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Bernard Ferry (Traducteur)
ISBN : 2266127861
Éditeur : Pocket (20/02/2003)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Au printemps 1835, Miriam et David partent à la découverte de l'Amérique. Après la mort de leur mère assassinée huit ans auparavant, leur père, Ferdinand Raphaël, est allé tenter sa chance à La Nouvelle-Orléans

Fortune faite, entouré de nombreux domestiques noirs, Ferdinand accueille ses enfants pour leur offrir une existence opulente et libre dans cette Louisiane qu'il chérit tant.

Mais David n'accepte pas ce monde où des hommes sont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Yi
  22 novembre 2015
Apres le désastre de Charleston (Ripley), ce roman est une bouffée d'oxygène.

L'histoire :
Mr Raphaël issu d'une famille juive revient en Europe chercher ses enfants, David et Miriam pour les emmener en Louisiane et leur faire profiter de sa réussite.
La bas, chacun des deux personnages se verra confronté à une vie nouvelle et déroutante.
David ne tarde pas à se rebeller contre les idées de l'esclavage tandis que Miriam fait un mariage arrangé.
J'ai beaucoup aimé le personnage de David, qui pour ses 15 ans est éveillé. Il nous offre le regard neuf d'un nouvel arrivé sur une terre américaine ou l'esclavage est une normalité.
Il est en totale opposition avec ces nouveaux riches imbus du Sud (surtout son père) et on suit son raisonnement.
C'est un personnage religieux et imprudent et on constate avec lui, les idéaux des esclavagistes.
Paradoxalement Miriam est sans épaisseur presque passive, en tout cas au début, mais il faut être avisé pour constaté que c'est, je pense, volontaire de la part de l'auteur. En effet, celle ci démontre avec tact la place des femmes dans cette époque, la comparant même à l'esclavage.
A cette époque une femme n'est rien de plus qu'une jument si en plus elle a un air de madone fragile, elle est de bonne race et elle est fertile c'est le jackpot.

