AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Narcy (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080704931
412 pages
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 29 notes)
Résumé :

Qu'est-ce que la science ? Ou encore : Au nom de quels critères un énoncé peut-il être présenté comme science ? À cette question, le Théétète apporte trois tentatives de réponse qui sont autant d'impasses : la science n'est ni sensation, ni opinion vraie, ni opinion vraie accompagnée d'une définition. Échec d'une discussion stérile, attente déçue de qui se croyait convi&#... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
PiertyM
  04 octobre 2013
Une des grandes démonstrations de la bonne portée de la maïeutique socratique. En effet la maïeutique est une méthode qu'employait Socrate pour amener son interlocuteur à prendre conscience de ce qu'il sait déjà, de parvenir à l'extérioriser, et d'en apporter de critiques raisonnables.
Alors dans ce livre Platon nous présente Socrate en dialogue avec Théétète, un jeune volontaire et assoiffé du savoir que lui avait présenté Théodore car Socrate s'indignait de voir des jeunes qui ne manifestaient aucune volonté de s'instruire pire encore d'apprendre la science.
Aussi Socrate l'interroge sur la science et sur la sagesse. Socrate a bousculé la conscience de Théétète par des interrogations stimulatrices....Ses questions ont porté sur ce que peut-être la science en soi, et ce qui est du génie du savant.
Et Thééthète, gagné par une grande considération pour Socrate avait juré, un jour, quand il sera grand il sera comme cet homme, c'est de cela que débattent EUCLIDE et TERPSion dans le premier dialogue
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
enkidu_
  14 août 2014
Socrate nous enseigne la méthode de la maïeutique, c'est-à-dire que, de même qu'une sage-femme ne met pas au monde l'enfant d'une femme enceinte, Socrate ne "crée" pas un savoir, mais "soutire" celui-ci de l'individu, par la philosophie ; la connaissance est en nous (le fameux "connais toi toi-même" du temple de Delphe), et la philosophie - ou plutôt sagesse, mot qui garde un rapport au "pratique" - ne fait que manifester ces vérités intérieures, reflets d'Idées archétypiques.
Il est aussi important dans les idées platoniciennes en épistémologie (science de la connaissance) car, par Théétète, nous sommes amenés à diverses interrogations sur la légitimité des modalités de savoirs (sensation, jugement, ...)
Commenter  J’apprécie          20
MartinotGiselle
  15 mars 2020
Qu'est-ce que la science si ce n'est la compréhension de notre monde, de notre environnement, de nous-mêmes ?
Platon propose ici une illustration de la maïeutique de Socrate à travers le prisme de la science : on dialogue avec Socrate qui permet, par des questions, de faire mûrir une réflexion.
En quoi la Théorie des Formes est-elle essentielle dans notre réflexion ? Qu'est-ce que la Vérité puisqu'on l'appréhende tous via notre propre prisme ?

Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   14 août 2014
J’ai d’ailleurs cela de commun avec les sages-femmes, que par moi-même je n’enfante rien, en fait de sagesse ; et quant au reproche que m’ont fait bien des gens, que je suis toujours disposé à interroger les autres, et que jamais moi-même je ne réponds à rien, parce que je ne sais jamais rien de bon à répondre, ce reproche n’est pas sans fondement. La raison en est que le dieu me fait une loi d’aider les autres à produire, et m’empêche de rien produire moi-même. De là vient que je ne puis compter pour un sage, et que je n’ai rien à montrer qui soit une production de mon âme ; au lieu que ceux qui m’approchent, fort ignorans d’abord pour la plupart, font, si le dieu les assiste, à mesure qu’ils me fréquentent, des progrès merveilleux qui les étonnent ainsi que les autres. Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’ils n’ont jamais rien appris de moi ; mais ils trouvent d’eux-mêmes et en eux-mêmes toutes sortes de belles choses dont ils se mettent en possession ; et le dieu et moi, nous n’avons fait auprès d’eux qu’un service de sage-femme. La preuve de tout ceci est que plusieurs qui ignoraient ce mystère et s’attribuaient à eux-mêmes leur avancement, m’ayant quitté plus tôt qu’il ne fallait, soit par mépris pour ma personne, soit à l’instigation d’autrui, ont depuis avorté dans toutes leurs productions, à cause des mauvaises liaisons qu’ils ont contractées, et gâté par une éducation vicieuse ce que mon art leur avait fait produire de bon. Ils ont fait plus de cas des apparences et des chimères que de la vérité, et ils ont fini par paraître ignorans à leurs propres yeux et aux yeux d’autrui. De ce nombre est Aristide, fils de Lysimaque, et beaucoup d’autres. Lorsqu’ils viennent de nouveau pour renouer commerce avec moi, et qu’ils font tout au monde pour l’obtenir, la voix intérieure qui ne m’abandonne jamais me défend de converser avec quelques-uns, et me le permet à l’égard de quelques autres, et ceux-ci profitent comme la première fois. Et pour ceux qui s’attachent à moi, il leur arrive la même chose qu’aux femmes en travail : jour et nuit ils éprouvent des embarras et des douleurs d’enfantement plus vives que celles des femmes. Ce sont ces douleurs que je puis réveiller ou apaiser quand il me plaît, en vertu de mon art.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
PiertyMPiertyM   05 octobre 2013
SOCRATE : Dis-moi donc : est-ce qu’apprendre n’est pas devenir plus sage relativement à ce qu’on apprend ?
THÉÉTÈTE : Sans contredit.
SOCRATE : Or c’est, je pense, par la sagesse que les sages sont sages ?
THÉÉTÈTE : Oui.
SOCRATE : Est-ce que cela diffère en quelque point de la science ?
THÉÉTÈTE : Quoi, cela ?
SOCRATE : La sagesse. Ou bien n’est-on pas sage en ce en quoi l’on est savant ?
THÉÉTÈTE : Comment ne le serait-on pas ?
SOCRATE : Alors science et sagesse sont la même chose.
THÉÉTÈTE : Oui
SOCRATE : C’est précisément cela qui cause mon embarras et je n’arrive pas à concevoir par moi-même assez clairement ce que peut bien être la science. Saurions-nous dire en quoi elle consiste ? Qu’en pensez-vous ? Qui de nous le dira le premier ? Celui qui se trompera, et tous ceux qui se tromperont à leur tour iront s’asseoir et seront les ânes, comme disent les enfants qui jouent à la balle ; mais celui qui surpassera les autres sans faire de faute sera notre roi et nous commandera de répondre à toutes les questions qu’il lui plaira. Pourquoi gardez-vous le silence ? J’espère, Théodore, que je ne suis pas trop importun par mon amour de la discussion et par mon désir de lier conversation et de faire naître entre nous l’amitié et la familiarité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
JeanneMarieCJeanneMarieC   03 mars 2020
SOCRATE

Or nous aussi, Protagoras, nous exprimons les opinions d’un homme ou plutôt de tous les hommes, quand nous affirmons qu’il n’est personne qui, à certains égards, ne se juge plus sage que les autres, et les autres plus sages que lui à d’autres égards, et que, du moins dans les plus grands dangers, à la guerre, dans les maladies, sur la mer orageuse, on regarde comme des dieux ceux qui commandent en ces rencontres, parce qu’on attend d’eux son salut, et cependant leur seule supériorité est celle du savoir. Et l’on peut dire que le monde entier est plein de gens qui cherchent des maîtres et des chefs pour eux-mêmes, pour les animaux et pour leurs travaux, et, par contre, de gens qui se croient capables d’enseigner et capables de gouverner. Et dans tous ces cas, que pouvons-nous dire, sinon que les hommes eux-mêmes pensent qu’il y a parmi eux des sages et des ignorants ?

THÉODORE

On ne peut dire autre chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PiertyMPiertyM   04 octobre 2013
En fait, ceux qui ont, comme lui, beaucoup de vivacité, de sagacité et de mémoire sont généralement enclins à la colère ; ils vont par sauts et par bonds, comme des bateaux sans lest, et l’on trouve en eux plus de fougue que de courage. Ceux qui sont plus pondérés n’abordent les études qu’avec nonchalance et leur mémoire est pleine de lacunes. Lui, au contraire, se porte à l’étude et à la recherche d’une allure si unie, si sûre, si efficace avec une grande douceur, pareille à celle de l’huile qui s’écoule sans bruit, qu’on est émerveillé de voir un si jeune homme si avancé dans la science.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MORORAMORORA   20 octobre 2018
"Où est donc cette sagesse de Protagoras qui l'habilite à donner aux autres des leçons fort coûteuses et d'où vient que nous sommes plus ignorants que lui et contraints de la fréquenter , s'il est vrai que chacun est pour son propre compte la mesure de la sagesse ? " 161e
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Platon (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Platon
PLATON – Lysis - De l’Amitié
Dans la catégorie : PlatonismeVoir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie antique, médiévale, orientale>Platonisme (59)
autres livres classés : socrateVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
317 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre