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EAN : 9782290155301
290 pages
Éditeur : J'ai Lu (02/04/2018)
4.17/5   18 notes
Résumé :
Vidal Silarius, brave éleveur d’ânes des monts de soufre, est un bon père et un camarade fidèle. Mais lorsqu’un astre s’embrase au-dessus de sa demeure, l’homme se met peu à peu à changer, sous les yeux horrifiés de ses enfants et de son amie Aube. La lumière néfaste du Dévoreur est en train d’accoucher d’un monstre... Jusqu’où Aube est-elle prête à aller pour le ramener parmi les humains?
Conte sanglant dont la puissance d’évocation symbolique n’a d’égal que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Lildrille
  24 octobre 2019
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=35915
J'ai mis la note de : 15.5/20
Mon avis : Ce livre est divisé en deux parties qui sont en fait deux nouvelles : le Roi cornu et le Dévoreur. Ces deux récits se déroulent dans l'univers d'une saga de l'auteur intitulée le sentier des astres et en constituent non pas vraiment une préquelle mais plutôt une mine d'informations essentielle pour les fans, comme tout ce que l'on peut voir sortir sur l'univers du Trône de Fer de George R. R. Martin (atlas, encyclopédies, etc.). Il n'est pas gênant de lire ces histoires sans rien connaître du sentier des astres même si cela est quand même préférable pour mieux apprécier ces aventures.
Les deux nouvelles nous font découvrir un univers d'héroic-fantasy où la religion est primordiale. La religion imaginée par l'auteur est complexe. La fin de l'ouvrage décrit d'ailleurs, sous forme de liste, les différentes divinités, leurs particularités et les moments où les mortels les invoquent. Ces divinités sont visibles par les humains sous la forme d'étoiles qui scintillent plus ou moins fort selon l'influence et la puissance qu'elles veulent faire tomber sur les planètes. Cette omniprésence de puissance stellaire apporte une part de poésie non négligeable tant dans l'écriture que le contenu des deux histoires qui tourne constamment autour. On a la sensation de lire des contes ou légendes d'autrefois où les héros doivent affronter des monstres qui les dépassent, qui les combattent malgré tout et qui les battent non sans avoir perdu au préalable une partie d'eux-mêmes. Nous sommes en présence de deux récits épiques, au sens littéral du terme, aux messages captivants qui s'avèrent réellement utiles pour des lecteurs du sentier des astres.
La première histoire est la plus courte. Elle met en scène un personnage que l'on estime d'abord brutal et bourrin, mais qui finit par nous apparaître comme plus subtil. Leth détient le pouvoir et veut le meilleur pour son peuple. Tel un Ulysse qui essaie de rentrer chez lui, Leth et quelques-uns de ses camarades vont devoir réussir plusieurs épreuves pour avoir la chance de poser les pieds sur une terre inhabitée et hospitalière pour les leurs. Un récit initiatique, à l'enjeu majeur, qui marque les esprits grâce à des personnages prenants et très différents, chacun représentant un type de personnalité bien défini.
Leth, roi des Firwane, est déterminé et prêt à tout pour la survie des siens, il est aussi celui qui combat ; Auronûen, est un bramynn (homme religieux) savant qui n'est pas aussi sage qu'il n'y paraît ; Sithandi, une barde inquiète et prudente et Morkhan, la Sorcière du matin qui va donner du fil à retordre au groupe des trois protagonistes précédemment cité. Son charisme et sa manière de parler plutôt énigmatique font d'elle une femme mystérieuse, magicienne qui nous fascine. L'histoire est prenante, assez noire, bien écrite et bien rythmée. L'univers est magique à souhait, très imagé et nous fait rêver comme il nous horrifie. Les narvals de la couverture sur lesquels vont voyager nos héros, créatures incroyables et féeriques, apportent une touche joyeuse à l'atmosphère étouffante et sombre de la nouvelle. La fin est belle et clôt d'une touchante façon cette épopée qui émouvra les lecteurs avertis et connaisseurs de l'auteur et de ses écrits.
