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Luc Brisson (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080708489
262 pages
Flammarion (04/01/1999)
3.73/5   115 notes
Résumé :
En 399 avant notre ère, à Athènes,
Socrate comparaît devant le Tribunal de la cité. Accusé de ne pas reconnaître l'existence des dieux traditionnels, de créer de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse, il est condamné à mort. De son procès, il nous reste peu de témoignages, mais celui que Platon nous livre dans l'Apologie de Socrate élève au rang de mythe fondateur de la philosophie un fait qui aurait pu demeurer banal au regard de l'histoire. Face ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ABEDFranck
  22 avril 2020
L'oeuvre de Platon est composée presque exclusivement de dialogues mettant en scènes les formulations classiques des problèmes majeurs de l'histoire de la philosophie occidentale. Nous en sommes en présence de deux textes majeurs, que nous apprécions grandement tant ils sont riches d'enseignements et de réflexions. le premier raconte le procès de Socrate sous la forme d'un échange qui tourne au débat entre l'accusé et ses accusateurs. le deuxième nous présente une discussion entre Socrate et son ami d'enfance Criton. Cet échange verbal se déroula dans la cellule de Socrate, là où il attendait son exécution capitale. Les deux (courts) livres sont très intéressants car ils évoquent des thèmes fondamentaux et donc toujours actuels : justice, injustice, religion, le pouvoir, l'amitié, l'attente face à la mort et la mort elle-même…

Prenons le temps de rappeler brièvement le contexte. En avril 399 av. J.-C., Socrate est accusé par Mélétos, et ses amis Lycon et Anytos, de trois crimes : ne pas reconnaître les dieux de la cité ; introduire des nouvelles divinités ; corrompre la jeunesse. Ce procès dépasse le seul cadre juridique « d'incroyance et d'impiété » comme nous le démontrerons. Athènes et Sparte, deux cités-états très puissantes se sont férocement livrées bataille de 431 à 404. Les combats se déroulèrent à la fois sur terre et sur mer. Les belligérants mirent tout en oeuvre pour littéralement détruire l'ennemi. Victor Davis Hanson, un des plus grands spécialistes de la Guerre Antique, parle même de « conflit total » (1). Cependant, à la fin de la guerre, Sparte la brutale ne fera raser que les seuls murs d'Athènes, épargnant chefs-d'oeuvre et citoyens.

Quoiqu'il en soit, la brillante et raffinée Athènes est vaincue par Sparte la guerrière, et l'empire athénien s'effondre de la même manière que tant d'autres avant et après lui. Cette défaite ne constitue pas en soi un mince revers. La guerre a duré presque trois décennies, au cours desquelles tous les coups ou presque furent permis. Athènes se vit dépossédée de sa flotte - or sa domination reposait entre autres sur cette capacité de projection - et elle perdit en outre un quart de ses citoyens. de plus, elle connut une dramatique crise financière et d'importantes tensions politiques. de son côté, Sparte la victorieuse devenait la principale force dans le monde grec, mais son hégémonie fut de courte durée. En effet, une fois la victoire acquise très chèrement par Sparte, celle-ci subira rapidement le joug d'autres adversaires.

La reddition d'Athènes en 404 est souvent considérée comme la fin de l'âge d'or de la Grèce antique. Cela en dit long sur l'état d'esprit qui animait les vaincus ayant dû subir l'occupation et les humiliations du vainqueur. Ainsi, certains Athéniens commencèrent à rechercher ou à désigner des coupables. Précisons qu'au début du conflit, une défaite athénienne ne semblait nullement envisageable, tant celle-ci apparaissait forte, puissante et riche. On sait ce qu'il advint. Pendant ce conflit que nous pouvons qualifier de fratricide, des voix à Athènes s'élevaient contre les tenants du pouvoir au point que certaines remettaient déjà en cause le régime démocratique. L'ingénieux tacticien et controversé Alcibiade, ami, disciple voire amant de Socrate selon certains, avait déjà tenté d'installer un régime oligarchique en 411. Lui aussi fut accusé d'avoir moqué les dieux et mutilé des statues les représentant, et même d'avoir trahi les Mystères d'Eleusis. Ne voulant pas être jugé, Alcibiade préféra l'exil chez l'ennemi héréditaire Sparte, pour ensuite finir ses jours chez un satrape perse. Sa mort fut à l'image de sa vie (2)…