Les faits historiques sont un peu délaissés, (on parle trop peu des ravages de la prison par exemple). Mais dans les réactions, les échanges on constate les ravages de la guerre. Miriam tiraillée entre les convictions abolitionnistes et le sud de sa famille, doit lutter pour maintenir à flot une maisonnée qui doit faire face, tour à tour aux confédérés et aux unionistes.
Elle me rappelle, moins brillamment, la belle Hélène de Charlotte Link.
Bref, j'ai lu avec plaisir ce roman qui sans être une oeuvre transcendante, nous donne un aperçu de la Louisiane et des réactions suscitées par la guerre de sécession.
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Ptitmousse
  19 décembre 2018
Quelques longueurs, le rythme est lent…, pas prenant au début… A partir du moment où nous arrivons en Amérique, cela est déjà plus rythmé et intéressant. le côté romanesque finit par l'emporter et cela devient en fait agréable, même si, encore une fois pour cette auteure, ça n'est pas renversant.
Certaines situations semblaient hyper "téléphonées" (ça se dit pour un livre ?) mais finalement il y a eu quelques surprises dans le déroulement, ce qui n'est pas pour déplaire. C'était moins attendu dans ce roman que dans le précédent que j'avais lu de Belva Plain (Les Farrell). Finalement, j'ai aimé partager la vie de cette famille de Louisiane.
Cela m'a rappelé, et même appris, certains événements de la guerre de sécession ; j'ai apprécié.
Il est toujours bon de lire des livres qui nous rappellent et replongent dans l'univers des colons et des esclaves, comme une page de mémoire à réactiver. Parce que, même si je le sais, j'avoue parfois l'oublier et que tout cela est bien loin de nos considérations présentes. Alors, une piqûre de rappel de temps en temps, je dis que c'est essentiel !
Mais attention, cela est très loin d'être un roman historique ! Une saga familiale bien plaisante en tous cas !
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candou42
  09 août 2015
Après la mort violente de la mère par un extrémiste antisémite, une famille juive décide de s'exiler en Amérique où le père a fait fortune. On suit donc le quotidien des deux enfants, David et Miriam. L'un décide de s'exiler au Nord car il ne peut accepter l'esclavage et l'autre décide de suivre la voie toute tracée par son père en épousant sans amour un homme riche du Sud.
On suit avec plaisir le quotidien et l'évolution des pensées de ces personnages et de leurs proches sur de longues années jusqu'à la guerre de Sécession. On regrettera seulement que la chronologie ne soit pas plus explicite car on peut sauter une année ou plusieurs d'un chapitre à l'autre sans que cela nous soit dit explicitement. du coup je me repérai à l'âge des enfants afin de me rendre compte si beaucoup de temps s'était écoulé ou non. En somme ce n'était pas trop pratique.
Les personnages ont chacun une personnalité affirmée et leurs relations sont donc intéressantes à suivre. Les atermoiements amoureux de Miriam permettent au personnage de s'émanciper et à laisser de côté ses illusions. Tout cela raconté sans grande mièvrerie ce qui est plutôt positif.
Même s'il est intéressant de découvrir la montée en puissance des idées abolitionnistes et l'opposition des sudistes, il est regrettable qu'une petite partie seulement du roman traite vraiment de la guerre de Sécession et de son impact sur la vie quotidienne des soldats et des gens à l'arrière . de plus, la multiplication de références à des gens réels ayant pris part à cette guerre, sans que l'on ait une petite biographie à la fin du livre ou bien des informations en notes de bas de pages, rend la compréhension du rôle de chacun un peu difficile et c'est assez dommage. Je dois bien avouer qu'à part Lincoln et Johnson que je connaissais avant, j'étais un peu dans le flou pour comprendre l'impact des autres sur le déroulement de la guerre.
En somme une lecture romanesque sympathique qui constitue une bonne introduction à cette période historique trouble des Etats-Unis mais qui gagnerait à être complétée par un petit dossier d'informations sur la guerre de Sécession
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legoergosum
  01 décembre 2014
Cette fresque très "plainienne" nous fait revivre le destin de plusieurs personnages, réunis en Louisiane, bien qu'issus de contrées plus ou moins lointaines.
A son habitude, Belva Plain nous emporte dans une saga qu'elle prend soin de situer dans un contexte historique précis. Ici, nous sommes à la veille de la guerre de Sécession, dans un état a priori sudiste. Bien sûr, le romanesque est à son comble : il serait vain de comparer Miriam, l'héroïne, d'origine juive, mal mariée, à Emma Bovary, mais on se prend à ce jeu qui consiste à suivre des personnages passionnés, jusqu'à leurs limites.
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sld09
  28 juin 2017
Je ne suis pas arrivée au bout de ce roman qui semblait pourtant tout avoir pour me plaire. J'ai persévéré un peu au-delà de la moitié du livre, mais je m'ennuyais trop pour m'acharner davantage. Ce n'est pas mal écrit et le sujet est intéressant, mais les personnages m'ont semblé à la fois trop insipides et stéréotypés pour que j'arrive à m'intéresser très longtemps à leur sort...Les cèdres de Beau-Jardin m'aura par contre donné envie de relire sans trop tarder Autant en emporte le vent qui est cité dans la quatrième de couverture et qui surpasse très largement le texte de Belva Plain.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   03 juin 2013
A l'aube d'un matin brumeux d'automne, le travail de Miriam commença. Elle crut d'abord que c'était le rauque appel des corbeaux qui l'avait réveillée. Puis quelque chose se tordit, roula dans son ventre tendu et elle se mit à crier. Fanny vint en courant et Eugene envoya Blaise chercher le médecin. C'était commencé. A mesure que le soleil ayant crevé le brouillard escaladait le ciel, la douleur monta avec lui. Elle venait en spirales ascendantes puis se brisait. Les spirales montaient de plus en plus vite, de plus en plus serrées. A la descente, le rythme ralentissait, elle apercevait des bandes jaunes de soleil sur le plafond et son propre bras faiblement étendu sur le drap. Puis la douleur montait de nouveau et le monde entier se réduisait au creux de son ventre dans lequel la bataille se déroulait. A la retombée de la vague, elle se vit telle qu'on la voyait : une pauvre chose honteuse - non, avant tout, elle ne devait pas perdre sa dignité, ses cris ne devaient pas résonner à travers toute la maison ni franchir la fenêtre. Elle fourra son poing dans la bouche - je ne hurlerai pas, je ne hurlerai pas, je ne hurlerai pas. Je vais tenir.
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YiYi   22 novembre 2015

- Toute sa vie a été un désastre parce qu’elle n'était pas bonne au seul emploi pour lequel vous autres hommes nous jugez bonnes : celui d’un objet décoratif. Je ne sais comment cela se fait, mais un homme peut être gras, chauve ou avoir des dents de lapin, cela importe peu. Mais qu’une femme soit seulement un peu disgracieuse, et elle est mise au rebut. Que dieu la prenne en pitié, si jamais elle n’est pas mariée ! Elle n’aura plus qu’a ravaler sa honte.
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YiYi   22 novembre 2015

- (...) Les femmes ? Si l’homme avec sa force et son intelligence ne parvient pas à mieux gérer ses affaires, qu’est ce qui te permet de penser que les femmes s’en tireraient mieux que lui ? Pourquoi ne pas confier nos affaires aux enfants, pendant que tu y es ?
«Et qui a su faire marcher cette maison depuis qu'Eugène a perdu la vue et que toi tu as perdu ton argent, pensa t elle avec colère. Pauvre homme, vaniteux et ignorant !
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YiYi   22 novembre 2015

- Qu’elle chance j’ai ! s’écria leur mère, après les larmes et les éclats de rire. Ma pauvre maman a perdu huit de ses onze enfants et moi seulement deux sur sept !
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PtitmoussePtitmousse   26 octobre 2018
Il allait falloir qu'elle demande de l'argent à son père. Puisqu'elle ne possédait évidemment pas un sou. Sa dot était la possession de son mari. Il fallait toujours qu'une femme demande. Rien ne lui appartenait de droit.
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