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ISBN : 2374910938
Éditeur : Quidam (07/03/2019)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 43 notes)
Résumé :
« S’il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d’expliquer sa vie. »
Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu’à la rupture. Elle est née au pays Basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore jusqu’où les mots la mèneront, elle écrit à l’homme de sa vie pour tenter de s’expliquer et qu’il puisse comprendre. Il y a des choix qui changent des vies. Certains,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  30 avril 2019

Après avoir lu et chroniqué, il y a peu de temps, « Taqawan », un excellent ouvrage de Eric Plamondon, j'avais hâte de lire « Oyana » et voilà, c'est fait. On passe ainsi des saumons à des baleines (balea, dont l'une figure sur la belle couverture de ce livre). Mais il ne s'agit pas que de cela, l'histoire va bien plus loin et commence par cette lettre :
« Pour toi, Xavier
Je te dois un tas d'explications. Ça risque d'être long. J'essaie depuis plusieurs jours de trouver comment le faire. (…) Pour que tu comprennes dans quel état d'esprit je me trouve, je n'ai pas jeté mes premiers brouillons. Je veux que tu saches mes tâtonnements, que tu saisisses par mes débuts avortés ce que cela me coûte. » (p.13)
« J'ai décidé d'écrire parce qu'il m'est impossible de parler. Je pense que je ne veux pas entendre les mots que je dois dire. Certains en particulier… (…) Alors ce que tu vas lire sera douloureux, comme il est douloureux pour moi de l'écrire. Tu vas découvrir la face cachée de celle avec qui tu vis depuis des années, qui en a été aussi heureuse que parfois dépitée. La vie a décidé que je devais faire face à mes fantômes. Peu importe ce qui en résultera. » (p.18)
Mon début de chronique est peut-être un peu long mais je l'ai trouvé nécessaire pour placer le contexte. Il s'agit en effet d'une lettre d'adieu, celle d'Oyana (le nom basque de l'héroïne) qui est née pendant un attentat de l'E.T.A. Elle a passé sa jeunesse dans le pays Basque puis s'est mariée avec Xavier, rencontré au Mexique et ils partent vivre à Montréal.
Nous sommes en mai 2018 : Oyana se demande si elle ne va pas retourner dans son pays natal et l'E.T.A a été dissoute ; l'E.T.A dont le drapeau représentait un serpent enroulé au-dessus de la devise : « Bietan jarrai »
(« Continuez dans les deux voies») et dont le nom est constitué des initiales de « Euskadi » - « Ta » - « Askayasuna » (Pays Basque et Liberté).
Ainsi, Oyana nous livre ses souvenirs à travers de courts chapitres – elle fait des révélations étonnantes, elle qui n'était pas une « abertzale » (militante), a dû fuir et de « Oyana Etchebater, elle est devenue Nahua Sanchez. »
Avec ce court ouvrage, Eric Plamondon arrive à en faire un récit où resurgissent des fantômes (du père de Oyana – de l'attentat de 1973 contre le bras droit de Franco – de la mère et de son enfant victimes collatérales où Oyana faisait partie du commando mais en ignorait la gravité…).
L'auteur qui maîtrise superbement sa trame, fait monter la tension petit à petit. On passe de l'ombre à la lumière – de rebondissements – de retours sur le passé – on voit comment la vie de Oyana a été bâtie sur un mensonge. Aucun temps mort pendant la lecture : Guerre d'Espagne – E.T.A - les «années de plomb» au Pays Basque ainsi que la traditionnelle chasse à la baleine…
Oyana a besoin de « remonter à la source, celle du mensonge ou celle de sa vie. »
Cet ouvrage est d'une grande intensité. L'auteur y a inséré des coupures de presse – des rappels de faits historiques sur l'E.T.A – des documents nous informant de l'histoire politique du pays Basque…. - une réminiscence : « le 11 septembre m'a ramenée à la dure réalité » - énumération aussi des victimes de plusieurs années d'attentats « des GAL, d'anciens membres de la Légion et de l'OAS » (p.75)...
Il réussit également à nous faire entendre, en fond de ce roman épistolaire, de la musique avec par exemple, Janis Joplin… et on voyage également avec l'héroïne en admirant de beaux paysages.
Concernant mon ressenti ? Il est le suivant : c'est court, c'est beau, c'est intense. Une vraie réussite avec tous les remords de l'héroïne. L'auteur le fait en se basant donc sur des faits réels – tout est véridique et le dénouement inattendu.
Mais je dois à présent arrêter de « jaser » plus longtemps et dire « à tantôt » pour un autre récit car « je suis tombée en amour » pour ce livre « Oyana » (ici nous sommes dans l'ambiance québécoise puisque l'auteur est né au Québec. Par contre, il a choisi de vivre à Bordeaux : le climat…).