La seconde histoire est plus longue et bien moins rythmée, notamment pour la partie concernant Peyr qui s'éternise beaucoup trop. On suit les aventures d'un couple, Aube et Peyr, voisin d'une créature surnaturelle, monstrueuse, auparavant humaine qui s'est laissée influencée par la puissance néfaste du Dévoreur, une des puissances stellaires. le début du récit est intéressant : il nous fait vivre avec Aube, une femme honnête, droite et liée à un magicien puissant. Elle sait aussi user de quelques sortilèges et nous en fait la belle démonstration. L'usage de la magie est original dans ce récit. L'auteur a inventé un système unique en son genre plutôt bien trouvé et crédible. La curiosité de Aube et son désir impérieux d'aider son ami Vidal nous fait frissonner à de multiples reprises. On souffre avec elle quand elle se rend compte qu'elle n'est pas de taille à lutter et qu'elle doit laisser son compagnon aller combattre le monstre pour sauver ses propres enfants. Elle aura tout essayé et son courage est admirable.
Le monstre en question, telles les créatures stupides que l'on a l'habitude de croiser dans nos comptines, kidnappe les enfants pour les dévorer et se réfugie dans un ancien château pour plus de tranquillité. Il est pourtant plus intelligent mais animé par une faim qui lui fera perdre ses moyens. On a du mal à le prendre au sérieux et à le considérer comme une réelle menace, malgré tout ce qui est fait pour nous le faire voir comme un monstre terrible et affreusement puissant. le fait qu'il ressemble à des créatures de contes et légendes qui dévorent des enfants nous renvoient à des monstres très caricaturaux que les héros terrassent souvent avec facilité. le combat final sera étonnamment grandiose, faisant appel à des pouvoirs divins stellaires impressionnants. On assiste à une vraie démonstration des pouvoirs du magicien qui s'avèrent surpuissants quand on sait les utiliser et choisir les influences bienfaisantes des cieux.
Le voyage de Peyr à travers le château pour retrouver la créature devient rapidement long et ennuyeux à force de détails, de longueurs et de passages inintéressants pour l'intrigue principale. Il est dommage que ce chapitre gâche l'histoire étant donné la force des premières pages avec une Aube audacieuse et forte, qui laisse sa place à un Peyr plus froid et pragmatique. Les explications sur les légendes inhérentes à l'histoire, ou celles concernant la magie sont intéressantes et apportent un plus non négligeable. le chapitre sur Vidal, reprenant le point de vue du monstre, apparaît inutile et nous montre davantage la stupidité de la créature alors que cela n'était pas nécessaire. Cette insistance affecte la crédibilité du dévoreur d'enfants dont la disparition ne nous fait finalement pas grand-chose, ce qui est bien dommage quand l'on sait qu'il était auparavant un humain agréable, affaibli par un passé douloureux et en manque de confiance.
La fin de l'histoire rehausse cette aventure en y ajoutant un côté historique et savant à travers une lettre écrite par Peyr : cette aventure aura servi à Peyr à mieux comprendre l'influence des astres et leurs effets sur les Hommes. Cet enjeu d'importance pour l'univers religieux et magique clôt cette nouvelle de la meilleure façon qui soit.
Lien : http://www.lavisqteam.fr/?p=..
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Bleuopale
  22 septembre 2018
Ce recueil est composé de deux novellas : le roi cornu et Dévoreur.
Le roi cornu est une novella d'environ 80 pages. L'histoire du Roi Cornu se déroule 1000 ans avant Manesh, premier tome du cycle Les sentiers des astres. le récit commence par le combat entre deux prétendant au trône des Firewanes. Un combat à mort entre deux héritiers qui doit se dérouler sous l'influence des Astres. Un récit qui raconte le sauvetage d'un peuple par son nouveau roi. Un peuple acculé par un ennemi innombrable et intraitable, entre des montagnes stériles et la mer infinie.
Le roi cornu est raconté telle une légende, le reflet d'un passé lointain. Petite fenêtre entrouverte sur l'histoire des Firewanes, un récit qui a, je trouve, des ressemblances dans le style avec les contes et légendes inachevées de JRR Tolkien.La seconde novella : Dévoreur fait environ 180 pages. Pour ce récit, Stefan Platteau change de ton et nous propose un récit plus fort dont les thèmes résonnent de manière parfois désagréable avec nos peurs d'enfants... et de parents.