Lorsqu'Athènes médita sa défaite, plusieurs jugèrent que la raison de cet échec se fondait dans l'abandon des valeurs traditionnelles. On se mit à accuser les modérés, les sophistes et certains philosophes. Certains rappelèrent que le très proche disciple de Socrate Alcibiade passa dans le camp spartiate en plein conflit, sans oublier son attitude - réelle ou inventée - peu respectueuse à l'égard des dieux. Les preuves s'accumulaient… D'après plusieurs disciples de Socrate, celui-ci avançait souvent des idées contre le régime démocratique estimant « que ce n'est pas l'opinion de la majorité qui donne une politique correcte, mais plutôt le savoir et la compétence professionnelle, qualités que peu d'hommes possèdent », comme le lui fait dire Platon dans Criton. Socrate, par ailleurs, ne se privait pas de vanter les mérites des régimes non démocratiques de Sparte et de la Crète, ainsi que leurs lois.

Les amis de Socrate voyant la tournure que prenaient les événements - une mort certaine - lui proposèrent de l'aide pour s'échapper. Or, Socrate ne voulait pas fuir et agir comme un vulgaire brigand. Il refusa en invoquant l'argument suivant : « le respect des lois de la cité est plus important que ma propre personne ». Avait-il tort ? Raison ? le respect d'une loi ou d'une décision de justice iniques est-il louable au sens de servir la Vérité et le Bien Commun ? Chacun aura son opinion… En revanche, nous partageons sans aucune réserve cette idée de Socrate : « Il est préférable de subir une injustice que de la commettre ». Cependant, son ami Criton voulut lui faire entendre raison et ne se contenta pas d'acquiescer aux paroles du maître. Il argumenta en expliquant que si Socrate mourait à cause d'une décision injuste, non seulement sa famille et ses amis seraient tristes, mais surtout, ses proches pourraient être accusés de n'avoir rien tenté pour le sauver. Les conséquences s'enchaînent : en plus d'éprouver une très grande tristesse due à la perte d'un être cher, ses amis et parents passeraient aux yeux des Athéniens pour des lâches et des personnes infidèles abandonnant l'un des leurs dans la difficulté.

Socrate répondit avec sa verve antidémocratique que l'opinion publique se trouve inconséquente car la Vérité (et heureusement dirons-nous) ne dépend pas d'elle. La recherche de la richesse, de la renommée, de bien paraître aux yeux du plus grand nombre ne constituent nullement les attributs des gens sages, selon Socrate. D'une manière générale, celui-ci ne voulait pas s'évader au risque de violer une des lois de la cité. le dialogue avec Criton atteste sa volonté d'être digne face à l'injustice et de regarder son sort droit dans les yeux, en respectant les lois, même si celles-ci venaient de le condamner à mort… Il désirait, en quelque sorte, ne pas trahir le « Contrat social » passé tacitement entre sa cité et lui-même.

