barbus qui s'étripent entre eux, ça ne peut surtout pas en être. Et pourtant, il y a les deux caractéristiques réunies dont une seule aurait suffi à justifier sa classification : le surnaturel est communément accepté et nous sommes dans un monde secondaire purement inventé. Que l'on suive des marchands à travers un périple exotique n'y change rien.
Car c'est un Orient fantasmé qui nous est décrit, avec des références constantes à notre monde : les dragons géants de Komodo, les îles Simbdad... En-dehors d'une allusion maladroite à Shéhérazade page 365, les amateurs de voyage se feront une joie de les décortiquer. Dans la même volonté de se rapprocher de notre monde, il n'y a qu'un seul soleil, une seule lune et une étoile Polaire.
Soit dit en passant, ce n'est pas particulièrement fait pour la jeunesse. Il n'y a aucun côté gamin, encore moins ado, dans ces textes, et les adultes pourront apprécier autant sinon plus que les enfants, moins habitués aux descriptions et aux temps morts (on va y revenir...). Je pense que l'appellation "tout public" aurait mieux convenu, mais comme François Place a débuté dans la jeunesse, les éditeurs se sont dits qu'ils ne se casseraient pas la tête. Et qu'ils n'allaient pas s'embêter à chercher un nouveau public.
Voilà pour les petites remarques. Même si le monde présenté a beaucoup de similitudes (parfois trop) avec le notre, ça ne l'empêche pas d'être atypique, complet, coloré, et puis de la fantasy exotique FRANÇAISE, ça ne se trouve pas tous les jours sous les pneus d'une voiture, pas vrai ?
À présent, passons à l'histoire en elle-même. Elle est en deux parties à peu près égales et se déroulant sur la même période, la plus longue suivant le beau Cornélius à travers ses voyages vers la mythique île d'Orbæ, de marchandages en pérégrinations, et la seconde raconte le voyage de la belle Ziyara, qui elle traverse les océans. Dans chacune des parties, ils vont se rencontrer, chacun de leur point de vue... Devinez ce qui doit arriver ?
Bref, je vous épargne les spoils qui suivent, et aller droit à l'essentiel. le voyage de Cornélius nous permet de découvrir des tas de lieux différents, le problème, c'est que c'est LENT. Affreusement lent. Horriblement lent. Je veux bien qu'on décrive un peu le monde autour de lui et ses relations avec ses compagnons de route, seulement il y avait tellement de chapitres durant lesquels l'histoire se prélassait que j'ai arrêté de lire ce livre plusieurs années. Je sais, à l'époque, j'étais un petit jeune impatient qui était habitué à tout ce qui bouge. Mais nom d'un chien, depuis le temps qu'il compte aller sur cette montagne bleue qui se trouve au bout du monde, pourquoi est-ce que ses histoires de commerce prennent toujours le dessus, pourquoi est-ce qu'on n'y fait allusion que toutes les 50 pages ? Au final, on se retrouve avec quelque chose qui se prélasse, qui prend tout son temps durant près de la moitié du livre, avant de rattraper un peu le retard causé pour nous amener à la fin.
Celui de Ziyara est plus rapide, s'attarde moins sur les détails tout en gardant la poésie qui caractérise l'auteur, et j'ai rudement apprécié. Par contre, sitôt qu'elle et Cornélius arrivent sur l'île d'Orbæ, tout n'est que redites de ce qu'on sait déjà parce qu'on l'a lu auparavant. Heureusement qu'on se rattrape un peu avec la société des cosmographes, nettement plus agréable que la resucée littéraire que l'on a dû avaler dans les chapitres précédents.
Un mot aussi sur le style, tant qu'on y est. Il y a des moments où François Place sait nous révéler son talent de conteur, mais bien souvent on retombe dans les mots soutenus et les juxtapositions inutiles rallongeant les phrases. On aurait pu avoir une plume de nettement meilleure qualité par moments. du reste, je vous épargne comment Ziyara a pu devenir marine, un deus ex machina beaucoup trop facile à mon goût.
