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ISBN : 2234070902
Éditeur : Stock (03/01/2014)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 46 notes)
Résumé :
J’ai toujours su qu’un jour il faudrait que j’aille en Algérie.
Je suis fille, petite-fille, arrière-petite-fille de piedsnoirs. Enfant, j’en étais fière, ensuite j’en ai eu honte.

Longtemps je me suis trouvée là, entre ces deux rives. Et la relation complexe, douloureuse, que j’entretenais avec mes racines a dirigé ma vie malgré moi, dicté mes choix.
Quand ma grand-mère est morte, j’ai pensé que ce jour était arrivé.

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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
carre
  17 mars 2014
Trois jours à Oran pour retourner dans un pays quitté dans la précipitation des évènements.
Trois jours pour boucler la boucle et refermer une blessure silencieuse mais bien réel. C'est-ce que propose Anne Plantagenet en 2005 à son père plutôt réticent.
Un retour ou l'angoisse se dispute à la nostalgie. Si le récit d'Anne Plantagenet est plaisant à lire, il faut aussi avouer qu‘il m'a posé un problème. Pourquoi inclure dans le récit sa propre vie sentimentale, certes certainement importante du point de vue d'Anne Plantagenet mais assurément sans intérêt pour le lecteur. Comme si elle devait justifier sa relation adultère. Retrouver ces racines familiales pour apaiser les plaies d'un mariage raté ? Pas convaincu. Mais tout n'est pas négatif. le portrait des grands-parents Montoya est juste et touchant, celui du père fébrile et renfermé qui voit remonter les souvenirs au fil des rencontres des plus réussit. Au final, une première rencontre littéraire avec Anne Plantagenet agréable.
Merci aux éditions Stock et à Babelio pour cet envoi bien sympathique.
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oran
  01 juin 2016
Un récit largement autobiographique
La grand-mère d'Anne , Antoinette Montoya est née à Misserghin, près d'Oran. Elle a épousé un métropolitain, connu lors de la Seconde guerre mondiale .
Le père d'Anne, lui, est natif d'Oran.
Ils sont rentrés en France en 1961.
Anne fille, petite-fille, arrière petite fille de Pieds Noirs a d'abord été fière de ses origines , pour elle," exotiques" par rapport à la région où elle a vécu enfant : la Champagne ! Puis elle a entendu des propos" venimeux" concernant les rapatriés, elle a alors caché ses racines.
Anne, qui a aimé profondément sa grand-mère , était pourtant en conflit avec elle, estimant qu'elle était raciste comme son grand-père « pied-noir d'adoption, mais authentique rapatrié » qui traitait les Arabes de « bougnoules , ratons, melons ».
Un jour, Anne a explosé, après la crise, la grand-mère calmement a dit « tu ne peux pas comprendre, tu n'es pas de là-bas, tu ne sais pas ce qu'ils nous ont fait, tais-toi ». A -t' elle alors pris conscience des souffrances qu'ils ont enduré par l'exil, je ne l'ai pas ressenti à la lecture.
Les traditions de « là-bas », les coutumes culinaires, les histoires familiales ont émaillé la jeunesse d'Anne. Les photos à la bordure dentelée sont aussi là pour titiller la curiosité d'Anne.
En septembre 2005, ( il y a donc 10 ans) à la mort de sa grand-mère, Anne, invite son père à retourner à Oran, pour trois jours. Ce court voyage a été préparé longuement, elle a même rencontré l'ambassadeur qui l'a mise en relation avec un ami oranais, qui lui-même a organisé leur séjour (mise à disposition d'un chauffeur, sécurisant ainsi le séjour , visas offerts épargnant ainsi de longues démarches administratives ). Conditions sinon idylliques, du moins très confortables !
Pendant ce séjour, elle va découvrir un père taiseux (clin d'oeil à la mère de Camus?) , qui, sous le ciel oranais de cette fin d'été rayonnant devient loquace.
