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ISBN : 226606942X
Éditeur : Pocket (23/04/1999)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Dans le cabinet médical d’une petite ville du sud des États-Unis, Margaret et Arthur Crawfield apprennent que leur fils, Peter, va bientôt mourir. La mucoviscidose dont il est atteint est arrivée à son stade terminal. Mais la nouvelle la plus accablante est à venir : des examens sanguins l’attestent formellement, Peter n’est pas leur garçon. Aussi incroyable que cela puisse paraître, un échange de bébés a eu lieu à la maternité, dix-neuf ans auparavant. S’ils doiven... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
mimo26
  04 octobre 2018
Arhur et Margaret apprennent que leur fils Peter, atteint d'une mucoviscidose, n'est pas leur fils biologique : il y a 19 ans, un échange de bébés a eu lieu à la maternité. Ils décident donc de le retrouver à la mort de Peter ce qui bouleversera également la famille de Laura et Bud... Une histoire prenante où on se demande comment tout cela va finir avec ces 2 familles que tout oppose.
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zorrajess
  16 mars 2017
Une très belle histoire, bien qu'un peu 'longue" on s'attache au personnage et on comprends.. ou pas !
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sayv
  05 février 2019
bien
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   04 octobre 2018
Prologue

Debout devant le bureau du docteur, d’abord étonnés par les traits juvéniles du praticien, l’homme et la femme fixaient le mur tapissé de rayons où s’alignaient en longues rangées brunes et austères des dizaines et des dizaines d’ouvrages consacrés à la recherche médicale.

Le médecin avait détourné son regard pour le laisser s’égarer vers le bosquet de cornouillers, là-bas, dans le parc de l’hôpital. Une brise printanière venue du sud agitait mollement les fleurs blanches qui avaient à peine éclos. Juste à côté, il apercevait l’angle du pavillon en brique où leur fils était en train de mourir.

Mourir à dix-huit ans, pensa-t-il, au printemps, avec ces fleurs, les bourgeons naissants et l’herbe odorante !

La femme fut la première à rompre cet insupportable silence.

« Il a tellement souffert, depuis sa naissance ! Infection des poumons, maladie du pancréas, troubles digestifs, bref, exactement ce que disaient les livres. Et maintenant, voilà qu’il a la cirrhose du foie. C’en est trop ! »

Le mari ajouta à mi-voix :

« Nous ne savions pas que cela faisait également partie de sa maladie. Nous ne nous y attendions pas du tout.

— Il est exact que ce type d’évolution est peu fréquent », reconnut le docteur.

Il écarta les lèvres comme pour ajouter quelque chose, mais il se ravisa et un silence pesant les enveloppa de nouveau.

Le mari hasarda alors d’une voix timide :

« Y a-t-il… croyez-vous qu’il ait, finalement, une petite chance de… ? »

Le docteur se dit qu’il lui était rarement arrivé d’éprouver autant de pitié. Il dut feuilleter quelques papiers avant de pouvoir répondre.

« Eh bien, on ne peut rien affirmer… Il a déjà réussi à surmonter bon nombre de problèmes. J’ai vu des bébés de trois ans qui en mouraient ; cependant, il y a eu aussi un cas où le malade a tenu jusqu’à trente-neuf ans.

— Mais ça n’arrive pas souvent, objecta la femme.

— Non, pas souvent. Et, dans le cas présent, le foie est atteint, voyez-vous… »

Le docteur s’interrompit un moment et reprit :

« Mais je suppose que maintenant je n’ai plus rien à vous apprendre sur la mucoviscidose.

— En effet. Il s’agit d’un dysfonctionnement généralisé des glandes endocrines. Une maladie relativement répandue chez les Caucasiens. Base moléculaire inconnue. Vous voyez, mon mari et moi, nous connaissons tout le vocabulaire, docteur. Les mots sont gravés dans notre mémoire. »

Même s’il savait parfaitement à quoi s’en tenir – il se rendait bien compte que seule la compassion empêchait le docteur d’anéantir leurs derniers espoirs –, le mari insista de nouveau :

« On s’était dit qu’étant donné toutes les études génétiques portant sur tant de familles différentes, et tous les examens sanguins que vous avez effectués sur ma femme et sur moi, vous aviez peut-être fini par découvrir un élément nouveau.

— Nous ne ménageons pas nos efforts, croyez-le bien. »

Sanglé dans sa blouse blanche, le médecin s’agita, déplaçant quelques petits objets sur son bureau – un presse-papiers, une boîte d’agrafes. Peut-être commençait-il à perdre un peu patience. Cela doit être bien difficile d’annoncer à des parents qu’il n’y a plus aucun espoir, se disait le père.

« Vraiment, s’exclama la mère avec amertume, je n’arriverai jamais à comprendre ! Une maladie héréditaire, alors que dans ma famille comme dans celle de mon mari personne n’a jamais rien eu de semblable ! Et que notre second enfant n’en présente aucun symptôme, Dieu merci », s’empressa-t-elle d’ajouter.

Le docteur se leva si brusquement que les pieds de sa chaise raclèrent le sol avec un bruit strident. Il alla jusqu’à la fenêtre et resta un moment immobile, les mains derrière le dos, fixant la masse blanche des fleurs de cornouillers. Quand il se tourna enfin vers l’intérieur de la pièce, il avait une expression si étrange que ses visiteurs ne purent dissimuler leur surprise.

« Vous avez trouvé quelque chose, dit vivement la mère. Il y a quelque chose dans notre sang ?

— Oui. »

La réponse avait été à peine perceptible.

« Quoi ? Mais quoi donc ?

— Nous avons découvert, sans l’ombre d’un doute, que le jeune homme… enfin, le garçon qui est là-haut n’est pas, ne peut pas être votre fils. »
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2016
Il y a des choses qu’il n’a jamais comprises, des choses qu’il ne comprendra jamais, elle en a la certitude, après dix-neuf ans de mariage. Cette gêne qu’elle éprouve, par exemple, quand il réprimande un serveur maladroit dans un restaurant. (« Mais je paie pour être bien servi », fulmine-t-il, non sans raison d’ailleurs.) Et cette façon qu’il a de rire avec délectation quand on lui raconte une histoire drôle, mais cruellement raciste. Et il ne se gêne jamais pour rompre le silence extasié qui se fait quand les musiciens d’un orchestre cessent de jouer.
Un manque de compréhension… Et pourtant, elle veut l’aimer.
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2016
Je ne suis pas d’accord avec cette politique non plus, mais il y met une telle hargne ! Il joue sur l’ignorance des gens et il monte certains faits en épingle pour attirer les jeunes. Il accentue à fond le côté dramatique pour les embrigader. Non, franchement, il me fait peur, ce type.
— Il va pourtant bien falloir que tu t’habitues à lui. On n’a pas fini de le voir et de l’entendre. Il a toutes les chances d’être élu sénateur de l’État en novembre prochain. Tu verras.
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2016
À la maison, on ne parlait pratiquement jamais politique. Ma mère ne s’intéresse qu’à la musique. Quant à papa, il est très absorbé par ses affaires, mais je suis sûr qu’au fond de lui-même il est d’accord avec nos idées. Indépendamment de tout ça, il te plairait beaucoup, mon père, j’en suis sûr. Il a un cœur d’or, une intelligence hors pair et une honnêteté à toute épreuve. C’est le meilleur père qu’on puisse imaginer.
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2016
C’est incroyable comme un bon repas peut détendre l’atmosphère... Le soufflé, le vin fin, le fromage et les fruits, tout cela avait contribué à ramener la bonne humeur là où quelques instants auparavant une hostilité polie s’était installée.
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