Je me permets de « donner un bec » non seulement à EricPlamondon pour ce livre "Oyana", mais aussi à la Maison d'Éditions Quidaméditeur. 😍
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Stelphique
  09 mars 2019
Ce que j'ai ressenti:
Et s'échouer sur la page…
Oyana se livre et se délivre pour écrire une lettre d'adieu à l'homme qui a partagé sa vie pendant plus de 23 ans. Entre roman épistolaire et documentaire , Eric Plamondon nous emmène dans les remous politiques de l'ETA et les eaux troubles du coeur d'une femme. de par sa forme originale, j'ai été surprise par cette proposition de roman, peut être encore plus intime que Taqawan avec cette femme qui cherche à trouver les mots pour raconter ce passé trop lourd, les fautes et les erreurs de jeunesse. Une femme déboussolée qui essaye de se pardonner un peu, sur le papier, afin d'apaiser la culpabilité mordante…
« J'ai simplement besoin de t'écrire, d'écrire, de parler avec quelqu'un. Maintenant que je t'ai quitté, il ne reste plus que toi. »
Vivre en apnée…
Suite à la dissolution de l'ETA, Oyana revient sur ses souvenirs, ses origines et cette partie sombre qui la lie à ce groupe révolutionnaire. Parler de terrorisme et d'idéologies, souffrir d'appartenance et de fuites, ressentir l'exil et les amours perdus…C'est très sensible de par son sujet, et aussi parce que c'est vécu de l'intérieur, par une femme qui s'est noyée dans un océan de remords…En apprenant cette nouvelle, Oyana ressent comme une puissante envie de remonter à la surface, de faire jaillir celle qui s'est cachée trop longtemps dans les profondeurs… Elle brûle d'un besoin de reprendre son souffle, quitte à se mettre à nue sur ses agissements…
« A chacune son séisme. »

Et voir, le cycle de la vie…
Ce qui est extraordinaire avec cet auteur, c'est qu'avec une simplicité étonnante mais une intelligence fine, il nous parle des tourments de la vie, de la douleur du deuil et de la beauté de la nature. J'adore sa manière de présenter ses sujets, avec des chapitres courts et intenses, certains instructifs et d'autres plus romancés. Avec Oyana, Eric Plamondon nous sensibilise sur un phénomène dramatique de l'environnement: la pêche et l'exploitation des cachalots. En faisant un parallèle avec la violence faite à ses animaux et ces actes de terrorismes, c'est toute une vague d'émotions qui viennent nous submerger. Un très joli moment de lecture!
« Il y a des moments dans la vie où la question du choix ne se pose pas. On ne choisit pas: on agit. »
Le petit plus: La couverture est superbe!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
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hcdahlem
  29 mars 2019
« My world is gone »
Après le remarqué «Taqawan», Éric Plamondon nous offre un roman aussi court que percutant mettant en scène Oyana, une femme qui a fui son pays basque natal dans les années 90 et qui a choisi d'occulter son passé douloureux.
Oyana éprouve le besoin de prendre l'air. Quand celui qui partage sa vie part son travail, elle va marcher au Parc du Mont Royal, En ce le 5 mai 2018, elle n'imagine pas encore qu'elle effectue là l'une de ses dernières sorties au Québec. La veille au soir, en parcourant un journal qui trainait dans le restaurant japonais où elle dînait, une brève avait retenu son attention: l'ETA a cessé d'exister. Finie la lutte armée.
Cette nouvelle la ramène vingt-trois ans en arrière, au moment où elle prenait la direction du Mexique pour échapper à la police. ETA n'existe plus, mais «que peut-il rester de tout ça? Les traumatismes dans les mémoires? le nombre de cadavres depuis 1953?» À toutes ces questions vient désormais s'ajouter celle qui hante l'esprit d'Oyana: faut-il rentrer et affronter son passé?
Éric Plamondon, avec le sens de la tension dramatique qu'il avait déjà développé à merveille dans Taqawan, son précédent roman, va travailler par cercles concentriques, racontant d'une part la fin des années 90 avec l'arrivée au Mexique, sa rencontre avec Xavier Langlois le Canadien et d'autre part les «années de plomb» au Pays Basque.
Avec elle, on va feuilleter l'album aux souvenirs, l'amour rédempteur, l'installation au Québec après des vacances aux États-Unis. Et cette relation construite sur la légende d'une orpheline grandissant auprès d'un tonton Joxe et d'une tatie Cristina.
«Je n'arrêtais pas de te dire que je ne voulais pas parler du passé mais du futur.» Mais désormais il est temps de revenir à cette fille du Pays basque, née le 20 décembre 1973, le jour d'un attentat de l'ETA.