Ils vont débarqués à la Sénia, Amine les y attend, et va rester à leurs côtés tout au long de ces trois jours.
Le père va retrouver la rue Condorcet où il a vécu, jusqu'à l'âge de 16 ans, ils vont même entrer dans l'appartement y être accueillis cordialement.
Amine va aussi les conduire à Misserghin. La ferme familiale est en ruine, mais ils vont, là aussi, être reçus amicalement.
Nombreuses analepses, quand les souvenirs affluent ( ceux de son père, ceux d'Anne qui se sont construits à travers les récits familiaux qui ressurgissent ), quand ils partent sur les traces du passé familial.
Parallèlement, Anne évoque sa vie intime : elle vient de se séparer de son mari ; c'est aussi une sorte d'exil , une rupture, une déchirure entre deux hommes ( pour les exilés, entre deux rives, deux pays)
Le récit s'entremêle de ses états d'âme liés à cette situation.
Anne découvre un pays « hospitalier » ce qui la conforte dans ses convictions.
Pour Anne ce voyage est une quête initiatique , une recherche identitaire, une appropriation des souvenirs, autant de morceaux d'héritage.
Pour le père, c'est le retour vers une jeunesse heureuse et de beaux souvenirs, c'est revivre un pan de vie, c'est se retrouver aussi .
Pour tous deux, des moments d'intimité comme ils n'en avaient jamais eu.
A la suite de la publication de ce livre, Anne va recevoir de nombreux courriers : témoignages chaleureux de sympathie, remerciements pour les descriptions et les sentiments éprouvés mais aussi, messages haineux et révoltés.
Personnellement, je n'ai pas le sentiment qu'Anne ait réellement conscience, à travers ce périple où tout se passe bien, des souffrances, du drame enduré par ses grands parents et comme eux, par de nombreux rapatriés. (et bien sûr aussi par les Algériens )C'est cet aspect qui manque au récit, pour faire la part des choses.
Si ce voyage se déroulait aujourd'hui, dans le contexte actuel, aurait-il la même portée ?
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Bazart
  16 janvier 2014

Le récit de retour sur les terres ancestrales est un sujet assez réccurent dans la littérature française, notamment pour les enfants de pieds noirs et qui ,en tant que fils et petits fils de pied noir ne peut que m'interpeller . Dernièrement, Retours en Algérie d'Akram Belkaid était le beau récit d'un journaliste algérien exilé en France qui sillonnait le pays de son enfance, de Tlemcen à Oran, et réveillait les fantômes de son passé.
Dans Trois jours à Oran publié chez Stock en cette rentrée de janvier 2014, la romancière Anne Plantagenet ne fait pas un retour sur sa terre natale, mais celle de son père. Elle tient absolument à découvrir Oran, une ville qu'elle connait que lui a tant raconté son père, qui a quitté le pays à 16 ans, et surtout sa grand mère qui a vécu la bas tant d'année de sa vie.
Ce voyage qu'elle va partager avec son père,très ému de retourner sur sa terre natale, lui permettra de faire connaissance avec une part de son père qu'elle ne connaissait pas.
Beau récit iniatique qui pose des questions parfois troublantes sur sa recherche identitaire, ce récit a également une partie éducative non négligeable, notamment avec le personnage du guide qui connait très bien l'histoire coloniale algérienne. Un récit nuancé et dépourvu d'un ressentiment qu'on pourrait attendre qui plaira certainement à ceux qui sont liés avec cette époque de l' histoire de France, et sans doute aux autres aussi.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bonheur_Lecture
  20 juillet 2015
« Trois jours à Oran », c'est ma rencontre avec Anne Plantagenet. Je n'avais jamais entendu parler de cette auteure, puis, en surveillant les sorties des bouquins en poche, comme d'habitude, celui-là m'a tenté…
Trois jours à Oran, comme le titre l'indique, c'est un petit voyage de 3 jours, pour comprendre toute une vie, retracer le passé, marcher sur les traces de son père qui a vécu en Algérie, à l'époque où elle était française…
C'est un sujet qui ne me touche pas personnellement mais qui m'attire. J'avais donc envie de voir ce que cela donnait.