Dans les alpages du Mont Carmin, près de la ville de Pélagis, Peyr Romo vit avec sa femme Aube et ses deux enfants. Comme à chaque début de printemps, Peyr, qui est mage doit s'absenter pour se rendre à la cours du comte de Torkharin et il sera absent jusqu'à la fin de l'été. Il laisse donc sa femme et ses deux enfants à la maison mais c'est qu'il peut compter sur sa femme et sur le support de leur voisin : Vidal Silarius éleveur d'ânes qui élève seul ses deux filles et est un de leur meilleur ami. Mais une fois que Peyr est parti, les choses prennent une tournure étrange avec la présence d'une nouvelle étoile dans le ciel nocturne, Kiarvathi surnommé le dévoreur. Alors Aube voit Vidal changer, devenir distant et renfermé, fasciné qu'il est par la lueur de l'étoile rouge. Sera-t-il possible pour elle de soustraire Vidal à l'influence du Dévoreur ? ou la terreur va-t-elle de nouveau faire surface dans les alpages ?Ce récit ressemble a un conte. Un de ses contes qu'un brillant narrateur raconterait au coin du feu dans une auberge pour faire peur aux enfants tout en s'adressant finalement plutôt aux parents. C'est une récit qui prend aux tripes avec la peur qui montent crescendo au fil des pages, un de ses contes horrifique qui quand vous l'avez achevé continue à vous donner des frissons. Personnellement, je ne suis pas sortie indemne de ma lecture et certains passages restent bien gravés dans mon esprit. Surtout la fin d'ailleurs, comme une morale où les parents voient leurs pires angoisses se révéler.
La plume de Stefan Platteau est clairement un plume de conteur, je lui trouve des petites ressemblances avec celle de Tolkien, dans mon expérience de lecteur tout du moins. Une plume poétique qui nous permet de naviguer dans le récit, agréable et même lumineuse. Au final, une très bonne lecture. J'ai préféré la novella Dévoreur à celle du Roi Cornu, qui d'ailleurs parlera peut être plus à ceux qui ont lu Manesh. Dévoreur est un magnifique conte horrifique qui vous donne des frissons et sait parler à nos peurs d'enfants mais aussi de parents. Pour moi un très belle découverte avec la plume de Stefan Platteau !
Lien : http://chutmamanlit.blogspot..
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Larpenteurk
  23 août 2021
Dans ce livre de fantasy tour à tour épique et horrifiant, le lecteur lira la magie des contes, la poésie de l'homérique aventure, la poésie grandiloquente de l'enfance !
Le lecteur plongeant ses yeux dans la besace d'objets étoilés, cueillera dans sa paume une première histoire certes courte, mais qui éblouira son imagination d'une poésie fabuleuse, celle d'un Rois prêt à tout, à toutes les épreuves, pour mener son peuple à terre, et enfin remporter une vie hospitalière, dans une quête initiatique border de la plus grisante des magies !
Le lecteur continuera son exploration au château de sel, à s'engouffrer dans l'effroyable, la lutte admirable et désespérée de parents se liguant ; usants d'une magie particulière, contre une créature ogresse, mu par une influence astrale des plus dévorantes, pour sauver leurs tendres enfants !
La cosmologie est un thème central dans ces deux histoires, laissant nos héros affronter bien plus que ce qu'ils ne comprennent eux-mêmes, malgré leur degré de culture et d'intensité dans ce monde ; par le biais de ces deux contes, nous laissant entrevoir une complexe, une richissime cosmogonie !
Que dire, j'ai été happé par cette lecture, par ce luxe, qui préambule indépendamment une saga que l'on nomme le " sentier des astres " !