Au final, "Le secret d'Orbæ", c'est un voyage avec un grand V, avec l'odyssée de deux vies par-dessus, mais certains moments sont à rallonge, qui plus est par moments maladroits. Alors je vous entends dire qu'il y a tout de même le format à l'italienne, un portfolio de 18 images, une carte à déplier, mais non, mes bichons, je n'ai rien eu de tout ça ! C'était l'édition d'avant qu'il n'aille en grandes pompes aux Imaginales, sans doute des années avant, avec seulement trois misérables dessins. Trois ! En comptant celui de la couverture, le seul en couleur.
En résumé, si vous aimez les voyages, l'aventure, l'exotisme, ce bouquin est fait pour vous. Par contre, au niveau de l'aspect "divertissement pur", on trouve mieux ailleurs. Ce livre change un peu la conception de la SFFF, mais pour autant ses amateurs préféreront quelque chose qui bouge un peu plus.
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Colibrille
  24 avril 2014
Cornélius est un marchand de tissus. Lors d'un de ces voyages d'affaires, on lui donne une écharpe en voile de nuage. La toile est si fine qu'on la dirait tissée par une araignée. Sa couleur change en fonction du ciel. Vous l'aurez compris, ce tissu est une merveille. Cornélius, dit Tête d'or, n'a plus qu'une idée en tête, parvenir jusqu'à la montagne bleue, montagne au pied de laquelle est cultivée la mystérieuse toile de nuage. Cette quête devient alors le voyage de toute une vie...
François Place a un véritable don de conteur. Sous nos yeux, ses mots prennent vie, comme par enchantement. Sa prose est d'une grande finesse, pleine de poésie. Les descriptions des paysages que Tête d'or traversent n'ont cessé de m'émerveiller. On se sent l'âme d'un grand voyageur à parcourir le monde : ses montagnes, ses océans, ses déserts, ses forêts...
Le mystère de la montagne bleue plâne sur chaque page. Va-t-on l'atteindre ? C'est la question que l'on ne cesse de se poser. Pour le savoir, lisez "Le secret d'Orbae" ! Mais après tout, peu importe la destination, c'est le voyage qui compte !
Roman d'aventures, conte, récit initiatique, roman fantastique, récit de voyage... "Le secret d'Orbae" c'est tout ça à la fois ! Une merveille.
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LeaTouchBook
  11 avril 2015
Avis de Penny Dreadful (Chroniqueuse chez Léa Touch Book) :
Très gros coup de coeur pour le Secret d'Orbae de François Place ! Je crois que la dernière fois que j'ai ressenti un tel émerveillement et une telle ivresse de lecture, ce fût lors de mon enfance en découvrant L'Histoire Sans Fin de Michael Ende. Vous savez, le genre de roman qui fait bien attention aux petits détails, qui tisse délicatement un monde. Un ouvrage savoureux auquel on prend grand plaisir à chaque découverte.
Difficile de décrire le roman de François Place tellement il est unique, et à part. Disons que c'est comme si vous découvriez, lors d'une promenade sur la plage, ou d'une plongée dans un vieux grenier, une malle qui aurait voyagé dans moult territoires, qui aurait suivi le chemin et les tribulations d'un explorateur hors du commun, pour enfin dévoiler les récits contenant les souvenirs de ce dernier. Et ces histoires sont désormais entre vos mains, contenant les visions d'une époque où toute découverte était encore source d'émerveillement, où la Terre n'avait pas finie d'être explorée, où le monde à lui seule pouvait être la source de tant de magie.
Mention spéciale pour les personnages auxquels j'ai pris beaucoup de bonheur à découvrir les affres mais aussi les surprises et les grandes joies. Avec Cornélius, j'ai eu la sensation de lire le journal d'un très bon ami connu de longue date.
