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ISBN : 291928522X
Éditeur : Antidata (01/11/2018)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
En 2054 ou 3122, le monde ne sera probablement pas pire qu’en ce début de 21ième siècle.
Mais il aura peut-être poussé à leur paroxysme des logiques déjà à l’œuvre aujourd’hui.
35 capsules, comme autant de mondes possibles, en gestation dans celui-ci.
35 concentrés d’anticipation.
35 shots bien poivrés.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Myriam3
  15 novembre 2018
35 capsules ou autant de variations sur le même thème: le futur. 35 histoires très courtes se passant dans 30 ans, un siècle, deux mille ans, 35 futurs possibles, 35 récits de personnages ordinaires face aux affres de la vie, dans un contexte ordinaire.
Peut-être que, dans le futur, il y aura des réfugiés temporels, des shoots de souvenirs virtuels, une Lune qui change de polarité et attire la Terre vers elle, une période glaciaire ou la chute d'un satellite... Benjamin Planchon, dont ce recueil est la première publication, ne manque pas d'idées et d'imagination pour nous amener dans une succession de dystopies angoissantes.
A picorer plutôt qu'à dévorer, mais ce livre regorge d'idées plus originales les unes que les autres, travaillées à l'écriture et publiées dans un format petit et agréable.
Je remercie Babelio et Antidata pour cette découverte.
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Angepique
  10 novembre 2018
Capsules est un recueil de nouvelles d anticipation. 35 capsules aux saveurs douces amères entraînent le lecteur dans un monde futuriste décadent. La ligne de conduite de ces nouvelles est de pousser à leur paroxysme les dérives humaines actuelles. Sont ainsi abordés les thèmes suivants : le transhumanisme, le remplacement progressif de l'humain par l humanoïde, la vie éternelle, le contrôle de la conception, le clonage, le crétinisme ou le déclin de l'intelligence humaine et bien d'autres.
L'écriture est vive et alterne entre humour acerbe et poésie (capsule 25 : d entre les morts, me parle) et laisse le lecteur entre rires, larmes, étonnement et frayeur face au déclin qui semble inexorable de notre planète et de notre espèce.
A la lecture de ces courtes nouvelles, il n y a aucun espoir...ou peut être une prise de conscience.
J ai retrouvé dans ces quelques pages les codes de la 4eme dimension, de "1984', du "meilleur des mondes", de culture pub et du zapping, et bien d'autres références sans doute mais qui m'ont échappé. Je ne suis pas une grande amatrice des romans d'anticpation et de sciences fictions mais je salue la prouesse technique de l'auteur qui arrive à créer 35 univers différents.
Merci à Babelio et aux éditions antidata qui m'ont permis de découvrir ce recueil dans le cadre de l'opération masse critique du mois d'octobre.
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eterlutisse
  17 novembre 2018
Capsules est vraiment à la hauteur de sa quatrième de couverture. Les 35 nouvelles s'enchaînent, courtes, efficaces, drôles ou émouvantes. Elles nous dépeignent des futurs très divers ayant pour point commun d'être corrosifs.
Le format du livre est idéal pour être lu et emporté partout.
Une édition qui colle à notre époque et qui la met en perspective.
Benjamin Planchon nous offre plein d'émotions et de réflexions. Une incursion dans la SF pour la maison d'édition aNTIDATA, une expérience qui se renouvellera bientôt j'espère.
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Charybde2
  03 novembre 2018
35 capsules temporelles exhumées d'un avenir assez proche ou très lointain, pour chanter le corps décérébré renvoyé à ses contradictions de masse.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/11/03/note-de-lecture-capsules-benjamin-planchon/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   03 novembre 2018
Quelqu’un glissa un stylo dans les mains de Paul VII, 268e évêque de Rome, qui signa l’acte de cession. L’Eglise catholique romaine était désormais la propriété souveraine de Mundo©. Steven Braft, un commercial de vingt-neuf ans récemment nommé Senior Business Pilote par Mark serait élu Pape le soir même par un concile de golden boys hilares, dans une boîte de nuit d’Harlem. Son habit pontifical serait conçu par Dolce & Gabbana, sa Papamobile par Porsche. Il installerait le Vatican dans la Silicon Valley.