Sans connaître le contexte politique et historique, il est impossible de comprendre comment une ville aussi majestueuse qu'Athènes, qui a éclairé l'Europe pour des millénaires, a pu juger et envoyer à la mort l'un de ses plus brillants philosophes. Ces deux joutes verbales et la présentation des événements qui conduisirent à ce procès permettent de saisir que la démocratie au sens large du terme, le pathos et le sentimentalisme, conduisent souvent à la catastrophe. N'oublions pas que le procès de Socrate eut lieu peu après la tyrannie des Trente - un gouvernement oligarchique composé de trente magistrats appelés tyrans - qui succédèrent à la démocratie athénienne. Il est évident, pour reprendre une appellation qui n'avait pas cours à l'époque, que Socrate fut victime d'une chasse aux sorcières. S'agissait-il, en quelque sorte, d'offrir un sacrifice pour calmer la colère des dieux et des Athéniens ? Non. Il fallait éliminer un ennemi politique gênant faisant figure d'icône et frapper d'effroi ceux qui approuvaient ses idées. Et là, nous en arrivons à René Girard et à sa thèse passionnante consacrée à la notion de bouc-émissaire (4)…

Pourtant, la justice finit toujours par faire son office. Effectivement, à peine Socrate mort et enterré, le bannissement ou la mort frappèrent immédiatement ses trois accusateurs publics. Pouvons-nous parler de prise de conscience ? Nous ne le croyons pas. Nous pensons surtout à la versatilité d'une foule dans une période de choc émotionnel comme il s'en produit tant en de pareils cas (5). La mort et le bannissement de ces trois hommes rendent-ils à la vie à celui qui venait de mourir ? Non. Est-il juste d'envoyer trois hommes subir de tels châtiments alors que dans une assemblée de 501 personnes une majorité de jurés les suivit pour voter la mort de Socrate ? Non. Décidément, pouvoir au peuple, rhétorique émotionnelle et sentimentalisme sont de biens mauvais conseillers.

En définitive, que faut-il penser des accusations d'impiété et de corruption de la jeunesse lancées contre Socrate ? Ami et enseignant d'Alcibiade, de Critias et de Charmide, Socrate pouvait passer, sans trop de difficultés majeures, pour le vrai mentor de certains jeunes hommes politiques, dont les inclinations personnelles les amenaient à considérer avec respect l'oligarchie et à rejeter la démocratie. Socrate, à l'instar de plusieurs philosophes ou sophistes, valorisait davantage la logique que la foi. Les vieux Grecs voyaient sûrement en Socrate un anticonformiste qui devait forcément dévier de la religion traditionnelle. Pourtant, dans son « Apologie » et même dans le « Criton », Platon n'écrit nullement que Socrate est athée ou incroyant voire même impie, bien au contraire. L'accusation d'impiété et de corruption des jeunes générations cachait en fait des motifs politiques… Deux conceptions du pouvoir, du savoir et de la relation à l'Autre s'affrontaient.

Paradoxalement, ce procès ne marqua pas tant que cela les contemporains, hormis les milieux dits intellectuels adversaires et partisans de Socrate. Effectivement, les Athéniens, dans leur très grande majorité, devaient panser leurs nombreuses blessures et surtout reconstruire leur Ville, considérée déjà à l'époque comme un haut lieu du savoir et de la connaissance. Cependant, la mort de Socrate reste un événement marquant pour la civilisation occidentale. La dimension du temps a permis de donner à cette étonnante affaire la pleine mesure de la justice et de l'injustice (6). de fait, la représentation du philosophe victime de l'intolérance de ses concitoyens démocrates, mais remarquable de lucidité, de courage et de sagesse conserve encore toute sa pertinence aujourd'hui, même si nous vivons dans un espace civilisationnel qui a répudié depuis fort longtemps les antiques vertus…