Que dire de plus, tout est si bien travaillé de main de maître : les descriptions, la psychologie des personnages, le tempo des aventures, etc. Je n'ai qu'une seule chose à rajouter : n'hésitez pas à vous plonger au plus vite dans l'odyssée de Cornélius et Ziyara. Vous ne serez pas déçus !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Pchabannes
  08 août 2014

Roman pour les enfants qui fera les délices des grands. le secret d'Orbae est empli de poésie et sa lecture ouvre l'esprit au bleu des lointains.
Dès les premières pages Cornélius le marchand voyageur est happé par un monde merveilleux dont il n'aurait pas du entendre parler. Les Iles Indigo, la plaine de l'Ile longue et la montagne bleue, la toile à nuage faite des herbes de cette plaine, le voile le plus léger et le résistant qui soit au monde qui change à la couleur du jour : rose à l'aube, bleue au midi, gris perle sous les nuages, orange au coucher du soleil, pourpre au crépuscule, indigo à la tombée de la nuit.
En 1992, paraît aux éditions Casterman «les derniers géants», puis, entre 1996 et 2000, les trois tomes de lʼatlas des géographes dʼOrbæ, un atlas imaginaire construit sur le principe de lʼalphabet. Cet atlas est prolongé en 2010 par «le secret dʼOrbæ» qui reçoit en 2012, le prix fiction de la foire internationale du livre de jeunesse de Bologne.

Lien : http://quidhodieagisti.over-..
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critiques presse (3)
HistoiresSansFin   25 juin 2012
François Place nous fait partager son goût du voyage avec talent et nous transporte dans son imaginaire, poussant vers les destinations africaines et asiatiques.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
LeFigaro   06 janvier 2012
On retrouve dans ce travail soigné l'univers d'un auteur illustrateur fasciné par les voyages au long cours et les territoires à découvrir. Il en reste peu aujourd'hui. Qu'importe. Il en invente d'imaginaires et transmet avec efficacité et poésie son enchantement aux enfants. Le tout avec une exigence dans l'écriture assez rare pour être signalée.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   13 décembre 2011
Grâce, finesse et vie rêvée sont la marque de fabrique de François Place qui réinvente des mondes et continue d'imprimer en nous ses cartes d'un tendre imaginaire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
orbeorbe   17 mars 2013
Le grand désir d'horizon agit sur certaines personnes, non comme un vent qui souffle, mais comme un appel qui les inspire et les attire plus qu'il ne les pousse, et cette attraction merveilleuse est mille fois plus forte que toutes les raisons qui pourraient les contraindre à rester
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ColibrilleColibrille   24 avril 2014
[...] ce que nos vaisseaux rapportaient dans leurs coques épuisées par une longue course, ce n’étaient pas ces boisseaux de marchandises odorantes, aussi précieuses fussent-elles... Ce qu’ils allaient chercher au-delà de l’horizon, c’étaient des histoires et des contes, des morceaux de pays, l’inaccessible et toujours mystérieux parfum des ailleurs... Et de ces flamboyants oripeaux, la cité habillerait ses songes pendant toute une année.
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GabySenseiGabySensei   23 avril 2013
Le monde existe-t-il sans notre regard? Oui, à l'évidence, mais il ne nous révèle que ce que nous voulons y voir, et c'est notre regard qui lui donne un sens.

(P394)
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PchabannesPchabannes   08 août 2014
la toile à nuage faite des herbes de cette plaine, le voile le plus léger et le résistant qui soit au monde qui change à la couleur du jour : rose à l’aube, bleue au midi, gris perle sous les nuages, orange au coucher du soleil, pourpre au crépuscule, indigo à la tombée de la nuit.
Commenter  J’apprécie          50
ColibrilleColibrille   24 avril 2014
Pour eux, un vrai marchand pouvait se contenter d’attendre la fortune, il devait encore et toujours s’aventurer au-devant d’elle. Tous m’exhortaient à partir, pour laisser moi aussi, des traces dans l’or poussiéreux du désert.
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Videos de François Place (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Place
Dans les petits papiers de… François Place
La Charte 2016
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