Je sais et je comprends que ce soit un sujet sensible et je trouve cela remarquable qu'Anne Plantagenet ait trouvé le courage d'écrire dessus, elle qui n'a jamais vécu là-bas. Elle qui avait envie de savoir, de comprendre, de voir de ses propres yeux cette Algérie dont toute sa famille parlait et dont les discussions s'envenimaient à ce sujet.
C'est donc après mûre réflexion, alors que sa vie personnelle bat de l'aile qu'elle emmène son père pour trois jours en Algérie, sur les traces de sa vie…
Je dois le dire, j'ai été captivée par son récit. Envoûtée par les personnes de sa famille qui ont vécu de l'autre côté de la Méditerranée. J'ai vécu ce voyage avec eux, ressenti ce que Paul Montoya, son père a pu ressentir en retrouvant « son » Algérie, qu'il a quitté 44 ans plus tôt. Ce retour dans cette Algérie, qui n'est plus française, mais dont tout le monde, à en croire leur « guide » continue d'appeler les rues comme elles s'appelaient à l'époque où elle était colonisée, cette Algérie qui au fond de lui, sera toujours celle qu'il a connu durant les seize années de sa vie là-bas.
Je dois le reconnaitre, j'ai été beaucoup plus touchée par le père d'Anne Plantagenet que par elle-même, peut être parce que c'était plus son passé à lui qu'à elle au fond, je ne sais pas…
Même si c'est un récit plein de sensibilité, plein d'identité, le fait qu'elle se confie ici sur sa relation avec ce certain P. m'a dérangé. Je n'ai pas compris ce que cette histoire d'amour venait faire dans sa quête d'identité. Et même si dans ma version (J'ai lu) elle s'explique sur ce point dans un petit texte nommé « le désir et la peur », cela ne me convient pas. Dommage…
En tout cas, j'ai tout de même apprécié sa façon d'écrire et ça ne sera pas le dernier que je lirais d'Anne Plantagenet. J'ai beaucoup aimé ce sujet, ses interrogations, ses peurs, les souvenirs qu'elle partage avec son père, réellement. Cela m'a fait pensé au sujet du bac de philosophie des Littéraires cette année : Suis-je ce que mon passé a fait de moi ? Vous aussi, après avoir lu cette critique, vous aurez 4 heures pour me proposer vos réponses !
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choumette
  10 avril 2014
Fille, petite-fille et même belle-fille de familles pieds-noirs, j'avais hâte de me plonger dans ce livre.
Anne Plantagenet nous fait voyager avec elle, son père et ses souvenirs sur LA terre natale de ses ancêtres. La réalité va se confronter à tout ce qu'elle a toujours vu sur des photos ou entendu dans sa famille. le stress et l'appréhension feront donc partie du voyage.
Ma famille et ma belle-famille venant d'Oran, j'ai bien sûr été en empathie avec les personnages, et j'ai essayé de me mettre à la place d'Anne. Ma grand-mère qui m'a élevée, m'a très souvent racontée sa vie là-bas, ma belle-mère également alors bien sûr les noms des villes, des rues ne m'étaient pas inconnus.
Notamment la ville de Misserguin. J'ai d'ailleurs longtemps cru que c'était Misèreguin. Dans ma tête d'adolescente et de jeune adulte je me suis souvent imaginée cet endroit triste (à l'inverse d'Anne). Ma grand-mère ayant perdu ses parents, jeune, elle s'est retrouvée séparée de ses frères et soeur dans l'orphelinat de Misserghin. Et pour moi l'association de l'orphelinat (où les soeurs étaient apparemment très strictes) plus le nom de cette ville (à mon oreille je croyais que c'était misère + guigne), a crée une image négative de cet endroit, totalement différent de l'histoire d'Anne.