Mark ne prit pas la peine de raccompagner ses visiteurs. Il referma le dossier et passa au suivant : le rachat de Madagascar par le consortium Hello Kitty / Dassault. « Piece of cake », se dit-il. Le monde était alors un puzzle à vendre au détail et Mark fixait les prix. Un vent nouveau soufflait sur l’époque : la liberté était sans borne, sublime et tarifée. Il se rappela le mantra de son père : « Chaque loi qui disparaît ouvre un nouveau marché ». Le commerce est un art de la mise à mort, une impitoyable et délicieuse corrida. Les vainqueurs raflent tout. (Capsule n°4, 11 octobre 2045 : « Le Business comme art martial »)
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Charybde2Charybde2   03 novembre 2018
Et puis peu à peu, j’ai commencé à comprendre le projet du Prince Charmant. Sa tyrannie par le divertissement n’était pas si absurde, après tout, et m’apparaissait même de plus en plus séduisante : il nous proposait un monde cohérent, paternel, joyeux, il voulait nous protéger de la réalité. Quoi de mal à ça ? Mes réticences cédèrent vite le pas à une adhésion mesurée, puis sans faille : pour trouver le bonheur, il suffisait de s’abandonner aux délices de la dictature du fun et de jouer sans entrave. Tout était un spectacle. La soumission, un peu comme le sommeil, libère, allège, résout. Soulagé, sans remord, je lâchai prise et m’oubliai dans la fête perpétuelle du pays de l’enfance.
Depuis, toute trace de moi a disparu – je suis devenu Winnie l’Ourson et tout est bien plus simple. (Capsule n°5, 2 septembre 2022 : « Y a-t-il des gift shops au Goulag ? »)
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Charybde2Charybde2   03 novembre 2018
La mode en effet est à la reconstitution : commerçants, stylistes, peintres, architectes, constructeurs d’autos et de toutes sortes de choses livrent au public un souvenir habitable, un passé recomposé avec une minutie maniaque. Les façades des immeubles, les chansons populaires, les collections des magasins de mode, tout est adapté à la tendance du jour. Le monde est une reproduction. Et chaque année, parfois chaque mois, un style chasse le précédent – la ville est démontée, défaite comme un décor, puis reconstruite autrement, transformée en copie d’un passé différent, celui de la Belle Époque, de la Restauration, ou du règne des « hippies ». Les gens n’apprécient rien tant que les beautés rassurantes des paradis perdus, c’est même là qu’ils veulent vivre. (Capsule n°2, 14 septembre 2072 : « Vintage »)
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AngepiqueAngepique   10 novembre 2018
Parfois, pendant la promenade, observant les corbeaux, je me souviens de Wolfgang. L'esprit articiel, que j'espérais sage, mesuré et profond, s'était avéré vain, médiocre, abrutis. J'avais parfaitement réussi, au fond, à recréer l'esprit humain, j'en avais restitué toute l'étroitesse et la mesquinerie. Je rêvais de hauteur, fou que j'étais, et oubliais la vérité de l'homme : malgré son infinie complexité, notre cerveau ne produit pour l'essentiel que des pensées banales. Wolfgang avait une personnalité sans intérêt, commune et agaçante. Wolfgang était un crétin. J'ai inventé la bêtise artificielle.
(Capsule 23 - à son image)
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AngepiqueAngepique   10 novembre 2018
F2WIK ne sut jamais que la guichetière était morte d'une grippe porcine deux mois après leur rencontre. Il passa un siècle à l'attendre. Un jour, il en était convaincu, le téléphone sonnerait, et la vie commencerait. Cette illusion, chose curieuse, donna tout son piment à son existence. Elle le tint debout. C'était un rêve nourricier, un mensonge bâtisseur, qui lui permit d'être tout à fait vivant. Chacun fait comme il peut. On s'invente, pour tenir, des choses à espérer. Il nous faut des chimères. Il nous faut des histoires. (Capsule 32 - les amours automatiques)
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