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Monique Canto-Sperber (Traducteur)
ISBN : 2080704915
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 76 notes)
Résumé :
La première question de Socrate, "Comment devenir vertueux ?", cède la place à une autre question plus générale : "Comment apprendre ce qu'on ignore ?" En effet, l'homme ne peut ni apprendre ce qu'il sait, puisqu'il le sait déjà, ni apprendre ce qu'il ne sait pas, ignorant ce qu'il devrait apprendre. Aussi, tout apprentissage paraît impossible dans la mesure où il n'y a pas de transition entre le non-savoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Winter-
  22 octobre 2017
Ménon est un texte fondateur qui expose toute la puissance de la philosophie grâce à la démonstration faite par Platon suite à ses nombreuses réflexions et observations. Ce petit livre est agréable et rapide à lire, on est vite plongé dans la dialectique socratique qui fait son oeuvre en apportant des réponses aux questions posées. Nous passons d'un Socrate socratique à un Socrate platonicien qui nous explique qu'avant de naître, de "tomber" dans ce corps qui est le nôtre - un corps limité, et pour une durée limitée - nous vivons dans le monde des idées, où nous retournerons en mourant. L'auteur aborde la notion de réminiscence, il montre que la vertu est ce qu'il y a au-dessus des idées. le livre est centré sur un questionnement perpétuel autour de la "vertu" mais à la fin, nous restons ignorants et sans véritable réponse. Lisez le pour la beauté du style, la réflexion philosophique et la plongée dans la Grèce Antique !
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candlemas
  02 mars 2018
Le Ménon (voir critique précédents de Protagoras et Gorgias) clôt ma trilogie personnelle sur les discours de Platon contre les sophistes. Son intérêt est qu'il aborde le souverain bien cher à Platon sous un angle différent, se questionnant -enfin- sur la capacité du philosophe à connaître l'essence même de la vertu.
La démonstration par le système d'Empédocle, qui fait penser à celles que construiront Descartes, Pascal, Kant ou Alain, est assez joliment amenée, passant par la physique, pour constater que les formes et les couleurs varient, mais que l'essence de l'objet devrait persister...sans qu'il soit possible pour autant à la perception humaine de la définir...
Comme dans le Lysis et Charmide, la tentative de Ménon d'assimiler le bien à la satisfaction du désir ou au beau échoue également face au questionnement de Socrate... simplement parce que, pour Platon, la vertu ne peut être que dans le juste, valeur supérieur idéalisée.

La suite du Discours -et c'est là un autre de ses intérêts, car Platon ne va pas si souvent sur ce terrain- va prnedre une connotation religieuse et spirituelle : Socrate, faisant le détour par la croyance en une immortalité de l'âme, capable de réminiscence, va démonter que, malgré son scepticisme habituel, le questionnement sur les vérités premières, même voué à l'échec et ne pouvant se reposer que sur la raison, mérite d'être posé, car renvoyant à l'essence même de l'âme. Ainsi, la recherche par hypothèses et la science évolutive ont plus de valeur que la raison vraie elle-même, que l'on ne peut atteindre avec certitude.
Encore une fois, dans ce dialogue, Platon me semble préfigurer Kant, et rejoindre certaines pensées orientales en expliquant qu'il s'agit avant tout de poursuivre un chemin levant peu à peu le voile des ignorances, et non d'atteindre nécessairement la connaissance absolue par une vertu foudroyante, qui, certes est accessible aux hommes, mais de manière aléatoire ; pour les anciens grecs, par la bénédiction -alléatoire- des dieux.
Ce discours m'a plus plu que le Gorgias, car Platon sort un peu de ses démonstrations habituelles. Dans ce dialogue, je le trouve assez proche d'Aristote, que je lui préfère, pour son monde de diversité et de relativité prudente, là où Platon se complaît dans un monde d'idées pures dont la mauvaise lecture peut mener à bien des excès...
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Sabotage
  29 décembre 2010
L'oeuvre dans laquelle la dialectique de Platon se fait la plus passionnante et pertinente. Jugez plutôt :
Platon : Alors, on se balade nu aux bains ?
Ménon : Mais non !
Platon : 'tention, je t'ai à l'oeil ! On laisse les éphèbes tranquilles !
Ménon : Mais oui.
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gueye96
  25 janvier 2017
Socrate prétend ne rien connaître ! Un ignorant. Mais à vrai dire c'est lui qui a enseigné l'esclave de menon la duplication du carré.un vrai paradoxe.
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critiques presse (1)
LeMonde   19 juillet 2011
En fin de compte, même celui qui ignore tout sait donc reconnaître le faux en tant que faux, le vrai en tant que vrai. Par lui-même, par ses propres forces, selon une disposition innée spécifique à la raison humaine. Cette leçon traversera l'histoire de la philosophie
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   21 septembre 2013
Apprendre, pour Socrate, c’est se ressouvenir de ce que l’on avait oublié.
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NorthangerNorthanger   01 janvier 2012
La vertu d'un homme consiste à être capable d'agir dans les affaires de sa cité et, grâce à cette activité, de faire du bien à ses amis, du mal à ses ennemis, tout en se préservant soi-même de rien subir de mal.
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Winter-Winter-   24 septembre 2017
En revanche, il est évident que, si un homme est réellement meilleur qu'un autre, c'est qu'il lui est supérieur en puissance.
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Winter-Winter-   24 septembre 2017
Eh bien moi aussi, Ménon, je suis dans le même cas. En cette matière, je partage la misère de mes concitoyens, et je me blâme moi-même de ne rien savoir, rien du tout, de la vertu ; or si je ne sais pas ce qu'est la vertu, comment pourrais-je savoir quoi que ce soit d'elle ?
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NorthangerNorthanger   01 janvier 2012
La femme doit bien gérer sa maison, veiller à son intérieur, le maintenir en bon état et obéir à son mari.
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