Franck Abed

(1) La guerre du Péloponnèse de Victor Davis Hanson

(2) Alcibiade de Jacqueline de Romilly

(3) Mémorables de Xénophon

(4) le bouc émissaire de René Girard

(5) Psychologie des foules de Gustave le Bon

(6) le procès de Socrate : un philosophe victime de la démocratie ? de Claude Mossé
Lien : http://franckabed.unblog.fr/..
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PiertyM
  29 mars 2014
Criton: Un joli dialogue que je rapporterai sur la logique. Il n'est pas question pour Socrate de démontrer une vérité ou une fausseté. Par contre lentement et surement il nous conduit ici vers une déduction plus ou moins logique à partir de certaines hypothèses. On suit là très clairement le développement de la pensée, du raisonnement.
Platon dans Critron présente un dialogue de deux personnages: Socrate et Criton. Criton est un des disciples de Socrate et peut être même le plus riche. Connaissant le refus catégorique de Socrate d'approuver l'organisation de son invasion de la prison par ses disciples,ceux-ci se sont convenus de confier à Critron la mission d'aller le convaincre afin qu'il consente à leur plan.
Mais sur le terrain de sa mission, Criton rencontre une difficulté, bien plus qu'une difficulté ordinaire notamment celle de tomber sur une tête du génie bien remplie et avisée.
Au lieu que ça soit Criton qui parvienne à convaincre Socrate sur l'idée de l'invasion, c'est plutôt Socrate qui parvient à le convaincre de le laisser mourir là ...
Il subit une espèce de lavement d'esprit et il en sort autrement savonné que quand il avait franchi la porte de la prison, avec toutes ses intentions noyés dans le nettoyage du cerveau...
Un livre très accessible, et simple mais demande à chaque des reprises sur certaines phrases afin d'en décrypter son bon sens!
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Cer45Rt
  01 août 2019
Ces deux dialogues platoniciens, figurant parmi les plus célèbres, concernent tous deux la mort de Socrate et sont d'intérêt inégal.
Le premier, l'"Apologie de Socrate", concerne le procès de Socrate. Socrate y expose sa défense et, philosophiquement parlant, c'est peu intéressant ; il n'y a pas de vrais propos philosophique, tout au plus quelques répliques philosophiquement intéressantes. Mais il y a dans ce texte une grande puissance qui m'a ému !... Les répliques de Socrate sont délicieusement concises et quelques mots suffisent à expliciter ce qu'il dit ; et, comme je l'ai dit, elles m'ont procuré une grande émotion.
Le "Criton" aborde des thématiques de philosophie morale et de philosophie politique, telles que l'Etat, le citoyen, les lois
Je ne suis pas d'accord avec tout et le jugement de Socrate est à nuancer. Mais il a le mérite de faire réfléchir. Encore une fois, la puissance du dialogue n'a pas été atténué par la traduction. C'est d'ailleurs fascinant de constater que les textes grecs, que les textes de Platon, de Sophocle, d'Euripide, soit d'une puissance à peine atténuée par la traduction.
Deux dialogues inégaux !
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Cer45Rt
  30 décembre 2018
L'apologie de Socrate et le Criton sont deux dialogues concernant la mort de Socrate, dans lesquels, Platon, de toute évidence peu soucieux de vérité historique, met en scène un Socrate stoïque, héroïque face à la mort qui l'attend.
Cependant, pour être de toute évidence, peu soucieux de véracité, Platon écrit des dialogues de haute puissance, et, avec le Criton, crée des pistes intéressantes à explorer.
Deux dialogues intéressants, qui ne relève pas du domaine de la haute philosophie, mais qui sont plutôt intéressants tout de même.
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sandervdam
  16 avril 2020
J'ai bien apprecié ce livre, mais il me reste quand meme plusieurs interrogations. Comme:
-Socrate en se defendant parle des anciennes calmonies, de qui viennent ces anciennes accusations?
-Quels sont les motifs de ces anciennes accusations? quels sont les motifs?
-Socrate precise dans le livre l'origine de la calomnie dont il fait l'objet. Qu'est-ce qui est a l'origine de cette calomnie?
-Socrate procède à des enquêtes pour s'assurer de la véridicité de ce que l'Oracle de Delphes a dit de lui. Il a pour cela rencontré certains personnages qu'il a interrogés. Quels sont les personnages qu'il a interrogés?
-Socrate parle aussi de nouvelles accusations contre lui. de qui viennent ces nouvelles accusations ? Citez les noms de ces personnes qui sont derrière ces nouvelles accusations et rapportez leur motif d'accusation.
-Mélétos propose que Socrate soit condamné à mort. Mais les juges ont donné la parole à Socrate pour qu'il fixe lui-même sa peine. Quelle peine Socrate s'est-il fixée ? Autrement dit, quel traitement veut-il qu'on lui accorde?
-Socrate prononce un premier discours dans lequel il fait des prédictions à l'endroit des juges qui l'ont condamné. Résumez le discours?
-Socrate prononce un deuxième discours à l'endroit des juges qui se sont abstenus de le condamner. Ce deuxième discours se termine par une demande qu'il a adressée aux juges qui l'ont condamné. Résumez le discours?
-Qui esr Citron?
-Qu'est-ce que Criton est allé proposer à Socrate en prison ? Et quelle a été la réponse de Socrate ?
-La réponse de Socrate à Criton sonne comme une leçon d'éthique qu'il a répétée de plusieurs façons différentes dans le livre?
Merci! :D
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AngelineBailleulAngelineBailleul   15 janvier 2019
"A la fin donc, j’allai trouver ceux qui travaillent de leurs mains. En effet, j’avais conscience de ne savoir pratiquement rien, mais j’étais convaincu de trouver en eux des hommes qui savaient quantité de belles choses. Sur ce point, je ne fus pas désappointé ; ils savaient effectivement des choses que je ne savais pas et, sous ce rapport, ils étaient plus savants que moi. Pourtant Athéniens, ces bons artisans me parurent avoir le même défaut que les poètes : chacun, parce qu’il exerçait son art de façon admirable, s’imaginait en outre être particulièrement compétent aussi dans ce qu’il y a de plus important. Et cette prétention, me sembla-t-il, occultait ce savoir qui était le leur, si bien que, poussé par l’oracle, j’en vins à me poser la question
suivante : ne serait-il pas préférable que je sois comme je suis, n’ayant ni leur savoir ni leur ignorance, plutôt que d’être comme eux à la fois savant et ignorant ?"
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mathilde08mathilde08   10 novembre 2013
CRITON