C'est sous la forme d'une confession, d'une lettre laissée à son compagnon que nous allons découvrir comment elle se retrouvée impliquée dans la mouvance indépendantiste, comment sans le vouloir elle a été impliquée dans la mort d'une mère et de son enfant et pourquoi elle a dû fuir, un nouveau passeport au nom de Nahia Sanchez en poche. Chronique des années d'un combat aussi idéaliste qu'inégal, mais aussi récit d'un engagement et d'une série d'attentats qui ont ensanglanté l'Espagne et la France, cette douloureuse litanie ne va mener qu'à une seule certitude: la peine des proches, des familles, des amis.
En débarquant à Paris, Oyana ne sait ce qui l'attend, si elle va pouvoir retrouver une vie sereine, comment ses parents et amis vont réagir. Une incertitude qu'elle a envie de surmonter pour retrouver ses vraies racines, car «le Territoire est un langage. Si on ne le parle pas dès l'enfance, il manque toujours quelque chose. »
Éric Plamondon pose en creux cette question: tous les terroristes se valent-ils? Ceux de Daech et ceux qui ont lutté pour l'indépendance basque, pour ne prendre que deux exemples. Ce faisant, il nous explique aussi que ces groupuscules ont une capacité d'entrainement, une dynamique qui fait qu'on ne saurait les trahir pour ne pas se retrouver au ban de la communauté, voire même devenir complice. Avec des conséquences dramatiques. Cette fin d'un monde chantée par Otis Taylor.

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Elodieuniverse
  29 mars 2019
Mai 2018. L'ETA vient d'être dissoute, Ayana se pose la question de retourner au Pays Basque. "Je vais partir. Je vais partir affronter mes démons. L'abandon est le prix de ma survie."
Elle écrit une lettre à son mari Xavier dans laquelle elle confie ses mensonges, sa trahison, la révélation sur ses origines. Elle raconte son enfance dans le pays Basque où l'ETA fait des ravages à coups d'attentats politiques, sa vie avec lui à Montréal pendant 23 ans...On va suivre ses interrogations sur elle, ses parents, son couple, son avenir... et ce, jusqu'en France, là où son histoire a commencé...
Ce livre mélange lettres et documents, des documents sur les diverses actions de l'ETA, ses victimes, ses morts... C'est très intéressant car je n'avais pas pris le temps de m'y intéresser ou très vaguement. (à tort)
Certaines scènes m'ont mise mal à l'aise et d'autres m'ont beaucoup émue. Il y a beaucoup d'émotions dans les mots de cette femme. Peut-on réécrire l'histoire et effacer les erreurs du passé? Même si j'ai préféré "Taqawan'' de cet auteur, ce petit livre de moins de 200 pages ne peut laisser indifférent.(...)
Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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adtraviata
  21 juin 2019
C'est à l'occasion d'une rencontre à la librairie TuliTu de Bruxelles que j'ai ouvert le dernier roman d'Eric Plamondon, le premier de lui que je lis. L'auteur a expliqué son parcours d'écrivain, son angoisse d'écrire son premier roman avant 40 ans, la thématique de sa trilogie (des Américains célèbres à l'ascension fulgurante et à la chute un peu brutale), la genèse du roman Taqawan (qui est dans ma PAL) pour arriver à Oyana.
Oyana est un court roman de 147 pages dont le point de départ est la dissolution de l'ETA proclamée officiellement le 3 mai 2018. Une annonce qui fait en quelque sorte imploser Oyana, qui vit en couple au Québec depuis plus de vingt ans. En réalité, elle est originaire du Pays basque et elle a enfoui ses origines au plus secret. La dissolution de l'ETA ouvre les digues d'une longue lettre qu'elle écrit à son compagnon pendant qu'elle prépare et vit son retour en France. Je n'en dirai pas plus, ce serait « divulgâcher ». Sachez que ce roman parle de combats, de violence, de culpabilité mais aussi d'amour. et de liberté J'ai aimé comment Eric Plamondon diversifie les points de vue et mêle à son récit des documents informatifs (extraits de journaux, de discours officiels) bien intéressants (même si l'auteur avoue lui-même qu'on peut contester la validité de certains de ses apports – eh oui, il est romancier avant tout). Je ne savais pas qu'il y avait tant de liens entre le Pays basque et le Québec.
Cette première lecture et la rencontre avec Eric Plamondon ayant été très agréables, je me réjouis de retrouver celui-ci dans Taqawan (et la trilogie me fait e l'oeil aussi…)
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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critiques presse (2)
LActualite   23 avril 2019
Après les ouvrages primés qu’ont été sa trilogie 1984 et Taqawan, l’auteur qui habite désormais en France nous offre une plongée dans le Pays basque avec son nouveau roman, Oyana.
Lire la critique sur le site : LActualite
Actualitte   07 mars 2019
Avec ce roman à l’os, sobre et singulier, Eric Plamondon nous offre l'histoire d'Oyana, une histoire de fuite contrariée, une histoire de mensonges et d’oubli impossible, d'où le passé émerge avec la violence d’une baleine surgie de la mer.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
JevousdisquecestmoiJevousdisquecestmoi   22 août 2019
J'ai entrepris de faire le tour du parc à l'extérieur de la fondation. Il y avait une cabane en bois à l'intérieur de laquelle une installation vidéo projetait sur un monticule de sable la tombe d'un chat. L'artiste proposait une réflexion sur le temps qui passe et je suis sortie de la cabane avec une drôle de boule au ventre.
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hcdahlemhcdahlem   29 mars 2019
Tunnel
Les trois hommes se relaient toutes les heures dans l’étroit conduit pour creuser. Au fond du trou, Iban pense à la femme qu’il a quittée pour venir ici se battre pour la cause. La femme est enceinte. Elle accouchera avant la fin de l’année. Lui doit creuser. Il faut que le tunnel atteigne le milieu de la rue Claudio Coello pour ensuite y entasser un maximum de dynamite, deux mètres sous la chaussée. Les trois hommes procèdent avec la plus grande prudence. L’opération dure depuis des mois mais on touche au but. On connaît l’emploi du temps du Premier ministre par cœur. Il emprunte cette rue chaque matin après une visite à l’église Saint- François-di-Borgia. Il commence toujours sa journée de travail par une prière. Le détonateur est connecté. Les trois hommes ont préparé leur fuite dans les moindres détails. Ils changeront de véhicule à mi-chemin pour semer d’éventuels poursuivants. C’est bientôt Noël. Mika, déguisé en électricien, tient le détonateur. Iban guette la rue, prêt à donner le signal. Jon au volant de la Fiat laisse tourner le moteur. La luxueuse Dodge Dart approche. Au moment où elle atteint la zone fatidique, Iban donne le signal, Mika active le détonateur et la force de l’explosion fait s’envoler vers le ciel le Premier ministre, son garde du corps et son chauffeur. Le souffle est si puissant que la voiture blindée est projetée à trente mètres dans les airs au-dessus d’un immeuble et s’écrase dans la cour intérieure du couvent voisin. La poussière n’est pas encore retombée que Jon, Mika et Iban sont déjà loin. Carrero Blanco agonise, le garde et le chauffeur sont morts.
Au même moment, alors qu’ETA vient de réaliser l’attentat le plus spectaculaire de son histoire, une femme donne naissance à une petite fille. Nous sommes le 20 décembre 1973. Oyana vient de voir la lumière au bout du tunnel.
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nadiouchkanadiouchka   14 mai 2019
Sans l’ETA, que restera-t-il ? Xavier, lui, parlait du FLQ. Il parlait des nègres blancs d’Amérique, d’un pays meurtri. Ce n’était pas son pays à elle. Mais le Pays basque sans l’ETA … L’indépendance impossible adviendra-t-elle un jour ? Au Québec, il y avait eu 1980.. Après 1995, le mouvement s’était essoufflé. Trop de générations brisées auxquelles on voulait imposer une autre histoire, une autre langue.
La langue. Toujours la langue.
P.137
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nadiouchkanadiouchka   01 mai 2019
Cette lettre, mon amie, sera très longue. Je n’aime pas beaucoup écrire. J’ai lu souvent que les paroles trahissent la pensée, mais il me semble que les paroles écrites la trahissent encre davantage. (…) S’il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d’expliquer sa vie.
Marguerite Yourcenar
Alexis ou le traité du vain combat.
Epigraphe
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SioSio   07 mars 2019
Mon pays, c'était donc ça, ses (sic) maisons carrées blanches à volets rouges, moi qui désormais avait passé plus de temps ici au Québec que dans le lieu de ma naissance. Ce paysage continuait à m'être étranger. Je n'y avais pas grandi, je n'en possédais pas les codes. Le territoire est un langage. Si on ne le parle pas dès l'enfance, il manque toujours quelque chose. Je n'arrive pas à envisager la vie le long de ces longues routes interminablement droites. Qu'y fait-on quand on a 7 ans ? Comment passe-t-on ses samedis après-midi quand on a 12 ans ? On se rejoint où à l'adolescence quand on habite entre Montréal et Trois-Rivières, à Shawinigan ou à Thetford Mines ?
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Vidéo de Éric Plamondon
"OYANA" de Eric Plamondon. Le livre du jour.
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