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WCassiopee
  03 juillet 2018
Ce livre se divise en deux parties. La première : le roi cornu est une nouvelle sur le peuple des Firwanes et leur roi. L'histoire se déroule 1000 ans avant Manesh. Nous découvrons comment les Firwanes ont quitté le continent pour aller s'établir sur l'île d'Evassë. Fuyant le Râpeux, un nendou, terrible démon qui souhaite conquérir leurs terres, le nouveau roi des Firwanes va devoir affronter plusieurs épreuves afin de mettre en sécurité son peuple.
La seconde : Dévoreur nous raconte une histoire d'ogre ou comment une étoile néfaste a pu influencer le coeur d'un homme, au point de le transformer complètement.
Dans ces deux histoires, nous retrouvons la plume de l'auteur, Stefan Platteau, et son talent pour conter des histoires et des légendes. le lecteur se retrouve entraîné dans un monde où le surnaturel côtoie les simples mortels et nous découvrons comment ces entités divines influencent la vie des hommes.
C'est captivant, nous avons l'impression de lire une légende, quelque événement qui aurait marqué l'Histoire du monde, qui pourrait être narré dans plusieurs années par un ancien au coin du feu, légende qui se transmet de génération en génération. Cependant, le lecteur étant aux premières loges, le rythme est aussi soutenu et l'action est au rendez-vous. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Il y a du mystère, de la tension, de l'action, des morts, des péripéties surnaturelles, etc.
Le seconde histoire nous donne notamment l'occasion d'en découvrir davantage sur les mages, leur magie et aussi les planètes qui influencent les âmes des hommes. le monde créé par l'auteur est passionnant et bien travaillé. On souhaite toujours en apprendre plus sur ce monde extraordinaire régi par des lois et des Dieux différents des nôtres.
C'est une lecture intéressante pour compléter la trilogie : Les sentiers des astres.

Lien : http://wlatetedanslesetoiles..
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Loubhi
  25 novembre 2018
eux nouvelles différentes qui nous permet de découvrir une autre facette de Stefan Platteau, toujours dans le domaine de la Fantasy mais sur une époque différente du cycle "Les Sentiers des Astres"
Une lecture toujours aussi plaisante mais sur seulement de 282 pages (contre 732 pour Manesh) et avec la même magie et une recette toujours aussi qualitative.
Pour ce qui est du "Roi Cornu", nous voilà plongé dans un récit mystique d'un peuple en voie d'extinction par un Démon d'une puissance maléfique inégalée. le peuple des Firwanes, plongé dans un querelle de succession dont l'issue va amener à suivre radicalement une stratégie de fuite vers un monde meilleur au delà des mers avec toutes les craintes et les difficultés de bousculer toute ses habitudes, son histoire, sa terre natale ; une véritable quète vers le grand inconnu. Entre des officiants aux avis divergents, les querelles internes, les problèmes religieux et techniques et la détermination de son nouveau souverain au caractère très trempé et violent. Passionnant récit comme l'est celui du "Dévoreur"plus dense autour d'un mythe parlant à tout notre inconscient légendaire ; celui de l'ogre, celui aussi de la magie... Un conte, un récit aussi désarmant que violent à oublier pour calmer les angoisses des enfants que chaque lecteur a été... du souffle, des rebondissements, des descritptions fortes... Un régal horrifique
Lien : http://passiondelecteur.over..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BleuopaleBleuopale   22 septembre 2018
Voilà pourquoi notre humeur est vulnérable à la lueur des astres : parce qu'en descendant sur nous, les esprits astraux stimulent les antiques éclats fichés dans nos cœurs, et que chacun de ces éclats tend à nous faire agir d'une façon qui dépasse notre vouloir et notre raison. Ils sont les forces primitives tapies dans l’âme humaine ; et si ceux des astres fastes nous poussent à aimer, rêver ou créer, ceux des astres néfastes allument en nous rancœur, colère et angoisse.
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   22 août 2018
Homme sagace, tu as deviné. La mer est notre salut ! Mais pas pour en boire le sel, non ! Par-delà la barrière de feu, les vagues bercent une île. Une terre encore presque vierge, qui n'attend que nos chants. On l'appelle Evassë, l'île aux fumées. Je l'ai vue maintes fois en songe ; c'est là que les Astres me commandent de mener notre peuple.
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