Non, par Zeus, je ne t'ai pas réveillé, Socrate. Je n'aurais pas supporté, moi, de rester si longtemps éveillé avec un tel chagrin, si depuis un long moment je n'avais été le témoin étonné de ton sommeil paisible. Et c'est bien exprès que je me suis retenu de te réveiller, pour te laisser goûter un moment agréable. Au reste, bien souvent au cours de ton existence, j'ai pu, dans le passé, admirer ton heureuse humeur, mais jamais autant que dans le malheur qui te frappe maintenant et dont tu supportes le poids avec une telle aisance et une telle douceur.
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KlasinaKlasina   12 septembre 2018
[...] Cet homme là, me sembla-t-il passait aux yeux de beaucoup de gens et surtout à ses propres yeux pour quelqu'un qui savait quelque chose, mais ce n'était pas le cas. Ce qui m'amena à tenter de lui démontrer qu'il s'imaginait savoir quelque chose, alors que ce n'était pas le cas. Et le résultat fut que que je m'attirai son inimité et celle de plusieurs des gens qui assistaient à la scène.
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AngelineBailleulAngelineBailleul   15 janvier 2019
"Je suis plus savant que cet homme-là. En effet, il est à craindre que nous ne sachions ni l'un ni l'autre rien qui vaille la peine, mais, tandis que, lui, il s'imagine qu'il sait quelque chose alors qu'il ne sait rien, moi qui effectivement ne sait rien, je ne vais pas m'imaginer que je sais quelque chose. En tout cas, j'ai l'impression d'être plus savant que lui en ceci qui représente peu de chose : je ne m'imagine même pas savoir ce que je ne sais pas."
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bartleboothbartlebooth   26 mars 2012
Mais voici déjà l'heure de partir, moi pour mourir et vous pour vivre. De mon sort ou du vôtre lequel est le meilleur?
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