Tout au long du livre, je transposais l'histoire d'Anne à la mienne. Comme sa grand-mère, la mienne n'a jamais voulu retourner à Oran comme beaucoup de Pieds-noirs. J'attendais donc de voir la réaction du père d'Anne, et ai pour le coup sentie beaucoup d'émotions.
Je pense qu'en plus de faire un voyage de trois jours, de se retrouver dans la réalité de ses souvenirs, il s'agissait également pour Anne d'être seule avec son père et de finalement le découvrir. Ils étaient très émouvant.
J'ai retrouvé dans son histoire pleins de choses que ma famille et belle-famille faisaient : les habitudes du dimanche (kémia, gâteaux,chansons...), les pèlerinages religieux, La mona, les migas (mon plat favori que ma grand-mère faisait comme personne), etc.......
Cela a été un plaisir de plonger dans cette histoire mais une chose m'a réellement gênée. Pourquoi nous parler de son histoire avec son amoureux en plein milieu de son voyage ? Cela m'a beaucoup ennuyée, j'ai d'ailleurs lu ces passages très vite, (en sautant même des phrases) car je n'y ait trouvé aucun intérêt, j'avais hâte de revenir à l'histoire principale.
Je tiens pour finir à remercier les éditions "Stock", l'auteure Anne Plantagenet et Masse critique pour m'avoir fait découvrir "Trois jours à Oran"
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critiques presse (2)
Telerama   05 février 2014
Il s'agit d'une réflexion charnelle sur la valeur du souvenir, la différence entre l'histoire officielle et l'héritage familial, la fierté et la honte.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   04 février 2014
Au-delà du propos, c'est, comme toujours, le ton, le style et l'architecture qui font le piment d'un récit. Celui d'Anne Plantagenet ne manque pas de harissa.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   16 janvier 2014
Je ne sais pas si j'oserai griller une cigarette devant mon père, qui a officiellement arrêté il y a longtemps même si mon frère reste convaincu qu'il continue en douce, j'étais petite encore, lui c'étaient des brunes, des Gitanes, ça lui allait plutôt bien, souvent il m'envoyait lui acheter un paquet. Moi, ce sont des blondes. J'ai une cartouche dans ma valise
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BazartBazart   16 janvier 2014
'arpente pour la cinquième fois le terminal sud d'Orly, je suis arrivée aux aurores après une nuit blanche. Depuis combien de temps je ne dors plus ? Nous sommes convenus de nous retrouver directement à l'aéroport. C'est moi qui ai les billets ainsi que les passeports avec les visas, je vérifie en moyenne toutes les dix minutes dans mon sac à main, chaque fois que je sors fumer. Je n'aurais pas dû reprendre après tant d'années, c'est une faiblesse, mais on n'est pas toujours héroïque, je le suis de moins en moins, d'ailleurs quand je dors seule je laisse la lumière du couloir allumée..
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zorazurzorazur   10 février 2014
C'était du fantasme, du manque. C'est devenu de la douleur, de la faim, une obsession. Toutes nos passions sans doute sont des reconstructions
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TifanyTifany   30 avril 2014
Chaque année au 15 août, on descendait dans le Sud, dans la région de Montpellier pour une paella géante, le riz, comme ils disaient, on se retrouvait tous, les frères, les sœurs, les neveux, les nièces, les cousins, les petits-enfants. Et c'était tout. L'Algérie, ça ne sortait pas de la famille.
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TifanyTifany   30 avril 2014
Nous partons, ils restent. Ici, c'est chez eux maintenant. C'est peut-être pour cela que nous sommes venus, pour leur remettre symboliquement les clés, quarante quatre ans après. Tout est en ordre.
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Videos de Anne Plantagenet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Plantagenet
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33e Foire du livre Saint Louis 2016 Entretien avec Anne Plantagenet qui présente son dernier roman Appelez-moi Lorca Horowitz
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